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Economie du Mexique
 Page mise à jour le 15.11.2011
 
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Prévisions 2011

Les analystes du secteur privé maintiennent à la hausse les perspectives de croissance pour le Mexique en 2011. L'économie mexicaine a progressé de 4,9% l'an passé et les prévisions tablent sur un PIB de l'ordre de 4% pour 2011, année qui devrait se caractériser par de solides taux de croissance et une stabilité financière.

Les principaux indicateurs économiques confirment que le Mexique a retrouvé le chemin de la croissance. D’après des chiffres du ministère des Finances, au cours des onze premiers mois de l’année 2010, la balance commerciale a accumulé un excédent de 343 millions de dollars. En 2010, les exportations de marchandises ont augmenté à un rythme annuel moyen de 31,8% (+64% pour les exportations manufacturières et +30,6% pour les exportations non pétrolières).
Quant à la production industrielle, elle a enregistré une augmentation de 6,2% en glissement réel annuel pour les dix premiers mois de l'année 2010, soit sa sixième hausse annuelle consécutive.
Les principaux secteurs à avoir montré des chiffres positifs ont été l’industrie manufacturière (+ de 11%), la mine (2,8%) et celui de l’électricité, gaz et eau (2,5%).
Face aux bons résultats de l’inflation en 2010 (un taux d’inflation annuel à 4,5 %), les analystes estiment que les prévisions inflationnistes de la Banque du Mexique en 2011 pourraient être de 3,2%.
En ce qui concerne l’emploi, des données officielles indiquent qu’au cours du mois de mai 2010, 63 303 nouvelles sources de travail ont vu le jour. En glissement annuel, l’emploi formel a affiché une variation positive pour la quatrième fois consécutive, avec 551 970 nouveaux emplois créés entre le 31 mai 2009 et le 31 mai 2010. Pour ce qui est de cette année, 445 000 nouveaux emplois formels sont apparus à ce jour, soit la plus forte création d’emplois pour une période similaire. Taux de chômage : 5,5% en 2009, 5% en 2010 avec une prévision un peu plus pessimiste de 5,6% pour 2011.
D’ailleurs, l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a souligné dans un rapport que, parmi les 31 pays membres de cet organisme, le Mexique avait occupé, en avril 2010, le septième rang en matière de création d’emplois (extrait de la revue Le Mexique aujourd'hui).

Chiffres économiques 2007/2008/2009/2010

jeunes tarahumaras à Cusáraré (état de Chihuahua au Mexique)Douzième puissance économique dans le Monde et membre de l’OCDE, le Mexique présente, à la fois, les caractéristiques d’un pays en développement et à la fois d’une base solide industriellement et commercialement parlant. Avec un PIB de plus de 1004 milliards de dollars US $ et un revenu par tête supérieur à 9243 US $ (2010), il est le premier pays d’Amérique Latine, tant exportateur qu’importateur. Le dynamisme de l’activité économique mexicaine intervient dans un contexte de stabilité financière et de stabilité des prix.
L’Institut National des Statistiques et de la Géographie mexicain a annoncé que le Produit Intérieur Brut (PIB) avait augmenté de 4,9 % en termes réels au cours de l'année 2010 par rapport à la même période un an auparavant. Le commerce a grandement contribué à la croissance du PIB de ce secteur avec une hausse annuelle supérieure à 5,2%.


  Photo ci-dessus : jeunes tarahumaras à Cusáraré (état de Chihuahua au Mexique)

L’information dans les médias y a contribué à hauteur de 13,4% de par les hausses des télécommunications telles que la téléphonie mobile, la création et la diffusion d’information par la toile, les fournisseurs d’accès à Internet, les moteurs de recherche sur le net ainsi que les services de traitement de l’information. Les services immobiliers et de location de biens meubles et intangibles ont enregistré une croissance de 3,8% étant donné la montée des services de location de biens meubles, de marques déposées, de brevets et franchises et de services immobiliers. Enfin, les services financiers et d’assurance ont décollé de 5,8%. En outre, le secteur des transports et de la logistique a augmenté de 1,8%, l’éducation 2,7%, les autres services à l’exception des activités gouvernementales 3,2%, le logement et la restauration 1,4%, le conseil et la gestion des déchets 1,2%.

PIB du secteur secondaire
L’extraction minière, l’électricité, l’eau et l’approvisionnement en gaz, la construction et l’industrie manufacturière relèvent du secteur secondaire. Ce dernier a enregistré une croissance annuelle de 4% en 2010 en raison de hausses de trois de ses quatre branches : l’électricité, l’eau et l’approvisionnement en gaz avec une hausse supérieure à 8%, les industries manufacturières avec une hausse supérieure à 4% et la construction avec une hausse supérieure à 2%.

Au sein de l’industrie manufacturière, l’équipement automobile, l’agroalimentaire, l’industrie du tabac, la construction mécanique, l’industrie du métal, du plastique et du caoutchouc, l’industrie papetière, les produits dérivés du pétrole et du charbon, les produits à base de minerai non-metalliques, l’équipement pour la production d’électricité, l’industrie du métal, les industries d’impressions et enfin les industries connexes se sont démarquées. En revanche, les activités relatives à l’équipement de computation, de communication et notamment de mesure, les composantes et accessoires électroniques, le textile, l’industrie chimique, les produits en cuir, peau et matériaux succédanés ainsi que les autres
«industries manufacturières», la confection de produits textiles hors vêtements, les entrants textiles, les meubles et produits similaires ainsi que les produits de l’industrie du bois ont été revus à la baisse.

PIB du secteur primaire
L’agriculture, l’élevage, l’exploitation des forêts, la pêche et la chasse relèvent du secteur primaire. Selon les chiffres du ministère mexicain de l’Agriculture, le PIB du secteur primaire, a enregistré une hausse de plus de 4,5% en termes réels en 2010, en conséquence de l’exercice favorable de l’agriculture, qui a présenté une augmentation de la surface récoltée pour la période automne-hiver, se reflétant par une production plus importante de cultures comme le chili vert, la pomme, le mais, les fourrages, les haricots, les oranges, les pommes de terre, la tomate, le café cerise, l’avocat, le raisin, la mangue, le blé et l’orge en grain, le sorgho fourrager, ainsi que l’élevage.

L’inflation
L'inflation qui était de 18,6% en 1998, de 12,32 en 1999, de 8,96 en 2000 jusqu’à atteindre 3,3 % en 2005 a fini l'année 2006 avec un mauvais score de 4,1%. La succession des crises internes (pétrolière en 1982 et financière en 1994) et externes (Asie, Russie, Brésil) ont ralenti la croissance. Au cours de ces dernières années, le Mexique a réalisé des progrès considérables en matière de hausse des prix. Rappelons qu’il y a vingt ans, en 1987, l’inflation avait atteint 159,17%, selon des données de la banque centrale mexicaine. Pour 2010, le taux d'inflation était de 4,5 %.

Le Mexique est parvenu à surmonter, grâce à la solidité de ses finances publiques et à la confiance que lui ont portée les investisseurs, les déséquilibres qui ont récemment affecté les grandes places boursières dans le monde.

Le Mexique se classe parmi les plus grands producteurs mondiaux de café, de sucre, de maïs, d'oranges, d´avocat et de citron vert. C´est aussi le premier producteur de bières et le second exportateur mondial. Le Mexique est parmi les principaux producteurs mondiaux de minerais, y compris l'argent, la fluorite, le zinc et le mercure, et ses réserves de pétrole et de gaz sont un de ses biens les plus précieux : le Mexique est le 5ème plus grand producteur de pétrole mondial. La companie pétrolière PEMEX est la seconde entreprise la plus puissante en Amérique latine selon le classement de la revue spécialisée América Economía. L'élevage des bovins et la pêche sont également des activités économiques significatives.
Les revenus exceptionnels dus à la hausse des prix du pétrole ne doivent pas masquer le manque structurel de réformes fiscales. Pour la première fois depuis Janvier 1994, date d’application du Traité de libre-échange ALENA, le crédit bancaire aux entreprises a progressé chaque année avec un nouvel élan depuis 2004. Pour le Mexique, l'ALENA devait avant tout assurer un accès privilégié au premier marché mondial pour développer et diversifier ses exportations, desserrer les contraintes de financement externe et créer des emplois.
Dans le lancement de l'Alena en 1994, le Mexique est devenu le champion des accords bilatéraux : comptant 12 accords avec 43 pays, il est seul membre de l'OMC à disposer de traités à la fois avec les Etats-Unis, l'UE et le Japon.

 jeunes tarahumaras à Cusáraré  (état de Chihuahua au Mexique)Le Mexique a largement réduit sa vulnérabilité, tant interne qu’externe : il est noté « investment grade », ce qui lui permet de se financer à des conditions favorables sur les marchés internationaux.

Toutefois le Mexique doit faire face à de nouveaux défis :
Il subit de plein fouet la concurrence asiatique notamment chinoise. La main d’œuvre en Chine reçoit un salaire horaire minimum 7 fois inférieur à l’ouvrier mexicain. Cette concurrence se ressent à la fois sur le marché domestique (la part de marché de la Chine dans les importations mexicaines est passée en trois ans de seulement 2% à 8%) et sur le marché à l’exportation vers les Etats-Unis (depuis 2003, la Chine est devant le Mexique comme deuxième fournisseur des Etats-Unis et l’écart se creuse chaque année depuis 2003). Toutefois, le Mexique connait un excédent commercial avec ses partenaires de l'Alena.

     Photo de droite : jeunes tarahumaras à Cusáraré (état de Chihuahua au Mexique)

Au plan interne, le pays doit réformer son système fiscal rigide, fortement dépendant des recettes pétrolières. Malheureusement les réformes indispensables (énergie, télécommunications, éducation, sécurité sociale) n’ont pas été adoptées pendant le mandat du Président V. Fox compte tenu du blocage entre le pouvoir exécutif et législatif. Pour les dernières élections de Juillet 2006, même si le PAN dispose d’une majorité relative, il est en meilleure position que son prédécesseur.

Echanges commerciaux entre le Mexique et la France et entreprises françaises

Au cours des dernières années, les échanges commerciaux entre le Mexique et la France se sont multipliés. Cette tendance s’est accentuée depuis l’entrée en vigueur (Juillet 2000) du traité de libre-échange entre le Mexique et l’UE, qui non seulement favorise les relations commerciales entre le Mexique et la France, mais contribue également à augmenter les flux d’investissement entre les deux pays. Sept ans après la signature de partenariat avec l'Union européenne, les échanges ont progressé de 90%. L'UE a représenté plus de 15% du commerce total du Mexique pour 2010. Le commerce France-Mexique se porte bien. Mexico est le 2e plus grand partenaire commercial de Paris en Amérique latine. Depuis 2000, les échanges entre les deux nations ont crû de 126 % !
Alors que démarre l’ Année 2011 du Mexique en France, la Banque du Mexique a publié les chiffres sur les échanges commerciaux entre la France et le Mexique. En 2010, la France a vendu pour 2,741 milliards de dollars de biens et services au Mexique, alors que les exportations mexicaines en France s’élèvent à 535 millions de dollars. Ces chiffres hissent le Mexique au rang de 2e partenaire commercial de la France en Amérique latine.

  Les exportations mexicaines en France ont augmenté de 26% en 2010, après avoir baissé de 5,6% l’année précédente. Au total depuis l’année 2000, lorsqu’est entré en vigueur le traité commercial Mexique-Union Européenne, les échanges commerciaux France-Mexique ont augmenté de 126% !


vue sur El Fuerte (Sinaloa)On compte au Mexique plus de 900 entreprises à participation française dans leur capital social, dont quelque 300 filiales, succursales et bureaux de représentation employant directement 60 000 personnes et réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 10 milliards de US$. Aujourd’hui, les entreprises françaises sont surtout ciblées sur les services (44,2%), le commerce (26,4%) et l’industrie manufacturière (21%).

Photo de gauche : vue sur El Fuerte (Sinaloa)

La capitale n’est pas le seul centre d’affaires du pays. Les états de Mexico, Querétaro, Quintana Roo, Jalisco, Basse Californie, Puebla, Nuevo León se montrent également très actives. Un certain nombre d’entreprises françaises ont même recouru au système des maquiladoras (ces entreprises de sous-traitance situées à la frontière avec les Etats-Unis en zones franches et où la main d’œuvre est peu coûteuse). C’est le cas de Thomson, premier employeur français dans le pays avec 13 000 personnes. Le groupe français des matériaux de construction Lafarge vient tout récemment d’inaugurer une nouvelle cimenterie d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes, représentant un "investissement total de 120 millions de dollars", située à Tula près de Mexico. Cette nouvelle usine permettra au groupe Lafarge le doublement de la capacité de production de ciment gris au Mexique. Comex et Lafarge concrétisent une alliance de tout premier plan. Ils ont inauguré en février 2007, la première usine de production de panneaux de plâtre essentiellement pour le marché mexicain. L'entreprise mexicaine Comex est le leader dans la fabrication et la commercialisation de peintures et de revêtements. Cette nouvelle usine est située dans le parc industriel de Querétaro.

 

La quasi-totalité des grands groupes français sont présents, répartis entre le Nord, l'Ouest , la capitale et ses environs, dans l’industrie (Alstom, Saint Gobain, Sanofi-Aventis, EADS, Air Liquide, EDF, Areva, Thales, Pernod Ricard, GDF, Alcatel, Schneider Electric, Peugeot, Renault, Safran, Danone) et les services (Accor, Air France, l’Oréal, LVMH, Suez, Veolia, Sodexho). La dynamique de l’investissement touche aussi de nombreuses PME, comme le groupe Fogra (imprimerie), Artfleur (fleuriste), Club Méd (tourisme), etc.
La restauration française est fortement représentée au Mexique : le Cordon Bleu a ouvert en 2004 un restaurant école pour les apprentis cuisiniers mexicains dans la capitale. En matière de coopération culturelle entre les deux pays, il faut citer les coopérations sectorielles (l’urbanisme, les télécommunications, les sciences humaines…); universitaire, linguistique et éducative, avec 66 Alliances françaises et des lycées franco-mexicains; des échanges culturels et artistiques, avec le livre et l’audiovisuel (RFI, TV5).
Depuis avril 2006, on peut noter un renforcement des liens éducatifs bilatéraux en matière de coopération et d’échange d’expériences. Un appui fort de la France sur le programme de coopération en matière de formations technologiques et professionnelles dans l’enseignement supérieur est à l'ordre du jour ainsi qu'un programme d’échange d’assistants de langue. En novembre 2006, signature entre la France et le Mexique d'un accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique.

Basée à Morelia, la branche électricité d'Alstom va agrandir son usine entre mars 2008 et 2010. Elle produit des composants de centrales nucléaires destinées au marché intérieur et aux pays de l'Alena.

Secteur aéronautique au Mexique

habit de fêtes à Cusáraré (Creel) Le secteur aéronautique est florissant au Mexique.
En témoigne l’annonce faite par le Groupe Safran, entreprise française spécialisée dans le secteur des services aéronautiques, d’un investissement de 20 millions de dollars dans une usine d’équipement dans l’état de Querétaro. En 2010, la superficie occupée par le Parc industriel aéronautique de Querétaro a triplé,
passant de 15.000 à 45.000 mètres carrés, grâce notamment à l’ouverture de deux usines de filiales du groupe Safran (Snecma et Messier Dowty), ainsi qu’à l’inauguration d’un centre manufacturier de Bombardier.

  Photo de droite : habit de fêtes à Cusáraré (Creel)

A l'heure actuelle, le Mexique fabrique ou développe, entre autres, des turbines, des moteurs, des fuselages, des systèmes électrico-électroniques, des systèmes d'atterrissage, des hélices, des fusées et des satellites. Parmi les sociétés installées, nous pouvons citer Bombardier, EADS, Eaton Honeywell, Navair, Eurocopter, Volare, Cav, Kuo, Frisa, Senior Aerospace, Monterrey MD et Grupo ITP.
L’avionneur Bombardier emploie près de 2000 personnes pour la construction d’un jet d’affaires sur son site de Querétaro.

2010 : L'activité aéronautique occupe le quatrième rang de l'exportation industrielle du Mexique avec 3,5 milliards de dollars en 2010. Elle emploie 30 000 personnes au sein de 195 entreprises réparties dans seize états.

Prévision 2011 : Les entreprises de l’industrie aéronautique installées au Mexique estiment que leurs exportations en 2011 enregistreront une hausse de 13%, atteignant un total de 3,950 milliards de dollars. Depuis 2002, les exportations de cette industrie maintiennent une augmentation constante affichant un taux moyen annuel de +20%.
A l’heure actuelle, l’industrie aéronautique du Mexique génère près de 30.000 emplois et recense environ 200 entreprises de fabrication, de maintenance et de design, principalement dans les villes de Chihuahua, Querétaro, Monterrey, Tijuana et Mexicali.
Le gouvernement mexicain a en outre signé un contrat d’un milliard de dollars avec le constructeur américain Boeing pour la fourniture de trois satellites qui seront utilisés pour renforcer la sécurité nationale, pour faciliter les services de
communication dans les zones les plus isolées du pays et pour mieux faire face aux situations d’urgence et de catastrophes naturelles.
(Extrait de la revue Le Mexique aujourd'hui)

Recettes touristiques au Mexique

Nov. 2011 : Le Mexique voit son avenir touristique en grand. Alors qu’il occupe aujourd’hui la 10ème place mondiale, avec 22,4 millions de visiteurs l’année dernière, le pays envisage de gravir prochainement la 5ème marche du podium. 
Le gouvernement espère ainsi augmenter le flux de touristes internationaux à 50 millions d’individus d’ici fin 2018. 
Pour se faire, il investit en masse dans le secteur : près de 88 millions d’euros en 2011, déclarée année du tourisme par le président Felipe Calderón. 
Le Mexique désire ainsi améliorer la qualité de ses services et développer son réseau de transports, pour accueillir encore plus de voyageurs. Rappelons que ce secteur de l’économie génère 9% du PIB et 7,5 millions d’emplois. 
Il promet également de nouveaux produits, comme les routes du Mexique, qui mettent en valeur la diversité du patrimoine, ainsi que les villages magiques, pour la richesse culturelle et historique.

Si les Américains restent la première nationalité en terme de visiteurs, avec 58% parts de marché, les Français ne sont pas en reste avec 130 000 touristes sur les huit premiers mois de l’année, en hausse de 10%. Ils se classent ainsi en 7e position. 

Selon les chiffres donnés par Alejandro Rojas, Secrétaire du Tourisme du District Fédéral, Mexico a reçu la visite de 19 603 481 touristes au cours de l’année 2010. Ces 19,6 millions de touristes auraient dépensé dans la ville de Mexico une somme dépassant les 43 milliards de pesos mexicains, soit environ 2,7 milliards d’euros. Mexico a été la principale destination touristique du Mexique en 2010, dépassant les stations balnéaires de Cancun, de la Riviera Maya ou d’Acapulco. Alejandro Rojas souligne l’importance du tourisme au Mexique, faisant remarquer que les sommes dépensées à Mexico représentent près de la moitié du budget annuel du Gouvernement du District Fédéral. Le Secrétaire du Tourisme a ajouté que la venue des touristes a permit l’emploi de 891 810 personnes, 21 792 de plus qu’en 2009. Le taux d’occupation des hôtels de Mexico a été de 53%, soit 13% de plus qu’en 2009.

Le Mexique va poursuivre sa promotion touristique auprès du marché interne mais également en tentant d’attirer d'avantage les touristes des États-Unis, du Canada, d’Espagne, d’Argentine, de France, du Chili, de Colombie, du Venezuela, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie, du Costa Rica et du Guatemala, ces pays étant les principaux émetteurs de visiteurs.

Le Mexique représente 1,4% de la superficie de la planète mais 10% de la biodiversité, ce qui la place au 4e rang mondial. Le gouvernement a décidé de développer le tourisme, mais pas n’importe comment : en préservant les innombrables ressources naturelles du pays.

Les revenus du Mexique viennent d’abord du pétrole, des recettes des Mexicains aux Etats-Unis et après, du tourisme. Le Président Calderón a récemment mis en place une Commission interministérielle pour développer ce dernier secteur. Objectif : que le tourisme mexicain grimpe à la 5ème place mondiale en 2012 à la fin de son mandat, alors qu’il occupe aujourd’hui la 10ème position. Cette Commission a 3 priorités : construire des infrastructures, générer des emplois et préserver l’environnement.

Le Mexique c’est 164 zones protégées sur une superficie qui correspond à 34% du territoire français avec réserves biosphères, parcs nationaux, monuments naturels, aires de protection de la faune et de la flore et sanctuaires.

Le Mexique a aussi ses faiblesses avec une économie souterraine très développée de, par la disparité importante des salaires. 40% de la population vit avec 2 USD$ par jour, ce qui rend la corruption très présente et contribue au sentiment d’insécurité, notamment dans la deuxième ville du monde (après Tokyo), avec ses 23 millions d’habitants (banlieues incluses).
Moins de huit années avant la date fixée pour la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) établis par l’ONU, le Mexique est parvenu à réduire de moitié la proportion de la population vivant avec des revenus inférieurs à 2 USD$ par jour. D’après des données fournies par la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal), entre 2004 et 2006, la pauvreté au Mexique est passée de 37 à 31,7% et le niveau de dénuement a chuté de 11,7 à 8,7%.

Mai 2008 : Le président actuel Calderón a présenté un programme de politique sociale intitulé "Vivre Mieux", dans lequel il met tous ses efforts pour éradiquer la pauvreté extrême sur le moyen terme et mettre un terme définitif à cette problématique qui touche 13 millions de personnes.

Pour obtenir des informations complémentaires sur la situation économique du Mexique, vous pouvez consulter les sites suivants :

Ministère des Finances et du Crédit Public mexicain : (esp)

Banque du Mexique : (esp,angl)

Institut National des statistiques (INEGI) : (esp)

la misère au Mexique Ministère mexicain de l’économie : (accords commerciaux signés par le Mexique et données statistiques sur les exportations, importations, droits de douane, investissements étrangers) - esp,angl.

     Photo de droite : la misère au Mexique !


Conseil mexicain du commerce extérieur (COMCE) : (institution chargée de favoriser les échanges internationaux entre les entreprises mexicaines et étrangères), en espagnol uniquement.

Chambre franco-mexicaine de commerce et d’industrie (CFMCI) : (fran,esp).

Web Francia : (esp,fran,angl) - Portail franco-mexicain des affaires.

Mission économique-Ambassade de France à Mexico
(55) 91 71 98 20 / 89 - (55) 91 71 98 32, ou mexico@missioneco.org

Le Mexique en chiffres

Population : 113,724,000 (Juillet 2011 est.)
20% de la population totale du Mexique concentrée à Mexico et ses banlieues

Taux de croissance de la population: 1,102 % (chiffres 2011 est.), Espérance de vie : H 73 ans, F 79 ans
Taux de natalité : 19,13 / 1000 (chiffres 2011)
Taux de mortalité : 4,86 / 1000 (chiffres 2011) - Taux de mortalité infantile : 17,29 / 1000 (chiffres 2011)
Taux de chômage : 5,6% (sous emploi de l’ordre de 25 %)

Le Mexique se place actuellement comme l’une des destinations les plus attractives pour les capitaux étrangers. En effet, selon des chiffres officiels, au cours de l'année 2010, le pays a capté 30 milliards de dollars
d’investissements directs étrangers (IDE), soit une hausse de 25 % par rapport à 2009
qui avaient alors totalisé un peu plus de 20 milliards de dollars. Pour l'année 2010, les Etats-Unis sont largement en tête des pays investisseurs suivis de loin par l'Union Européenne et la Chine.
Le dynamisme des investissements étrangers sous cette période démontre que le Mexique est sans aucun doute un des pays dans le monde qui attire le plus de flux internationaux d’investissement productif, notamment en Amérique latine, où il se situe au premier rang.

Le Mexique est la première destination des investissements étrangers en Amérique latine et la quatrième au niveau mondial parmi les économies émergentes, derrière la Chine, l’Inde et Hong Kong.

Communications

365 000 km de routes, 52 aéroports internationaux, 33 aéroports nationaux

Production

Comparatif du PIB 2010 versus 2009 (valeur ajoutée en % du PIB)
Agriculture, sylviculture et pèche + 4 %
Industriel + 37 %
Services + 58 % : chiffres en augmentation constante dus à l’essor des activités touristiques.

Principaux produits d’exportation

Voitures et équipements de transport, pétrole brut, matériel informatique, matériel de télécommunications, véhicules utilitaires, moteurs, instruments de mesure, fer et acier, textiles et cuirs, produits chimiques, équipements électriques et électroniques, fruits et légumes frais.

1er exportateur de bières en 2010 avec plus de 20 millions d'HL devant les Pays-Bas et l'Allemagne,  et  1er producteur et exportateur d'avocats. Les groupes "Grupo Modelo et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma", propriété de FEMSA Cerveza se partagent le marché de l'exportation de la bière.

2e RANG mondial pour les bovins

3e RANG après Brésil et Colombie : exportateur de café et de maïs

En ressources naturelles : 1er producteur d’argent, fluorite de bismuth (2ème), plomb (5ème), zinc (6ème), cuivre (12ème) mais c’est le pétrole (5ème mondial mais 2ème d'Amérique latine) et le gaz (13ème) qui assurent au pays, l’essentiel de ses revenus.

Les exportations de tequila ne passent pas inaperçues. 110 millions de litres de tequila ont été exportés aux U.S.A. et 15,9 millions dans l'Union Européenne en 2010, confirmant une hausse de plus de 25 % comparée à cinq ans plus tôt.

Apport de devises dans l'ordre, les trois premiers :

Les revenus pétroliers ont rapporté en 2010, 40 mds de US$
Les transferts de devises, les "remesas" ont atteint 21,3 milliards de US$ en 2010.
Le tourisme représente 43 milliards de pesos mexicains en 2010 et offre des emplois à plus de 2 000 000 familles.

Note : consultez le site de Pemex pour leurs statistiques, prévisions et objectifs :

jeunes tarahumaras à Cusáraré (état de Chihuahua au Mexique) L’émigration vers les Etats-Unis constitue un facteur fondamental pour l’économie mexicaine. Elle génère des revenus pour des millions de Mexicains sous forme de transferts d’argent (dénommés remesas en espagnol) effectués par les émigrés aux membres de leur famille restés au pays.
On estime que 11 millions de Mexicains vivent aux Etats-Unis. Le Mexique se classe au troisième rang mondial pour les ressources apportées par les migrants, puisqu'en 2010, le pays a reçu plus de 21,3 milliards de dollars US$ des Mexicains qui vivent à l'étranger.


Photo ci-dessus : jeunes tarahumaras à Cusáraré (état de Chihuahua au Mexique)


Le ministre de l'économie du gouvernement Calderón en place depuis décembre 2006 a présenté son plan national de développement pour 2007-2012. Les objectifs du plan, certes ambitieux sont :
3,5% de croissance minimum pour atteindre 5% en 2012, ceci pour générer plus d'emplois
35% d'augmentation du nombre de touristes
800 000 emplois créés par an minimum
6 millions de crédits hypothècaires sur 6 ans (le crédit aux entreprises est actuellement inaccessible aux PME)
Se positionner au 30ème rang mondial en termes d'infrastructure
Démocratiser l'économie en ouvrant à la concurrence et en combattant les monopoles.


Extrait Actu Latino du 06 avril 2011 :
Le Mexique et Cuba ont décidé de renforcer leurs liens économiques principalement dans le domaine du commerce et de l’investissement entre les deux pays, ce dans le but de favoriser les échanges et la coopération, a informé l’ambassade mexicaine à la Havane.
Dans un communiqué, la délégation mexicaine a souligné que les deux nations mettraient en place des actions de formation et d’assistance technique sur la période 2011- 2013.
Durant la réunion binationale de coopération, qui s’est tenue (à la fin mars) à la Havane durant deux jours, a été mis en place un Programme de Coopération Éducative et Culturelle pour la période 2011- 2014.
La délégation du Mexique était présidée par Rogelio Granguillhome, titulaire de l’Unité des Relations Economiques et de la Coopération Internationale rattachée au Ministère des Affaires Etrangères. L’ambassadeur du Mexique à Cuba, Gabriel Jiménez Remus, et des fonctionnaires des secrétariats des relations extérieures, de l’économie, de l’agriculture et de l’énergie ont également participé à cette réunion de travail. Étaient également présents des représentants de la Banque Nationale du Commerce Extérieur (Bancomext), des membres du Conseil National des Sciences et de la Technologie (Conacyt) ainsi que ProMéxico (ProMéxico est une organisation de Commerce et d’Investissement mexicaine instaurée le 9 juillet 2007). La délégation cubaine était menée par le vice-ministre à la Coopération, Ramón Ripoll, du ministère du Commerce Extérieur et de l’Investissement à l’Etranger.
Selon le communiqué, la réunion a permis de renforcer, de façon intégrale, les relations de collaboration économique et de coopération entre les gouvernements du Mexique et de Cuba.Cette collaboration inclut la promotion du commerce et des investissements dans les domaines du tourisme, de l’énergie, des mines, des finances, de la pêche, de l’agriculture, des communications et des transports, ainsi qu’une coopération dans les secteurs techniques et scientifiques et également dans le secteur éducativo-culturel.
Les délégations ont également évoqué la Feria Internacional de La Habana qui se tiendra à la fin de l’année et à laquelle participeront de nombreuses entreprises mexicaines puisque le pays a été désigné comme invité d’honneur à cette grande bourse commerciale. D’autre part, la secrétaire du tourisme du Mexique, Gloria Guevara Manzo, participera et inaugurera la Feria Internacional de Turismo de Cuba 2011 qui aura lieu du 2 au 7 mai prochain. Devraient participer à cet événement de nombreux opérateurs touristiques de plusieurs états mexicains, principalement de la péninsule du Yucatán, de même que le Conseil de Promotion Touristique du Mexique (Consejo de Promoción Turística de México), a ajouté cette source.

Pour information, ce sont 588 394 touristes qui ont fait le déplacement à Cuba pour le mois de février 2011, soit 75 234 visiteurs en plus par rapport au mois de février de l’année 2010. Ces chiffres attestent d’une augmentation de 14,7 pour cent de la fréquentation touristique sur le mois, d’après des sources officielles. L’Office National de Statistiques a indiqué que, si en février 2007 ce sont 439 134 touristes qui ont visité l’île, en 2008 le pays a accueilli environ 508 278 visiteurs. Le chiffre s’est élevé à 531 100 visiteurs en 2009 et la tendance est positive depuis puisque ce chiffre a encore été dépassé en 2011. De nouveaux chiffres plus précis quant à la provenance des touristes par pays devraient être communiqué prochainement. Aujourd’hui le tourisme cubain est l’une des composantes les plus dynamiques du secteur tertiaire, et rapporte à lui seul 70 % des recettes du pays.
Selon l’ambassade du Mexique à Cuba, les relations commerciales entre les deux pays sont en nette reprise, après la chute enregistrée en 2009 dans le contexte de la crise économique internationale. En 2010, le commerce bilatéral a atteint les 325 millions de dollars, reflétant ainsi une croissance dans les échanges de produits comme le café, la farine de blé, les préparations alimentaires et produits laminés.

Durant la rencontre organisée à la Havane, un programme de coopération pour le développement a été adopté, il comprend des projets communs dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, et de l’exploitation minière. Dans le domaine culturel et éducatif, les délégations du Mexique et de Cuba ont souscrit au Programme de Coopération qui sera développée jusqu’en 2014. Ils ont exprimé le désir de promouvoir la rénovation de l’accord de coopération dans les domaines éducatifs, culturels, de la jeunesse, de la culture physique afin que chaque pays puisse en tirer avantage. Granguillhome, accompagné de Jiménez Remus, ont rencontré le ministre du Commerce Extérieur et de l’Investissement à l’Etranger, Rodrigo Malmierca, et ont assisté à des réunions avec le vice-ministre aux Relations Extérieures pour l’Amérique latine et les Caraïbes, le cubain Rogelio Sierra.

Fin de citation. www.actulatino.com

 

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