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Barrancas del Cobre
 Page mise à jour le 21.12.2012
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La région dite Barranca del Cobre se situe au milieu de la Sierra Madre au nord du Mexique. La Barranca del Cobre est plus connue sous le nom de Copper Canyon en anglais. Ce canyon ou gorge ("barranca") fait partie d'une région couverte sur 65 000 km2 comprenant également les canyons de :

Nom
Municipalité
Profondeur(m)
Point de vue(m)
Niveau de la rivière ou du fleuve(m)
Urique
Urique et Batopilas
1870
2370
500
Sinforosa
Guachochi et Batopilas
1830
2528
700
Batopilas
Batopilas
1800
2498
700
Candameña
Ocampo et Uruachi
1640
2540
900
Chinipas
Chinipas
1600
1998
400
Oteros
Maguarichi et Uruachi
1520
2220
700
Del Cobre
Bocoyna, Urique et Guachochi
1300
2300
1000

Barranca del Cobre

     



     Photo de droite : Barranca del Cobre
     (photo prise lors de notre randonnée - été 2009)

 

 

 

 

Histoire

Le Chihuahua-al-Pacifico

En 1861, l'incroyable trajet de cette voie ferrée, Albert K.Owen l'imagina pour relier le sud-ouest des Etats-Unis à la mer de Cortès. Il s'agissait de réduire le fret des transports maritimes en rejoignant le Pacifique par l'intérieur; Entre 1875 et 1879, il proposa au gouvernement mexicain différents projets. Il obtenait la concession pour construire une voie ferrée entre Piedras Negras et Topolobampo, avec extension sur Mazatlán, Presidio Alamos et Ojinaga. Au départ de cette dernière, 920 km de voie mènent à la frontière du Texas, la voie du Kansas City, Mexico & Oriental Railroad Co. a été achevé en 1914. La construction du côté mexicain commença en 1902, mais la révolution retarda la poursuite des travaux vers Chihuahua. Selon la légende, Pancho Villa, d'abord bandit, puis révolutionnaire et aujourd'hui héros national aurait à l'époque manié la pioche, et non un fusil, le long de cette voie. En 1918, Ojinaga fut enfin relié à Chihuahua (au km 268) et, à partir de 1930, il est devenu possible de se rendre à Creel.
rio septentrion dans le Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique Avec le temps, quelques-unes des plus grosses têtes de la construction ferroviaire mondiale, et quelques solides bailleurs de fonds se penchèrent sur la question, pour se convaincre, que la tâche serait difficile pour la suite. L'histoire de ce chemin de fer se lit comme une chronique de faillite, comme un roman dont les personnages sont des rêveurs utopistes, des investisseurs privés désespérés, et des ingénieurs et mécaniciens casse-cou. Tout le monde était d'accord pour dire que la Sierra Madre occidentale ne pouvait être vaincue, avec son altitude moyenne de 2300 m et un labyrinthe de gorges atteignant jusqu'à 1700 m de profondeur sans un effort financier et logistique soutenus.

Photo de gauche : rio septentrion dans le Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique

 



En 1940, le Mexique devenait le propriétaire et acquis tous les droits des lignes exploitées sur son territoire par des compagnies étrangères; treize ans plus tard, après avoir testé les superstructures existantes, les ingénieurs mexicains annonçaient qu'ils étaient prêts à relancer l'entreprise.
C'était en 1953; Le "big challenge" commençait. Le segment non construit à cette époque traverse sur 110 km (69 miles) la Sierra Madre Ouest entre Creel et San Pedro dans l'état du Sinaloa.

En huit ans, le "difficile"" travail était achevé : par 37 ponts, 86 tunnels et d'innombrables rampes accrochées à la paroi des cañons, la nouvelle ligne atteignait Los Mochis, à 25 km, du petit port de Topolobampo au bord du Pacifique. De Chihuahua à Los Mochis, la voie ferrée est construite sur 653 km, 920 jusqu'à Ojinaga.
"El Chepe" - le train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique
Le 23 novembre 1962, lorsque la ligne terminée fut inaugurée par le président Alfonso López Mateos, la construction du chemin de fer avait duré 90 ans et englouti un billion de USD dollars. " L'Orient Express" mexicain traverse 87 tunnels et 39 ponts (respectivement 86 et 37 en 1961) et grimpe, à son point le plus haut, jusqu'à 2461 m au-dessus du niveau de la mer en quelques heures.

     Photo de droite : "El Chepe" - le train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique

Aujourd'hui, le Chihuahua-al-Pacifico, dont le nom fut retenu en 1961, reste le chemin de fer le plus étonnant du monde, une légende.

Le 11 juin 1987, Chihuahua-al-Pacifico fait partie du système de trains "nationaux". En décembre 1997, il est privatisé et reprend ses opérations en février 1998.

Comment vous y rendre ?

approche sur Los Mochis dans le nord du Mexique
L'aéroport de Los Mochis (deux heures de vol et une heure de décalage horaire en moins par rapport à Mexico) est situé à 15 mn de la ville entre le Pacifique et la ville. Altitude au niveau de la mer avec 250 000 habitants. Très chaud en été.


Photo de gauche : approche sur Los Mochis dans le nord du Mexique

Par avion de Mexico : soit une compagnie low cost mais pas de vol quotidien soit Aeromexico par un vol du matin ce qui vous permet de monter à El Fuerte directement par bus (2h et $70) avec la cie Azules dont la boutique de ventes à El Fuerte se trouve en face de l'hôtel Guerrero. Bus toutes les heures environ, entre 5h55 et 20h15.
A El Fuerte, prendre le bus local en face de l'hôtel à 7h30 (1ère classe) et 8h30 (seconde classe) qui vous amène à la gare pour $10. Le fait de partir d'El Fuerte vous évite un lever-tôt comme à Los Mochis.

Géographie

Barranca de Oteros dans le Canyon du Cuivre au nord du Mexique Les paysages et le climat de la Sierra peuvent être très différents, suivant que l'on se trouve sur le plateau, situé entre 1 900 m et 2300 m d'altitude, ou au fond des gorges ("barrancas") entaillant la montagne de toutes parts. Certaines de ces gorges font partie des plus hautes du continent nord-américain. La plus profonde de la région, la Barranca del Cobre (canyon du cuivre), peut atteindre un dénivelé de 1 800 m. La région est très verte et tranche totalement avec les paysages désertiques de Chihuahua à quelques heures de Creel. L'eau est présente partout et la région possède de nombreuses cascades. La plus impressionnante de toutes, la cascade de Basaseachi, tombe en une chute libre de 246 m. Ce parc naturel d'une superficie supérieure à 65 000 km2, vieux d'environ 30 millions d'années forme l'un des plus grands ensembles de canyons et de gorges au monde.

      Photo de droite : Barranca de Oteros dans le Canyon du Cuivre au nord
      du Mexique

belle vue du train sur la nature sauvage dans le Canyon du Cuivre au nord du Mexique

 

 

Photo de gauche : belle vue du train sur la nature sauvage dans le Canyon du Cuivre au nord du Mexique

 

 

 

 

 

 

 

Parcours avec "El Chepe" ... Che comme Chihuahua et Pe comme Pacifico..locomotive du "El Chepe"avec le Zócalo de Creel en second plan
Comme largement relaté par différents guides touristiques, nous avons décidé de démarrer notre périple par l'ouest. Nous avons pris un vol Mexico-Los Mochis, puis un bus de Los Mochis à El Fuerte, distant de 80 km. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pourquoi ?

Photo de gauche : locomotive du "El Chepe"avec le Zócalo de Creel en second plan

Les plus beaux paysages sont entre El Fuerte (80 km de Los Mochis) et Creel et en partant tôt le matin, nous avons tout le plaisir des yeux en admirant la force des paysages et la sauvagerie de la nature, virage après virage. Le départ de Chihuahua le matin amène le voyageur vers cette partie en milieu ou fin d'après-midi en fonction du retard fréquent que ce soit en première ou en seconde classe.

Si la journée se lève avec un très beau temps (notamment l'été), elle se termine souvent avec un ciel couverte et orageux. En ayant fait le parcours le plus beau le matin, vous vous donnez plus de chances pour réussir vos photos. La partie Los Mochis-El Fuerte est plate et sans intérêt. Comme également indiqué dans les guides, un siège sur le côté droit du train est "largement" conseillé. Pour prendre de belles photos, mettez-vous aux portes dont le haut est ouvert mais c'est fréquenté assidument !


Choix de classes :
1ère classe : train climatisé avec wagon-restaurant, bar, service personnalisé - train quotidien, départ à 6h.
Seconde classe suit une heure après le train de la première classe. N'est plus quotidien depuis janvier 2009 (devrait reprendre quotidiennement dans le courant de l'année). Tarifs du simple au double. La seconde classe est plus typique (beaucoup plus de locaux) que la première.....Service "casse-croûte" à bord.. Choix en fonction de vos goûts et porte-monnaie. Les deux trains sont propres et nettoyés au cours du voyage. Le train de seconde classe est un train de l'ex-première classe un peu "vieillot", mais l'ambiance vaut la peine.

Quotidien en 1ère classe - 3 jours/semaine en 2nde classe.

"El Chepe" - le train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique Los Mochis-Chihuahua : Mardi/vendredi/dimanche.
Chihuahua-Los Mochis : Lundi/jeudi/samedi : 6h00-21h30.
Informations et réservations : (614) 439 72 12 - 01 800 12 24 373 -
chepe@ferromex.com.mx
ou www.chepe.com.mx

Départ de Los Mochis à 6h pour la première classe et pour la seconde (mêmes heures de départ de Chihuahua).

Première classe - Tarif de 1191$ : Los Mochis-Creel (6h-15h45), de 2179$ Los Mochis-Chihuahua (6h-21h), de 991$ Chihuahua-Creel (6h-11h20) - 1ère classe -

Seconde classe - Tarif de 716$ : Los Mochis-Creel (6h-15h40) et de 1311$ Los Mochis-Chihuahua (6h-21h35). Tarif de 596$ : Chihuahua-Creel (6h-11h45).

Tarifs et horaires mis à jour (février 2012).

     Photo de droite : "El Chepe" - le train du Canyon du Cuivre
     dans le nord du Mexique


Afin d'anticiper vos photos, nous avons préféré vous présenter un plan au kilomètre sur le parcours Los Mochis-Creel-Chihuahua :

plan du parcours affiché à la gare d'El Fuerte
KM 920 : Départ du train de Los Mochis - Vous noterez tout le long de la voie ferrée le kilométrage qui démarrage au KM 920 puisque la ligne complète Los Mochis à Ojinaga fait 920 km. Vous noterez également à l'entrée de chaque tunnel sur la droite, le numéro du tunnel. Le train va passer de l'altitude de 20 m à 2440 m en l'espace de quelques heures.

KM 839 : Arrivée à El Fuerte - Départ d'El Fuerte après 5 mn d'arrêt puis passage à travers de palmeraies, de champs de canne à sucre, d'oranges et de pastèques.

 

Photo de gauche : plan du parcours affiché à la gare d'El Fuerte

 

 



KM 779,5 : Traversée du plus long pont de 498,5 mètres, traversant la rivière El Fuerte. Pont appelé Aguacaliente (eau chaude).

El Fuerte sur le pont Aguacaliente

     

 

Photo de gauche : El Fuerte sur le pont Aguacaliente

KM 754,6 : Tunnel n° 86 - 2 000 mètres. L'obscurité est totale. Ce trou percé dans la montagne est baptisé "Tunnel des Voleurs", sans doute à cause des personnages peu recommandables qui empruntaient cette route assez souvent. C'est le dernier tunnel qui a été construit.   

 


Rio septentrion


     


      Photo de droite : Río septentrion
dans le Canyon du Cuivre dans
      le nord du Mexique





 

 

    



pont Chinipas à bord du train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique KM 748 : A peine sorti du Tunnel 83, qu'un gouffre s'ouvre devant vous, suspendu à plusieurs centaines de mètres au-dessus du Río Chinipas. Le pont Chinipas est le plus haut sur le parcours d'une hauteur de 102m et d'une longueur de 234m.


KM 748-708 : Le train monte de plusieurs centaines de mètres dans un parcours très escarpé, le long du Canyon Septentrion. Les tunnels N° 72 et 82 ont une longueur allant jusqu'à 238m; les numéros 71 et 78 jusqu'à 177m; les numéros 66 et 70 jusqu'à 195m.

 

Photo de gauche : pont Chinipas à bord du train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique


KM 722 - Julio Ornelas : de nombreuses cultures d'avocats, de papayes et de mangues.

plan du parcours affiché à la gare d'El Fuerte KM 719 : Cascade du bananier ; un bananier pousse au milieu de la cascade

KM 717-709 : Plusieurs traversées de tunnels (64-65-53-63-52-51-50) allant jusqu'à 349 m de longueur, avec au KM 710,8 la traversée du pont Mina Plata (106 m).


KM 707,8 : Traversée du pont Santa Barbara (218 m) au-dessus du Río Mina Plata, affluent du Río Septentrion.

200 mètres plus loin, arrivée au village Temoris à 1026m au-dessus du niveau de la mer. Une mission fondée par les pères Jésuites en 1677, appelée Sainte Marie-Madeleine de Temoris. Le nom "Temoris" provient des indiens qui habitaient la région. C'est à cet endroit-là qu'a eu lieu l'inauguration de la ligne par le président Mateos en 1962.

     Photo de droite : plan du parcours affiché à la gare d'El Fuerte

Le passage du KM 748 à l'arrivée à Temoris est le plus spectaculaire du fait de ses passages en tunnels et en ponts. La gorge a une profondeur de 1600 mètres (5250 pieds) dans laquelle coule la rivière Septentrion.

passage de l'autre côté de la rivière Septentrion puis arrivée sur Temoris avec le train  du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique  KM 707,6 - 704,7 : Particulièrement impressionnant est la montée après le village de Temoris puisque la voie ferrée fait un virage en deux zigzags tournant à 180° dans la montagne, ceci en espace de deux minutes... Incroyable !


KM 704,7 : La "Perla" est le nom d'une prouesse technique : un tunnel de 1000m de long. Le paysage qui est à droite à l'entrée du tunnel en fer à cheval apparait à gauche à la sortie. Deux minutes plus tard, on peut apercevoir trois tronçons de voie zigzaguant à différents niveaux, tous en même temps.


Photo de gauche : passage de l'autre côté de la rivière Septentrion puis arrivée sur Temoris avec le train du Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique






KM 704 : A cet endroit aux chutes d'eau de Temoris, on y voit un grand panneau commémoratif indiquant qu'en 1961, les équipes de travail de l'état de Chihuahua et de l'état de Sinaloa se rencontrèrent.

vue sur la traversée du Rio SeptentrionDu KM 703,2 au KM 692,6 : de nombreux tunnels et ponts dont la longueur ne dépasse pas 336m.

 

      Photo de droite : vue sur la traversée du Rio Septentrion

 

 

 

 

montée en zigzag depuis la gare de Temoris (5 minutes entre la photo précédente à gauche et celle-ci)

 

 

 

Photo de gauche : montée en zigzag depuis la gare de Temoris (5 minutes entre la photo précédente à gauche et celle-ci)

 


plaque commémorative -inauguration du train à Temoris

     

 

 

      

      Photo de droite : plaque commémorative -
      inauguration du train à Temoris

 

 

 



Tarahumara, Creel, Mexico Tarahumara Couple. Tarahumara native Indian / Copper canyon, Chihuahua state, Mexico / Amérindian Tarahumara of Mexico Tarahumara
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vue du train sur Bahuichivo KM 668,7 : Gare de Bahuichivo. C'est le point d'entrée de la zone des Tarahumaras et surtout le point de départ pour se rendre à Cerocahui (18km), où le jésuite italien Juan Maria Salvatierra sonna la première fois la cloche de l'église en 1681, pour annoncer à Huehueteotl, "l'ancien dieu" Tarahumara, que la concurrence chrétienne était arrivée. En fait, environ 40 000 Rarámuri ("ceux qui courent vite", dans leur langue) ont intégré le Christ dans leur système de croyance religieuse mais, à part cela, ils ont délibérément tourné le dos à la civilisation. Jusqu'à ce jour, ils vivent sous des falaises et dans des grottes, répartis en petits clans. Dans cette vallée, on y cultive les pêches et des pommes.

     Photo de gauche : vue du train sur Bahuichivo

De Cerocahui, on peut prendre une piste sinueuse jusqu'au bord du magnifique Cañon Urique. Les eaux boueuses du fleuve Urique ne vous échapperont pas. La plus belle vue est située en haut de la colline Gallego ("Cerro del Gallego") et de là, l'immense cañon s'ouvre à vous avec une profondeur record pour la région de 1880 m. C'est grandiose comme toute expédition dans cette région.


Il faut être bien chaussé d'une part du fait de l'état des pistes et également pour vous protéger des animaux type serpents. De nombreuses espèces d'oiseaux vivent dans cette région.

En saison des pluies, il n'est pas possible de faire ce trajet

Dans la chaleur ambiante, une mine d'argent abandonnée témoigne des jours et années passés. Jadis, il y avait là une activité intense dans un paysage impitoyable et profondément inhospitalier où les ours noirs, les serpents à sonnettes, les loups, les pumas, les ocelots et d'autres espèces rares ont encore la possibilité de survivre.

KM 662,5 : Cuiteco. Petit village avec, à l'origine seulement des indiens jusqu'à l'arrivée d'une mission conduite par le jésuite Salvatierra, qui s'est établie en 1684. Les vergers que vous voyez sur votre droite produisent des pommes pratiquement sauvages le long du ruisseau. Ils sont connus comme les plus doux de l'état.

KM 656,8 au KM 649 : de nombreux petits tunnels

KM 639,1 : Le pont "Laja" de 212m. Prendre une belle photo de la droite juste après le pont.

KM 638,5 : le Tunnel n° 17 : "La Laja" d'une longueur de 461m

San Rafael KM 636,1 : village de San Rafael. Changement d'équipages du train. Chargement d'eau et de carburant.

 

 

     Photo de droite : San Rafael (photo prise du train)


 

accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumara

 

 


Photo de gauche : accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumaras

 

Photo de droite : accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumaras

accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumara

 

 

 


     

 

 

 

accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumara

 



Photo de gauche : accueil à l'arrivée au village de San Rafael par des jeunes enfants tarahumaras

Tarahumaras, Divisadero, Mexico NIña tarahumara. DIvisadero.Chihuahua. MEXICO Divisadero  food - yummy! Divisidero_Mexico Tarahumaras en Chihuahua, México
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A partir du KM 635 jusqu'au KM 533, on passe une zone forestière de plus de 100 km. Le train court le long du "toit" de la Sierra Madre à une altitude de 2 200 - 2400 m jusqu'à San Juanito.
Au cours de ce périple, nous abordons les points suivants :

KM 626 : Posada Barrancas Station. A cet arrêt, quelques touristes descendent afin de loger au Mirador Hotel creusé dans la roche. Des familles Tarahumaras habitent dans le coin.


arrêt à El Divisadero KM 621,6 : Divisadero. Très joli point de vue sur les cañons. Arrêt de 20 mn programmé où deux motifs de carte postale bien connus nous attendent : des femmes indiennes vendant de l'artisanat et des plats brûlants, ainsi que la vue des gorges la plus spectaculaire de tout le parcours. L'hôtel Posada Barrancas, à quelques pas de la gare, construit au bord de la falaise, donne d'un côté sur un gouffre béant au dessus duquel les vautours décrivent des cercles. Il n'y a que quelques pas depuis la gare pour atteindre un point de vue sur le Cañon Urique, où le Río Urique se faufile environ 1200 m plus bas. La vue est vraiment fantastique. Il est possible de louer des chevaux à l'hôtel.

     Photo de droite : arrêt à El Divisadero



Les promenades à cheval, sur des pistes supportables, dans les terres des Tarahumaras, ainsi que des expéditions plus longues dans les gorges, sont conduites par des locaux, notamment en mulet.

Vous avez la possibilité d'atteindre Urique et Batopilas. Si vous avez un gros budget, vous aurez la chance de faire un tour d'hélicoptère durant 15 mn au tarif de $850.


hôtel Posada Barrancas au bord de la falaise

Photo de gauche : hôtel Posada Barrancas au bord de la falaise - Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique

 

 

jeunes tarahumara à la gare d'El Divisadero

 


     

     


     
      Photo de droite : jeunes tarahumaras à la gare d'El Divisadero

 

arrivée à El Divisadero




 

Comme nous avons trouvé que la visite de 20 mn était trop rapide, nous avons décidé d'y revenir en bus afin de longer à pied ce point de vue sur un kilomètre à partir de l'hôtel. Intersection entre la Barranca Urique, la Barranca del Cobre, Batopilas, Oteros, Sinforosa et Tararécua. Avec une longueur totale de 600 km sur 250 km de large, le canyon Urique est quatre fois plus large que le Grand Canyon du Colodaro aux U.S.A. Zone d'artisanat également beaucoup moins touristique.

     
      Photo de gauche : arrivée à El Divisadero

Barranca del Cobre

 

 

 

     Photo de droite : Barranca del Cobre "Canyon du Cuivre dans le
     nord du Mexique
"

 

 

 

Canyon Tararecua

 

     

     

     Photo de gauche : Canyon Tararecua - Canyon du Cuivre dans le
     nord du Mexique

 

 

 

Posada Barrancas (hôtel)  au fond

 

KM 602,3 : Pitorreal

KM 585 : "El Lazo" : boucle à l'intérieur de la montagne. En sortant, on peut voir l'entrée du tunnel au-dessus des têtes - véritable prouesse d'ingénieur ! Le train fait une boucle sur lui-même.


    Photo de droite : Posada Barrancas (hôtel) au fond - Canyon du Cuivre
    dans le nord du Mexique



KM 583 : Los Ojitos (point le plus haut sur ce tracé de voies ferrées) -
2 461 m ! Grandiose par beau temps surtout !

KM 564,1 : CREEL - 6 000 habitants - 356,5 km en train de Los Mochis et 296,6 km de Chihuahua

Au début du XXème siècle :

gare de Creel
A 2 330 mètres d'altitude, le petit centre forestier de Creel, créé en 1907, établi sur les pentes de la Sierra, de part et d'autre de la voie ferrée ressemblait tout à fait à un village de pionniers. Pendant quelques temps, il marqua le bout de la ligne, et c'est de là que tout le bois de la région était expédié vers Chihuahua. Au début de l'exploitation du bois, on voyait dans les parages, des camps de bûcherons, et sur un vaste terrain plat, aux abords du village, des piles et des piles de planches de pin brutes qui attendaient leur embarquement. Un spectacle qui retenait l'attention pendant l'arrêt du train. Le nom "Creel" est le nom du fils du Consul américain à Chihuahua à la fin du 19e siècle qui supervisait les travaux de la voie ferrée entre Chihuahua et la Sierra Madre. Le nom a été donné en 1907.


Santiago Creel Copper Canyon Choza de Piedra Presidencia Seccional de Creel
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Hotels Voir les hébergements de Creel

Maintenant :

arrivée à Creel avec deux heures de retardCreel (élu village magique "pueblo magico") s'est transformée depuis une vingtaine d'années en un petit Eldorado de l'ouest sauvage. Les touristes viennent d'une part pour rencontrer les communautés tarahumara et d'autre part pour pratiquer de la randonnée, du VTT, du canoë et même du camping. Possibilité de louer des jeeps, 4x4, minibus et chevaux. C'est non seulement la porte d'entrée du Copper Canyon mais en plus c'est le meilleur endroit au point de vue structure touristique (hôtels, restaurants, départs de circuits..etc).

     Photo de droite : arrivée à Creel avec deux heures de retard

Creel est un point d'arrêt recommandé. Il serait préférable d'y arriver le samedi au plus tard afin d'assister à des fêtes ou cérémonies religieuses le dimanche avec les Tarahumara.

arrivée à la gare de Creel

 

 


Photo de gauche : arrivée à la gare de Creel

 

 

 





Prendre 3 ou 4 jours complets pour les points de visite dans la région de Creel :

Basaseachi (135 km au nord-ouest par la piste) avec une des cascades les plus importantes du Mexique (246 m de haut), Batopilas, village minier (140 km au sud-est) et Guachochi (sud-est), un important centre de Tarahumara. Comptez 2 à 3 jours A/R pour ces deux bourgades. A Napuchi, au km164, prendre à droite pour Batopilas (piste) ou continuer à gauche (goudronnée) pour Guachochi. Pompe à essence juste avant l'intersection.

vue sur l'église de Batopilas A droite, on traverse de superbes paysages, passant de plus de 2300 m à moins de 500 m d'altitude, entre forêts de pins suspendues aux parois des ravins, canyon vertigineux et étendues arides avant d'entamer une belle descente. La vue splendide du "Mirador de la Bufa", à 1300 m (au Km27), laisse apparaître le río Batopilas. Avant d'arriver au village, on y voit des cultures de palmiers, citrons, oranges, bananes, mangues et avocats. On passe d'un climat humide et frais à un climat tropical. Fondée en 1709 suite à la découverte de mines d'argent, Batopilas est un charmant village (1500 habitants et 501 m d'altitude) dont la plupart des maisons date de l'époque minière. Les bougainvillées et les palmiers font le charme de ce village. Vraiment à notre point de vue, Batopilas vaut le détour malgré les 5/6 heures de trajet (route goudronnée puis 65 km de piste). Bus local (5h/6h de trajet) ou 4x4 en tour organisé, un peu moins long.

Un autre jour, si vous êtes courageux, vous pouvez vous rendre à Guachochi par la route goudronnée afin d'admirer les points-de-vue tels que le "Mirador de Sinforosa" (après Guachochi par la piste) et continuer pour voir les cascades de Tonachi et la Mission jésuite construite au XVIIIème siècle.
Dans cette région, vous pourrez visiter les eaux thermales d'Agua Caliente et les eaux crystal des "Pozas de la Esmeralda". Difficile de visiter la région sans guide local.

Batopilas,Mexico. Creel - Batopilas, Mexico Batopilas, Mexico Street scene in Batopilas, Mexico Batopilas
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Localiser Localiser Creel

Votre retour via Norogachi (piste uniquement) vous permettra de visiter l'église de Norogachi (1690) notamment au moment des festivités de la semaine sainte.

     Photo de droite : vue sur l'église de Batopilas - Canyon du Cuivre dans le nord du Mexique

Les lieux les plus attractifs restent les merveilles naturelles tout près de Creel, accessible même en bicyclette.

"Los Hongos" Complexe touristique Arareko : entrée $15 pour un jour :
Dans cette vallée d'Arareko, on trouve une série de formations rocheuses appelées "Los Hongos" (les champignons), "Las Ranas" (les grenouilles), "La Montura" (la selle) et "Las Chichis" (les poitrines) lesquels doivent leur forme à l'érosion. Avant de voir ces formations rocheuses, nous nous sommes arrêtés pour visiter la Misión jesuita del Ignacio, petite église simple où de nombreuses fêtes Tarahumara ont lieu notamment pour Pâques.

De nombreux tarahumaras habitent dans la région dont certains dans des grottes. Il est possible de les visiter. Vente d'artisanat sur place...... Aidons-les !


Photo de gauche : "Los Hongos"


"Las Ranas" 7 km plus loin à l'ouest d'Arareko, on y trouve une vallée mystérieuse connue sous le nom de Bisabirachi ou Vallée des Moines, avec une collection de colonnes rocheuses, de 40 à 50 m de hauteur. On peut faire la vallée d'Arareko en bicyclette ou à cheval.

     Photo de droite : "Las Ranas"

Egalement à 7 km de Creel, le lac Arareko au bord de la route pour Cusáraré est un autre lieu de visite, lac sur lequel on peut faire du canoë ou du pédalo. En prenant la direction des eaux thermales de Recowata, il est possible d'admirer le Canyon Tararécua.

Eau thermale à 37°C mais il faut se "payer" 600 m de dénivelé sur un sentier ardu avant d'y accéder. Etre bien chaussé et avoir une bonne condition physique !

 jeunes adolescents tarahumara près du Lac Arareko De nombreux tours organisés, soit à partir des hôtels de Creel, soit par la petite agence qui se trouve sur la place centrale peuvent vous être proposés, en minibus, 4x4, bicyclette ou à cheval.

 

 

 

Photo de gauche : jeunes adolescents tarahumaras près du Lac Arareko

 

 



grottes où vivent des Tarahumaras

 

 

     Photo de droite : grottes où vivent des Tarahumaras

 


église de San Ignacio

 

 

 

 

     

jeune tarahumara au bord du lac Arareko

 

     
                Photo de gauche : église de San Ignacio

          Photo de droite : jeune tarahumara au bord du lac Arareko

 

 

    Entrée à $15 pour le comité de conservation de
    "las Riquezas naturales"

 

cascade de Cusáraré

Une autre attraction naturelle est la cascade de Cusáraré (30m de haut) entourée de forêts de pins et de chênes que l'on peut atteindre après 15 mn de marche. On trouvera tout le long de ce parcours, des stands d'artisanat des Tarahumaras. Pour les plus courageux, vous pouvez descendre au pied de la cascade pour vous y baigner... La descente est plaisante mais la remontée est plus dure (comptez 15 mn supplémentaires). église de Cusáraré

Le village lui-même vaut le détour.

La Misión jesuita construite au milieu du XVIIIème siècle au nom de "Los Santos Cinco Señores de Cusáraré", église actuellement dédiée à la "Virgen de Guadalupe", décorée de quelques peintures par les indiens, célèbre de nombreuses fêtes notamment en décembre.


Photos : à gauche la cascade de Cusáraré, à droite, l'église de Cusáraré




A 20 km au sud de Cusáraré, vous pouvez vous rendre à Tejabán par une route accidentée d'où vous aurez une vue impressionnante sur Copper Canyon. De là, vous pourrez prendre un camion ou une voiture pour vous rendre au bord du Río Urique. Nous ne l'avons pas fait faute de temps.

Cliquer ici pour afficher quelques photos sur Cusáraré


Dans le centre de Creel, admirer la Maison de l'artisanat qui fait à la fois office de Musée et qui expose de l'art rarámuri. Vous y découvrirez l'histoire de la bourgade, de la construction de la voie ferrée et une exposition de photos en noir et blanc de Gérard Tournebize avec textes d'Antonin Artaud (1896-1948) - ouvert tlj de 9h à 18h, sauf le dimanche de 9h à 15h, entrée au prix modique de $10.
En 1936, l'écrivain français Antonin Arthaud vint au Mexique à la rencontre des Tarahumaras. Il en reviendra fasciné et très marqué par cette rencontre où il fut aussi initié par les chamans au rite du peyotl. Gérard Tournebize vécut également dans cette région avec les communautés tarahumara.

Possibilités de se loger à Basaseachi, Creel, Arareko, Cusáraré, El Tejaban, Batopilas, Divisadero, Cerocahui et Guachochi. Vous renseigner à Creel.

Localiser Localiser Creel

jeune TarahumaraNotre-dame de Lourdes à Creel

 


 

 

 

 

 

 

     

 

     

 

     Photo ci-dessus : Notre-dame de Lourdes à Creel
     Photo de droite : jeune Tarahumara


Deuxième partie du parcours en train :


KM 561,8 : Tunnel n° 4 de 1261m. Le deuxième le plus long du parcours.

KM 533 : San Juanito à 2439m d'altitude, établi lors de l'arrivée du train en 1906. C'est le lieu le plus froid du Mexique (-20°C).

KM 477 : Pont San Pedro (36,6m)

KM 455,1 : Gare de López Mateos - lieu de maintenance des rails (3 heures de train entre Cuauhtémoc et Chihuahua)

KM 450-422 : Larges cultures de pommes protégées par des filets au printemps et en été

KM 400,5 : Cuauhtémoc : nom du dernier empereur aztèque - grosse production de pommes. Lieu où les Mennonites font leur commerce et se sont installés - 90 000 habitants - altitude 2100 m.

KM 400 : Pays des Mennonites : 1373 familles ont émigré du Canada dans les années 1921-1922. Ils ont apporté avec eux leurs animaux domestiques, leur matériel de construction et leur matériel agricole. Ils construisirent de nombreux puits et plus tard des moulins à vent. Ils sont célèbres pour la fabrication du fromage et exploitent des vergers de pommiers nombreux dans la région (pilier économique de la région). Les villages que vous voyez à distance sont des "camps" dans lesquels ils vivent. On en dénombre environ 120 avec chacun leur propre école et instituteur.
Il est possible de visiter les communautés mennonites. Leur langue est l'espagnol (difficilement) et un allemand basique. ils seraient au nombre de 15 000 dans l'état.

KM 382 : Lac Bustillos sur votre gauche : lac naturel

KM 359,7 : Pont "Viaduco Aldana" : 100m

KM 349,2 : San Andres, fondé par les missionnaires franciscains en 1696 dont le supérieur s'appelait San Andres de Osagiqui. C'est dans l'église de ce village que Pancho Villa s'est marié.

KM 319 : Après avoir traversé la route principale, le train entre dans le village General Trías, fondé par les missionnaires franciscains en 1668 et appelé "Santa Isabel de Tarahumaras". Le village a été renommé en 1932 en l'honneur du General Angel Trías, qui fut à l'origine de l'expulsion des français à Mexico en 1862-1863.

KM 303,3 : Palomas

KM 267,5 : Chihuahua : capital du plus grand état du Mexique à 1420m - Petite gare moderne sans intérêt - Hôtel et auberge de jeunesse en face de la gare pour les arrivées du soir ou les départs tôt le matin.


Voir chapitre consacré à la capitale

jeunes Tarahumara

 

 

     Photo de droite : jeunes enfants tarahumaras

 

 

 


jeune enfant à El Divisadero

 

 

 

 

 

 

Photo de gauche : jeune enfant à El Divisadero

 

 

 

 

 

traversée des canyons en train

 

 

     Photo de droite : traversée des canyons en train

 

vue à partir de "El Divisadero"

 

 

 

 

 

Photo de gauche : vue à partir de "El Divisadero"

 

 

 

Tarahumara à l'entrée de la grotte dans laquelle elle vit

     

 

     

     
    Photo de droite : Tarahumara à l'entrée de la grotte dans 
    laquelle elle vit

 

 

jeunes indiennes dans les rues de Creel

 

 




Photo de gauche : jeunes indiennes dans les rues de Creel

 

 

 

 

 

jeunes enfants tarahumara

 

 

 

         

      Photo de droite : jeunes enfants tarahumaras

 



        



      Photo ci-dessous : hôtel "Posada Barranca" sur la falaise       d'El Divisadero

hôtel "Posada Barranca" sur la falaise d'El Divisadero

 

 

 

jeunes  tarahumara  dans le complexe touristique Arareko (sous "Las Ranas")


 

     




     Photo de droite : jeunes tarahumaras dans le complexe touristique      Arareko (sous  "Las Ranas")

 

 

 

 

 

& Mexico's Copper Canyon Country: A Hiking and Backpacking Guide to Tarahumar
& Tarahumara par: Luis Gonzalez R.
& Cronicas de la Sierra Tarahumara (Cien de Mexico) par: Luis Gonzalez R.
& Una politica de la lengua. La revolucion francesa y las lenguas locales: la par: Michel de Certeau Dominique Julia y
& Las antiguas misiones de la Tarahumara. Parte Primera. par: Peter Masten. Dunne
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