Les Mayos
Les
Yoremes sont les descendants des anciennes populations de la culture
de Huatabampo, et appartiennent aux traditions culturelles de Sonora.
C’est le groupe le plus important de cet état et leur
population est estimée à environ 75.000 habitants.
Ils parlent encore leur dialecte, et par la même se distinguent
des autres communautés indigènes qui ont tendance
à parler l’espagnol.
Ils s’autodéterminent comme « Yoreme »
ou « Celui qui respecte la tradition », contrairement
au « Yori » - « Celui qui ne la respecte pas ».
Selon une légende, le mot
Mayo signifie
«les gens de la Rivière
».
La région Mayo est localisée dans la partie sud de
Sonora, et les communautés
vivent dans les municipalités d’Alamos, Quiriego, Navojoa,
Etchojoa et Huatabampo.
On dit que les Mayos font partie des communautés Yaquis,
car leur langue est en partie de la famille Taracahita du tronc
Yuto Nahua, avec des racines de dialecte Yaqui et Guarijio.
Ils
ont docilement été les récepteurs des enseignements
évangéliques espagnols, et ont acquis en même
temps des connaissances quant à l’agriculture et l’élevage
d’animaux domestiques.
Ils construisent maintenant leurs maisons en « adobe
» (grosses briques de terre et paille collée) ou ladrillos
(briques rouges), les plafonds sont faits de carrizo (branches
de bambou), recouverts de terre et paille collée.
Il est fréquent de voir leurs maisons ornées d’une
croix faite du bois du cœur d’un palofierro
(arbre de fer), pour se protéger du mal.
L’artisanat n’est pas une activité fondamentale
dans l’économie Mayo.
Ils font des couvertures, des tapis en laine tissée, des
cruches en terre pour l’eau, des paniers en osier de diverses
formes, et des instruments de musique comme la harpe ou le violon,
et leur usage est toujours domestique.
Dans leurs rites, leurs chants et leurs danses, la nature reste
le guide de leur monde, et cela s’exprime dans le caractère
que développent leurs danses comme la danse du « venado
» (cerf) et le « pascola ». Ils continuent
à y porter des vêtements rituels pendant ces fêtes,
vêtements traditionnels qui ne sont plus portés que
dans ces évènements, et préservent ainsi cette
relation particulière avec le monde du surnaturel et du magique.
Des masques divers avec des crins de chevaux, la ceinture de «
cascabel » (serpent à sonnette) en métal, les
chevillières faites dans des cocons de papillons remplis
de petits cailloux (tenaboim), rappelant ainsi le bruit du cascabel,
complètent leurs tenues.
Un de leur dicton est que « Dieu a créé l’or
pour les Yoris et les outils de travail pour les Yoremes »,
et la nature reste leur mentor.
Ils sont dépositaires d’une très riche culture
de médecine traditionnelle pratiquée par les curanderos
ou curanderas, dans toutes les communautés. En plus
de l’usage de plantes, ils utilisent les amulettes et dans
leurs guérisons, il y a un mélange de foi et de magie.
Afin de préserver ces traditions, les autorités sonorenses
de culture populaire ont organisé des rencontres de médecines
traditionnelles et des aides exclusives ont été mises
en place par des jardins botaniques afin d’aider à
la préservation de plantes médicinales en voie de
disparition.
Ils ont également des pharmacies herboristeries ou les curanderos
ou les patients peuvent trouver les plantes médicinales.
Les cérémonies des Yoremes sont de très haute
importance, et pratiquement toutes les fêtes ont des liens
avec l’église catholique et ses calendriers liturgiques.
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Les fêtes les plus importantes sont la Semana
Santa, Santísima Trinidad, San José, San Ignacio de
Loyola, la Santa Cruz, Virgen de Guadalupe, Día de Muertos
y le Carême.


Reportage et photos réalisés
par Marie Resplandy: afg_sonora@hotmail.com

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