| La région
dite Barranca del Cobre se situe au milieu de la Sierra
Madre au nord du Mexique. La Barranca del Cobre est plus connue sous le nom de Copper Canyon en anglais. Ce canyon
ou gorge ("barranca") fait partie d'une région
couverte sur 65 000 km2 comprenant également les canyons
de :
Nom |
Municipalité |
Profondeur(m) |
Point de vue(m) |
Niveau de la rivière ou du fleuve(m) |
Urique |
Urique et Batopilas |
1870 |
2370 |
500 |
Sinforosa |
Guachochi et Batopilas |
1830 |
2528 |
700 |
Batopilas |
Batopilas |
1800 |
2498 |
700 |
Candameña |
Ocampo et Uruachi |
1640 |
2540 |
900 |
Chinipas |
Chinipas |
1600 |
1998 |
400 |
Oteros |
Maguarichi et Uruachi |
1520 |
2220 |
700 |
Del Cobre |
Bocoyna, Urique et Guachochi |
1300 |
2300 |
1000 |

Histoire
Le Chihuahua-al-Pacifico
En 1861, l'incroyable trajet de cette voie ferrée, Albert
K.Owen l'imagina pour relier le sud-ouest des Etats-Unis à
la mer de Cortès. Il s'agissait de réduire le fret
des transports maritimes en rejoignant le Pacifique par l'intérieur;
Entre 1875 et 1879, il proposa au gouvernement mexicain différents
projets. Il obtenait la concession pour construire une voie ferrée
entre Piedras Negras et Topolobampo, avec extension sur Mazatlán,
Presidio Alamos et Ojinaga. Au départ de cette dernière,
920 km de voie mènent à la frontière du Texas,
la voie du Kansas City, Mexico & Oriental Railroad Co. a été
achevé en 1914. La construction du côté mexicain
commença en 1902, mais la révolution retarda la poursuite
des travaux vers Chihuahua.
Selon la légende, Pancho
Villa, d'abord bandit, puis révolutionnaire et aujourd'hui
héros national aurait à l'époque manié
la pioche, et non un fusil, le long de cette voie. En 1918, Ojinaga
fut enfin relié à Chihuahua (au km 268) et, à partir de 1930, il est devenu possible
de se rendre à Creel.
Avec le temps, quelques-unes des plus grosses têtes de la
construction ferroviaire mondiale, et quelques solides bailleurs
de fonds se penchèrent sur la question, pour se convaincre,
que la tâche serait difficile pour la suite. L'histoire de
ce chemin de fer se lit comme une chronique de faillite, comme un
roman dont les personnages sont des rêveurs utopistes, des
investisseurs privés désespérés, et
des ingénieurs et mécaniciens casse-cou. Tout le monde
était d'accord pour dire que la Sierra Madre occidentale
ne pouvait être vaincue, avec son altitude moyenne de 2300
m et un labyrinthe de gorges atteignant jusqu'à 1700 m de
profondeur sans un effort financier et logistique soutenus.
En 1940, le Mexique devenait le propriétaire
et acquis tous les droits des lignes exploitées sur son territoire
par des compagnies étrangères; treize ans plus tard,
après avoir testé les superstructures existantes,
les ingénieurs mexicains annonçaient qu'ils étaient
prêts à relancer l'entreprise.
C'était en 1953; Le "big challenge" commençait.
Le segment non construit à cette époque traverse sur
110 km (69 miles) la Sierra Madre Ouest entre Creel et San Pedro
dans l'état du Sinaloa.
En huit ans, le "difficile"" travail était
achevé : par 37 ponts, 86 tunnels et d'innombrables rampes
accrochées à la paroi des cañons, la nouvelle
ligne atteignait Los Mochis, à 25 km, du petit port de Topolobampo
au bord du Pacifique. De Chihuahua à Los Mochis, la voie ferrée est construite sur 653
km, 920 jusqu'à Ojinaga.

Le 23 novembre 1962, lorsque la ligne terminée fut inaugurée
par le président Alfonso
López Mateos, la construction du chemin de fer avait
duré 90 ans et englouti un billion de USD dollars. "
L'Orient Express" mexicain traverse 87 tunnels et 39 ponts
(respectivement 86 et 37 en 1961) et grimpe, à son point
le plus haut, jusqu'à 2461 m au-dessus du niveau de la mer
en quelques heures.
-
Aujourd'hui, le Chihuahua-al-Pacifico, dont le nom fut
retenu en 1961, reste le chemin de fer le plus étonnant du
monde, une légende.
Le 11 juin 1987, Chihuahua-al-Pacifico fait partie du système
de trains "nationaux". En décembre 1997, il est
privatisé et reprend ses opérations en février
1998.
Comment
vous y rendre ?

L'aéroport de Los Mochis (deux heures de vol et une heure
de décalage horaire en moins par rapport à Mexico)
est situé à 15 mn de la ville entre le Pacifique et
la ville. Altitude au niveau de la mer avec 250 000 habitants. Très
chaud en été.
Par avion de Mexico : soit une compagnie low cost mais pas de vol quotidien soit Aeromexico
par un vol du matin ce qui vous permet de monter à El Fuerte
directement par bus (2h et $70) avec la cie Azules dont la boutique
de ventes à El Fuerte se trouve en face de l'hôtel
Guerrero. Bus toutes les heures environ, entre 5h55 et 20h15.
A El Fuerte, prendre le bus local en face de l'hôtel à
7h30 (1ère classe) et 8h30 (seconde classe) qui vous amène
à la gare pour $10. Le fait de partir d'El Fuerte vous évite
un lever-tôt comme à Los Mochis.
Géographie
Les paysages et le climat de la Sierra peuvent être très
différents, suivant que l'on se trouve sur le plateau, situé
entre 1 900 m et 2300 m d'altitude, ou au fond des gorges ("barrancas")
entaillant la montagne de toutes parts. Certaines de ces gorges
font partie des plus hautes du continent nord-américain.
La plus profonde de la région, la Barranca del Cobre (canyon du cuivre), peut atteindre un dénivelé de
1 800 m. La région est très verte et tranche totalement
avec les paysages désertiques de Chihuahua à quelques heures de Creel. L'eau est présente partout
et la région possède de nombreuses cascades. La plus
impressionnante de toutes, la cascade de Basaseachi, tombe en une
chute libre de 246 m. Ce parc naturel d'une superficie supérieure
à 65 000 km2, vieux d'environ 30 millions d'années
forme l'un des plus grands ensembles de canyons et de gorges au
monde.

Parcours
avec "El Chepe" ... Che comme Chihuahua et Pe comme Pacifico..
Comme largement relaté par différents guides touristiques,
nous avons décidé de démarrer notre périple
par l'ouest. Nous avons pris un vol Mexico-Los
Mochis, puis un bus de Los Mochis à El Fuerte, distant de
80 km. Nous n'avons pas regretté ce choix. Pourquoi ?
Les plus beaux paysages sont entre El Fuerte (80
km de Los Mochis) et Creel et en partant tôt le matin, nous
avons tout le plaisir des yeux en admirant la force des paysages
et la sauvagerie de la nature, virage après virage. Le départ
de Chihuahua le matin amène le voyageur vers cette partie en milieu ou
fin d'après-midi en fonction du retard fréquent que
ce soit en première ou en seconde classe.
Si la journée se lève avec un très beau temps
(notamment l'été), elle se termine souvent avec un
ciel couverte et orageux. En ayant fait le parcours le plus beau
le matin, vous vous donnez plus de chances pour réussir vos
photos. La partie Los Mochis-El Fuerte est plate et sans intérêt.
Comme également indiqué dans les guides, un siège
sur le côté droit du train est "largement"
conseillé. Pour prendre de belles photos, mettez-vous aux
portes dont le haut est ouvert mais c'est fréquenté
assidument !
Choix de classes :
1ère classe : train climatisé avec wagon-restaurant,
bar, service personnalisé - train quotidien, départ
à 6h.
Seconde classe suit une heure après le train de la première
classe. N'est plus quotidien depuis janvier 2009 (devrait reprendre
quotidiennement dans le courant de l'année). Tarifs du simple
au double. La seconde classe est plus typique (beaucoup plus de
locaux) que la première.....Service "casse-croûte"
à bord.. Choix en fonction de vos goûts et porte-monnaie.
Les deux trains sont propres et nettoyés au cours du voyage.
Le train de seconde classe est un train de l'ex-première
classe un peu "vieillot", mais l'ambiance vaut la peine.
Quotidien en 1ère classe - 3 jours/semaine en 2nde classe.
 Los Mochis-Chihuahua : Mardi/vendredi/dimanche.
Chihuahua-Los Mochis : Lundi/jeudi/samedi : 7h00-22h.
Informations et réservations : (614) 439 72 12 - 01 800 12 24 373 -
chepe@ferromex.com.mx ou www.chepe.com.mx
Départ de Los Mochis à 6h pour la première
classe et 7h pour la seconde (mêmes heures de départ
de Chihuahua).
Tarif de 1191$ : Los Mochis-Creel (6h-15h40) et de 2179$ Los Mochis-Chihuahua - 1ère classe - (6h-21h).
Tarif de 596$ : Los Mochis-Creel (7h-17h25) et de 1090$ Los Mochis-Chihuahua - 2nde classe - (7h-22h45).
Tarifs mis à jour (janvier 2011).
-
Afin d'anticiper vos photos, nous avons préféré
vous présenter un plan au kilomètre sur le parcours
Los Mochis-Creel-Chihuahua :

KM 920 : Départ du train de Los Mochis -
Vous noterez tout le long de la voie ferrée le kilométrage
qui démarrage au KM 920 puisque la ligne complète
Los Mochis à Ojinaga fait 920 km. Vous noterez également
à l'entrée de chaque tunnel sur la droite, le numéro
du tunnel. Le train va passer de l'altitude de 20 m à 2440
m en l'espace de quelques heures.
KM 839 : Arrivée à El Fuerte - Départ
d'El Fuerte après 5 mn d'arrêt puis passage à
travers de palmeraies, de champs de canne à sucre, d'oranges
et de pastèques.
KM 779,5 : Traversée du plus long pont de
498,5 mètres, traversant la rivière El Fuerte. Pont
appelé Aguacaliente (eau chaude).

KM 754,6 : Tunnel n° 86 - 2 000 mètres.
L'obscurité est totale. Ce trou percé dans la montagne
est baptisé "Tunnel des Voleurs", sans doute à
cause des personnages peu recommandables qui empruntaient cette
route assez souvent. C'est le dernier tunnel qui a été
construit.
KM 748 : A peine sorti du Tunnel 83, qu'un gouffre
s'ouvre devant vous, suspendu à plusieurs centaines de mètres
au-dessus du Río Chinipas. Le pont Chinipas est le plus haut
sur le parcours d'une hauteur de 102m et d'une longueur de 234m.
KM 748-708 : Le train monte de plusieurs centaines
de mètres dans un parcours très escarpé, le
long du Canyon Septentrion. Les tunnels N° 72 et 82 ont une
longueur allant jusqu'à 238m; les numéros 71 et 78
jusqu'à 177m; les numéros 66 et 70 jusqu'à
195m.
KM 722 - Julio Ornelas : de nombreuses cultures
d'avocats, de papayes et de mangues.
 KM 719 : Cascade du bananier ; un bananier pousse
au milieu de la cascade
KM 717-709 : Plusieurs traversées de tunnels
(64-65-53-63-52-51-50) allant jusqu'à 349 m de longueur,
avec au KM 710,8 la traversée du pont Mina Plata (106 m).
KM 707,8 : Traversée du pont Santa Barbara
(218 m) au-dessus du Río Mina Plata, affluent du
Río Septentrion.
200 mètres plus loin, arrivée au village Temoris à
1026m au-dessus du niveau de la mer. Une mission fondée par
les pères Jésuites en 1677, appelée Sainte
Marie-Madeleine de Temoris. Le nom "Temoris" provient
des indiens qui habitaient la région. C'est à cet
endroit-là qu'a eu lieu l'inauguration de la ligne par le
président Mateos en 1962.
Le passage du KM 748 à l'arrivée à Temoris
est le plus spectaculaire du fait de ses passages en tunnels et
en ponts. La gorge a une profondeur de 1600 mètres (5250
pieds) dans laquelle coule la rivière Septentrion.
 KM 707,6 - 704,7 : Particulièrement impressionnant
est la montée après le village de Temoris puisque
la voie ferrée fait un virage en deux zigzags tournant à
180° dans la montagne, ceci en espace de deux minutes... Incroyable
!
KM 704,7 : La "Perla" est le nom d'une
prouesse technique : un tunnel de 1000m de long. Le paysage qui
est à droite à l'entrée du tunnel en fer à
cheval apparait à gauche à la sortie. Deux minutes
plus tard, on peut apercevoir trois tronçons de voie zigzaguant
à différents niveaux, tous en même temps.
KM 704 : A cet endroit aux chutes d'eau de Temoris,
on y voit un grand panneau commémoratif indiquant qu'en 1961,
les équipes de travail de l'état de Chihuahua et de
l'état de Sinaloa se rencontrèrent.
Du
KM 703,2 au KM 692,6 : de nombreux tunnels et ponts dont
la longueur ne dépasse pas 336m.


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la sélection de photos sur les Tarahumaras
KM 668,7 : Gare de Bahuichivo. C'est le point d'entrée
de la zone des Tarahumaras et surtout le point de départ pour se rendre à Cerocahui
(18km), où le jésuite italien Juan Maria Salvatierra
sonna la première fois la cloche de l'église en 1681,
pour annoncer à Huehueteotl, "l'ancien dieu" Tarahumara,
que la concurrence chrétienne était arrivée.
En fait, environ 40 000 Rarámuri ("ceux qui courent
vite", dans leur langue) ont intégré le Christ
dans leur système de croyance religieuse mais, à part
cela, ils ont délibérément tourné le
dos à la civilisation. Jusqu'à ce jour, ils vivent
sous des falaises et dans des grottes, répartis en petits
clans. Dans cette vallée, on y cultive les pêches et
des pommes.
De Cerocahui, on peut prendre une piste sinueuse jusqu'au bord du
magnifique Cañon Urique. Les eaux boueuses du fleuve Urique
ne vous échapperont pas. La plus belle vue est située
en haut de la colline Gallego ("Cerro del Gallego") et
de là, l'immense cañon s'ouvre à vous avec
une profondeur record pour la région de 1880 m. C'est grandiose
comme toute expédition dans cette région.
Il faut être bien chaussé d'une part du fait de l'état
des pistes et également pour vous protéger des animaux
type serpents. De nombreuses espèces d'oiseaux vivent dans
cette région.
En saison des pluies, il n'est pas possible de faire ce trajet
Dans la chaleur ambiante, une mine d'argent abandonnée témoigne
des jours et années passés. Jadis, il y avait là
une activité intense dans un paysage impitoyable et profondément
inhospitalier où les ours noirs, les serpents à sonnettes,
les loups, les pumas, les ocelots et d'autres espèces rares
ont encore la possibilité de survivre.
KM 662,5 : Cuiteco. Petit village avec, à
l'origine seulement des indiens jusqu'à l'arrivée
d'une mission conduite par le jésuite Salvatierra, qui s'est
établie en 1684. Les vergers que vous voyez sur votre droite
produisent des pommes pratiquement sauvages le long du ruisseau.
Ils sont connus comme les plus doux de l'état.
KM 656,8 au KM 649 : de nombreux petits tunnels
KM 639,1 : Le pont "Laja" de 212m. Prendre
une belle photo de la droite juste après le pont.
KM 638,5 : le Tunnel n° 17 : "La Laja"
d'une longueur de 461m
 KM 636,1 : village de San Rafael. Changement d'équipages
du train. Chargement d'eau et de carburant.



Cliquer
ici pour afficher quelques photos sur Divisadero
A partir du KM 635 jusqu'au KM 533,
on passe une zone forestière de plus de 100 km. Le train
court le long du "toit" de la Sierra Madre à une
altitude de 2 200 - 2400 m jusqu'à San Juanito.
Au cours de ce périple, nous abordons les points suivants
:
KM 626 : Posada Barrancas Station. A cet arrêt,
quelques touristes descendent afin de loger au Mirador Hotel creusé
dans la roche. Des familles Tarahumaras habitent dans le coin.
KM 621,6 : Divisadero. Très joli point de
vue sur les cañons. Arrêt de 20 mn programmé
où deux motifs de carte postale bien connus nous attendent
: des femmes indiennes vendant de l'artisanat et des plats brûlants,
ainsi que la vue des gorges la plus spectaculaire de tout le parcours.
L'hôtel Posada Barrancas, à quelques pas de la gare,
construit au bord de la falaise, donne d'un côté sur
un gouffre béant au dessus duquel les vautours décrivent
des cercles. Il n'y a que quelques pas depuis la gare pour atteindre
un point de vue sur le Cañon Urique, où le Río
Urique se faufile environ 1200 m plus bas. La vue est vraiment fantastique.
Il est possible de louer des chevaux à l'hôtel.
Les promenades à cheval, sur des pistes supportables, dans
les terres des Tarahumaras,
ainsi que des expéditions plus longues dans les gorges, sont
conduites par des locaux, notamment en mulet.
Vous avez la possibilité d'atteindre Urique et Batopilas.
Si vous avez un gros budget, vous aurez la chance de faire un tour
d'hélicoptère durant 15 mn au tarif de $850.



Comme nous avons trouvé que la visite de
20 mn était trop rapide, nous avons décidé
d'y revenir en bus afin de longer à pied ce point de vue
sur un kilomètre à partir de l'hôtel. Intersection
entre la Barranca Urique, la Barranca del Cobre, Batopilas, Oteros,
Sinforosa et Tararécua. Avec une longueur totale de 600 km
sur 250 km de large, le canyon Urique est quatre fois plus large
que le Grand Canyon du Colodaro aux U.S.A. Zone d'artisanat également
beaucoup moins touristique.



KM 602,3 : Pitorreal
KM 585 : "El Lazo" : boucle à
l'intérieur de la montagne. En sortant, on peut voir l'entrée
du tunnel au-dessus des têtes - véritable prouesse
d'ingénieur ! Le train fait une boucle sur lui-même.
-
KM 583 : Los Ojitos (point le plus haut sur ce
tracé de voies ferrées) -
2 461 m ! Grandiose par beau temps surtout !
KM 564,1 : CREEL - 6 000 habitants
- 356,5 km en train de Los Mochis et 296,6 km de Chihuahua
Au début du XXème siècle :

A 2 330 mètres d'altitude, le petit centre forestier de Creel,
créé en 1907, établi sur les pentes de la Sierra,
de part et d'autre de la voie ferrée ressemblait tout à
fait à un village de pionniers. Pendant quelques temps, il
marqua le bout de la ligne, et c'est de là que tout le bois
de la région était expédié vers Chihuahua.
Au début de l'exploitation du bois, on voyait dans les parages,
des camps de bûcherons, et sur un vaste terrain plat, aux
abords du village, des piles et des piles de planches de pin brutes
qui attendaient leur embarquement. Un spectacle qui retenait l'attention
pendant l'arrêt du train. Le nom "Creel" est le
nom du fils du Consul américain à Chihuahua à la fin du 19e siècle qui supervisait les travaux
de la voie ferrée entre Chihuahua et la Sierra Madre. Le nom a été donné en 1907.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Creel
Voir les hébergements de Creel
Maintenant :
Creel
(élu village magique "pueblo
magico") s'est transformée depuis une vingtaine
d'années en un petit Eldorado de l'ouest sauvage. Les touristes
viennent d'une part pour rencontrer les communautés tarahumara
et d'autre part pour pratiquer de la randonnée, du VTT, du
canoë et même du camping. Possibilité de louer
des jeeps, 4x4, minibus et chevaux. C'est non seulement la porte
d'entrée du Copper Canyon mais en plus c'est le meilleur
endroit au point de vue structure touristique (hôtels, restaurants,
départs de circuits..etc).
Creel est un point d'arrêt recommandé.
Il serait préférable d'y arriver le samedi au plus
tard afin d'assister à des fêtes ou cérémonies
religieuses le dimanche avec les Tarahumara.

Prendre 3 ou 4 jours complets pour les points de visite dans la
région de Creel :
Basaseachi (135 km au nord-ouest par la piste)
avec une des cascades les plus importantes du Mexique (246 m de haut), Batopilas, village minier (140 km au sud-est) et
Guachochi (sud-est), un important centre de Tarahumara.
Comptez 2 à 3 jours A/R pour ces deux bourgades. A Napuchi,
au km164, prendre à droite pour Batopilas (piste) ou continuer
à gauche (goudronnée) pour Guachochi. Pompe à
essence juste avant l'intersection.
 A droite, on traverse de superbes paysages, passant de plus de 2300
m à moins de 500 m d'altitude, entre forêts de pins
suspendues aux parois des ravins, canyon vertigineux et étendues
arides avant d'entamer une belle descente. La vue splendide du "Mirador
de la Bufa", à 1300 m (au Km27), laisse apparaître
le río Batopilas. Avant d'arriver au village, on y voit des
cultures de palmiers, citrons, oranges, bananes, mangues et avocats.
On passe d'un climat humide et frais à un climat tropical.
Fondée en 1709 suite à la découverte de mines
d'argent, Batopilas est un charmant village (1500 habitants et 501
m d'altitude) dont la plupart des maisons date de l'époque
minière. Les bougainvillées et les palmiers font le
charme de ce village. Vraiment à notre point de vue, Batopilas
vaut le détour malgré les 5/6 heures de trajet (route
goudronnée puis 65 km de piste). Bus local (5h/6h de trajet)
ou 4x4 en tour organisé, un peu moins long.
Un autre jour, si vous êtes courageux, vous pouvez vous rendre
à Guachochi par la route goudronnée afin d'admirer
les points-de-vue tels que le "Mirador de Sinforosa"
(après Guachochi par la piste) et continuer pour voir les
cascades de Tonachi et la Mission jésuite construite au XVIIIème
siècle.
Dans cette région, vous pourrez visiter les eaux thermales
d'Agua Caliente et les eaux crystal des "Pozas de la Esmeralda".
Difficile de visiter la région sans guide local.
Cliquer
ici pour afficher quelques photos sur Batopilas
Localiser
Creel
Votre retour via Norogachi (piste uniquement) vous
permettra de visiter l'église de Norogachi (1690) notamment
au moment des festivités de la semaine sainte.
Les lieux les plus attractifs restent les merveilles naturelles
tout près de Creel, accessible même en bicyclette.
Complexe touristique Arareko : entrée $15 pour un jour :
Dans cette vallée d'Arareko, on trouve une série de
formations rocheuses appelées "Los Hongos"
(les champignons), "Las Ranas" (les grenouilles),
"La Montura" (la selle) et "Las Chichis"
(les poitrines) lesquels doivent leur forme à l'érosion.
Avant de voir ces formations rocheuses, nous nous sommes arrêtés
pour visiter la Misión jesuita del Ignacio, petite
église simple où de nombreuses fêtes Tarahumara ont lieu notamment pour Pâques.
De nombreux tarahumaras habitent dans la région dont certains dans des grottes. Il
est possible de les visiter. Vente d'artisanat sur place...... Aidons-les
!
7 km plus loin à l'ouest d'Arareko, on y trouve une vallée
mystérieuse connue sous le nom de Bisabirachi ou Vallée
des Moines, avec une collection de colonnes rocheuses, de 40 à
50 m de hauteur. On peut faire la vallée d'Arareko en bicyclette
ou à cheval.
Egalement à 7 km de Creel, le lac Arareko au bord de la route
pour Cusáraré est un autre lieu de visite, lac sur
lequel on peut faire du canoë ou du pédalo. En prenant
la direction des eaux thermales de Recowata, il est possible d'admirer
le Canyon Tararécua.
Eau thermale à 37°C mais il faut se "payer"
600 m de dénivelé sur un sentier ardu avant d'y accéder.
Etre bien chaussé et avoir une bonne condition physique !
De nombreux tours organisés, soit à partir des hôtels
de Creel, soit par la petite agence qui se trouve sur la place centrale
peuvent vous être proposés, en minibus, 4x4, bicyclette
ou à cheval.




Une autre attraction naturelle est la cascade de Cusáraré
(30m de haut) entourée de forêts de pins et de chênes
que l'on peut atteindre après 15 mn de marche. On trouvera
tout le long de ce parcours, des stands d'artisanat des Tarahumaras.
Pour les plus courageux, vous pouvez descendre au pied de la cascade
pour vous y baigner... La descente est plaisante mais la remontée
est plus dure (comptez 15 mn supplémentaires).
Le village lui-même vaut le détour.
La Misión jesuita construite au milieu du XVIIIème
siècle au nom de "Los Santos Cinco Señores
de Cusáraré", église actuellement
dédiée à la "Virgen de Guadalupe",
décorée de quelques peintures par les indiens, célèbre
de nombreuses fêtes notamment en décembre.
A 20 km au sud de Cusáraré, vous pouvez vous rendre
à Tejabán par une route accidentée d'où
vous aurez une vue impressionnante sur Copper Canyon. De là,
vous pourrez prendre un camion ou une voiture pour vous rendre au
bord du Río Urique. Nous ne l'avons pas fait faute de temps.
Cliquer
ici pour afficher quelques photos sur Cusáraré
Dans le centre de Creel, admirer la Maison de l'artisanat qui fait
à la fois office de Musée et qui expose de l'art rarámuri.
Vous y découvrirez l'histoire de la bourgade, de la construction
de la voie ferrée et une exposition de photos en noir et
blanc de Gérard Tournebize avec textes d'Antonin Artaud (1896-1948)
- ouvert tlj de 9h à 18h, sauf le dimanche de 9h à
15h, entrée au prix modique de $10.
En 1936, l'écrivain français Antonin Arthaud vint
au Mexique à la rencontre des Tarahumaras.
Il en reviendra fasciné et très marqué par
cette rencontre où il fut aussi initié par les chamans
au rite du peyotl. Gérard Tournebize vécut également
dans cette région avec les communautés tarahumara.
Possibilités de se loger à Basaseachi, Creel, Arareko,
Cusáraré, El Tejaban, Batopilas, Divisadero, Cerocahui
et Guachochi. Vous renseigner à Creel.
Localiser
Creel
 
Deuxième
partie du parcours en train :
KM 561,8 : Tunnel n° 4 de 1261m. Le deuxième
le plus long du parcours.
KM 533 : San Juanito à 2439m d'altitude,
établi lors de l'arrivée du train en 1906. C'est le
lieu le plus froid du Mexique (-20°C).
KM 477 : Pont San Pedro (36,6m)
KM 455,1 : Gare de López Mateos - lieu de
maintenance des rails (3 heures de train entre Cuauhtémoc
et Chihuahua)
KM 450-422 : Larges cultures de pommes protégées
par des filets au printemps et en été
KM 400,5 : Cuauhtémoc : nom du dernier empereur
aztèque - grosse production de pommes. Lieu où les
Mennonites font leur commerce et se sont installés - 90 000
habitants - altitude 2100 m.
KM 400 : Pays des Mennonites : 1373 familles ont
émigré du Canada dans les années 1921-1922.
Ils ont apporté avec eux leurs animaux domestiques, leur
matériel de construction et leur matériel agricole.
Ils construisirent de nombreux puits et plus tard des moulins à
vent. Ils sont célèbres pour la fabrication du fromage
et exploitent des vergers de pommiers nombreux dans la région
(pilier économique de la région). Les villages que
vous voyez à distance sont des "camps" dans lesquels
ils vivent. On en dénombre environ 120 avec chacun leur propre
école et instituteur.
Il est possible de visiter les communautés mennonites. Leur
langue est l'espagnol (difficilement) et un allemand basique. ils
seraient au nombre de 15 000 dans l'état.
KM 382 : Lac Bustillos sur votre gauche : lac naturel
KM 359,7 : Pont "Viaduco Aldana" : 100m
KM 349,2 : San Andres, fondé par les missionnaires
franciscains en 1696 dont le supérieur s'appelait San Andres
de Osagiqui. C'est dans l'église de ce village que Pancho
Villa s'est marié.
KM 319 : Après avoir traversé la
route principale, le train entre dans le village General Trías,
fondé par les missionnaires franciscains en 1668 et appelé
"Santa Isabel de Tarahumaras". Le village a été
renommé en 1932 en l'honneur du General Angel Trías,
qui fut à l'origine de l'expulsion des français à Mexico en 1862-1863.
KM 303,3 : Palomas
KM 267,5 : Chihuahua : capital du plus grand état du Mexique à 1420m - Petite gare moderne sans intérêt -
Hôtel et auberge de jeunesse en face de la gare pour les arrivées
du soir ou les départs tôt le matin.
Voir chapitre consacré à la capitale




&
Mexique : Au pays Tarahumara
par: Françoise Giard
&
Les Tarahumaras. Editions de L'Arbal?te. 1963. (Po'sie, Drogue, Mexique, Li
par: ARTAUD Antonin
&
En 2 CV chez les primitifs. (Indiens Tarahumaras de la Sierra mexicaine). P
par: LOCHON Henri
&
En 2 CV chez les primitifs. (Indiens Tarahumaras de la Sierra mexicaine). P
&
Groupe Ethnique Du Mexique: Tarasques, Zapoteques, Tarahumara, Huichol, Pim
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