| CHICHÉN
ITZÁ
Site archéologique situé dans l'état du Yucatán
à 120 km de Mérida
sur la route Mérida-Cancun.
Cette ville sacrée était l'un des plus grands centres
mayas de la péninsule du Yucatán.
Tout le long de son histoire, qui s'étend sur presque mille
ans, la ville fut embellie grâce à la contribution
de différents peuples. Mayas, Toltèques et Iztás
ont laissé sur la pierre des monuments et des oeuvres artistiques,
l'empreinte de leur vision du monde et de l'univers.
Chichén
Itzá veut dire "la bouche du puits des Itzás".
Cet important centre cérémonial conjugue grandeur
et nature. Selon le livre sacré du Chilam Balaum, ce puits
aurait été découvert au Vème siècle
de notre ère par les Itzás qui l'auraient abandonné
deux siècles plus tard. Cette tribu émigra vers la
région de Champotón d'où elle revint, deux
siècles et demis plus tard, influencée ou plus exactement
accompagnée par les Toltèques
pour s'y établir à la fin du IXème siècle.
Ces groupes guerriers établirent une ligue entre les chefs
des principales familles, les Xius de Uxmal,
les Cocoms de Mayapán
et les Itzás de Chichén
Itzá. Mais ces derniers, trahis par les Cocoms, émigrèrent
à nouveau vers le Petén du Guatemala, où ils
formèrent à Tayasal, l'actuelle Flores, un Empire
indépendant qui résista aux assauts des Espagnols
jusqu'en 1697.
Pendant la conquête espagnole, Francisco de Montejo tenta
de s'y établir, mais il fut expulsé de Chichén
Itzá par les Mayas commandés par Canek.
L'endroit dut être habité plus tôt, mais ce n'est
que pendant la période classique, du VII au Xème siècles
que l'on édifia les premiers ensembles de pierre, tels ceux
connus sous le nom de Palais des Nonnes
et son annexe l'église, l'Akak Dzib, le Chichanchob, la Casa
del Venado (maison du cerf) et le temple des Panneaux sculptés.
Ces constructions, contemporaines de celles d'Uxmal, par exemple,
leur sont très ressemblantes.
Pendant l'occupation toltèque,
de nouveaux monuments furent édifiés, en particulier
la pyramide connue sous le nom d'El Castillo, le temple
des Mille Colonnes incluant le temple des Guerriers, le Jeu de Balle
et les temples annexes, ainsi que le Tzompantli (le mur des crânes),
la plate-forme de Vénus, etc..
Après son abandon, Chichén
Itzá conserva son caractère sacré et des
pèlerinages étaient organisés dans l'ensemble
du Yucatán et
des provinces voisines pour visiter le puits sacré "dzonot"
en maya (cenote dans
le langage populaire), et y faire des sacrifices.
La
ville sacrée
Chichén
Itzá, contrairement à la majorité des sites,
ne possède pas de plan d'ensemble. Il est composé
de plusieurs unités qui, sur une surface de plus de 5 km2,
communiquent entre elles par des chaussées ou "sacbé",
sacbeob au pluriel, (chemin pavé ou "blanc"). L'unité
dominante est celle des Toltèques, entourée d'une
enceinte peu élevée percée de plusieurs entrées.
Les constructions réunissent les caractèristiques
de l'architecture toltèque : portiques à colonnes,
galeries, piliers, colonnes en forme de serpent, sculptures de Chac
Mool, sculptures anthropomorphes de type "atlantes",
porte-drapeaux, jaguars et aigles en ronde-bosse, tzompantli
ou mur des crânes et représentations de Quetzalcóatl,
baptisé Kukulkán en maya.
Le chac-mool était un intermédiaire entre
l'homme et les dieux. Notez la coupelle destinée à
recevoir les sacrifices.
Le
tzompantli est une construction en
bois avec 4 rangées de crânes empalés.
Les Toltèques adorateurs de ce dieu, l'imposèrent
aux populations dominées, de même que les rites sanguinaires
du sacrifice humain qui contraignaient à la guerre perpétuelle
pour la capture des victimes. Leur influence atteignit bientôt
la côte des Caraïbes.
Chichén Itzá
est considérée par certains comme la "nouvelle
Tula", ou même la "grande
Tula".
Le puits sacré
(cenote sagrado)
Ce puits naturel situé au bout d'un chemin de 300 mètres
de long part de la Grande Place du Château en direction du
Nord. Il a été utilisé uniquement à
des fins religieuses, cérémonielles et rituelles,
dédié qu'il était, au culte du dieu Chaac,
le dieu de la pluie et de l'eau. Il s'agit d'un puits circulaire
de 60 mètres de diamètre, dont les murs, quasiment
verticaux, tombent de 22 mètres jusqu'à la surface
de l'eau, profonde de 20 mètres environ. Le fond est recouvert
d'une épaisse couche de boue, et l'eau, du fait de la présence
d'algues et de micro-organismes, présente différents
tons de verts. Certains murs sont encore dans leur état d'origine,
mais dans la partie sud on peut voir que des modifications ont été
apportées; une sorte de tribune a été aménagée
ultérieurement afin de permettre à des spectateurs
d'observer les rites et les cérémonies qui avaient
lieu en cet endroit.
Ce puits était considéré comme un lieu sacré,
on y réalisait des sacrifices d'enfants, de jeunes filles
et de guerriers qui étaient jetés au fond depuis une
plate-forme irrégulière disposée sur l'un des
bords; à côté de cette plate-forme se trouve
un bain de vapeur où les victimes, avant d'être sacrifiées,
étaient soumises à un rituel de purification.
Entre 1882 et 1968 des fouilles ont été réalisées
au fond du puits par des chercheurs qui ont récupéré
des objets de grande valeur et d'importantes pièces archéologiques
provenant de différents sites, ce qui prouve la présence
de pélerins qui venaient de régions proches de Chichén
Itzá ou de terres lointaines d'Amérique Centrale pour
déposer des offrandes aux divinités honorées
en ces lieux.
Les crânes des sacrifiés, de nombreux os et objets
ont été récupérés: grelots d'or
et de cuivre, disques en or ciselé représentant des
scènes historiques ou religieuses, disques et miroirs de
pyrite, perles de jade, boules de copal et de gomme, sculptures
de têtes et de queues de serpents, objets en bois tels que
petits bancs, manches et un bâton de commandement, porte-étendard
en forme de jaguars, anneaux et sandales de cuivre, pierres polies
provenant du Jeu de Pelote, vases, récipients en terre et
pointes de flèches.
La
plate-forme de Vénus
C'est une structure quadrangulaire avec un escalier sur chacun des
côtés; les rampes sont terminées dans leur partie
supérieure par des grandes têtes de serpents à
plumes. Sur les murs, des panneaux comportent des bas-reliefs dont
les thèmes se rapportent à Vénus, planète
étudiée par les astronomes mayas. Les chroniqueurs
espagnols rapportent que sur ces plateformes se déroulaient
des spectacles. Cette plate-forme est composée de divers
éléments : dans les espaces en retrait, Vénus
est représentée sortant de la gueule d'un serpent
tandis que sur les panneaux en saillie elle est symbolisée
par le signe du mois pop, des bâtons liés
et une stellaire torsadée (fleur en forme d'étoile).
Sur le panneau de la corniche est sculpté un serpent entouré
de poissons.
La plate-forme de Vénus présente, sur chacun de ses
côtés, des serpents emplumés et des symboles
de Quetzalcóatl-Kukulcán. Aux angles, des glyphes
du mois Pop par lequel commençait l'année
et des symboles de Vénus, peut-être une représentation
de la relation du calendrier solaire avec les cycles de Vénus.
Le Castillo (Kukulkán)
Cette
pyramide de 60 m de côté et 24 m de haut est la construction
la plus imposante. Son antiquité est difficile à calculer,
mais les dates estimées par les experts le situent entre
les années 650 et 800 de notre ère. Ses caractéristiques
sont en rapport avec le calendrier solaire maya. Un escalier sur
chaque face donne accès au temple construit au sommet. Chacun
des escaliers se compose de 91 marches qui, au total, sont de 364.
En ajoutant la plate-forme supérieure, on obtient le chiffre
correspondant aux jours de l'année solaire. Sur chaque face
de la pyramide existent 522 sections de tablero, le nombre d'années
du "siècle", et les 9 étages, divisés
en deux par l'escalier, donnent les 18 mois de l'année composés
chacun de 20 jours. Les jours de l'équinoxe (21 mars-22 septembre),
l'ombre projetée sur le bord de l'escalier représente
le corps d'un serpent qui descend du sommet de la pyramide jusqu'au
sol et se prolonge vers les têtes sculptées posées
sur le sol.
,
C'est le jour de la "descente" de Quetzalcóatl.
Au cours de la restauration, un escalier situé sous celui
de l'extérieur, fut découvert, qui conduisait vers
un autre temple recouvert par la construction visible actuellement.
L'orientation particulière du "Castillo" n'est
pas le fruit du hasard. Elle est déplacée par rapport
au nord de 21°12' vers l'est. Elle résulte d'une recherche
méticuleuse qui permet un jeu de lumières et d'ombres
sans précédent les jours d'équinoxe, environ
une heure avant le coucher du soleil. Les angles des neuf degrés
projettent sur l'escalier nord une ombre qui semble donner corps
et mouvement aux têtes de serpent se trouvant à sa
base.
La
pyramide fut bâtie en deux étapes.
Le temple comporte un vestibule dans lequel on pénètre
entre deux colonnes en forme de serpents avec la gueule ouverte,
leurs corps en sont le fût, les queues soutiennent le linteau
de la porte et les têtes en forment la base. La salle intérieure
comporte deux pilastres décorés de bas-reliefs soutenant
la poutre du toit, un parement en talus, un mur vertical avec une
frise entre deux corniches dans la partie supérieure, et
trois panneaux. Derrière, une galerie avec trois portes donnent
sur les escaliers Sud, Est et Ouest. Sur l'entrée principale
se trouve un mascaron du dieu Chaac; le toit est orné de
créneaux en forme de coquillages coupés, symbolisant
la parure du dieu du vent et sur les jambages sont sculptés
des visages de prêtres et de guerriers.
A l'intérieur du Château se trouve une pyramide plus
petite qui renferme un autre temple, un trône en forme de
jaguar peint en rouge, tacheté d'incrustations de jade, les
crocs en silex, les yeux en jade et une sculpture de Chac Mool.
L'existence de cette construction à l'intérieur découle
de l'habitude de superposer les temples, un plus grand venant recouvrir
le précédent à l'issue d'un cycle de 52 ans.
Sur
chacune des quatre faces du Château, un des monuments les
plus impressionnants de ce site, se trouvent les grands escaliers
qui mènent au temple supérieur. Au départ des
rampes situées sur la partie nord sont disposées deux
énormes têtes de serpent à plumes, sculptées
dans la pierre, la gueule grande ouverte sur des crocs dressés,
avec une grande langue décorée de demi-cercles qui
rappellent le mouvement du soleil, tout ceci très certainement
en rapport avec Kukulkán-Quetzalcóatl.
Le culte rendu aux serpents venimeux comme le cobra et le symbolisme
qui s'y rattache ont été un trait des civilisations
anciennes, ce fut le cas pour le serpent à sonnettes dans
les cultures mésoamériques; ce culte a été
introduit dans la péninsule
du Yucatán vers la fin de la période classique
par les envahisseurs toltèques qui ont affermi leur pouvoir
et imposé leurs conceptions religieuses, artistiques et culturelles
ainsi que l'on peut s'en rendre compte en se référant
aux édifices et motifs décoratifs de la culture toltèque.

Suite à des accidents mortels, il n'est plus possible de
monter au sommet.
Le
temple des Guerriers
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Faisant partie de
l'ensemble des Mille Colonnes, le temple des Guerriers devait
être réservé aux sacrifices humains;
Bâti sur une plate-forme à étage décorée
d'aigles et de jaguars (soleil diurne et nocturne) dévorant
des coeurs humains, un vaste temple, dont le toit soutenu
par des piliers a disparu, laisse voir, à l'entrée,
deux piliers en forme de serpents, la queue dressée,
la tête sur le sol. Au fond, un autel dont la pierre
est soutenue par des représentations humaines appelées
"atlantes".
Deux Chac Mool trônaient, l'un sur l'escalier, l'autre
à l'entrée du temple.
Un second temple a été découvert sous
ce dernier, plus ancien, dont les colonnes peintes ont conservé
de leur éclat.
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Ce magnifique édifice, construit sur un
temple plus ancien, repose sur une base de 40 mètres de côté
et de 12 mètres de haut, avec plusieurs corps échelonnés
en talus et une corniche sculptée de guerriers, jaguars et
aigles dévorant des coeurs humains.
Le temple comporte deux salles : on y arrive par un escalier dont
les côtés sont décorés de serpents à
plumes, les têtes se trouvant dans la partie supérieure,
sur lesquelles se dressent des guerriers sculptés qui servaient
de porte-étendard. 
Face à l'entrée du temple se trouve un Chac Mool entre
deux colonnes en forme de serpents à plumes; ces colonnes
délimitent trois baies qui donnent accès à
la première salle du temple.
Les jambages de l'entrée sont ornés de bas-reliefs
et les piliers portent des sculptures représentant Kukulkán,
des guerriers et des personnages. Dans la seconde salle, également
maintenue par des piliers, un autel, soutenu par des atlantes, est
encastré dans le mur du fond; sur les murs extérieurs
se combinent des motifs décoratifs mayas et toltèques.
Au-dessus de la corniche de la partie inférieure court une
série de mascarons de Chaac de style Puuc et un haut-relief
représente le visage humain de Kukulkán sortant de
la gueule d'un serpent.
Au-delà de la plate-forme supérieure un escalier conduit
à deux pièces voûtées, avec des restes
de peintures sur les murs, vestiges de l'ancienne construction,
appelée sous-structure des Guerriers ou Temple du Chac Mool,
car en cet endroit on y a découvert une sculpture de ce personnage.
Le temple des Guerriers devait être réservé
aux sacrifices humains, comme l'indique la pierre en forme de pyramide
tronquée située devant l'autel, et qui servait à
cet usage.
Sur la corniche qui délimite le talus de la partie inférieure
du Temple des Guerriers se détache un mascaron représentant
Kukulkán-Quetzalcóatl avec un visage humain, sortant
de la gueule d'un serpent; sur le fond du mascaron sont sculptées
en bas-reliefs des griffes et des plumes d'oiseaux, réalisant
la combinaison du symbole de l'homme-oiseau-serpent. Le reste du
décor est constitué de masques de Chaac dans le style
Puuc.
Nous pouvons ainsi apprécier une combinaison de motifs décoratifs
mayas et toltèques avec des représentations d'inspiration
mythologique et religieuse, à la rencontre des deux cultures
: Kukulkán était en effet la divinité principale
à Chichén comme l'était Quetzalcóatl
à Tula et à Teotihuacán.
Dans la seconde salle de ce temple, encastré dans le mur
du fond, se trouve un autel soutenu par de petites sculptures d'atlantes;
ce sont des éléments toltèques typiques qui,
entre les années 1000 et 1250, constituaient une des bases
de la décoration des édifices de Chichén Itzá,
figurant des guerriers avec des pectoraux, des ceinturons et des
bracelets, tous ces éléments faisant partie de la
panoplie de leur profession.
En
haut de la partie supérieure des rampes de l'escalier qui
donne accès au Temple des Guerriers, deux têtes de
serpent à plumes sont sculptées dans la pierre, les
gueules ouvertes découvrant leurs crocs; elles servent de
piédestal à deux sculptures représentant des
guerriers, avec les mains jointes; ces guerriers de pierre servaient
de porte-étendard sur lesquels on accrochait les emblèmes
des Itzás et de leurs gouverneurs.
En face du portique du temple des Guerriers se
trouve une grande plate-forme sur laquelle on peut voir la sculpture
en pierre d'un Chac Mool; personnage typiquement toltèque,
il servait à présenter les offrandes, dans sa position
caractéristique : à demi couché, avec la tête
de côté et un récipient entre les mains.
Certains chercheurs voient en lui la représentation du messager
entre les hommes et les dieux.
Il est placé entre deux grands et beaux piliers serpentiformes,
symboles du dieu Kukulkán, sur lesquels se déroule
un splendide décor gravé. Les queues des serpents
soutenaient les linteaux de l'entrée alors que leurs grandes
têtes, agrémentées de cornes, servaient de base
au niveau du sol.
Bains
de Vapeur
On passe un portique à quatre colonnes pour entrer par une
petite porte à la salle de vapeur où se trouvent des
banquettes scellées aux murs; au fond existe toujours le
four dans lequel on chauffait les pierres sur lesquelles on jetait
de l'eau ainsi que de la fumée et de la vapeur.
Le
marché
Il s'agit d'une plate-forme peu élevée, avec des escaliers
sur les côtés et au centre; il n'est toutefois pas
certain que ce lieu ait servi de marché. La salle principale
consiste en une galerie avec de hauts murs dans la partie arrière,
des colonnes et des piliers devant et sur les côtés;
un banc de pierre court le long des murs et près de l'entrée
se trouve un autel décoré de figures humaines à
sa base de serpents à plumes sur sa corniche. L'entrée
était ornée de piliers avec des personnages sculptés;
derrière la galerie, les colonnes formaient un patio rectangulaire
et soutenaient certainement un toit de poutres et de feuilles de
palmes.
Le Groupe des Mille Colonnes
Il est constitué d'un grand nombre de piliers et de colonnes,
bon nombre d'entre eux magnifiquement sculptés entourant
une place carrée de grande dimension. Les colonnes et leurs
chapiteaux soutenaient des poutres sur lesquelles s'appuyaient des
voûtes en maçonnerie. Des noms ont été
donnés aux colonnes selon leur localisation : on parle ainsi
des Colonnades Nord, Nord-Est, Est, Sud-Est, Ouest et Nord-Est.
Le haut-relief du Groupe des Milles Colonnes :
Le Groupe des Milles Colonnes se trouve dans la zone maya-toltèque
du site archéologique et un grand nombre des colonnes et
piliers qui le composent présentent de très belles
sculptures aux motifs variés. On peut y voir un haut-relief
avec un personnage richement paré d'un panache de plumes,
d'oreillons et d'un anneau nasal, bel exemple de la somptuosité
de l'habillement des gouvernants et des prêtres. La classe
supérieure portait également des vestes de coton ornées
de plumes, des sandales et des bijoux de sade, d'obsidienne, de
coquillages et de peaux de jaguar.
La
plate-forme des Jaguars et des Aigles
De forme rectangulaire, elle possède sur chacun de ses côtés,
un escalier se termine par une grande tête de serpent à
plumes. Les murs sont décorés de panneaux avec des
bas-reliefs représentant des aigles ou des jaguars en train
de dévorer des coeurs humains tandis que la corniche supérieure
est ornée de guerriers couchés.
Le mur des Crânes
(tzompantli)
Le culte de la vie par la mort se retrouve sur les murs de cette
plate-forme couverte de têtes de morts, représentation
en pierre des monuments élaborés avec des crânes
humains enfilés sur des pieux (tzompantli).
Sans doute était-ce ici le lieu où l'on exposait au
public les têtes des victimes sacrifiés. Sur un mur
en talus repose un panneau encadré de deux corniches; celle
du haut est décorée de crânes en bas-reliefs
fichés sur des pieux; les corniches sont surmontées
de serpents, d'aigles en train de manger des coeurs, de guerriers
et de serpents à plumes, où l'on voit l'influence
du centre du Mexique.
Les mésoaméricains exposaient parfois les têtes
coupées de leurs ennemis. La représentation en pierre
de cette pratique se nomme tzompantli.

Le Temple des Jaguars et son annexe
Accessible par le côté-est du Jeu de Balle et tout
près du Mur des Crânes, ce petit temple forme une espèce
de tribune d'où les princes Itzá devaient, sans doute,
suivre le jeu. Il tient son nom d'une frise de jaguar très
décorative. A chaque angle, on voit clairement un jaguar
(la nuit) et un aigle (le jour) dévorant un coeur humain,
symbolisant ainsi l'offrande au soleil.
La plate-forme Est du Jeu de Pelote a été coupée
pour permettre la construction d'un soubassement auquel on accède
par un escalier étroit; de là, on arrive au temple
par un petit escalier dont les rampes sont ornées de bas-reliefs
sur le thème de Kukulkán. Le temple comporte un vestibule
et une salle avec un autel; sur les murs, on voit des restes de
peintures, parmi lesquelles une des batailles des Itzás.
Le panneau supérieur comporte deux serpents à plume
aux queux entrelacées, avec, au milieu les jaguars qui ont
donné son nom au temple; ils marchent en sens opposé
en direction de trois boucliers, symboles de la guerre; sur la frise
inférieure on remarque des serpents entrelacés. Derrière
le temple, au niveau du sol, se trouve la petite Annexe : elle est
formée d'une seule salle enjolivée de très
beaux éléments décoratifs. Les piliers délimitent
trois entrées; dans celle du milieu se dresse un trône
en pierre en forme de jaguar, animal symbolisant le pouvoir des
dirigeants mayas. On accède par trois entrées délimitées
par deux grandes colonnes représentant d'énormes serpents,
disposées de sorte que les queues servent de base; des guerriers
forment la décoration des linteaux et des jambages.
Le Jeu de Balle ou
Jeu de Pelote
L'ensemble du Jeu de Balle se situe autour de la piste bordée
de deux murs parallèles équipés d'anneaux (tachtli)
caractéristiques. Appelé tachtli par les Náhuas
et Pok-Ta-Pok par les Mayas, c'était en vérité
un curieux mélange de basket-ball et de hockey; deux équipes
s'affrontaient sur le terrain; le but du jeu était d'envoyer
une solide balle de "chiclé" au travers d'un anneau
scellé de chaque côté au milieu de la muraille.
Les joueurs ne pouvaient toucher la balle qu'avec la tête,
les coudes, les hanches et les genoux. Le jeu avait une signification
sacrée en rapport sans doute avec le soleil. L'équipe
perdante (ou gagnante ?) était sacrifiée aux dieux.
Une frise au bas d'un des murs paraît expliquer le sens de
cette cérémonie que les Conquistadors
découvrirent à leur arrivée à Mexico-Tenochtitlán
et qui est citée dans le Popol Vuh, le livre sacré
des Quichés. Un des joueurs vient, après la
partie, de décapiter un joueur de l'équipe adverse
: il tient encore son couteau de silex dans la main et la tête
de la victime dans l'autre. Les flots de sang qui jaillissent du
corps décapité prennent la forme de serpents dont
l'un se transforme en plantes couvertes de fleurs et de fruits.
De la mort jaillit la vie.
Les dimensions de ce véritable stade sont impressionnantes
: 168 mètres de long sur 70 de large.
-

Ces anneaux-buts étaient ornés de motifs s'inspirant
des divinités protectrices ainsi que de la symbolique astrale
et mythologique de ce jeu. L'anneau de pierre du terrain de jeu
de Chichén Itzá est décoré de serpents
à plumes représentant Kukulkán-Quetzalcóatl,
divinité de première importance dans la région
des habitants de ces lieux.
Dans le temple des Jaguars, qui domine le Jeu de Pelote, les restes
d'une peinture murale racontent la conquête de Chichén
Itzá par les Toltèques.
Le
Temple Nord
Cet édifice est situé dans la partie nord du mur du
Jeu de Pelote. Il ne comporte qu'une seule salle abondamment décorée
de bas-reliefs, représentant en particulier Kukulkán,
des guerriers à ses côtés et accompagné
de treize personnages. Sur le mur du fond, est sculptée une
curieuse tête d'un homme barbu.
Le
Temple Sud
Situé à l'extrémité sud du Jeu de Pelote,
il comporte une seule pièce, sans décoration sur sa
façade, une corniche avec moulures et frise et à l'entrée
six piliers sculptés de guerriers avec, au-dessus d'eux,
les hiéroglyphes de leurs noms. Sur les panneaux intérieurs,
Kukulkán est représenté sortant de la gueule
d'un serpent à plumes.
L'Ossuaire
Bien qu'ils soient de l'autre côté de la route, dans
le Vieux Chichén, un certain nombre de bâtiments appartiennent
également à l'époque toltèque. Certains
sont d'un grand intérêt et il ne faut absolument pas
négliger cette partie de la ville lors de votre visite. La
première pyramide qui se présente est la Tombe du
Grand Prêtre appelée aussi l'Ossuaire. C'est une petite
pyramide remise en état récemment dans laquelle on
a découvert sept tombes contenant des offrandes : coquillages,
grelots et figurines de cristal de roche et de jade. Les grands
serpents et la décoration en partie reconstituée,
de ses pans inclinés appartiennent au style toltèque,
de même que les autels alignés devant l'escalier principal.
Celui de plan carré paraît l'ébauche de la plate-forme
de Vénus sur la grande place. Dans les murs sont encastrées
des pierres formant des marches qui permettaient d'atteindre une
grotte naturelle, symbolisant le passage au monde des morts.
La
Maison du Cerf
Elle a reçu ce nom, car, selon la tradition, il y avait sur
l'un des murs intérieurs une peinture de cerf. C'est un petit
temple à trois chambres, érigé sur une plate-forme
aux angles arrondis, auquel on accède par un escalier central.
La façade et la frise sont lisses, séparées
par des moulures composées et surmontées d'une grande
"cresteria" (crête faîtière) très
endommagée, sans aucun ornement.
La
Maison Rouge ("Casa Colorada" ou Chichanchob)
C'est la construction suivante, en pur style Puuc, avec des masques
de Chac au-dessus des portes. A l'arrière son soubassement
servait de tribune à un petit jeu de Pelote dont seules quelques
pierres sculptées trahissent la présence. Ce temple
domine encore quelques structures plus ou moins ruinées,
dont au nord, la maison du cerf. On l'appelle également la
Maison Rouge du fait de la présence d'une bande de couleur
rouge sur le parement du portique. Ce temple domine encore quelques
structures plus ou moins ruinées, dont au nord, la maison
du cerf. Cette dernière a reçu ce nom car, selon la
tradition, il y avait sur l'un des murs intérieurs une peinture
de cerf. C'est un petit temple à trois chambres, érigé
sur une plate-forme aux angles arrondis, auquel on accède
par un escalier central. La façade et la frise sont lisses,
séparées par des moulures composées et surmontées
d'une grande "cresteria" (crête faîtière)
très endommagée, sans aucun ornement.
Chichén Viejo
Toujours dans le vieux Chichén : l'Observatoire
(Caracol)
Cette
curieuse construction, bâtie sur une plate-forme rectangulaire,
est le résultat de superpositions successives dont la dernière,
circulaire, est contemporaine de l'arrivée des influences
des hauts plateaux mexicains. Les fenêtres situées
au sommet permettaient l'observation des astres, et ce grâce
à leurs orientations très précises. En passant
par la droite, vous rencontrerez le plan cruciforme d'un bain rituel
(temazcal).
Egalement connu sous le nom de El Caracol
(l'escargot), cet édifice appartient à la période
de transition entre les années 900 et 1000. Il est tout d'abord
constitué d'une plate-forme rectangulaire d'un seul tenant
avec un mur en talus surmonté d'une corniche à angles
arrondis de 6 mètres de haut; du nord au sud, cette plateforme
mesure 67 mètres et 52 mètres de l'est à l'ouest;
On y monte par un escalier dont les rampes sont décorées
de serpents entrelacés.
Sur ce terre-plein a été construit une base circulaire
de 11 mètres de diamètre et de 3,70 mètres
de haut ornée de corniches avec moulures et de mascarons
représentant le dieu Chaac; cette base sert d'appui à
un autre édifice circulaire de 16 mètres de diamètre
et de 5 mètres de haut avec banquette en talus, moulure saillante
et un mur rehaussé d'une autre moulure. En face on trouve
une terrasse de 20 mètres de long et de 6,5 mètres
de large et un mur avec moulure; cet ensemble a été
ensuite recouvert d'une autre terrasse entourée de porte-encens
de pierre en forme de crânes humains; sur les terrasses se
dresse la construction cylindrique qui constitue la salle d'observation.
En examinant la tour, qui monte à partir du premier soubassement,
on peut constater qu'à l'origine la construction n'était
constituée que d'une structure élémentaire
dans laquelle se trouve l'escalier en colimaçon (caracol)
qui donne son nom à l'édifice. L'escalier conduisait
à la salle d'observation; ensuite, avec l'édification
des deux autres soubassements, une salle est venue s'ajouter au
noyau initial puis est apparue la terrasse qui encercle la tour.
L'escalier en colimaçon mène à l'observatoire,
une petite pièce comportant des meurtrières de visée
à partir desquelles se réalisait l'observation des
astres.
Les astronomes mayas ont été capables de définir
la position des différents corps célestes et se consacraient
à l'observation de leurs mouvements. Sur la base de calculs
astronomiques et mathématiques très précis,
ils ont mis au point un calendrier solaire, Haab, de 365
jours, divisé en 18 mois de 20 jours plus 5 jours "supplémentaires"
et un calendrier rituel, Tzolkin, qui déterminait
la vie de la population et le destin des hommes; il y avait en fait
une utilisation combinée de ces deux calendriers; parmi leurs
tâches, figurait également la recherche de l'harmonie
de L'Univers en perpétuel mouvement et de la répétition
de ses cycles dans le temps.
La Tour de l'Observatoire : il s'agit d'une salle circulaire percée
de meurtrières de visée à partir desquelles
les astronomes mayas étudiaient les phénomènes
célestes. Leurs connaissances astronomiques telles que la
détermination des cycles du soleil, de la lune et de Vénus,
le calcul des éclipses solaires et le déplacement
des constellations, en particulier des Pléiades, appelées
Tzab, ont été obtenues à l'aide d'instruments
rudimentaires utilisés à partir de constructions spécifiques,
comme le "Caracol". L'astronomie était liée
à la conception du monde des Mayas qui considéraient
le cosmos comme le champ d'action des forces sacrées et les
astres, des dieux dont dépendait la vie de l'homme.
Un peu après, on poursuit vers le
Temple des Panneaux sculptés célèbrant
à merveille les épousailles des architectures maya
et toltèque. Les parois latérales montrent en coupe
comment la voûte à encorbellement, se libérant
du mur-parapluie, reposait sur des piliers qui agrandissaient considérablement
l'espace intérieur. On y célébrait des rituels
liés à l'élément feu. Ce temple a été
construit en deux étapes: tout d'abord, sur un soubassement,
a été édifié le temple comportant un
portique à trois entrées, deux colonnes serpentiformes
et une salle avec une banquette; une autre salle a été
ajoutée ultérieurement à laquelle on accède
par un portique à quatre colonnes; en son intérieur,
se dresse une double file de colonne et un banc court le long de
trois de ses murs. Un premier escalier a été détruit
pour être remplacé par un autre qui passe par le toit
pour arriver au temple. Sur les murs extérieurs de la construction
réalisée durant la seconde étape, on peut voir
des panneaux remarquablement exécutés qui ont donné
son nom au temple. Ils sont composés de trois files de bas-reliefs
comportant différents motifs, parmi lesquels : des guerriers,
des dieux, des oiseaux, des serpents, des singes, des jaguars, des
arbres et une hutte avec trois personnages.
Palais des Nonnes,
annexe et église
A une centaine de mètres de là s'élève
un groupe de bâtiments appelés le Palais des
Nonnes avec l'annexe et l'église, bien qu'ils n'aient
eu, encore une fois, aucun rapport avec le symbolisme religieux
chrétien. C'est ici le style Chénès le plus
pur qui règne, avec l'omniprésence du Masque de Chaac
entouré de motifs baroques. Ce palais est à deux étages,
juché sur un socle imposant flanqué d'un grand escalier,
le tout en très mauvais état !
L'église doit son nom à sa proximité avec l'Edifice
des Nonnes; sa construction remonte aux VIIe et VIIIe siècles,
à l'époque où fleurissaient le style Puuc.
L'intérieur comporte une salle voûtée, de forme
rectangulaire, avec une porte sur la face ouest. La décoration,
basée sur la symétrie, est essentiellement réalisée
en mosaïques de pierre. La frise comporte trois mascarons de
Chaac, le dieu de la pluie, disposés au centre et
à chacune des extrémités, les plus remarquables
sont les mascarons desquels se détachent les nez stylisés
en forme de trompe, dans le typique style de représentation
de cette divinité.
Entre ces masques sont disposés, par groupes de deux et à
l'intérieur de niches, des personnages que l'on pense être
les quatre bacabs ou dieux "porteurs du ciel"
qui sont ici représentés par le tatou, l'escargot,
la tortue et le crabe, se distinguant les uns des autres par la
position qu'ils occupent sur les quatre points cardinaux.
Sur toute la partie supérieure de la façade se déroule
un décor en forme de serpent; sur le haut de la "cresteria",
trois mascarons de Chaac font saillie tandis que dans sa
partie inférieure s'étend une frise bordée
de grecques échelonnées que l'on peut voir également
au départ de la crête faitière.
Sur les côtés de l'édifice et sur la partie
postérieure, les motifs décoratifs : grecques, mascarons
et une frange dentée sur la corniche, sont beaucoup plus
simples, comparés à la richesse de l'ornementation
de la façade.
L'annexe du Palais des Nonnes
C'est un édifice parmi les plus beaux et les plus harmonieux
du style Chénès de Chichén Itzá; il
est de plan rectangulaire, comporte trois galeries parallèles
de trois chambres chacune, plus deux salles ajoutées ultérieurement
donnant à l'est et à l'ouest. Les faces nord et sud
sont décorées de panneaux en forme de jalousies et
les angles de la façade se terminent par des mascarons de
Chaac; sur la frise, entourée de moulures, se trouvent
également des mascarons. Les deux moulures supérieures
font tout le tour de l'édifice, enserrant un bas-relief en
pierre d'un serpent en reptation.
La façade orientale présente un grand nombre d'éléments
décoratifs, parmi lesquels ressortent les mascarons et les
têtes aux nez recourbés (symboles du dieu de la pluie);
elles sont placées de telle façon autour de la porte
que l'on a l'impression d'entrer par une gueule ouverte munie de
crocs, ce qui pourrait faire penser au passage dans le monde des
dieux.
Au-dessus de la moulure qui encadre l'entrée, on voit un
médaillon entouré de grecques, à l'intérieur
duquel se trouve un personnage assis, coiffé d'un plumet.
Les façades nord et sud comportent des moulures surmontées
de motifs allégoriques en relation avec la queue du serpent
à sonnettes; ils paraissent avoir été ajoutés
bien après la construction de cet édifice. Le linteau
situé au-dessus de la porte présente une inscription
hiéroglyphique interprétée comme la représentation
de l'année 800 de notre ère.
L'édifice se termine par une moulure avec corniche qui, semble-t'il,
était autrefois surmontée, sur la façade principale,
d'une "cresteria", ainsi que l'on peut s'en rendre compte
sur un dessin d'après nature exécuté par l'artiste
anglais Frederik Cayherwood lorsqu'il a visité Chichén
Itzá au milieu du siècle dernier.
Médaillon de la façade de l'Annexe des Nonnes : Les
personnages importants de la classe gouvernementale utilisaient,
comme ornement et comme marque de leur pouvoir, des coiffures compliquées
faites des plumes de différents oiseaux, provenant en particulier
de la queue du quetzal qui vit dans les forêts tropicales
du sud de l'Etat de Chiapas et du Guatemala. La splendeur de la
coiffure dénote l'importance du personnage assis qui orne
la partie supérieure de l'entrée de l'édifice.
Le médaillon est totalement encadré de grecques et
de mascarons.
Le
Temple de la Série Initiale
C'est un ensemble de temples appelés "Grupo de la Fecha";
le plus important est celui de la Série Initiale où
l'on trouve la seule inscription hiéroglyphique de l'Ancien
Chichén portant une date complète; on y lit : 10.2.9.1.9
Muluc 7 Zac, ainsi que : 10.2.10.0.0., 2 Ahau, correspondant à
l'année 879 ap.J.-C., époque du maya classique. Elle
est inscrite sur un linteau posé sur deux colonnes monumentales
de type "atlantes". Généralement,
les inscriptions mayas débutent par ce que l'on appelle le
compte long ou série initiale qui sert à indiquer
les baktums (cycle de plus ou moins 400 ans), les katunes (20 tunes),
les tunes lannées), les vinales (20 kines) et les kines (jours).
Le
Temple des Atlantes
Il s'agit d'une petite construction dont l'entrée était
entourée d'atlantes qui en constituaient le décor
principal; une partie de leur habillement consistait en pectoraux,
bracelets, ceinturons et protège-nez; tous ces éléments
qu'ils utilisaient pour indiquer leur profession et leur rang permettaient
de les identifier comme des guerriers. La façon dont avaient
été disposés leurs bras et leurs mains laissent
penser que ces atlantes avaient pour fonction de supporter la base
du toit. Ce type de sculpture est la manifestation, dans le domaine
artistique et culturel, de l'influence toltèque du centre
du Mexique qui s'est peu à peu intégrée
à la culture maya.
Le
Temple des Hiboux
Situé au milieu de la végétation dans la zone
de l'ancien Chichén, il n'en reste que quelques piliers ornés
de remarquables bas-reliefs représentant ces oiseaux qui,
peut-être, ont pu être pris comme symboles de la nuit
ou comme les augures de la mort ou du malheur. Il est possible que
l'utilisation du hibou comme élément décoratif
dans la Péninsule soit due aux envahisseurs toltèques;
les Mayas utilisaient habituellement d'autres oiseaux dans la décoration,
soit représentés de façon réaliste,
soit combinés avec des traits humains pour créer ainsi
que des êtres fantastiques et mythologiques.
Le
Temple des Trois Linteaux
De plan rectangulaire, ce temple est composé de trois chambres
dont les portes sont surmontées de linteaux sculptés;
sur l'un d'eux la date de l'année 850 ap.J.-C. est inscrite.
La partie supérieure de la façade est ornée
d'un serpent en reptation, de rangées de colonnettes et de
mascarons de Chaac aux deux angles. Le décor de
la partie arrière est constitué de panneaux en forme
de jalousies et de colonnettes.
Pour compléter la visite, il faut encore signaler la Akab
Dzib, la maison du Glyphe Mystérieux, ornée
d'inscriptions qui n'ont pu être déchiffrées
sur le linteau qui surmonte la porte principale, au sud. Cette structure
est constituée de deux chambres ainsi que de deux édifices
composés de huit galeries recouvertes de voûtes mayas,
ces galeries se rejoignent au nord et au sud. La façade,
surmontée d'une "cresteria", est ornée de
grecques géométriques; la porte S
est surmontée d'un linteau en pierre sur lequel est sculpté
un prêtre entouré de hiérogkyphes qui n'ont
pas encore été déchiffrés, d'où
le nom akab-dzib, "écriture obscure".
Non loin de là s'ouvre le petit cenote
de Xtoloc, entièrement naturel qui n'eut
pas la fonction sacrificielle de son grand collègue du "Nouveau
Chichén".
Le site est ouvert tlj 8h à 17h,
tarif d'entrée de $51 ou $111 avec spectacle son et lumière
inclus (19h, nov-mar ou 20h, avr-oct - durée 60 mn).
Il est situé à 45 mn de Valladolid. Compte tenu du
nombre de touristes, il est vivement conseillé de faire l'ouverture
le matin.
Le spectacle "son et lumière" combinant illumination,
musique et voix évoquent les événements historiques
de Chichén Itzá, mettant de façon exceptionnelle
le Château en valeur.
Ce site est inscrit au Patrimoine culturel mondial de l'Unesco
depuis 1988 : 
La pyramide de Kukulkán fait partie des
sept nouvelles merveilles du monde parmi 21 sites
des cinq continents en prenant compte du vote des millions d'internautes.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le site de Chichén
Itzá
Pour vous y rendre : accessible facilement de Mérida,
Valladolid,
Cancun, Tulum et Playa
del Carmen, directement à l'entrée principale
du site. Pour le retour, possibilité d'achat des billets
avec la compagnie ADO
au bureau de Ticket Bus situé dans le hall
d'accueil du site. Bus de la compagnie Oriente
font également les trajets pour Valladolid,
Cancun et Mérida
(arrêts plus fréquents dans les villages donc plus
lents).
Distributeurs automatiques et bureaux de change disponibles dans
le Hall de l'hôtel Mayaland et dans la galerie marchande,
à l'entrée du site. Consignes de bagages disponibles
également.
On vous encourage à acheter l'artisanat vendu dans le site.
On a été surpris quant au prix et à la qualité
de leur travail !
Plan de l'état du Yucatán
: 
Localiser Chichén Itzá et ses points d'intérêt
sur notre carte interactive
 Notre
sélection d'hôtels à Chichén Itzá
:
Les hôtels de cette localité sont en cours de réactualisation !
EK'BALAM,
" Jaguar noir"
Cette grande cité de 12 km2 fut fondée, semble t'il,
par le seigneur Ek'Balam qui y régna durant
40 ans. Les majestueuses constructions qui datent de la Période
Classique Tardive (900 après J.C.) furent construites
sur deux places principales - Nord et Sud - dans une aire centrale
entourée de deux murailles défensives avec cinq entrées.
Grâce aux travaux d'exploration et de restauration entrepris
en 1994 par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH),
des pièces surprenantes furent mises à jour. La riche
décoration en pierre taillée ou stuc modelé
et polychrome se caractérise par son style unique. L'architecture
monumentale, les stèles, le réseau de chemins et les
textes glyphiques témoignent qu'Ek'Balam fut une riche capitale
qui contrôlait une région très peuplée.
En entrant par le sud et après avoir contourné un
jeu de pelote, vous arrivez sur la place
sud entourée de deux constructions
jumelles côte à côté appelées "Gemelas"
et le Palais oval (Palacio Oval).
Quelques stèles à l'effigie d'un souverrain ont été
relevées sur une petite plate-forme, et d'autres complètent
ce lieu de résidence de l'élite.
La
grande surprise et qui est récente (1999), est la découverte
lors de fouilles, sur la place nord, de l'Acropole,
immense structure à étages, l'un sur l'autre de 158
m de long, 68 m de large et 32 m de haut. Un nombre important de
pièces sur différents niveaux sont reliées
par des escaliers, semblables aux passages secrets des châteaux
de l'Europe médiévale. A mi-hauteur est apparue la
façade entière d'un temple, dont
la décoration s'apparente beaucoup plus à la sculpture
flamboyante de Copán qu'au style postclassique de sa voisine
Chichén Itzá. Sur fond de mascarons, des personnages
modelés en stuc arborant des panaches de plumes dans le dos,
et apparraissent comme des anges. Au-dessus de la porte en forme
de gueule de jaguar, un autre est assis jambes pendantes sur le
rebord d'une corniche.
Au pied de l'escalier central, des têtes de serpent-dragon
tirent une langue bifide où apparaît l'emblème
d'Ek'Balam, cité dont on découvrira avec le temps,
l'importance parmi les royaumes du Nord. La vue est imprennable
du sommet !
Ce
site encore peu fréquenté, ouvert au public est en
cours de restauration pour de nombreuses années. Il se trouve
à moins de 20 km de Valladolid
- trés beau site - Ouvert tlj 8h à 17h, tarif
d'entrée de $51, gratuit le dimanche -
Plan des sites archéologiques : Dzibilchaltun
et Ek'Balam : 
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le site d'Ek'Balam
Pour vous y rendre :
Prendre un combi qui part de la calle 44, angle 35 et 37 de Valladolid
à destination de Santa Rita, à 4 km du site.
Moyennant un petit supplément, le combi vous déposera
sur place.
Localiser
Ek'Balam et ses points d'intérêt sur notre carte interactive
 
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