| Au nord de l’état
de Guanajuato se trouvent les états d'Aguascalientes
et de San Luis Potosí,
à l’est celui de Querétaro,
au sud-est l’état
de Mexico, au sud celui de Michoacán
et á l’ouest, Jalisco.
Un
peu de géographie
C’est un état relativement petit en
superficie puisqu’il ne fait que 30 589 km2 pour une population
de plus de 4 900 000 habitants (2007). En proportion à son
territoire, il se trouve en 22ème position au niveau national.
Il y a quatre grands groupes de population, à savoir, León,
Irapuato, Salamanca et Celaya ; Outre cela plusieurs villes
plus petites mais importantes comme celles de Guanajuato,
qui est la capitale de l’état, Dolorès
Hidalgo, San Miguel de Allende, San Luis de la Paz et Silao.
L'altitude moyenne est de 2 000 m, avec une température qui
oscille entre 18 et 20°C de moyenne également. La ville
elle-même de Guanajuato
a une population de 157 000 habitants en 2007.
Cinq régions géographiques caractérisent l'état
: La Sierra Gorda, La Sierra Central, El
Bajío, Los Altos y Los Valles Abajeños.
On
enregistre trois types de climat à l’intérieur
de l’état: tempéré, semi-sec, semi-chaud.
Climat : Tempéré semi-humide, pluvieux en
été. L’irrégularité du relief
détermine que la température est variable oscillant
de 18º C en altitude et de 22º dans les plaines. Dans
le nord la région est aride avec seulement 50 mm de pluie
à l’année, vents dominants à l’ouest
en hiver, au sud-est et sud-ouest au printemps et à l’est,
nord-est durant l’été et l’automne.
"
Flore : Dans les hautes plaines, pâturages ; en montagne,
forêts de pins et de chênes verts ; sur les collines
centrales, garrigue, cactus et agaves. Dans le Bajío
et les vallées, les champs de cultures ont remplacé
la flore autochtone bien qu’il y ait des restes de mesquites
; dans la région lacustre : chênes, ahuehuetes
(cyprès de Tule) et plantes fourragères.
Faune : Dans la Sierra Gorda : tlacuacuache,
renard, cerfs, amardillo, et chat
sauvage ; sur les collines : serpent à sonnette, corallilo,
lapin, coyote ; dans les vallées : canard, pigeon, colombe
et raton laveur.
Cultures : Purépecha
dans les vallées Abajeños et dans le sud du Bajío
; Guachicil dans Los Altos ; Pame
dans le nord de la Sierra Centrale, la Sierra Gorda et le nord du
Bajío ; Chichiméca dans
le sud du Bajío ; Zacateco
dans le nord de Los Altos et Guamare
dans la Sierra de Comanja et el Bajío.
Groupes Indigènes :
Chichiméca dans la Sierra Gorda
et Otomi dans la Sierra Gorda et Los
Altos.
Accès :
La région nord-est de l´état de Guanajuato est
la plus riche en paysages de montagne. Par le nord-est, on arrive
par l´autoroute 57 de San Luis Potosí via Dolorès
Hidalgo ou par le sud en provenance de Mexico via Querétaro.
Guanajuato est à 402 km de Mexico (4h de route et $300 de
péage) et 302 km de Guadalajara.
Un
peu d'histoire
"Guanajuato" signifie en langue "purépecha",
Quanaxhuato (la colline des grenouilles). Les collines au-dessus
de la ville en forme de ces batraciens, d'où la signification
du nom, surplombent la ville qui se logit au fond d'une gorge !
Les origines de la population de Guanajuato proviennent du XVIème
siècle, quand les conquérants espagnols ont abordé
la région vers 1520. Néanmoins, l'invasion a vraiment
commencé entre 1540 et 1560 quand la région où
maintenant est établi Guanajuato, a été donné
par le vice-roi Antonio de Mendoza à Rodrigo Vázquez
pour l'élevage de troupeaux, comme grâce pour les services
rendus pendant la conquête.
Il est possible qu'entre 1548 et 1555, on est découvert par
hasard, les abondants gisements d'argent, surtout dans les mines
à San Bernabé et Rayas, ce qui a contribué
à la création de la ville de Guanajuato. A partir
de cette époque, l'établissement et les allées
et venues des chercheurs du minerai sont devenus très fréquents.
En 1557 l'image de la Vierge Marie est arrivée à Guanajuato,
comme donation faite par le Roi au peuple, et à partir de
ce moment-là elle a été vénérée
comme Notre Dame de Guanajuato.
Le 26 octobre 1679, le vice-roi Fray Payo Enríquez Afán
de Ribera, a élevé de catégorie Guanajuato.
Du nom de village, il est devenu Ville. En 1741 le roi Felipe V
lui a donné le titre de très noble et loyale ville
de Sainte Foi et Royal de Mines de Guanajuato.
La ville a prospéré énormément pendant
le XVIIIème siècle grâce à l'abondance
minière C'est arrivé à tel point que quelques
personnages dédiés à l'exploitation de mines
sont devenus des nobles, par exemple le Marquis de San Clemente
ou le Marquis de Rayas, le Comte de la Valenciana, parmi tant d'autres.
En 1767 les prêtres jésuites ont été
expulsés, mais ils ont laissé leur empreinte dans
la ville surtout pour l'éducation. Pendant cette époque
de splendeur ont été construits la plupart des bâtiments
actuellement dans la ville.
En 1786, et en suivant les ordonnances royales, le territoire de
la Nouvelle Espagne a été divisé, au point
de vue administrative, en douze intendances dont l'une d'elles,
Guanajuato. Grâce à cette ordonnance, elle ne dépendait
plus de la province de Michoacán.
Le premier intendant a été Don Andrés Amat
de Tortosa, qui a été après, substitué
par Pedro José Soriano et celui-ci par l'intendant Don Juan
Antonio de Riaño y Bárcena, qui est devenu le plus
important et le bien-aimé de tous.
Il a été un très grand bienfaiteur pour la
ville, comme l'a écrit l'historien guanajuatense Lucas Alamán.
A son époque, on a construit de magnifiques immeubles non
seulement dans la ville mais dans toute la région.
La femme de Riaño, Victoria de Saint Maxent
a promu et poussé d'une manière très importante,
les jeunes guanajuatenses aux études
et à l'éducation.
L'intendant Riaño a promu la construction de l'immeuble de
la Alhóndiga de Granaditas
pour garantir l'approvisionnement des grains et semences pour la
population. C'est à cette ville que s'attaquèrent
les guérilleros du Père
Hidalgo. A cinquante mille, armés de houes et de pioches,
ils obligèrent la garnison espagnole à se retrancher
dans l'Alhóndiga de Granaditas,
le grenier à grain. Les soldats du roi s'y croyaient à
l'abri comme dans une forteresse imprenable; c'était sans
compter sur Juan José Martinez, petit garçon d'une
dizaine d'années qui allait entrer dans l'histoire sous le
surnom "d'El Pipila". Une torche à la main, le
jeune héros réussit à s'approcher de la bâtisse
et à mettre le feu à la porte cochère de bois
avant de tomber, percé de balles. Les combattants de la liberté
s'engouffrèrent dans le passage et tuèrent les défenseurs
jusqu'au dernier. Ils avaient gagné une bataille, mais non
la guerre. Quelques mois plus tard, les royalistes reprenaient Guanajuato.
A Chihuahua,
ils exécutaient Hidalgo
et Allende et venaient planter leurs têtes aux deux angles
de l'Alhóndiga. Le bâtiment,
qui servit longtemps de prison, abrite aujourd'hui un musée
de la guerre d'Indépendance, mais aussi une collection des
plus belles productions artisanales de l'Etat.
En
1826, on a voté et approuvé la première Constitution
qui transformait Guanajuato en un État libre et souverain
de la république mexicaine. Le premier gouverneur Carlos
Montes de Oca a été le plus important promoteur de
l'éducation dans cet état et à lui, on lui
doit la réouverture du Colegio de
la Santísima Trinidad fondé par les jésuites
et l'ancien Colegio de la Purísima
Concepción qui a été administré
par les prêtres felipenses,
la nouvelle dénomination a été celle de Colegio
del Estado.
De remarquables personnages de l'histoire nationale du XIXème
siècle ont gouverné l'état, comme les libéraux
Manuel Plié et Florencio Antillón. Le 17 janvier 1858
le président Juárez
a établi temporairement les pouvoirs de la République
dans cette ville du fait de l'opposition du groupe politique conservateur.
Pendant l'époque de l'intervention française l'empereur
imposé "Maximiliano de Habsurgo", visita la ville
pendant le mois de septembre 1864. Lors de cette visite, il a été
décidé que la Halle au blé serait transformée
en prison l'Alhóndiga de Granaditas.
En 1867, après avoir perdu le pouvoir, l'empire de Maximilien
s'initia à la restauration de la vie républicaine.
On nomma Florencio Antillón comme gouverneur. Celui-ci est
resté au pouvoir jusqu'au mois de janvier 1877 quand il a
perdu la bataille contre ceux qui suivaient le général
Porfirio Díaz.
Antillón a commencé en 1872 la construction du majestueux
Teatro Juárez. Pendant la période
historique connue comme le porfiriato
qui va de 1877 à 1911, on a commencé la construction
de très importants édifices comme le Palais Législatif,
le Marché Hidalgo, le monument à La Paix, le monument
à Hidalgo à la Presa de la Olla, l'inauguration du
Teatro Juárez, et l'introduction du train.
Le dernier gouverneur porfiriste à Guanajuato,
Joaquín Obregón González, a poussé les
constructions du tunnel du Cuajín et la
presa de la Esperanza, toutes les deux dirigées par
le très réputé ingénieur Ponciano Aguilar.
Au XXème siècle, pendant la révolution, la
ville a souffert des effets de la très sévère
crise économique et sociale, qui a affectée en juillet
1914 les troupes du général Alberto Carrera Torres.
En février 1916 le président Venustiano
Carranza visita la ville et négocia l'achat de grains
pour contenir la terrible famine qu'il y avait à cette époque.
En 1946 le Colegio del Estado a été
transformé et est devenu l'Université de Guanajuato.
Pendant les années 50, la presque totalité de la ville
a été reconstruite dont la rue Belauzarán "montée"
sur le lit de la rivière.
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les environs
Plan de la ville : 
Plan de l'état de Guanajuato :
L'histoire de l'état et de sa capitale
:
(anglais)
Détail
des chapitres :
Guanajuato
: capitale
Le
tourisme (y
compris San Miguel de Allende)
Les
informations pratiques
Découvrez
les fêtes et les traditions

Juillet 2008 : La ville de San Miguel de Allende et la paroisse
d'Atotonilco dans les environs de San Miguel sont inscrits au Patrimoine
mondial de l'humanité de l'Unesco.
Extrait du site de l'Unesco : "La Ville protégée
de San Miguel et le sanctuaire de Jésus de Nazareth d’Atotonilco
(Mexique). La ville fortifiée, établie
au XVIème siècle pour protéger la route intérieure
royale, a atteint son apogée au XVIIIème siècle
quand de nombreux édifices religieux et civils ont été
construits dans le style baroque mexicain. Certains de ces bâtiments
sont des chefs-d’œuvre de ce style qui a évolué
durant la transition du baroque au néoclassique. Situé
à 14 km de la ville, le sanctuaire jésuite, datant
également du XVIIIème siècle, est un des plus
beaux exemples de l’art et de l’architecture baroques
en Nouvelle Espagne. Il est constitué d’une grande
église et de plusieurs chapelles plus petites, toutes décorées
avec des peintures à l’huile de Rodriguez Juárez
et des peintures murales de Miguel Antonio Martínez de Pocasangre.
De par sa position, San Miguel de Allende a fait office de creuset
où se mêlaient les influences culturelles espagnoles,
créoles et amérindiennes. Le sanctuaire, lui, constitue
un exemple exceptionnel d’échanges culturels entre
l’Europe et l’Amérique latine. Son architecture
et sa décoration intérieure sont des témoins
de l’influence de la doctrine de Saint Ignace de Loyola".
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