|
CHICHÉN
ITZÁ
Site archéologique situé dans l'état du Yucatán
à 120 km de Mérida
sur la route Mérida-Cancun.
Cette ville sacrée était l'un des plus grands centres
mayas de la péninsule du Yucatán.
Tout le long de son histoire, qui s'étend sur presque mille
ans, la ville fut embellie grâce à la contribution
de différents peuples. Mayas, Toltèques et Iztáes
ont laissé sur la pierre des monuments et des oeuvres artistiques,
l'empreinte de leur vision du monde et de l'univers.
Chichén
Itzá veut dire "la bouche du puits des Itzás".
Cet important centre cérémonial conjugue grandeur
et nature. Selon le livre sacré du Chilam Balaum, ce puits
aurait été découvert au Vème siècle
de notre ère par les Itzás qui l'auraient abandonné
deux siècles plus tard. Cette tribu émigra vers la
région de Champotón d'où elle revint, deux
siècles et demis plus tard, influencée ou plus exactement
accompagnée par les Toltèques
pour s'y établir à la fin du IXème siècle.
Ces groupes guerriers établirent une ligue entre les chefs
des principales familles, les Xius de Uxmal,
les Cocoms de Mayapán
et les Itzás de Chichén
Itzá. Mais ces derniers, trahis par les Cocoms, émigrèrent
à nouveau vers le Petén du Guatemala, où ils
formèrent à Tayasal, l'actuelle Flores, un Empire
indépendant qui résista aux assauts des Espagnols
jusqu'en 1697.
Pendant la conquête espagnole, Francisco de Montejo tenta
de s'y établir, mais il fut expulsé de Chichén
Itzá par les Mayas commandés par Canek.
L'endroit dut être habité plus tôt, mais ce n'est
que pendant la période classique, du VII au Xème siècles
que l'on édifia les premiers ensembles de pierre, tels ceux
connus sous le nom de Palais des Nonnes
et son annexe l'église, l'Akak Dzib, le Chichan-chob, la
Casa del Venado (maison du cerf) et le temple des Panneaux.
Ces constructions, contemporaines de celles d'Uxmal, par exemple,
leur sont très ressemblantes.
Pendant l'occupation toltèque,
de nouveaux monuments furent édifiés, en particulier
la pyramide connue sous le nom d'El Castillo, le temple
des Mille Colonnes incluant le temple des Guerriers, le Jeu de Balle
et les temples annexes, ainsi que le Tzompantli (le mur des crânes),
la plate-forme de Vénus, etc..
Après son abandon, Chichén
Itzá conserva son caractère sacré et des
pèlerinages étaient organisés dans l'ensemble
du Yucatán et
des provinces voisines pour visiter le puits sacré "dzonot"
en maya (cenote dans
le langage populaire), et y faire des sacrifices.
La
ville sacrée
Chichén
Itzá, contrairement à la majorité des sites,
ne possède pas de plan d'ensemble. Il est composé
de plusieurs unités qui, sur une surface de plus de 5 km2,
communiquent entre elles par des chaussées ou "sacbé",
sacbeob au pluriel, (chemin pavé ou "blanc"). L'unité
dominante est celle des Toltèques, entourée d'une
enceinte peu élevée percée de plusieurs entrées.
Les constructions réunissent les caractèristiques
de l'architecture toltèque : portiques à colonnes,
galeries, piliers, colonnes en forme de serpent, sculptures de Chac
Mool, sculptures anthropomorphes de type "atlantes",
porte-drapeaux, jaguars et aigles en ronde-bosse, tzompantli
ou mur des crânes et représentations de Quetzalcóatl,
baptisé Kukulcán en maya.
Le chac-mool était un intermédiaire entre
l'homme et les dieux. Notez la coupelle destinée à
recevoir les sacrifices.
Le tzompantli est une construction
en bois avec 4 rangées de crânes empalés.
Les Toltèques adorateurs de ce dieu, l'imposèrent
aux populations dominées, de même que les rites sanguinaires
du sacrifice humain qui contraignaient à la guerre perpétuelle
pour la capture des victimes. Leur influence atteignit bientôt
la côte des Caraïbes.
Chichén Itzá
est considérée par certains comme la "nouvelle
Tula", ou même la "grande
Tula".
Le puits sacré
(cenote sagrado)
Ce puits naturel d'environ 60 m de diamètre atteint une profondeur
de plus de 300 m. Le niveau de l'eau est à 15 m du sol .
Ce puits rituel a été fouillé par E.Thompson
à la fin du XIXème siècle. La présence
de nombreux ossements humains confirma les légendes et les
récits de sacrifices humains. Il fut le coeur des activités
religieuses du Monde Maya. D'innombrables trésors ont été
récupérés, la plupart d'entre eux en provenance
de lieux aussi éloignés que la Colombie et le sud-ouest
des Etats-Unis !
Le Castillo (Kukulcán)
Cette
pyramide de 60 m de côté et 30 m de haut est la construction
la plus imposante. Son antiquité est difficile à calculer,
mais les dates estimées par les experts le situent entre
les années 650 et 800 de notre ère. Ses caractéristiques
sont en rapport avec le calendrier solaire maya. Un escalier sur
chaque face donne accès au temple construit au sommet. Chacun
des escaliers se compose de 91 marches qui, au total, sont de 364.
En ajoutant la plate-forme supérieure, on obtient le chiffre
correspondant aux jours de l'année solaire. Sur chaque face
de la pyramide existent 522 sections de tablero, le nombre d'années
du "siècle", et les 9 étages, divisés
en deux par l'escalier, donnent les 18 mois de l'année composés
chacun de 20 jours. Les jours de l'équinoxe (21 mars-22 septembre),
l'ombre projetée sur le bord de l'escalier représente
le corps d'un serpent qui descend du sommet de la pyramide jusqu'au
sol et se prolonge vers les têtes sculptées posées
sur le sol. C'est le jour de la "descente" de Quetzalcóatl.
Au cours de la restauration, un escalier situé sous celui
de l'extérieur, fut découvert, qui conduisait vers
un autre temple recouvert par la construction visible actuellement.
La pyramide fut bâtie en deux étapes. A l'intérieur,
dans l'antichambre, on peut voir une sculpture de Chac Mool et une
sculpture en forme de jaguar peint en rouge et tacheté d'incrustations
de jade, les crocs en silex, les yeux en jade.
Suite à des accidents mortels, il n'est plus possible de
monter au sommet.
Le
temple des Guerriers
|
|
Formant partie de
l'ensemble des Mille Colonnes, le temple des Guerriers devait
être réservé aux sacrifices humains,
comme l'indique la pierre en forme de pyramide tronquée
située devant l'autel, et qui servait à cet
usage. Bâti sur une plate-forme à étage
décorée d'aigles et de jaguars (soleil diurne
et nocturne) dévorant des coeurs humains, un vaste
temple, dont le toit soutenu par des piliers a disparu,
laisse voir, à l'entrée, deux piliers en forme
de serpents, la queue dressée, la tête sur
le sol. Au fond, un autel dont la pierre est soutenue par
des représentations humaines appelées "atlantes".
Deux Chac Mool trônaient, l'un sur l'escalier, l'autre
à l'entrée du temple.
Un second temple a été découvert sous
ce dernier, plus ancien, dont les colonnes peintes ont conservé
de leur éclat.
|
Le Jeu de Balle ou
Jeu de Pelote
L'ensemble du Jeu de Balle se situe autour de la piste bordée
de deux murs parallèles équipés d'anneaux (tachtli)
caractéristiques. Appelé tachtli par les Náhuatls
et Pok-Ta-Pok par les Mayas, c'était en vérité
un curieux mélange de basket-ball et de hockey; deux équipes
s'affrontaient sur le terrain; le but du jeu était d'envoyer
une solide balle de "chiclé" au travers d'un anneau
scellé de chaque côté au milieu de la muraille.
Les joueurs ne pouvaient toucher la balle qu'avec la tête,
les coudes, les hanches et les genoux. Le jeu avait une signification
sacrée en rapport sans doute avec le soleil. L'équipe
perdante (ou gagnante ?) était sacrifiée aux dieux.
Une frise au bas d'un des murs paraît expliquer le sens de
cette cérémonie que les Conquistadors
découvrirent à leur arrivée à Mexico-Tenochtitlán
et qui est citée dans le Popol Vuh, le livre sacré
des Quichés. Un des joueurs vient, après la
partie, de décapiter un joueur de l'équipe adverse
: il tient encore son couteau de silex dans la main et la tête
de la victime dans l'autre. Les flots de sang qui jaillissent du
corps décapité prennent la forme de serpents dont
l'un se transforme en plantes couvertes de fleurs et de fruits.
De la mort jaillit la vie. Les dimensions de ce véritable
stade sont impressionnantes : 95 mètres de long sur 35 de
large.
Dans le temple des Jaguars, qui domine le Jeu de Balle, les restes
d'une peinture murale racontent la conquête de Chichén
Itzá par les Toltèques.
Le Temple des Jaguars et des Aigles
Accessible par le côté est du Jeu de Balle et tout
près du Mur des Crânes, ce petit temple forme une espèce
de tribune d'où les princes Itzá devaient, sans doute,
suivre le jeu. Il tient son nom d'une frise de jaguar très
décorative. A chaque angle, on voit clairement un jaguar
(la nuit) et un aigle (le jour) dévorant un coeur humain,
symbolisant ainsi l'offrande au soleil.
Le mur des Crânes
(tzompantli)
Le culte de la vie par la mort se retrouve sur les murs de cette
plate-forme couverte de têtes de morts, représentation
en pierre des monuments élaborés avec des crânes
humains enfilés sur des pieux (tzompantli).
Sans doute était-ce ici le lieu où l'on exposait au
public les têtes des victimes.

Les mésoaméricains exposaient parfois les têtes
coupées de leurs ennemis. La représentation en pierre
de cette pratique se nomme tzompantli.
La plate-forme de Vénus
présente, sur chacun de ses côtés, des serpents
emplumés et des symboles de Quetzalcóatl-Kukulcán.
Aux angles, des glyphes du mois Pop par lequel commençait
l'année et des symboles de Vénus, peut-être
une réprésentation de la relation du calendrier solaire
avec les cycles de Vénus.
Chichén Viejo
Bien qu'ils soient de l'autre côté de la route,
dans le Vieux Chichén, un certain nombre de bâtiments
appartiennent également à l'époque toltèque.
Certains sont d'un grand intérêt et il ne faut absolument
pas négliger cette partie de la ville lors de votre visite.
La première pyramide qui se présente est la Tombe
du Grand Prêtre appelé aussi l'Ossuaire.
C'est une petite pyramide remise en état récemment
qui contenait des ossements humains. Les grands serpents et la décoration
en partie reconstituée, de ses pans inclinés appartiennent
au style toltèque, de même que les autels alignés
devant l'escalier principal. Celui de plan carré paraît
l'ébauche de la plate-forme de Vénus sur la grande
place.
La Maison Rouge (Casa Colorada ou Chichanchob)
est la construction suivante, en pur style Puuc, avec des masques
de Chac au-dessus des portes. A l'arrière son soubassement
servait de tribune à un petit jeu de Pelote dont seules quelques
pierres sculptées trahissent la présence. Ce temple
domine encore quelques structures plus ou moins ruinées,
dont au nord, la maison du cerf.
Toujours
dans le vieux Chichén : l'Observatoire (Caracol)
Cette curieuse construction, bâtie sur une plate-forme rectangulaire,
est le résultat de superpositions successives dont la dernière,
circulaire, est contemporaine de l'arrivée des influences
des hauts plateaux mexicains. Les fenêtres situées
au sommet permettaient l'observation des astres, et ce grâce
à leurs orientations très précises. En passant
par la droite, vous rencontrerez le plan cruciforme d'un bain rituel
(temazcal).
Un peu après, on poursuit vers le Temple des Panneaux
célèbrant à merveille les épousailles
des architectures maya et toltèque. Les parois latérales
montrent en coupe comment la voûte à encorbellement,
se libérant du mur-parapluie, reposait sur des piliers qui
agrandissaient considérablement l'espace intérieur.
On y célébrait des rituels liés à l'élément
feu.
Palais des Nonnes
A une centaine de mètres de là s'élève
un groupe de bâtiments appelés le Palais des
Nonnes avec l'annexe et l'église, bien qu'ils n'aient
eu, encore une fois, aucun rapport avec le symbolisme religieux
chrétien. C'est ici le style Chénès le plus
pur qui règne, avec l'omniprésence du Masque de Chac
entouré de motifs baroques. Ce palais est à deux étages,
juché sur un socle imposant flanqué d'un grand escalier,
le tout en très mauvais état ! L'annexe, une aile
plus récente rajoutée côté est, possède
une façade spectaculaire avec un dignitaire assis, pieds
et mains croisés. L'entrée symbolise une grande gueule
ouverte entourée de dents ou de crocs ! Flirtant avec un
de ses angles, l'église est un beau chef d'oeuvre du style
puuc. De part et d'autre du masque central, les quatre personnages
au buste zoomorphe, assis de profil sur des trônes, représentent
sans doute les quatre bacabs, porteurs
du monde terrestre. Deux d'entre eux, la tortue et l'escargot sont
facilement identifiables.
Pour compléter la visite, il faut encore signaler la Akab
Dzib, la maison du Glyphe Mystérieux, ornée
d'inscriptions qui n'ont pu être déchiffrées
sur le linteau qui surmonte la porte principale, au sud.
Non loin de là s'ouvre le petit cenote
de Xtoloc, entièrement naturel qui n'eut
pas la fonction sacrificielle de son grand collègue du "Nouveau
Chichén".
Le site est ouvert tlj 8h à 17h,
tarif d'entrée de $48 ou $98 avec spectacle son et lumière
inclus (19h, nov-mar ou 20h, avr-oct - durée 60 mn).
Il est situé à 45 mn de Valladolid. Compte tenu du
nombre de touristes, il est vivement conseillé de faire l'ouverture
le matin.
Ce site est inscrit au Patrimoine culturel mondial de l'Unesco
depuis 1988 : 
La pyramide de Kukulcán fait partie des
sept nouvelles merveilles du monde parmi 21 sites
des cinq continents en prenant compte du vote des millions d'internautes.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le site de Chichén
Itzá
Pour vous y rendre : accessible facilement de Mérida,
Valladolid,
Cancun, Tulum et Playa
del Carmen, directement à l'entrée principale du
site. Pour le retour, possibilité d'achat des billets avec
la compagnie ADO
au bureau de Ticket Bus situé dans le hall
d'accueil du site. Bus de la compagnie Oriente font
également les trajets pour Valladolid,
Cancun et Mérida
(arrêts plus fréquents dans les villages donc plus lents).
Distributeurs automatiques et bureaux de change disponibles dans le
Hall de l'hôtel Mayaland et dans la galerie marchande, à
l'entrée du site. Consignes de bagages disponibles également.
On vous encourage à acheter l'artisanat vendu dans le site.
On a été surpris quant au prix et à la qualité
de leur travail !
Plan du site archéologique avec plan de
l'état du Yucatán : 
Localiser Chichén Itzá et ses points d'intérêt
sur notre carte interactive
 Notre
sélection d'hôtels à Chichén Itzá
:
Les hôtels de cette localité sont en cours de réactualisation !
EK'BALAM,
" Jaguar noir"
Cette grande cité de 12 km2 fut fondée, semble t'il,
par le seigneur Ek'Balam qui y régna durant
40 ans. Les majestueuses constructions qui datent de la Période
Classique Tardive (900 après J.C.) furent construites
sur deux places principales - Nord et Sud - dans une aire centrale
entourée de deux murailles défensives avec cinq entrées.
Grâce aux travaux d'exploration et de restauration entrepris
en 1994 par l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH),
des pièces surprenantes furent mises à jour. La riche
décoration en pierre taillée ou stuc modelé
et polychrome se caractérise par son style unique. L'architecture
monumentale, les stèles, le réseau de chemins et les
textes glyphiques témoignent qu'Ek'Balam fut une riche capitale
qui contrôlait une région très peuplée.
En entrant par le sud et après avoir contourné un
jeu de pelote, vous arrivez sur la place
sud entourée de deux constructions
jumelles côte à côté appelées "Gemelas"
et le Palais oval (Palacio Oval).
Quelques stèles à l'effigie d'un souverrain ont été
relevées sur une petite plate-forme, et d'autres complètent
ce lieu de résidence de l'élite.
La grande surprise et qui est récente (1999), est la découverte
lors de fouilles, sur la place nord, de l'Acropole,
immense structure à étages, l'un sur l'autre de 158
m de long, 68 m de large et 32 m de haut. Un grand nombre de pièces
sur différents niveaux sont reliées par de nombreux
escaliers, semblables aux passages secrets des châteaux de
l'Europe médiévale. A mi-hauteur est apparue la façade
entière d'un temple, dont la décoration s'apparente
beaucoup plus à la sculpture flamboyante de Copán
qu'au style postclassique de sa voisine Chichén Itzá.
Sur fond de mascarons, des personnages modelés en stuc arborant
des panaches de plumes dans le dos, et apparraissent comme des anges.
Au-dessus de la porte en forme de gueule de jaguar, un autre est
assis jambes pendantes sur le rebord d'une corniche. Au pied de
l'escalier central, des têtes de serpent-dragon tirent une
langue bifide où apparaît l'emblème d'Ek'Balam,
cité dont on découvrira avec le temps, l'importance
parmi les royaumes du Nord. La vue est imprennable du sommet !
Ce site encore peu fréquenté, ouvert au public est
en cours de restauration pour de nombreuses années. Il se
trouve à moins de 20 km de Valladolid - trés beau
site - Ouvert tlj 8h à 17h, tarif d'entrée
de $48, gratuit le dimanche -
Plan des sites archéologiques : Dzibilchaltun
et Ek'Balam : 
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le site d'Ek'Balam
Pour vous y rendre :
Prendre un combi qui part de la calle 44, angle 35 et 37 de Valladolid
à destination de Santa Rita, à 4 km du site.
Moyennant un petit supplément, le combi vous déposera
sur place.
Localiser
Ek'Balam et ses points d'intérêt sur notre carte interactive
 
| Vos contributions et commentaires sur le
contenu de cette page |
|
| Aucune contribution ni aucun commentaire n'a été
effectué sur cette page. |
|