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Fêtes
 8-
23 jan (chaque année) - Fiesta Grande de Enero -
"La Fiesta Tradicional del estado de Chiapas" :
Chiapa
de Corzo organise
danses, défilés, simulation de batailles navales,
feux d’artifice, festival appelé "La fiesta
de los Parachicos".
20-22 jan (chaque année) - Fête de San
Sebastián célébrée avec liesse
dans les villages de Zinacantán, Comitán, Chiapa de Corzo, etc...
02 Février - Jour de la Candelaria avec danses, processions, combats de taureaux et défilés
dans tout le pays. Carnavals indiens très spectaculaires
dans les Etats du Chiapas (villages
de San Juan Chamula près
de San Cristóbal).
31 Mars (chaque année) : célébration de la
fondation de la ville de San Cristóbal avec défilés,
feux d'artifices et concerts de marimbas.
Semaine
Sainte de Pâques - Beaucoup de manifestations pendant cette
période avec des célébrations colorées
notamment à San Juan
Chamula, Zinacantán, San Cristóbal (2-9 avril 2012).
23-24 juin (chaque année) - Dia de
San Juan Bautista (Saint-Jean Baptiste) notamment à Tehuantepec, San Juan Chamula.
25 Juillet (chaque année) : Fête de Saint Christophe
avec messes et célébrations dans chaque quartier de San Cristóbal.
10 août (chaque année) : Fête de San Lorenzo
à Zinacantán
21 septembre (chaque année) : Fête de San Mateo à San Juan Chamula
Festival de musique baroque (événements culturels
et artistiques) - dates à confirmer - à San
Cristóbal
10-12 déc. (chaque année) - Fête de Notre-Dame
de Guadalupe à San
Cristóbal de las Casas processions des Indiens Tzotziles et Tzeltales (descendants des Mayas) avec musique marimba et parade de chevaux.
Le Carnaval :
Derrière des masques aux yeux d'azur, aux blondes moustaches,
les Indiens Zoques se moquent des conquistadors.
Il ne leur reste guère d'autres consolations. Leur langue
a disparu, et ils se sont peu à peu intégrés
au monde métis mexicain des basses terres du Chiapas.
Ce jour-là, pourtant, descendus de tous les quartiers de
la ville, les peñas (groupe de personnes partageant une passion
commune) ont rejoint le défilé.
D'autres ont fait
la route depuis les villages environnants, comme les parachicos de Chiapa de Corzo, coiffés de leurs étranges galures
de sisal.
A 90 minutes de route de là, sur les terres de la banlieue
de San Cristóbal de
las Casas, Carnaval a mobilisé les énergies. San
Juan Chamula, Zinacantán ou Tenejapa, un village tzotzil
perché à plus de 2 000 mètres, sont plongés
dans une fête capitale au regard du calendrier maya : douze
mois de trente jours, plus cinq pour faire l'année. Carnaval,
ce sont justement ces cinq jours perdus du calendrier maya. Cinq
jours fantômes qui coïncident avec le Carnaval du calendrier
grégorien. Cinq jours de fête qui culminent avec le
Mardi Gras. Les autorités religieuses de Tenejapa encadrent
le défilé des porte-drapeaux, les alferes,
vêtus de tuniques écarlates inspirées de la
tradition européenne. Sur leurs épaules claquent des
étendards couleur de sang. Sans relâche, ils tournent
autour d'un calvaire, précédés d'un alguazil en habit noir. Dans l'ancienne Espagne, l'alguazil remplissait
tout à la fois les fonctions d'huissier, de sergent de ville
et de gendarme. Aujourd'hui, caricature sur pieds, il est affublé
d'un taureau d'osier, en référence à la passion
ibérique pour la corrida. L'assistance rit beaucoup
à ses dépens, une façon d'exorciser les rancoeurs
accumulées sous le joug des colons
hispaniques. Le poosh,
un alcool de canne à sucre, coule à flot, favorisant
la satire sociale.

Différentes ethnies
Les ethnies recensés sont : les Tzotziles ou Tzeltales qui vivent dans la région centrale de l'Etat, connue sous le nom des Hautes Terres du Chiapas; les Tojolabales, installés dans les municipalités du sud-est; les Mames, les Cakchiqueles et les Mochos occupant le sud du pays et une partie du Guatemala, et les Lacandons réfugiés dans la forêt orientale de l'état. Tous ces peuples parlent des langues dérivées du maya, sauf les Zoques dont la langue est apparentée à celles des Mixes de l'état d'Oaxaca et des Popolucas de l'état de Veracruz. L'ethnie majoritaire au Chiapas est le groupe Tzeltal au point de vue du nombre.
Sur le plan religieux, les peuples indigènes du Chiapas ont en commun diverses croyances païennes. Ils croient que chaque être humain possède une âme jumelle animale. Cet animal compagnon, avec lequel l'individu partage son destin, peut-être un aigle, un chat sauvage ou un bel oiseau.
Culte des ancêtres, innombrables légendes au sujet d'êtres surnaturels, démons et doubles-animaux (animal totem) qui peuplent les rivières, les bois et les montagnes, sont encore très vivaces. Les Choles, par exemple, prennent soin de certaines grottes sacrées, car ils croient qu'elles abritent les esprits qui contrôlent la pluie, le vent, la tempête et autres phénomènes naturels. De la même façon, les Lacandons conservent encore le culte de l'ancêtre Nojoch-yum chac, dieu de la pluie.
Une autre caractéristique de la religion des Indiens du Chiapas c'est son syncrétisme : un mélange de catholicisme et d'anciennes croyances. Les Tzeltales, par exemple, vénèrent les "saints parlants", sculptures associées à des idoles préhispaniques qui, selon la tradition, parlaient aux fidèles.
Sur le plan social et administratif, les communautés indigènes du Chiapas sont gouvernées par différentes autorités notamment les Majordomes, "principaux" ou leaders du groupe, qui prennent les décisions importantes. Les Choles sont gouvernés par le traditionnel Conseil des Anciens, ainsi que les Lacandons qui ne reconnaissent d'autre autorité que celle du membre le plus vieux du "caribal" (ensemble de huttes abritant une cellule familiale traditionnelle). Citons également, notamment chez les Zoques, les "albaceas" ou gardiens des images saintes, ou encore les "fiscales", substituts du prêtre, chargés de l'organisation des rituels, cantiques et prières.
Artisanat
La
présence de groupes ethniques et leur héritage maya
a fait naître une production très variée d'artisanat.
Sur les marchés, on trouve des tissus brodés de multiples
couleurs, des jupes, sarapes, vestes de laine, gilets...etc..
Les artisans travaillent aussi le fer forgé, la taille de
l'ambre et la production de poteries.
A San Cristóbal, pour
vos achats en textiles, privilégiez San Jolobil (maison du
tissage), où sont vendus les travaux d'une coopérative
des tribus Tzotzil et Tzeltal dans l'ancien couvent de Santo Domingo
(cartes de crédit acceptées) ou J'Pas Joloviletik,
av. Miguel Utrilla # 43, également coopérative de tisserands.
Les tissus très colorés et les vêtements sont
un plus cher ici que dans l'atrium de l'église Santo Domingo
occupé par un marché de plein air, où des douzaines
de femmes étalent leurs marchandises sur des couvertures,
pour les vendre aux passants.
Pour
l'artisanat, vous pouvez vous rendre au "Mercado de Dulces
y Artesanías", av. Insurgentes # 27, à la
boutique Jardín del Jaguar, au Musée Na-Bolom ou au
Marché municipal près de l'église Santo Domingo.
Pour acheter de l'ambre, n'achetez jamais de l'ambre dans la rue
si vous n'êtes pas connaisseur (il faut savoir distinguer
le vrai du faux). Par contre, parcourez les boutiques de la calle
Real de Guadalupe à San
Cristóbal.
Costumes du Chiapas
Le costume coloré des ethnies indigènes du Chiapas est un reflet de la variété et de l'exhubérance de la nature environnante. Dans les motifs des textiles se trament les figures mythologiques. On peut voir ainsi, sur les "huipils" des femmes tzotziles, les symboles du soleil, des papillons géométriques, des fleurs ou des champs de maïs, tandis que sur ceux de Tenajapa, région tzeltale, les couleurs flamboyantes contrastent avec le vert de la végétation. Le vêtement dépend aussi du climat de chaque région : tandis que les Lacandons, qui vivent au coeur de la forêt tropicale, portent de longues et légères tuniques blanches, les Tzeltales des montagnes doivent se protéger du froid avec de grosses vestes en laine, et les Chujes de la pluie avec des "capisayos", sortes de cape en palme, très utiles contre l'humidité de leur habitat.
Signalons cependant que, pour certaines communautés comme celle des Tzotziles, le costume n'est pas seulement un vêtement mais c'est aussi une marque de l'identité ethnique et de l'appartenance villageoise.
Gastronomie
La cuisine de San
Cristóbal est un délice. Sa gastronomie offre
des plats tels que les fromages farcis, la chanfaína,
les chalupas coletas, les grosses bananes à
frire, la soupe de pain grillé et les tamales de chipilín ou de safran. Quant aux boissons, on peut déguster l'atole
de grains, le poosh,
boisson sacrée et le café de la région.

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