SAN
MIGUEL DE ALLENDE
Cette ville fut fondée par les Espagnols par un certain
frère Juan de San Miguel en 1542, sur un site chichimèque
détruit antérieurement. Il lui donna le nom de son
saint patron, et avec le temps, la communauté devient San
Miguel el Grande, pour se distinguer de tous les San Miguels de
moindre importance qui sont disséminés un peu partout
dans le Mexique. L'agglomération servait
de place de marché pour les haciendas
des alentours. Sur chacune de ces plantations, qui se mesuraient
en kilomètres carrés plutôt qu'en hectares,
un millier de familles au moins vivaient pratiquement dans les
conditions des serfs. L'une des mesures prises par la Révolution
de 1810 fut de partager ces grands domaines entre ceux qui les
cultivaient. La plupart des maisons de maîtres ne montrent
plus que des ruines croulantes, sauf celles qui ont été
restaurées par des particuliers ou transformées
en hôtels.
En 1826, ses habitants ajoutèrent "de Allende"
au nom de leur cité en mémoire de son fils le plus
illustre, le guérillero Ignacio de Allende. Né là
en 1779, Allende fut parmi les premiers aux côtés
du Père Hidalgo à
se révolter contre les Espagnols en 1810.
Accès :
San Miguel de Allende est à 274 km de Mexico, 97 km de
Guanajuato, 62 km de Querétaro et 113 km de l´Aéroport
International du Bajío (BJX) et à trente minutes
de l'autoroute 57, Querétaro-Monterrey.


Juillet 2008 : La ville de San Miguel est un nouveau site
mexicain inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.
La ville de San Miguel de Allende ("pueblo
mágico"), située à une altitude de
1850 m dont la population est d'environ
150 000 habitants (chiffres 2007), est classée monument historique
par l'état mexicain où vivent de nombreux artistes
mexicains et étrangers. Une large communauté de retraités
américains et canadiens s'est installée à San
Miguel.
La ville a réussi à garder en grande partie
son caractère colonial. Les ruelles étroites et escarpées,
dallées de pavés ronds, les plazas
avec des bouquets d'arbres épais, les anciens hôtels
particuliers splendides de la noblesse, ainsi que les chapelles
et les églises baroques, donnent le ton de ce paysage urbain.
A San Miguel même, les maisons sont remarquables. Suivant
la tradition espagnole, elles ne s'affichent guère côté
rue, réservant le luxe de leur décoration pour les
patios intérieurs. Les Mexicains
vivent derrière les murs, à la mauresque.
Des visites de maisons et de jardins sont organisés tous
les dimanches midis par la Bibliothèque Publique (2ème
bibliothèque du Mexique en termes de collections
de livres de langue anglaise - angle Hidalgo et Insurgentes). Le
bénéfice des visites est reversé à des
oeuvres caritatives locales. Les constructions récentes ont
été dessinées avec soin pour se fondre avec
le caractère colonial des bâtiments plus anciens, qui
ont été restaurés avec minutie et compétence.
Ces dernières décennies, les académies d'art
ont attiré une clientèle internationale. La ville
est devenue la nouvelle demeure de leurs diplômés.
Comptez une journée de visite à
San Miguel de Allende et une autre journée pour les environs
et Dolorès.

Commençons la visite de la ville par flâner
sur la Plaza Allende, lieu de rencontre pour les résidents,
anciens ou nouveaux, et aussi pour les voyageurs. Encadrée
de maisons des XVII et XVIIème siècles, dont les profondes
arcades abritent des restaurants et des commerces, elle est très
animée à n'importe quelle heure. Au sud de la place,
l'oeil est attiré par la Parroquía de San Miguel Arcángel
(ouv. tlj, 7h-20h), cathédrale néo-gothique dont la
construction a débuté au XVIIème siècle.
Sa façade a été ajoutée au XIXème
siècle et elle abrite des chapelles intérieures très
austères. C'est l'oeuvre d'un simple maçon, Ceferino
Guttiérez qui s'inspira, dit-on, de cartes postales représentant
des cathédrales gothiques européennes.
Dans l'église San Rafael, juste à côté,
on y trouve une statue du Christ faite de maïs et de pâte
d'orchidée, qui aurait été réalisée
par des Indiens de Pátzcuaro au XVIème siècle.
Juste à côté de la Parroquia, visitez le Musée
Casa de Allende (ouv.10h-16h, mar-dim, $39). Installé dans
la maison où naquit Ignacio de Allende, ce musée qui
présente une façade baroque mémorable est consacré
au mouvement d'indépendance et à Allende, son héros
national. Vous ne devez pas manquer de faire une promenade dans
le patio dont les colonnades sont
particulièrement belles. En face du musée, se dresse
le monument dédié à Juan de San Miguel, moine
franciscain fondateur de la ville. Du deuxième niveau, vous
aurez une belle vue sur le Zócalo.
On peut jeter un coup d'oeil sur la porte en bois magnifiquement
sculptée, surmontée d'un aigle et d'une statue de
la Virgen de Loreto du Palacio
de los Condes de Canal qui abrite désormais une banque.
Remontez la calle San Francisco,
passez devant le Palais Municipal qui abrite l'office du tourisme
municipal et rendez vous sur la plazuela
San Francisco. Sur la gauche, l'église de la Tercer
Orden, bâtie par les franciscains au XVIIème
siècle se distingue par la sobriété de son
architecture, sans coupole ni tour. Dans la partie haute de la façade,
une niche abrite la statue de Saint Antoine du Padoue. Elle possède
une belle collection d'art. Sur le côté nord de l'église,
le cloître, encadré de deux niveaux à arcades
et orné d'une fontaine centrale, conserve de magnifiques
fresques murales illustrant le Calvaire.
En face, au nord, se dresse l'église de San Francisco, construite
au XVIIIème siècle. Sa splendide façade churrigueresque
en cantera rose, chargée d'éléments
décoratifs, représente des végétaux
et des visages humains. Elle contraste avec la haute tour néoclassique
dessinée par Eduardo Tresguerras. La nef communique avec
un plaisant cloître fleuri, à forte influence baroque.
Continuez sur Juárez pour avoir accès à
la Plaza Cívica Allende, construite en 1555. Elle est encadrée
au nord de deux édifices religieux : l'Oratorio de San Felipe
Neri (ouv.tlj, 7h-20h) et l'église de Nuestra Señora
de la Salud (ouv.tlj, 7h-20h).
L'oratoire a une belle façade baroque en cantera
rose de trois ordres, richement ornée de motifs végétaux,
dont les colonnes délimitent des niches et leurs statues.
L'intérieur est intéressant avec une trentaine de
statues de saints. Par un beau portail à colonnes salomoniques
dorées, accédez à l'église Santa Casa
de Loreto où se trouve le célèbre "camarin",
oratoire octogonal qui renferme six autels d'un baroque exubérant.
L'église de Nuestra Señora de la Salud, à droite
de l'Oratoire, dominée par un très beau dôme
en faïence bleue et jaune a été construite au
XVIIIème siècle. Sa façade baroque à
3 registres est surmontée d'une coquille Saint-Jacques symbolisant
le ciel. L'intérieur a peu d'intérêt, sauf quelques
peintures.

Revenez sur vos pas et visitez l'Ecole des Beaux Arts (ouv.9h-18h
tlj sauf dimanche 10-15h, entrée libre). Cet ancien couvent
adjacent à l'église de la Concepción,
accueille aujourd'hui le Centre culturel El Nigromante et l'école
des Beaux Arts. C'est un bel ensemble architectural autour de patio
enchanteur à 2 étages et des colonnades ornées
où sont organisées des expositions et des évènements
culturels. On peut admirer des fresques murales dont l'une de David
Siqueiros inachevée relatant la vie d'Allende.
L'église de la Concepción, construite au XVIIIème
siècle a été achevée par la construction
du dôme à la fin du XIXème siècle. L'intérieur
n'a pas beaucoup d'intérêt.
Finissez la visite de la ville par l'institut Allende à 1
km du centre (Ancha de San Antonio # 22),
(415) 152 0190 -
152 4538. Ecole d'art et de cours de langues installée dans
un ancien couvent de carmélites. Lieu de détente,
agréable, agrémenté de patios et de jardins
fleuris, on peut également y déjeuner et admirer la
vue panoramique sur la ville. Se renseigner sur place pour les expositions,
les conférences ou les cours (www.instituto-allende.edu.mx)
- esp,ang.
La ville ne présente pas beaucoup de monuments particulièrement
intéressants. Pourtant, il faut absolument passer par cette
ville pour goûter l'atmosphère de la ville, flâner
sur la place principale, entourée de vieilles maisons du
XVIIIe siècle, descendre la rue principale et jeter un coup
d'oeil aux nombreux patios et balcons. Les fêtes locales y
sont nombreuses, en particulier pour la Fête de la Saint-Michel
(fin septembre), patron de la ville. Vous assisterez à des
danses régionales et à des offrandes florales qui
peuvent atteindre 10 m de long.

En vous éloignant du centre et vers le sud, prenez
la calle Aldama, jolie rue typique
pour jeter un coup d'oeil au parc Juárez, beau parc avec
des arbres de plus de 100 ans et continuez sur l'est pour vous rendre
au "Chorro", ancien lavoir public où l'on
trouve encore des communautés qui lavent leur linge dans
les différents bassins de pierre rouge. Si vous avez encore
un peu de courage, grimpez jusqu'au Mirador pour jouir d'une superbe
vue sur la ville et les paysages environnants (rue Piedras Chinas
et rue Salida a Querétaro). Finissez la visite de la ville
par la "Plaza del Toros" (arène) en longeant les
rues Huertas et Recreo. Admirez tout le long du chemin les façades
pleines de charme, les portails sculptés, les balcons et
les fontaines. L'arène se cache derrière une porte
haute en bois.
Marché de l'artisanat : San Miguel est aussi un
lieu d'achat d'artisanat, oeuvres d'artisans locaux, en ville et
sur "El Mercado de Artesanías"
(au nord de la Plaza Civica). Beaucoup
de choix à des prix raisonnables (ouv.10h30-19h, tlj).
Les environs proches de San Miguel
Tout d'abord, le Jardin botanique El Charco del Ingenio
(environ 5 km du centre au nord-est) : ce magnifique jardin botanique
de 100 ha avec plus de 1000 espèces de cactées et
de plantes grasses est également un refuge de colonies d'oiseaux
migrateurs (ouv.tlj - 8h-17h, tarif de $30). Prendre le bus de la
plaza Civica en direction de Gigante
et continuez à pied sur 1 km.
En partant de San Miguel de Allende à 15
km, on trouve la paroisse d'Atotonilco datant du
XVIIIème siècle, remarquable par son beau plafond
et ses murs entièrement recouverts de fresques, et, aussi
riche en histoire. C'est à cet endroit q u'Hidalgo
porta l'étendard de la Vierge
de Guadalupe qui était la marque de la lutte pour l'indépendance.
La paroisse ouverte tlj de 7h à 20h, est un symbole baroque
de l'Espagne et en son intérieur se trouvent des éléments
artistiques d'influence indigène, ainsi que des fresques
de Miguel Antonio Martinez de Pocasangre, qui consacra trente ans
au moins de travail artistique à cette église. Ne
manquez pas les six chapelles latérales. C'est un lieu de
pèlerinage sacré et très prisé, particulièrement
pour la procession de la Semaine
Sainte (comme à Dolorès Hidalgo), dédié
à Jésus de Nazareth.

Juillet 2008 : La paroisse d'Atotonilco est un nouveau site
mexicain inscrit au Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco.
Prendre un bus de la Central de Autobuses
toutes les 30 mn pour vous y rendre ainsi que pour Dolorès
Hidalgo, capitale de la céramique.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur San Miguel de
Allende et les environs
Site de l'Unesco : San Miguel de Allende en tant que centre
historique et le Sanctuaire Jésus Nazareno (Jésus
de Nazareth) d'Atotonilco sont inscrits sur la Liste Indicative
depuis septembre 2006 (la liste indicative est
un inventaire des biens que chaque Etat partie a l'intention de
proposer pour inscription au cours des années à venir).
La ville de San Miguel de Allende a conservé l'authenticité
de ses valeurs culturelles et esthétiques pendant tout ce
temps, grâce à l'équilibre établi entre
son patrimoine, ses espaces urbains, ses traditions culturelles
et ses fonctions comme ville. San Miguel de Allende et le Sanctuaire
Jésus Nazareno (Jésus de Nazareth) d'Atotonilco sont
primés grâce à leur patrimoine et leur valeur
historique et culturelle.
Plans de la ville:
ou
DOLORÈS
HIDALGO
Situé à 40 km de San Miguel et 48 de Guanajuato
Depuis Atotonilco vous devez prendre l'autoroute 51 en direction
de San Sebastián et continuer par l'autoroute 110, où
5 km plus loin, vous aurez atteint Dolorès Hidalgo ("pueblo
mágico"), autrefois village qui eut une fois l'occasion
de recevoir le coup de projecteur de l'histoire. C'était
en 1810. En Espagne, le roi Charles avait été contraint
d'abdiquer en faveur de Ferdinand mais Napoléon Ier avait
d'autres vues, et il obligea Ferdinand à renoncer à
son tour à la couronne, dont il coiffa son frère Joseph.
Tout ce mouvement royal causait des remous au Mexique,
où l'on se demandait si l'on devait allégeance à
Charles, à Ferdinand ou à Joseph.
Cependant les conjurés de Querétaro
ne songeaient qu'à se libérer de la sujétion
espagnole. C'est là que l'on reparle de la Corregidora
: bien qu'enfermée à double tour dans sa maison, elle
réussit à prévenir Hidalgo et ses amis du péril
couru par leur mouvement. Dans la nuit du 15 au 16 septembre, le
Père, sonnant la cloche de l'église paroissiale, battait
le rappel des volontaires de Dolorès. Premier prêtre
rebelle d'Amérique latine, il venait de donner le signal
d'une guerre qui, avec des intermittences, devait durer plus d'un
siècle. Dolorès (54 000 habitants) est depuis un sanctuaire
national. Chaque année, on fait revivre l'Appel
de la Liberté (El Grito)
dans tout le Mexique, et rituellement, le président
de la République vient à Dolorès le répéter
du haut du balcon où Hidalgo lui-même le lança.
Pour cette occasion et tout le long de l'année, la ville
est maintenue propre.
La ville a sa part de monuments publics (dont un musée Casa
de Hidalgo), mais n'offre par ailleurs pas grand intérêt.
Le Musée Casa de Hidalgo (ouv. 10h-17h45, mar-dim, $29) est
une belle construction coloniale datant de 1779 où habitait
Miguel Hidalgo de 1804 à 1810. On y trouve des objets, des
meubles et des documents du mouvement de l'Indépendance.
Dans un espace comme un mouchoir de poche, vous pourrez visiter
la Parroquia de Nuestra Señora de
los Dolores, la Parroquia de la Asunción
et le Templo de la Tercera Orden.
La Parroquia de Nuestra Señora de
los Dolorès : c'est ici même que Miguel Hidalgo
appela le peuple mexicain à la rébellion et que, sur
l'une de ses tours se trouvait la cloche dite de
l'Indépendance, qui sonna le début de la révolte.
Vous pouvez visiter la Casa de Abasolo,
palais municipal où est né l'insurgé Mariano
Abasolo en 1784, transformé en 1906 en mairie, et également
le Musée de l'Indépendance (ouv. 9h-17h, ven-mer),
hommages faits à Miguel Hidalgo et à José Alfredo
Jiménez, compositeur né à Dolorès.
Jetez un oeil sur la façade de la
Casa de las Visitas. Depuis 1940, elle appartient au gouvernement
de l'Etat et reçoit régulièrement le président
de la république qui vient célébrer le cri
de l'Indépendance. Sa façade présente six arches
surplombées de balcons.
D olorès
Hidalgo est également la capitale de la céramique,
avec une production originale, variée et créative.
Les principales boutiques d'artisans se trouvent à l'entrée
de la ville. C'est aussi Miguel Hidalgo qui introduisit dans cette
ville la tradition artisanale du métier de la poterie et
la céramique de talavera. On
y fabrique aussi des meubles rustiques.
Voir le marché près des rues Chiapas et Jalisco, à
deux coins de rue au sud du Jardín.
Dolorès est également célèbre pour la
fabrication des meilleures crèmes glacées du Mexique
avec des saveurs du cru vraiment délicieuses!
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Dolores Hidalgo
Plan de Dolorès :
Sur la route Saint Miguel-Dolorès, possibilité
de baignade dans de nombreuses sources d'eau chaude (les "balnearios").
Elles sont ouvertes entre 9h et 17h pour le prix de $80 et tous
les bus entre ces deux villes peuvent s'y arrêter sur votre
demande.
D'autre part, le village "Mineral de Pozos", à
39 km de Dolorès (est) ou 60 de San Miguel (nord-est), pratiquement
abandonné après la fermeture des mines, héberge
plusieurs artistes et artisans séduits par le charme de ce
village qui compte désormais 2 500 habitants. De nombreuses
galeries sont présentes et des artisans reproduisant des
instruments de musique précolombiens ouvrent les portes de
leur atelier près du Jardín
Principal. Vous y retrouvez tambour, percussion, flûte,
etc...
Les
environs proches de Guanajuato

En dehors de la ville, il ne faut pas manquer l'occasion de vous
rendre à la mine d'argent Valenciana, à
5 km au nord, en direction de Dolorès Hidalgo. Accès
uniquement au site, la mine elle-même étant fermée
pour les visites.
Prendre le bus de la calle Alhóndiga,
direction "Cristo Rey" ou de la "Valenciana".
Des mineurs vous serviront de guides pour visiter la mine voisine,
la Bocamina San
Cayetano, visite guidée de 25 mn entre 10
et 18h, tarif de $25. Ces mineurs d'origine chichimèque vous
expliqueront à quel point, leurs ancêtres furent exploités
sous le régime espagnol, presque réduits à
l'esclavage dans ces galeries !
A proximité des mines, visitez le templo
de San Cayetano de
la Valenciana (ouv.10h-18h, mar-dim)
qui fut édifié par le Comte de Valenciana, propriétaire
de mines d'argent.
Cette église bâtie
spécialement pour les mineurs entre 1765 et 1788 a de belles
façades principale et latérale en cantera
rose et présente les aspects typiques du baroque.
La richesse qui provenait autrefois de l'argent se reflète
à l'intérieur dans le style churrigueresque et dans
la décoration soignée du cloître situé
à côté. Les trois portails churrigueresques
de cette église attirent beaucoup d'admirateurs. La chaire
est un joyau, avec ses incrustations de corne en bois et de bois
précieux. Quant aux fonts baptismaux, ils comptent parmi
les plus beaux exemples de ce qu'a laissé en la matière
le XVIIIème siècle.
Cata : 5 km plus loin sur la même route, ce village
est connu pour sa belle église baroque du XVIIème
siècle, qui possède une belle façade churrigueresque
en cantera rose et deux imposants
retables. La mine de Cata appartenait à Don Alonso de Villaseca,
l'homme le plus riche de toute la Nouvelle-Espagne, qui offrit en
1618 le christ ornant toujours l'église et qu'on a baptisé
"Seigneur de Villaseca".
A 2 km de l'est de Cata, vous jouirez d'une belle vue panoramique
sur Guanajuato de la Mina
de San Juan de Rayas. A l'arrière de l'esplanade,
un escalier monte au paisible hameau de Mellado,
où l'on pourra visiter l'église de la Merced et les
ruines du Convento del
Carmen (dimanche 10h-18h, entrée libre).
Ex-Hacienda San Gabriel de Barrera : c'est une belle propriété
de style coloniale bâtie à la fin du XVIIème
siècle, qui fut remaniée en résidence officielle
pour les grands de ce monde puis reconvertie en musée exposant
les peintures, les meubles et les tapisseries du XVIIème
au XIXème siècle. Promenez vous dans les 17 beaux
jardins bien arrangés dans plusieurs styles (français,
oriental, mexicain, anglais ...). Pour y aller, prenez le bus en
direction de Marfil, km 2,5 et descendre à proximité.
Ouvert tlj de 9h à 18h pour un tarif de $22.
Pour ceux qui préférent le tourisme religieux, entre
Silao et Guanajuato se trouve le Cerro
del Cubilete, une formation d'origine volcanique
de 2480 m de hauteur, sur laquelle trône une énorme
statue du Christ Roi. Accessible en bus tous les jours de Guanajuato,
le site reçoit plus de 500 000 visiteurs par an.
Zone récréative de Las Palomas :
à 15 mn de la ville de Guanajuato sur l'autoroute qui conduit
à Dolorès Hidalgo, se trouve le site naturel de Las
Palomas qui offre la possibilité de réaliser
des activités de plein air telles que le camping, la randonnée,
l'observation des oiseaux migrateurs, de la flore et de la faune
de la Sierra de Guanajuato.
Valle de Santiago au sud de l'état : sept anciens
cratères de volcans appelés "hoyas",
qui intéresseront les amateurs de tourisme d'aventure. Dans
certains d'entre eux, il est possible de pratiquer des sports tels
que le ski nautique, l'escalade, etc.. alors que d'autres offrent
un paysage des plus insolites, presque lunaire. L'un d'entre eux,
la Hoya de Rincon Parangueo, est accessible
à partir d'un tunnel de 300 m de long.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Guanajuato et
les environs
Plan de la ville de Guanajuato : 
Plan de l'état de Guanajuato :
L'histoire de l'état et de sa capitale
:
(anglais)
León
Situé à 110 km de Dolores et à 54 km de Guanajuato
Fondée
en 1566, la ville de León, avec plus d'un million d'habitants
est un centre important de développement pour l´État.
La production d´articles de cuir a forgé sa réputation
mondiale. Chaque année on exporte plus de 25 millions de
paires de chaussures. La ville possède également un
magnifique centre-ville historique où il est possible d'admirer
de beaux monuments architecturaux. Promenez vous dans la zone piétonnière
qui abrite le palais municipal, la place des Martyrs, la place des
fondateurs, avec en son centre la Fontaine aux Lions. Visitez la
Maison de la Culture Diego Rivera sur la place des Fondateurs, le
temple Expiatorio (temple de style gothique, visite tôt le
matin) et la cathédrale-basilique datant du XVIIIème
siècle avec sa façade baroque. De nombreux centres
commerciaux s'éparpillent dans la ville. La ville de León
vaut le détour si vous avez du temps et vous voulez faire
des achats importants. Consultez leur site pour la Féria
de Janvier (11Jan-5Fev.08) : concerts, feux d'artifice, défilés,
danses (Voladores en particulier)
- www.ferialeon.org.
Irapuato
Situé à 46 km de Guanajuato
La qualité de son agriculture remonte au XVIIème siècle
car elle ravitaillait de manière importante les centres miniers,
d’où le développement actuel de la culture des
légumes et principalement des fraises et de son surnom de
"Capitale Mondiale des Fraises". Elle a une place importante
dans le développement agro-industriel et textile.
Elle possède un moderne Centre de Conventions
qui a une capacité de 1800 personnes, des espaces récréatifs,
deux clubs de golf professionnels, le stade de football Sergio León
Chávez (utilisé lors du mondial de 1986), une arène
de taureaux et un ‘lienzo charro’
(siège du congrès mondial "charro" –
genre de rodéo qui
est le sport national).
Irapuato est le siège, d´événements
importants comme Expo Fresas (fraises), foire agro-industriel -début
avril de chaque année, l´Expo Agroalimentaria (agroalimentaire)
et Expo Megapecuaria (agricole), et aussi d´une grande variété
d´événements sportifs comme la Nauticopa.

 
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