Le Mexique
 
 
 
Amérindiens
 Page mise à jour le 10.08.2008
 

Sur le continent américain, c’est le Mexique qui compte le plus d’indiens : 30 % estimés soit entre environ 30 millions de la population, répartis en plus de 50 tribus indiennes et qui parlent plus de 60 langues différentes. Une grande partie des Indiens vivent en communautés avec une organisation du village très hiérarchisée. L’autorité religieuse est placée sous un « chaman » repère essentiel de la vie sociale. La notion de groupe prime au profit individuel. Ils vivent principalement d’une agriculture traditionnelle et se sont tournés vers l’artisanat qu’ils vendent dans les tianguis.

Les différents groupes d'amérindiens

beau costume d'indienne du Mexique

Les Etats qui concentrent le plus d’indiens sont les Etats de Oaxaca (1,7 million), du Chiapas (1,3 million), de Guerrero (450 000) puis l’Etat de Veracruz avec 350 000. Les descendants des Aztèques, les Náhuatls représentent le groupe le plus important (près de 2 millions). Ils vivent dans le Centre du pays et parlent la langue appelée le Náhuatl ; puis suivent les Mayas (1,5 million) vivant au Chiapas et au Yucatán parlant le maya divisé en dizaine de dialectes, puis les Zapotèques et les Mixtèques au nombre de 750 000 chacun vivant les premiers dans l’Etat de Oaxaca, les autres dans l’Etat de Puebla, de Guerrero et de Oaxaca.



 Photo de gauche : beau costume d'indienne du Mexique



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    Dictionnaire de la langue náhuatl à consulter (langue parlée par les Aztèques).

Quelques groupes comme les Yaquis vivent dans le Nord (Etat de Sonora) ou comme les Tarahumaras (50 000) apparentés aux groupes indiens d’Amérique du Nord qui occupent les canyons et les terres basses de la Sierra Madre occidentale (Etat de Chihuahua et nord-ouest de l’Etat de Durango). Ils vivent encore de façon marginale et sont connus par leur traditionnelle course à pied. Ils vivent par groupes familiaux sur les hauts plateaux environnants, le long de rios qui sont à sec la moitié de l’année. A l’arrivée des grands froids, ils descendent en bas des canyons. Ils sont différents des autres groupes indiens du Mexique par leur volonté d’isolement. Leur costume en coton blanc ou tapote est complété par un bandeau rouge autour du front pour les hommes et en général d’une tunique en forme de robe sac pour les femmes et les jeunes filles. Elles portent parfois une jupe retenue à la taille par une ceinture. Peuple d'agriculteurs, les hommes se consacrent à la culture du maïs et haricots rouges, bases de leur alimentation. Les femmes s'occupent de leur foyer et enfants et de la fabrication d'objets artisanaux. En dehors de leur temps de travail, l'essentiel de leur vie est consacrée à la contemplation. Un système de pensée qui repose sur une quête spirituelle du bonheur et l'élévation de la conscience personnelle. Répartis en plusieurs communautés autonomes, chaque village dispose de son gouverneur, élu par toute la population du village en fonction de son savoir et de son implication dans la vie quotidienne. Religion et croyances sont la base de survie de ce peuple. Leurs pratiques sont le fruit d'un mélange entre le catholicisme, amené par les Jésuites pendant la colonisation du Mexique, et de nombreux rites ancestraux. Aux rencontres dominicales à l'Eglise s'ajoutent des cérémonies en l'honneur des astres et en particulier le soleil et la lune. Des rituels qui impliquent la consommation de Peyotl - un cactus procurant des effets hallucinogènes très puissants - sur le rythme répétitif de tambourins.

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jeunes Tarahumaras
Photo ci-dessus : jeunes Tarahumaras

petite marchande indienne sur le marché - plastique ! temps moderne ! Les Tarasques Purépechas (150 000) qui sont d’habiles artisans (de poteries, masques, meubles, instruments de musique), paysans et pêcheurs, vivent près du Lac de Pátzcuaro et dans les montagnes du Michoacán. A ne pas manquer la fête des Morts (02 Nov.) en leur présence célébrée de façon grandiose.

Les Lacandóns
au nombre de 400 vivent retranchés près de la Frontière avec le Guatemala. Ils chassent et cultivent le coton, le tabac et le maïs. Ils mêlent catholicisme et rites ancestraux.

Photo de droite : petite marchande indienne sur le marché -
plastique ! temps moderne !


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               Vidéo très riche de 9 mn - Voir commentaires ci-dessous
 
Extrait des commentaires de la vidéo : "Circuit touristique solidaire aux couleurs locales est organisé par l'association Wirrarika Tatevari pour l'aide aux peuples Indigènes. Pátzcuaro, le pays des volcans est un petit village indien de l'état du Michoacán, Pátzcuaro en langue Purépecha ou Tarasque signifie « le siège des temples », l'île de Janitzio se trouvant au milieu du lac de Pátzcuaro est habité par les indiens Tarasques. Les pyramides deTingambato signifie « montagne de climat tempéré », et fut un centre cérémonial très important durant le règne des Tarasques, l'antique population date de l'an 1300. Teotihuacán est le site précolombien Aztèque le plus fameux et le plus grandiose de la vallée de San Juan, à 5O km de Mexico, les pyramides de Tula « le lieu des roseaux » avec ses atlantes géants sont situées dans l'état d'Hidalgo. Valle de bravo est un village, aux rues pavées, situé au bord d'un lac. C'est aussi un centre d'art et d'artisanat, remarqué pour sa poterie très colorée et la broderie fine des Indiens Mazahuas « les gens du chevreuil ». Les papillons monarques sont situés dans l'état du Michoacán de novembre à fin mars, un périple de 3 mois en partant du Canada jusqu' aux montagnes du Michoacán, un trajet qui représente 100 km par jour, afin de ravir nos yeux ainsi que notre esprit, devant ce ballet inoubliable de milliers de papillons."

Les Totonaques au nombre de 150 000 vivent sur la Côte Atlantique au Nord de Veracruz et aux alentours de Puebla. Ils mènent une vie rude et ne vivent que de leurs cultures. Ne mangent de la viande que les jours de fêtes. Leur spectaculaire danse des Voladores fait partie du patrimoine folklorique mexicain.

Les Tzotziles et les Tzeltales dont le nombre est estimé à 100 000 par groupe vivent dans les hautes terres du Chiapas. Ils sont de gros fumeurs surtout de tabac sauvage et vivent de leurs cultures. Les Tzeltales vivent au pied des montagnes tandis que les Tzotziles vivent au dessus de 1500 m d’altitude. Ils portent les plus beaux costumes du Mexique qu’ils fabriquent eux-mêmes (sombreros de paille, articles en laine, coton, fibre, tissus fabriqués sur des métiers à tisser rudimentaires, peaux tannés pour la fabrication des sandales (huaraches).Ils sont organisés en village autour duquel les fermes se répartissent. Ils parlent un dialecte d’origine maya. San Juan Chamula est le centre de la communauté des chamulas de langue tzotile.


indiens huichols Les Huichols (18 000) vivent dans la Sierra Madre occidental et dans le Nord de l’Etat de Jalisco. Un centre consacré à cette ethnie permettant de découvrir leur artisanat, un des plus riches de la région a été créé à Santiago Ixcuintla. Ils ont peu de contacts avec l’extérieur et vivent de leurs ventes de produits artisanaux et ventes de bétails sur les marchés. Selon un rituel ancestral, ils vivent dans des maisons isolées, les unes des autres afin d’éviter les disputes entre les femmes. Ces dernières portent une large jupe aux teintes très colorées. Les hommes portent un costume blanc, tunique ceinturée et pantalon flottant avec dans le bas des motifs brodés au point de croix. Ils portent un chapeau, le ropero en palme tressée.

Photo ci-dessus : indiens huichols

Bel article à propos des Huichols sur le site www.mexconnect.com (en esp et ang).

L’information en direct du Mexique, cérémonies, fêtes, culture, traditions, et tout ce qui n’est pas dit……

http://peuplesindigenes.spaces.live.com/



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indiens totonaques se rendant au marché


     Photo de droite : indiens totonaques se rendant au marché
     de Cuetzalán


 


 


marchand se rendant à son stand du marché à Oaxaca

 

La population de l'état du Chiapas est pluriethnique et pluriculturelle. 81,5% de la population autochtone se concentre dans 3 régions du Chiapas : les "Altos", le Nord et la "Selva".
Les groupes prédominants sont : Tzotzil 36% de la population autochtone totale, Tzeltal 34,5%, Chol 17,4% puis zoque et tojolabal.


Photo de gauche : marchand se rendant à son stand de marché à Oaxaca

 

 

Les séris au nombre réduit de 400 (seris veut dire « ceux qui vivent sur le sable ») sont une tribu de chasseurs et de pêcheurs. Iune femme de la tribu des Serisls vivent dans le Golfe de Californie et sur la côte Ouest du Sonora et survivent également grâce à leur artisanat de vannerie et de sculpture du bois.

 

Photo de droite : une femme de la tribu des Seris

 

 

Voir le chapitre "Sonora" entièrement consacré à ce peuple

 



PEUPLES AMERINDIENS. Extrait des commentaires de la vidéo :
"La course à pied pour la mémoire de CUAUHTEMOC, de notre culture, de nos traditions. Ils ont parcouru plus de 2000 Km à partir de la ville de Mexico jusqu'à la frontière du Guatemala. Arrivé au village de Tonaciqué, état de Tabasco dans le sud du Mexique, devant la statue de Cuauhtémoc, Tlakaocelotl a salué les quatre directions. Une cérémonie de bénédiction a été effectuée au pied du Ceiba, l'arbre sacré, en la mémoire de Cuauhtémoc 10ème gouverneur de la Grande Tenochtitlan, là ou il a rendu sa vie, pendu par les Espagnols. La course continue avec son entrée à Villahermosa puis à Palenque etc..."


Très belle vidéo
 

Seuil de pauvreté

Beaucoup d’indiens vivent en dessous du seuil de pauvreté ; ils n’ont pas assez de terre pour subvenir à leurs besoins. A partir des années 1970, la voix indienne se fait davantage entendre. Depuis 1991 sous la présidence de Salinas de Gortari, la Constitution reconnaît les peuples indiens et une nation mexicaine multiethnique. La création tout récemment d’un Institut National des langues indigènes (Inali) a pour mission de promouvoir l’usage de ces langues. Cette avancée dans le discours est loin de la réalité actuelle. Le Président V.Fox n’est pas parvenu à un accord avec les rebelles zapatistes du Chiapas. Que va faire le prochain en poste depuis décembre 2006 ?


lunch d'une indienne V. Fox (Président 2000-2006) souhaitait également améliorer le statut des mexicains aux USA mais il n’y a pas d’entente sur ce point à ce jour (la non participation du Mexique à l’intervention en Irak a refroidi les relations avec les USA). Observons ce qui peut se passer avec le nouveau président Calderón au pouvoir depuis décembre 2006.

Photo de gauche : lunch d'une indienne

V. Fox a eu plus de succès dans la lutte contre la drogue. Il a aussi nommé en 2002, un procureur spécial chargé d’enquêter sur les violations des droits de l’homme. Ces derniers ont été reconnus en avril 2004 comme « élément fondamental » de la Constitution, et de nouvelles institutions ont vu le jour, comme la commission des droits humains en Mai 2003. Il en reste que le Mexique n’est pas « exempt de tous soupçons ». L’impunité reste la règle générale au Mexique malgré le rapport annuel d’Amnesty (voir celui de 2004) et les remarques bien fondées de l’ONU sur certaines affaires criminelles.

Indiennes et leurs costumes typiques de la région d'Oaxaca BIBLIOGRAPHIE : LA GEOPOLITIQUE DES INDIENS DU MEXIQUE - DU LOCAL AU GLOBAL
Cet ouvrage d'anthropologie politique, qui porte sur les communautés indiennes et rurales de l'Etat du Guerrero, au Mexique, vise à répondre à des questions que la récente actualité, telle la rébellion zapatiste du Chiapas, pose à propos des Indiens. En quoi consiste leur organisation sociale ? Comment évolue-t-elle avec la transformation du système politique mexicain ? Qu'en est-il du rapport entre le territoire et le pouvoir politique, rapport ici qualifié de géopolitique. L'auteur analyse les rapports qui se nouent au sein de populations restreintes, suit le développement des conflits locaux dans leur relation au cadre national, remet en cause la conception traditionnelle de la communauté indigène fermée sur elle-même.

Photo de droite : Indiennes et leurs costumes typiques de la région de Oaxaca

PARLONS TZELTAL UNE LANGUE MAYA DU MEXIQUE
Une langue Maya du Mexique. Le tzetzal est une langue parlée par un des groupes mayas du Chiapas au sud du Mexique. Cette région a été le théâtre de la révolte maya en 1994, connue sous le nom de soulèvement zapatiste, conflit encore vif et non résolu plus de trois ans après ses premiers éclats. Une introduction au temps et lieux du monde maya, replace la parole tzetzal au sein d'un ensemble dont la patrie commune est la famille linguistique.

                                                         

          Photos ci-dessous : indiens Nahuatl à Cuetzalán

indiens Nahuatl à Cuetzalánindiens Nahuatl à Cuetzalán

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