Que visiter dans
cette région à l'extrême sud du Mexique
? On a l'embarras du choix...... promenades dans la jungle, dans
les parcs nationaux et réserves, dans les villes typiques
comme San Cristóbal, dans les villages mayas et dans les
sites archéologiques tels que Palenque,
Bonampak et Yaxchilán.
Le "coup de coeur" du Mexique, un monde
à part dans ce pays. A vrai dire, il s'agit plutôt,
avec ses indiens et sa couleur d'un morceau du Guatemala et c'est
sans doute pourquoi il envoûte autant les voyageurs. Vous
avez peut-être été déçu jusqu'ici
par la disparition des traditions : rassurez-vous, vous les retrouverez
ici et cela vous déconcertera peut-être. D'où
vient ce charme incomparable ? Sans doute du fait que San Cristóbal
de las Casas correspond beaucoup à l'image que nous nous
faisions naguère du Mexique : atmosphère
coloniale mélangée à une population indienne
qui ne s'est pas encore laissée absorber totalement par l'américanisme.
Nous sommes au coeur du Chiapas, une région magnifique de
montagnes recouvertes de forêts toujours vertes, où
la terre est rouge et les routes rares. C'est dans ces montagnes
que les Tzotziles et les Tzeltales,
deux groupes mayas cousins des Indiens du Guatemala, sont parvenus
à survivre en gardant leur identité. Dans un rayon
de 60 km autour de San Cristóbal de las Casas vivent au moins
200 000 Indiens. C'est donc l'une de ces régions où
les Indiens sont majoritaires et les Ladinos minoritaires. San Cristóbal
de las Casas, ancienne et traditionnelle semble appartenir aux Indiens
et pour cause. Ils descendent tous les jours de leurs collines pour
y faire leur marché avec leurs costumes traditionnels, chaque
village ayant ses propres couleurs et motifs.
Photo de gauche : arrivée
au marché de San Juan
Belle vidéo
de plus de 6 minutes sur l'état du Chiapas
Chiapa
de Corzo
C'est
un village de 60 000 habitants célèbre pour son artisanat,
village typique avec son église coloniale rouge et blanche
et ses restaurants au bord de l'eau. C'est également le point
de départ de l'excursion en bateau du Cañon del Sumidero.
Il est situé à l'est de la capitale à 15 km
sur la route de San Cristóbal. C'est la première ville
où les Espagnols s'établirent au Chiapas. Elle fut
construite en 1528 et occupée par des tribus indigènes.
On peut visiter le Couvent Saint Domingue, édifice du XVIème
siècle reconverti en Centre Culturel; le musée de
la Laca exposant des objets en bois laqué spécialité
du village; la fontaine octogonale style Mudéjar, ressemblant
à la couronne d'Espagne située sur la place principale
et achevée en 1562, et l'Ancien Couvent Dominico de Tecpatán,
édifice du XVIème siècle également.
Photo de gauche : quelques flaneries
sur le Zócalo
A une rue de la place principale, se trouve l'embarcadère
pour les excursions dans le Cañon del Sumidero. Le circuit
de 2h en lancha (bateau) vaut la peine tellement le canyon
est impressionnant en lui-même accompagné par une végétation
luxuriante agrémentée par des animaux tels que les
crocodiles, les singes araignées, les aigrettes, etc.. La
balade va jusqu'au barrage puis revient au point de départ.
Le barrage de Chicoasén permet de remonter les gorges sur
35 km, près de 1000 m au-dessous des miradors. On pourra
y admirer le fameux Arbol de Navidad (sapin de Noël),
paroi rocheuse érodée par une chute d'eau de 800 m,
recouverte de mousse. Le seul regret dans cette nature tranquille,
c'est le bruit du bateau à moteur ! Cette excursion est ouverte
à tout public, tlj de 8h à 17h pour un tarif de $95.
Lorsqu'on commence à grimper vers San Cristóbal
de las Casas, située à plus de 2100 m d'altitude,
alors que Tuxtla est à 550 m, la route zigzague dans une
sombre forêt de pins. San Cristóbal de las Casas offre
un saisissant contraste avec Tuxtla. Cette
hautaine Cité Royale, située à 68 km de Tuxtla,
était le siège du Gouverneur espagnol de la province.
Fondée en 1528, elle devint la capitale de l'état
de 1824 à 1892. Elle doit son nom, en l'honneur de son saint
patron, saint Christophe, et de son protecteur, le dominicain Bartolomé
de las Casas, premier évêque en 1545, et qui défendit
les Indiens contre les excès des colons.
Photo de droite : marché de San
Cristóbal
La ville de 132 000 habitants semble être remplie d'églises.
Il y en a au moins une douzaine à visiter, entre le Templo
Santo Domingo, solide et pondéré, à l'extrémité
nord de la ville, et le Templo de San Cristóbal, qui se dresse
sur la colline qui domine la ville au sud-ouest, dans sa blancheur
et dans sa gloire, en haut d'un escalier de plus de 100 hautes marches.
L'église Santo Domingo est particulièrement intéressante
car elle témoigne d'une dévotion beaucoup plus rigoureuse
que la plupart des églises mexicaines. Elle a été
édifiée au XVIème siècle. Sa façade
de style baroque salomonique, qui expose des ornements en mortier
sur la pierre, a été réalisée par les
indigènes. Elle abrite une chaire sculptée magnifique
à l'intérieur et une collection de huit retables baroques
fait entre le XVIè et XVIIIè siècles. Derrière
l'église se trouve le bâtiment qui abritait autrefois
le Convento de Santo Domingo. On peut visiter le musée
régional appelé Museo de los Altos de Chiapas
(ouv. 10h-15h, mar-dim, $33) qui abrite des expositions sur l'histoire
et la culture de la région, et San Jolobil (maison du tissage),
où sont vendus les travaux d'une coopérative des tribus
Tzotzil et Tzeltal (lointains descendants des Mayas). Les tissus
très colorés et les vêtements sont un plus cher
ici que dans l'atrium de l'église occupé par un marché
de plein air, où des douzaines de femmes étalent leurs
marchandises sur des couvertures, pour les vendre aux passants.
En revenant vers le centre, on peut tout d'abord se rendre sur le
Zócalo officiellement Plaza 31 de Marzo, bordé de
boutiques nichées sous des arcades et de vieilles maisons
restaurées transformées en restaurants, bars, hôtels
et magasins. Côté ouest, on jetera un coup d'oeil au
Palais Municipal de style néo-classique, et au nord, on pourra
visiter la Cathédrale bâtie au XVIème siècle,
dont le jaune domine la façade. Cette dernière est
de style baroque, ornée de motifs en formes de plantes, faits
de mortier. La cathédrale abrite une chaire remarquable,
des autels baroques, des retables de style baroque salomonique et
de beaux tableaux de thèmes religieux. On la voit très
souvent sur les photos de touristes car sa façade insolite
constitue un bel arrière-plan.
Au nord de la cathédrale, se trouve l'église de Saint
Nicolás, une des premières de la ville, construite
par les indigènes. Sa façade est toute simple, flanquée
d'un campanile qui surgit entre deux tours circulaires avec des
pointes épaisses.
On citera également l'église de la Merced et le Musée
de l'Ambre. Ce fut le premier couvent fondé dans la ville.
On appréciera sa façade et son intérieur austère
de style néo-classique. Il abrite aujourd'hui le Musée
de l'Ambre qui exhibe 350 pièces brutes ou taillées
en pierres précieuses. Des loupes permettent d'observer des
insectes fossilisés datant de millions d'années (ouv.
tlj de 10h à 14h et de 17h à 20h, $20). Le musée
met à la disposition de ses clients des documents sur l'ambre
en plusieurs langues notamment en français.
Photo ci-dessus
: la cathédrale de nuit
On ne quittera pas San Cristóbal de las Casas sans avoir vu
trois musées : le Museo de la Medicina Maya, le Museo Na-Bolom
et le Museo Sergio Castro e Hijos.
Le Museo de la Medicina Maya est associé à un centre
de consultations géré par l'organisation des médecins
indigènes du Chiapas. Les salles du musée présentent
les techniques de soins traditionnels pratiqués dans les villages
par les guérisseurs, tandis qu'un jardin abrite diverses plantes
médicinales utilisées par les guérisseurs que
vous pouvez consulter sur place. Ce musée est situé
au nord du marché municipal (moins d'un kilomètre),
avenue Salomon Gonzalez Blanco # 10. Il est ouvert de 10h à
18h, du mardi au vendredi, $20.
Le Museo Na-Bolom "la Maison du Jaguar" est l'ancienne maison
de l'archéologue-explorateur Frans Blom, de nationalité
danoise mariée à une suissesse Gertrude Duby Blom (Trudy).
Lui a consacré sa vie aux fouilles de la région tandis
que son épouse, anthropologue et photographe (a vécu
30 ans de plus que lui) se consacra aux communautés mayas.
Elle est célèbre pour son combat dans la conservation
de la forêt tropicale humide et la défense des indiens
Lacandóns. Vous pouvez voir le bureau de Frans Blom aux nombreux
livres sur les Indigenas et sur la région, et dans
la chambre de Gertrude Blom, les centaines de photos prises au cours
de ses innombrables randonnées dans la forêt, ainsi qu'une
petite chapelle de style néo-classique datant du XIXème
siècle. Ce musée ouvert tlj de 10h à 18h, au
tarif de $35, abrite une bibliothèque avec plus de 9000 ouvrages
et fait office de chambres d'hôtes et de restaurant (av.Vicente
Guerrero #33). Depuis leur disparition, une association poursuit leurs
travaux en faveur de la communauté lacandone.
Vente de produits artisanaux dans le jardin du musée : .
Visite guidée en espagnol et en anglais à partir de
16h30, $45.
Le Museo Sergio Castro e Hijos (Castro et Fils) compte une collection
d'instruments de musique fabriqués et utilisés par
les autochtones de "los Altos de Chiapas", dont ils font
usage encore aujourd'hui. Le musée expose des costumes traditionnels
des différents groupes indigènes. Il est situé
Guadalupe Victoria # 61.
Le marché quotidien de San Cristóbal de las Casas.
Il est évident que vous ne devez pas manquer ce marché
très typique et fascinant de couleurs et de tons.
On y côtoie des Chamulas, vêtus d'un pantalon à
fond flottant et d'une longue tunique blanche, les tuniques noires
étant réservées aux notables. Les femmes portent
souvent leurs cheveux noirs dans le dos, en tresse, avec des rubans
de couleur pour montrer leur beauté et leur statut de femmes
mariées. On y côtoie des Zinantèques, plus raffinés
qui portent des ponchos d'un rouge rose éclatant. Chaque
village des alentours possède son costume traditionnel ce
qui fait le charme de ce marché.
Photo de gauche : marché
des huipiles à San Cristóbal
De nombreuses agences de voyages proposent des
circuits pour les villages mayas. Vous renseignez auprès
de l'office du tourisme.
San
Juan Chamula : situé à 11 km de San Cristóbal
de las Casas, ce village fête une fois par an,
le "Carnaval Chamula", pendant lequel on danse durant
quatre jours précédent le mercredi des cendres. Très
animé et coloré. La communauté d'origine préhispanique
forme un vaste groupe relativement prospère, de langue tzotzile.
Les hommes Chamula portent des sarapes de laine blanche
ou noire, serrés à la taille par une ceinture en cuir.
Certains portent des pantalons courts. Les chefs de villages sont
coiffés de chapeaux foncés à large bord avec
des couronnes pointues et des rubans bleus, pour marquer leur statut.
Cérémonies et coutumes font partie de leur quotidien.
Accrochés aux coutumes de leurs ancêtres mayas, ils
croient davantage aux pouvoirs de leur chaman (leur autorité
religieuse) qu'à ceux de leur évêque catholique.
Au moment des fêtes, en particulier le 20 janvier, pour la
Saint Sébastien, des bannières rouges, jaunes et violettes
sont accrochées aux flèches de la façade de
l'église blanche qui s'élève au bord d'un grand
Zócalo plat et carré. Pendant la fête, les hommes
Chamulas boivent du poosh, jus de
canne à sucre fermenté, dans de petites bouteilles
de sodas, et titubent et dansent au son des trompettes, tambours,
guitares et banjos improvisés. Cette boisson est supposée
être "recrachée" pour évacuer les
esprits maléfiques. Vu l'état d'ivresse de certains,
on a du mal à le croire ! Depuis quelques années,
cette boisson est remplacée par le coca cola ou pepsi cola
! Le fait de roter permet d'extirper le mal !
Photo ci-dessus
: Indiennes Tzotziles devant l'église de San Juan Chamula
(photo exceptionnelle)
Evitez les photos : les Chamulas détestent les appareils
photo. Cela va à l'encontre de leurs croyances religieuses.
Sur le côté sud, se trouve un office du tourisme où
les étrangers peuvent acheter des laissez passer pour visiter
l'église moyennant une somme modique. L'église Saint
Jean Baptiste a un caractère très particulier. Elle
n'a pas de bancs. Elle n'a pas de Christ, seulement un Saint Jean
Baptiste. Les cérémonies organisées par des
"sorciers" ont lieu à même le sol jonché
d'aiguilles de pin fraîches, destinées à absorber
les mauvaises ondes ! Les bougies dont les couleurs ont été
choisies par le sorcier enfument l'église.
Toute photo est interdite dans l'enceinte de l'église et
sur le parvis en cas de cérémonies. Seulement une
fois par an, le 24 juin, le curé est autorisé à
célébrer la Saint Jean Baptiste et à baptiser
les enfants.
Photo de droite : église de San
Juan Chamula
Vous ne pourrez pas quitter le village sans avoir jeter un coup
d'oeil au cimetière, véritable jardin de croix de
différentes couleurs. Les Tzotziles vouent un culte aux croix
qu'ils associent , non pas au Christ, mais à "l'arbre
de vie" des anciens Mayas.
Les
Tzotziles vivent plutôt sur les hauts plateaux et sont administrés
par des conseils d'anciens.
Visitez le village de préférence le dimanche,
jour de marché.
Photo de gauche : fête
au village de San Juan Chamula en l'honneur du Président
de la communauté
Photo de droite : fête
au village de San Juan Chamula en l'honneur du Président
de la communauté
Belles
prises de vues sur San Cristóbal, San Juan Chamula,
les marchés notamment, Agua Azul, Misol-Ha, et les
sites archéologiques.
Vidéo de 3 mns
Zinacantán
: situé à 13 km de San Cristóbal de las Casas
ou à 7 km de San Juan Chamula, ce village tient sa réputation
grâce à ses habitants tzotziles, qui sont d'habiles
horticulteurs. Ils cultivent des oeillets, glaïeuls, roses,
lys et chrysanthèmes qu'ils vendent non seulement au marché
du dimanche mais également en gros à travers
le pays. Les Tzotziles portent des ponchos d'un rouge rose éclatant.
Hommes et femmes portent des chapeaux de paille à large bord
d'où retombent des rubans rouges et violets. Les femmes portent
des huipiles blancs brodés ornés de fleurs. Seule
l'église de San Lorenzo, blanchie à la chaux vaut
le détour quoique moins spectaculaire que celle de San Juan
Chamula. Vous aurez peut-être la chance d'assister à
une procession comme à San Juan Chamula ce qui ne manque
pas de piquant ou voir des femmes tzotziles en train de tisser à
la manière traditionnelle. Eux-aussi boivent du poosh
et s'adonnent à quelques défoulements !
San
Andrès Larraínzar : c'est à cet endroit
que furent signés les
accords entre l'EZLN et le gouvernement en 1996. Ce village
ne fait pas partie des circuits classiques et c'est fort dommage
! C'est un village de 20 000 habitants beaucoup plus authentique
que ses voisins San Juan Chamula et Zinacantán. Il faut assister
au culte à l'église tellement fascinant par la tenue
vestimentaire des femmes notamment. La fumée dégagée
par l'encens de copal envoûte l'église.
Amatenango
del Valle : situé à 40 km au sud-est de San
Cristóbal de las Casas sur la route qui mène à
Tapachula.
L'église coloniale surplombe le hameau traditionnel et les
potagers de cette communauté tzeltale, célèbre
pour sa poterie :
Photo de droite : fabrication de poteries
d'argiles par les femmes tzeltales
Tenejapa
: village
tzeltal situé à 27 km au nord-est de San Cristóbal
de las Casas. L'église de San Ildefonso, la gracieuse fontaine
du XIXème siècle de la place et les ruines de l'église
de San Sebastien font partie de son patrimoine culturel.
Son marché du dimanche est un des plus remarquables
de la région grâce à son artisanat local, ses
broderies et enredos (sorte de tuniques brodées),
typiques de ce village.
Photo de gauche : arrivée
sur le marché de Tenejapa
Circuit
sur la route panaméricaine 190 vers les Lacs de Montebello
La ville de Comitán est la prochaine étape de notre
excursion pour les lacs de Montebello. Cette petite ville toute
en pente n'est pas connue du tourisme international et pourtant
est, non seulement, un excellent point de départ pour les
excursions au "Parque Nacional Lagunas de Montebello"
à 50 km mais également est une des routes possibles
menant à la frontière guatémaltèque.
On vous conseille de visiter la "Casa-museo Belisario Dominguez".
Médecin de formation né en 1863, il fut le premier
à dénoncer la misère des Indiens du Chiapas
avant d'être assassiné par le dictateur au pouvoir
Huerta en 1913. Sa maison, son cabinet et sa pharmacie ont été
transformés en musée (av.Central Sur # 35).
Un peu avant le parc, vous avez la possibilité de visiter
une ancienne cité maya, Chinkultic, abandonnée plusieurs
centaines d'années après son apogée (de 600
à 900). Ce site Maya est construit sur une série de
collines calcaires au centre de trois réservoirs d'eau, dont
le plus important est le "Cenote Azul". Parmi l'intérêt
qu'offre ce site, on trouve d'innombrables stèles dont certaines
représentent des personnages richement vêtus et le
Jeu de Pelote. Il y a peu d'édifices restaurés et
certains objets comme le bas- relief du jeu de balle ont été
transférés au Musée
National d'Anthropologie de Mexico. La vue depuis la pyramide
principale, l'Acropole, est très spectaculaire. Profitez
du "Cenote Azul" pour vous baigner. Ce site est ouvert
tlj de 8h à 17h pour un tarif de $30.
Prochaine visite : le parc national
Il est un des sites naturels les plus beaux du Mexique.
Les 59 lacs sont d'anciens puits naturels unis progressivement par
la corrosion du rocher crayeux et par les éboulis. Sous l'effet
du soleil et du niveau d'oxyde présents dans l'eau, les tonalités
des lacs sont différentes. Elles passent du bleu turquoise,
à l'émeraude, au vert foncé, gris acier, bleu-vert
et même au violet. L'idéal est de voyager dans cet
endroit par beau temps le matin pour apprécier ces nuances
de tons qui contribuent à la beauté du coin.
A l'entrée du parc, vous trouverez des guides qui peuvent
vous accompagner moyennant une somme modique. Vous pourrez accéder
à certains de ces lacs par des sentiers fléchés.
Commencez par les "Lagunas Coloradas" ainsi nommées
pour la diversité de leurs couleurs (à gauche après
l'entrée du parc). Faîtes également le tour
da la "Laguna Bosque Azul", site aménagé
avec pédalos, chevaux et restauration. Pour visiter les lacs
du Sud, retournez à l'entrée du parc, et prenez la
route en direction de Tziscao, lac puis village à une dizaine
de kms. Vous passerez d'abord par "la Laguna de Montebello"
(10 mns à pied pour y accéder), puis vers les "Cinco
Lagunas" (à 30 mns à pied), ainsi que la superbe
"Laguna Pojoj" et enfin la "Laguna Tziscao",
près du village du même nom. C'est une belle balade
d'une journée avec de bonnes chaussures de marche et un maillot
de bain. L'office du tourisme de Comitán peut vous fournir
une carte détaillée de la région. La voiture
reste la meilleure solution pour visiter le parc national. Toutefois,
un bus existe au départ de Comitán vers la Laguna
Bosque Azul et à Tziscao.
Tziscao est également un centre écotouristique ouvert
de 8h à 18h (tarif compris dans le forfait du parc), avec
8 cabanes triples pour se loger et un restaurant.
Si vous avez le temps, continuez vers les Chutes (cascadas)
Las Nubes, à une centaine de kms de Montebello. C'est une
partie de la rivière Santo Domingo à fort débit,
qui forme des cascades d'eau turquoise. Plusieurs portions d'eau
à fort courant offrent la possibilité de pratiquer
le rafting. Un pont suspendu offre une vue magnifique sur ces cascades.
A l'entrée du pont, vous pouvez prendre un sentier et après
30 mns de marche, vous arrivez à un mirador surplombant un
méandre de la rivière aux tons verts. Vous aurez une
magnifique vue sur la zone et le cours de la rivière. C'est
également un lieu de randonnées à pied et de
baignade, et un centre écotourisque ouvert de 8h à
17h, avec petite restauration, cabanes ou camping pour se loger.
Tarif d'entrée de $35 à $65 en fonction de la capacité
de votre voiture ou mini-bus...
Autre point de visite au départ de Comitán : le centre
écotouristique des cascades du Chiflón à 40
km sur la route 226.
Ces cascades se trouvent entourées d'une vallée de
plantation de cannes à sucre, de montagnes et de jungle.
Au nom de « Velo de novia » - « Voile de mariée
»-, la cascade la plus impressionnante est une magnifique
barrière d'eau formée par le fleuve San Vincente qui
ouvre sur des bassins d'eau turquoise. Cet endroit est idéal
pour la natation. Il faut marcher sur plus d'un kilomètre
avant d'accéder à la plus haute cascade du fleuve.
VTT, randonnée et escalade peuvent être pratiqués
également.
Ouvert tlj de 8h à 17h pour un tarif de $10. Quelques cabanes
disponibles sur place pour se loger ainsi qu'un camping et un restaurant.
Circuit
sur la route panaméricaine 199 vers Palenque
Premier arrêt en provenance de San Cristóbal : les
grottes du Rancho Nuevo : c'est un parcours éclairé
sur un kilomètre qui permet d'apprécier de capricieuses
stalagmites et stalactites. De nombreux ranchos (fermes d'élevage
de bétail) sillonnent la route 190 puis la 199 à partir
desquels vous pouvez faire des randonnées à cheval.
C'est également un centre écotouristique ouvert de
8h à 17h, pour un tarif de $10 par personne et $10 par véhicule
(pour le parking).
Ocosingo : petite ville agréable et prospère. Bonne
étape pour le site archéologique de Toniná
et pour la visite d'Agua Azul puis Palenque.
Toniná : situé à 14 km à l'est d'Ocosingo,
il fut jadis un centre de cérémonies et une puissance
militaire. Ville préhispanique dont la signification est
« Grande Maison de Pierre », elle est construite sur
une colline calcaire qui domine une grande vallée. On remarquera
l'Acropole, dont la base se trouve sur une grande place avec un
jeu de pelote, le Palais de l'Inframonde, et le Palais des Grecques
et de la Guerre. La visite est complétée par un superbe
musée. L'Acropole est une des pyramides les plus hautes de
l'ère maya avec 57 m. Les marches conduisent à sept
terrasses reliées par des labyrinthes sombres. Au niveau
de la 5ème terrasse, admirez le "Mural de las Cuatro
Eras" (panneau des 4 ères), pièce maîtresse
du site. Ce site est ouvert tlj de 9h à 17h, pour un tarif
de $33.
Tout près de Toniná, on peut se loger au Rancho Esmeralda
(une petite dizaine de cabanes) ou faire de la randonnée
à cheval.
Agua
Azul : la rivière Agua Azul descend par paliers en formant
une impressionnante série de cascades, entourée d'une
végétation tropicale luxuriante. Près du parking,
se trouvent deux points de vue, plusieurs restaurants et des boutiques.
Marchez jusqu'en haut du site et baignez-vous dans une succession
de piscines naturelles reliées entre elles.
Visite payante $20, tlj de 8h à 18h.
En partant d'Ocosingo et 66 km avant Palenque par la route 199 jusqu'à
l'embranchement sur la gauche qui conduit aux cascades après
5 km de route.
Photo de droite : les chutes d'Agua Azul
Cascade Misol-Há
La chute de la rivière Tzaconejá, par une faille de
roches calcaires, crée l'une des cascades les plus belles
du Chiapas : Misol-Há, spectaculaire chute d'eau de 30 m
de haut, qui se termine dans un bassin au sein duquel on peut nager,
et profiter d'une journée de repos. Ouvert tlj de 8h à
18h, pour un tarif de $10.
On trouve sur place, cabanes pour se loger, restaurants, magasin
d'artisanat.
Comment y arriver ? Sur la route de Palenque, 20 km avant d'y arriver
par la route 199 en provenance d'Ocosingo jusqu'à l'embranchement
qui conduit aux cascades après 1,5 km de route.
Elle n'a pas beaucoup d'intérêt dans cette partie sud,
néanmoins si vous passez par Tapachula pour vous rendre au
Guatemala, prenez le temps de visiter le Museo Regional del Soconusco
près du Palais Municipal qui présente des stèles
et objets mayas.
Possibilité de visiter le musée du café pour
$5, ouvert tlj de 8h à 20h, situé sur la route qui
conduit à Cacahoatán, à 35 km de Tapachula.
Le bourg suivant juste à la frontière, Unión
Juárez est un village de plantations de café, situé
sur les flancs du Tacaná (volcan de 4123 m), remarquable
pour son architecture colorée en bois. De nombreuses randonnées
peuvent être pratiquées à partir de ce village.
Plan de la ville de Tapachula :
Les
réserves
La réserve de biosphère
Montes Azules : elle représente 0,16% de l'état mexicain
(331 000 ha) mais possède 20% de la flore mexicaine avec
4300 espèces, 25% des variétés d'oiseaux avec
345 espèces, et 27% des mammifères avec 114 espèces.
Elle constitue la plus grande portion de forêt vierge du Mexique.
Pour s'y aventurer, il faut se munir de l'équipement adapté,
d'un guide et d'une autorisation. Elle est dénommée
"Selva Lacandona". Elle se situe à l'est près
du site de Bonampak. La laguna Miramar est entre autre une balade
à faire sur le plus grand lac de la forêt des lacandóns.
L'accessibilité de la réserve se fait par une route
non asphaltée. Des logements dans des maisons communales
sont possibles. En marge de cette réserve, se trouve le Centre
écotouristique LAS GUACAMAYAS, enclavé dans les montagnes
est du Chiapas connue sous le nom de Jungle Lacandonne. C'est une
destination idéale pour qui sait apprécier la nature
puisque c'est ici qu'ont lieu les recherches, la conservation et
la reproduction du perroquet rouge (Ara Macao),
une espèce en voie d'extinction. Ouvert tlj de 8h à
18h, pour un tarif de $100 avec un guide. On peut y pratiquer VTT,
escalade et randonnée. Possibilité de cabanes pour
se loger, d'un camping et d'un restaurant.
Comment y arriver ? Il se trouve à 224 km de Comitán
en prenant d'abord la route Panamericana 190 en direction de La
Trinitaria et ensuite celle de la Fronteriza del Sur. En arrivant
à l'embranchement de la localité de Chajúl,
continuez 32 km sur un chemin terrassé qui conduit à
la Communauté Reforma Agraria où vous trouverez le
Centre Ecotouristique.
La réserve de biosphère
El Triunfo : elle se situe au sud de l'état dans la Sierra
Madré de Chiapas. On y trouve des pinèdes et de la
forêt tropicale basse habitées par des espèces
comme le félin (espèces menacées) et le quetzal.
Pour s'y aventurer, il faut se munir de l'équipement adapté,
d'un guide et d'une autorisation. L'entrée du parc se trouve
à 184 km au sud de Tuxtla.
La réserve de biosphère
Selva El Ocote : située dans le Nord du Chiapas, cette zone
fait partie du bassin hydrologique appartenant au réseau
fluvial du Grijalva, un des plus importants fleuves du Mexique.
La convergence de plusieurs rivières, qui donne naissance
au fleuve La Venta, constitue
pour la Selva El Ocote le collecteur hydrogéologique de tout
le territoire. Etant donné sa situation géographique,
ses caractéristiques physiographiques et l’énorme
présence de terrains escarpés, dix types de végétation
sont représentés dans la selva El Ocote : forêt
tropicale haute à feuilles persistantes, forêt d’essences
sub-feuilles haute ou moyenne, forêt d’essences feuillues
persistantes moyenne ou basse (forêt mésophile de montagne),
forêt basse à feuilles caduques, forêt basse
à feuilles caduques épineuses, savane, bois de pins
et de chêne, chênaies, forêt de feuilles caduques
et végétation de type secondaire. Bien que toute la
flore de la région n’ait pas encore été
enregistrée, on a repéré jusqu’à
présent 705 espèces, 452 genres et 121 familles qui
coexistent tout au long du canyon du fleuve La
Venta. Le chiffre de 705 espèces est loin d’être
définitif, étant donné que l’exploration
de toute la zone montagneuse qui court vers le nord sur toute la
largeur de la réserve à une altitude de 800 à
1400 m, n’est pas exhaustive ; il est possible que la variété
des espèces augmente à près de 2000. En ce
qui concerne la faune, la selva El Ocote est considérée
comme un des plus importants centres de diversité biologique,
car elle est située dans une zone de transition entre deux
provinces néo-tropicales, celle du Pacifique et celle de
Tehuantepec, qui renferme un total de 646 espèces de vertébrés
terrestres. Quant aux invertébrés, ils sont estimés
à 3000 espèces de coléoptères et 500
espèces de lépidoptères ; cependant, si on
y ajoutait tous les autres invertébrés, on atteindrait
le chiffre de 20 000 espèces. Il existe également
de nombreux vestiges archéologiques qui correspondent à
la culture zoque, ainsi que des grottes qui furent habitées
par des cultures préhispaniques. Les communautés autochtones
tzotziles et zoques proposent
des services d'hébergement, de camping, de randonnées,
de promenades en bateau ou à cheval ainsi que des guides
locaux.
La réserve Huitepec : elle se situe sur le versant est du
volcan Huitepec, près de San Cristóbal. Quelque unes
de ses 300 espèces végétales servent à
des fins médicinales et religieuses utilisées depuis
des générations par les Mayas. Vous pouvez y observer
des renards, une soixante d'espèces d'oiseaux, des écureuils..
etc. Vous pouvez vous promener seul ou tout simplement réserver
une visite guidée (renseignements à l'office du tourisme
de San Cristóbal).