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Chiapas : fêtes et traditions
 Page mise à jour le 15.05.2010
 


Fêtes

La fiesta de los Parachicos8- 23 jan (chaque année) - Fiestas de San Sebastián el Mártir : Chiapa de Corzo organise danses, défilés, simulation de batailles navales, feux d’artifice, festival appelé "La fiesta de los Parachicos".
20-22 jan (chaque année) - Fête de San Sebastián célébrée avec liesse dans le village tzotzile de Zinacantán
02 Février - Jour de la Candelaria avec danses, processions, combats de taureaux et défilés dans tout le pays. Carnavals indiens très spectaculaires dans les Etats du Chiapas (villages de San Juan Chamula près de San Cristóbal).

Photo de gauche : La fiesta de los Parachicos
     
31 Mars (chaque année) : célébration de la fondation de la ville de San Cristóbal avec défilés, feux d'artifices et concerts de marimbas
les parachicos défilent avec des chapeaux de sisalSemaine Sainte de Pâques - Beaucoup de manifestations pendant cette période avec des célébrations colorées notamment à San Juan Chamula, Zinacantán, San Cristóbal (29 mars - 04 avril 2010).


23-24 juin (chaque année) - Dia de San Juan Bautista (Saint-Jean Baptiste) notamment à Tehuantepec, San Juan Chamula.
25 Juillet (chaque année) : Fête de Saint Christophe avec messes et célébrations dans chaque quartier de San Cristóbal.

     Photo de droite : les parachicos défilent avec des chapeaux de sisal

10 août (chaque année) : Fête de San Lorenzo à Zinacantán
21 septembre (chaque année) : Fête de San Mateo à San Juan Chamula
Festival de musique baroque (événements culturels et artistiques) - dates à confirmer - à San Cristóbal
10-12 déc. (chaque année) - Fête de Notre-Dame de Guadalupe à San Cristóbal de las Casas processions des Indiens Tzotziles et Tzeltales (descendants des Mayas) avec musique marimba et parade de chevaux.



Derrière des masques aux yeux d'azur, aux blondes moustaches, les Indiens Zoques se moquent des conquistadors. Il ne leur reste guère d'autres consolations. Leur langue a disparu, et ils se sont peu à peu intégrés au monde métis mexicain des basses terres du Chiapas. Ce jour-là, pourtant, descendus de tous les quartiers de la ville, les peñas (groupe de personnes partageant une passion commune) ont rejoint le défilé. D'autres ont fait la route depuis les villages environnants, comme les Parachicos de Chiapa de Corzo, coiffés de leurs étranges galures de sisal.
A 90 minutes de route de là, sur les terres de la banlieue de San Cristóbal de las Casas, Carnaval a mobilisé les énergies. San Juan Chamula, Zinacantán ou Tenejapa, un village tzotzil perché à plus de 2 000 mètres, sont plongés dans une fête capitale au regard du calendrier maya : douze mois de trente jours, plus cinq pour faire l'année. Carnaval, ce sont justement ces cinq jours perdus du calendrier maya. Cinq jours fantômes qui coïncident avec le Carnaval du calendrier grégorien. Cinq jours de fête qui culminent avec le Mardi Gras. Les autorités religieuses de Tenejapa encadrent le défilé des porte-drapeaux, les alferes, vêtus de tuniques écarlates inspirées de la tradition européenne. Sur leurs épaules claquent des étendards couleur de sang. Sans relâche, ils tournent autour d'un calvaire, précédés d'un alguazil en habit noir. Dans l'ancienne Espagne, l'alguazil remplissait tout à la fois les fonctions d'huissier, de sergent de ville et de gendarme. Aujourd'hui, caricature sur pieds, il est affublé d'un taureau d'osier, en référence à la passion ibérique pour la corrida. L'assistance rit beaucoup à ses dépens, une façon d'exorciser les rancoeurs accumulées sous le joug des colons hispaniques. Le poosh, un alcool de canne à sucre, coule à flot, favorisant la satire sociale.

Artisanat

artisanat à San Juan ChamulaLa présence de troupes ethniques et leur héritage maya a fait naître une production très variée d'artisanat. Sur les marchés, on trouve des tissus brodés de multiples couleurs, des jupes, sarapes, vestes de laine, gilets...etc.. Les artisans travaillent aussi le fer forgé, la taille de l'ambre et la production de poteries.

Photo de gauche : artisanat à San Juan Chamula

A San Cristóbal, pour vos achats en textiles, privilégiez San Jolobil (maison du tissage), où sont vendus les travaux d'une coopérative des tribus Tzotzil et Tzeltal dans l'ancien couvent de Santo Domingo (cartes de crédit acceptées) ou J'Pas Joloviletik, av.Miguel Utrilla # 43, également coopérative de tisserands. Les tissus très colorés et les vêtements sont un plus cher ici que dans l'atrium de l'église Santo Domingo occupé par un marché de plein air, où des douzaines de femmes étalent leurs marchandises sur des couvertures, pour les vendre aux passants.

une des rues passantes de San CristóbalPour l'artisanat, vous pouvez vous rendre au "Mercado de Dulces y Artesanías", av.Insurgentes # 27, à la boutique Jardín del Jaguar, au Musée Na-Bolom ou au Marché municipal près de l'église Santo Domingo. Pour acheter de l'ambre, n'achetez jamais de l'ambre dans la rue si vous n'êtes pas connaisseur (il faut savoir distinguer le vrai du faux). Par contre, parcourez les boutiques de la calle Real de Guadalupe à San Cristóbal.

     Photo de droite : une des rues passantes de San Cristóbal





Gastronomie

La cuisine de San Cristóbal est un délice. Sa gastronomie offre des plats tels que les fromages farcis, la chanfaína, les chalupas coletas, les grosses bananes à frire, la soupe de pain grillé et les tamales de chipilín ou de safran. Quant aux boissons, on peut déguster l'atole de grains, le poosh, boisson sacrée et le café de la région.

Au son de la marimba !


 




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