Guadalajara : capitale Page mise
à jour le 06.07.2008
On la surnomme "Perle de l'Occident", perle pour sa
beauté de style colonial, d'Occident pour sa localisation
dans la partie Ouest du plateau central du Mexique.
A la latitude d'Hawaï, la ville se situe à une altitude
de 1550 m, perchée sur un plateau au-dessus de la riche
vallée d'Atimapac. Guadalajara, dont le nom provient de la ville
espagnole située près de Madrid, signifie "courant
de la rivière sous les rochers". Fondée par
le conquérant espagnol Nuño de Guzmán, elle
fut désignée par décret royal comme capitale
de la Nouvelle Galice. Larges avenues, splendides parcs, places
et monuments, tout témoigne d'un passé historique
qui fait l'orgueil des habitants. Passez du temps à Guadalajara
pour en découvrir les richesses et goûtez pleinement
son charme dans lequel un éternel printemps se taille une
large part. Elle jouit d'un des meilleurs climats de l'Amérique
du Nord : clair, sec et doux, avec une température moyenne
de 19,2 °C et une saison pluvieuse de juin à octobre.
Ses habitants portent fièrement le surnom d'origine indienne
qu'ils s'attribuèrent : les Tapatios,
« Trois fois dignes ». La ville a conservé
un beau quartier central édifié à l'époque
coloniale.
Avec près de 3 950 000 habitants, banlieues
comprises, Guadalajara, la deuxième ville
du Mexique est le berceau d'un certain nombre
de traditions : les mariachis,
la charreada (rodéo
mexicain), le jarabe
(chapeau à large bord) et le tequila.
Guadalajara est aujourd'hui une ville industrielle
moderne qui a plutôt réussi à préserver
sa tradition coloniale. Son aisance lui a permis de rénover
habilement un grand nombre de monuments historiques qui, pour
la plupart, sont utilisés pour les équipements publics.
Les industries locales très nombreuses sont situées
à la périphérie de la ville, et le centre
présente des zones de circulation strictement contrôlées,
des rues piétonnières et de nombreux parcs. Même
si les plazas coloniales, les palais,
les demeures et les églises baroques sont regroupés
dans le centre, il s'en trouve dans d'autres secteurs de cette
ville affairée.
La
plus belle promenade à pied que l'on puisse faire à
Guadalajara, dans la partie historique et dans la ville moderne,
commence à la Cathédrale et mène à
l'Hospicio Cabañas,
devenu l'Institut Culturel. La construction de l'église
débuta en 1571 et se termina en 1618. Il fallut si longtemps
pour la mener à bien qu'un oeil exercé peut distinguer
six styles décoratifs différents dans son architecture.
Ses célèbres tours aux tuiles jaunes et bleues,
édifiées deux siècles plus tard à
la suite d'un séisme en 1818, sont devenues le symbole
de la ville.
Photo de gauche : Cathédrale
de Guadalajara
Onze autels néogothiques de type allemand ont remplacé
les autels baroques d'origine. Vous remarquerez également
l'orgue tubulaire français du XIXème siècle.
La célèbre peinture de Murillo, " L'Assomption
de la Vierge Marie", est visible à la sacristie, ainsi
que de magnifiques sculptures du Christ et des objets liturgiques.
La Cathédrale est entourée par quatre très
belles places. La Plaza de los
Laureles (lauriers d'inde) est située devant
le grand portail; la Plaza de Armas
constitue le centre historique de la ville. La
Rotonda de los Hombres Ilustres s'étend
du côté opposé de la cathédrale; c'est
un petit parc avec des statues et des bustes des personnes qui
ont servi leur ville avec grand mérite. A l'est de la Rotonde,
le Museo Regional
est installé dans un ancien hôtel espagnol, datant
de la fin du XVIIème siècle. Il abritait originalement
le séminaire Saint-Joseph. Utilisé par la suite
pour loger un collège de garçons, le bâtiment
fut finalement destiné au musée des beaux-arts en
1918, aujourd'hui le Museo Regional(ouv. 9h-17h45, mar-dim, $39, Liceo # 60). Parmi
les peintures maîtresses de ce musée, ne manquez
pas d'admirer les œuvres de Manuel Cabrera, de José
de Ibarra, nommé le Murillo mexicain, et de José
María Estrada. Ce musée expose dans ses nombreuses
salles, disposées autour de patios, des collections archéologiques
et des documents datant de l'Indépendance.
A deux pâtés de maisons à l'ouest de la cathédrale,
le Mercado Corona
est lui aussi très animé, avec ses vendeurs de plantes
médicinales et autres tisanes naturelles. Les rues à
l'entour sont parmi les plus agréables de Guadalajara.
Nombre d'entre elles sont plantées d'orangers et bordées
de maisons aux couleurs vives, décorées de grilles
en fer forgé et de patios où fleurissent des bougainvilliers
et des jasmins.
Sur le côté nord de la Place des Lauriers ou Place
Guadalajara, se dresse le Palacio
Municipal (ouv. 9h-15h, lun-ven), construit au
milieu du XXème siècle dans le style baroque. Admirez
les armes de la ville sculptées sur son portique. Dans
l'escalier intérieur, des fresques de Gabriel Flores, élève
d'Orozco, illustrent la fondation de la ville.
La place des Armes, la plus ancienne de la ville, est ornée
de statues d'inspiration grecque, embellie d'un kiosque à
musique du XIXème siècle, très admiré,
kiosque Art nouveau fabriqué en France. Ne manquez
pas le concert de musique traditionnelle de l'orchestre municipal,
les dimanches, mardis et jeudis à 18h30.
Le
Palacio de Gobierno,
(ouv. 9h-20h, tlj), situé à l'est de la place des
Armes, est un bâtiment magnifique dont la construction commença
en 1643. Il a été édifié sur l'emplacement
de l'ancien palais détruit par un séisme. Il s'enorgueillit,
dans l'escalier monumental, entre autres, d'un portrait mural
imposant du Père d'Hidalgo (400 m2), dû au grand
peintre muraliste Orozco. Il abrite actuellement le gouvernement
de l'Etat de Jalisco.
Photo de droite : palais du gouvernement
Juste à côté le Museo de Cera
présente près de 120 personnages de cire différents
(situé avenue Morelos # 217, ouv. 11h-20h, tlj, $60).
Une suite de plazas et de zones
piétonnes commence derrière la Cathédrale.
La première est la Plaza
de la Liberación. Le monument au prêtre
révolutionnaire Hidalgo domine la plaza
que décorent aussi deux fontaines coloniales.
Elle a également été appelée laPlaza de los Tres Poderes(place
des trois pouvoirs), du fait de sa proximité avec le Palais
de Justice, le Palais du Gouverneur et le Palais législatif.
Le Palais de Justice fait partie du couvent de Santa Maria de
Gracia, juste à côté duquel se trouve l'église
au même nom. Datant de 1661, surmontée d'un dôme
ovale, elle possède un bel intérieur style néo-classique.
L'autre côté de la plaza est occupé par le
Teatro Degollado,
haut-lieu de la culture mexicaine, de style classique et très
orné, qui avait été commandé par l'empereur
Maximilien en 1866. Il faut au moins essayer de jeter un coup
d'oeil à l'intérieur ou aller voir une représentation
du Grupo Folklórico, le dimanche
matin à 10h.
Inspiré du Théâtre de la Scala de Milan, il
est construit dans un style néoclassique à forte
influence italienne. Sa salle de concerts contient une très
belle fresque au plafond illustrant l'un des cantiques de la Divine
Comédie de Dante.
Située à côté, l’église
de San Augustin, une des plus vieilles églises
de la ville construite en 1573, se caractérise par une
sacristie originale.
Le chemin se poursuit en faisant alterner les constructions coloniales
et modernes, et il est agrémenté d'un certain nombre
de fontaines et de monuments. Il s'arrête à la Plaza
Tapatia.
Le splendide Hospicio Cabañas,
appelé dorénavant Instituto
Cultural Cabañas, (ouv. 10h15-17h30, mar-sam
et 10h15-14h30, le dimanche), apparait sur la plaza.
Conçu comme orphelinat en 1805 par Manuel Tolsá,
c'est aujourd'hui l'Institut Culturel Cabañas.
En fonction de quoi il y a toujours de l'animation, dedans comme
dehors.
L'intérieur de cette construction spacieuse laisse une
impression durable : plus d'une vingtaine de patios intérieurs
sont reliées par des passages. On voit au plafond de la
chapelle la fresque célèbre du "muraliste"
José Clemente Orozco, L'Homme de feu,
peinte en 1938. De ces patios s'organisent des salles d'exposition,
des salles de cours, un théâtre et cette fameuse
Chapelle Mayor (Capilla Mayor),
aussi appelée "Clementina"
pour ses 53 fresques réalisées par Orozco.
Des bancs permettent de se coucher pour mieux appréhender
les fresques du plafond. Photo de gauche : fresque de Orozco
Le grand peintre de fresques José Orozco est l'un des fils
les plus illustres de la région. Il naquit à Zapotlán,
petit village des environs de Guadalajara, passant en cette ville
la majeure partie de ses années d'apprentissage. La maison
et l'atelier de l'artiste ont été transformés
en musée, - Museo Clemente Orozco - tout
en conservant l'aspect qu'ils avaient de son vivant : plus de
80 oeuvres y sont exposées (situé avenue Aurelio
Aceves # 27, ouv. 10h-16h, lun-ven, entrée gratuite).
L'année 2008 sera consacrée au peintre Clemente
Orozco tel que déclaré par le Président Calderón
en Janvier 2008.
S'il ne fallait visiter qu'un lieu à Guadalajara, ce serait
sans conteste l'Instituto Cultural
Cabañas, le plus impressionnant monument
de la ville. Érigé pour accueillir les orphelins
de la ville, ce magnifique édifice néoclassique
fut classé au Patrimoine mondial de l'Humanité par
l'UNESCO en 1997 :
En continuant vers le Sud de la Plaza Tapatia,
apparaît le Mercado Libertad,
moderne sur trois étages, appelé également
Mercado de San Juan de Dios. Il
est réputé être le plus grand marché
municipal du pays, ce qui est facile à croire quand on
voit les dimensions énormes de chacun de ses départements.
Au niveau inférieur il y a une halle gigantesque consacrée
uniquement aux articles en cuir, alors qu'au premier étage,
l'espace est occupé par de petits restaurants. Environ
1000 stands au total !
Mariachi Sol de Mexico
(Mi Jalisco)
Un pont piétonnier relie le
marché à l'église San
Juan de Dios.
Juste derrière l'église,
sur la Plaza de los Mariachis,
des groupes de mariachis, portantle traditionnel costume brodé des charros,
chantent leurs sérénades, à la demande
des flâneurs attablés aux terrasses. Le coucher
du soleil marque le début des festivités sur
cette place très animée et très fréquentée
la nuit. Le déplacement vaut la peine pour l'ambiance
bon enfant qui y règne.
Le centre ville compte plusieurs musées. La Casa
Museo Lopez Portillo (Liceo 177 et San Felipe, au nord
du Musée
Régional, ouv.10h-18h, mar-sam et 10h-17H le dimanche,
entrée gratuite) est une demeure du XIXème siècle
au mobilier représentatif d'une famille d'un ancien Président.
De nombreux meubles de style européen du XVII au XXème
siècles sont exposés dans ce musée.
Dans la Zona Minerva ou Zona Rosa, située dans l'ouest
de la ville, on y trouve :
le Museo de las Artes, situé av. Juarez
# 975, logé sur le campus universitaire, possède
des collections permanentes et temporaires d'art contemporain
(ouv. 10h-18h, mar-sam et 12h-18h le dimanche, entrée gratuite).
Juste derrière le Temple Expiatorio se
veut une copie conforme de la cathédrale d'Orvieto, en
Italie.
Construite en 1920, l'université de Guadalajara recèle
de splendides fresques d'Orozco qui illustrent un passage de Dante.
L'une d'elles montre des créatures diaboliques conduisant
les masses crédules sur le chemin de l'enfer. C'est, une
illustration magistrale de la manière mordante avec laquelle
le peintre a fustigé l'ordre social.
Un peu plus au nord, le Musée de la Ville de Guadalajara,
(ouv. 10h-16h, mar-ven , 10h-17h30, samedi et 10h-14h30 dimanche,
$ 6), situé Calle Independencia # 684, héberge de
belles pièces autour d'un patio abritant de l'artisanat
et des documents à propos du développement de la
ville depuis le temps préhispanique jusqu'au XXème
siècle.
Le centre ville se distingue par plusieurs églises de caractère.
L'église de Santa Monica
(Santa Monica # 250 et San Felipe) est considérée
comme la plus belle de la ville. Un portique double, richement
orné de colonnes salomoniques embellit sa façade
baroque. Les sculptures des fenêtres sont d'une grande délicatesse.
A trois rues vers l'ouest, se dresse l'église de San
Felipe Neri, imposante église de style
baroque avec un remarquable portail sculpté, dominé
par un clocher et un dôme aux belles proportions. L'église
est entourée par de charmantes demeures du XIXème
siècle, avec de beaux patios fleuris.
A six rues au sud de la Place des Armes, sur la Plaza
San Francisco, se dressent deux beaux édifices
religieux : le Templo San Francisco (16 de Septiembre
# 289 et Prisciliano Sanchez) et la petite Chapelle de
Nuestra Señora de Aranzazú sont les seuls
vestiges d'un monastère franciscain fondé au XVIème
siècle mais reconstruit au XVIIème siècle.
Remarquez le motif typiquement mexicain de l'aigle perché
sur un figuier de Barbarie. C'est la seule église de Jalisco
à posséder des retables churrigueresques richement
ouvragés et dorés à la feuille.
Plus au sud par la Calzada Independencia,
le vaste Parque Agua Azul,
avec ses volières, sa serre d'orchidées et sa collection
de papillons, est un havre agréable pour fuir les bruits
de la ville.
Au nord du parc, la Casa de las
Artesanîas du Jalisco est
une excellente adresse pour dénicher des produits de l'artisanat
de Jalisco.
Tout près, au Lienzo Charro de Jalisco,
les familles entières aiment venir le dimanche
midi assister à la tradition la plus "tapatio"
(de Guadalajara), la pittoresque charreada
(rodéo mexicain).
Plan de la capitale et de sa banlieue : (centre historique)
Histoire de l'état de Jalisco :
(sites en anglais)
Guadalajara et Zapopan
Petite promenade dans Guadalajara
et sa banlieue
Un peu de distraction avec les Charros
mexicanos
Le rodéo mexicain ou charrería donne lieu
à des spectacles colorés. Véritable
spectacle sportif, en tenue vestimentaire du "charros",
le cavalier doit démontrer son adresse, en attrapant
soit un taureau soit un cheval à l'aide d'un lasso
et à la fin, l'acte appelé "el paseo
de la muerte" consiste à passer d'une monture
à l'autre.