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Le
Zócalo : c’est
un excellent point de départ pour visiter le centre de la
ville. Comptez deux jours pour le centre historique.
C’est le coeur de la vieille ville de Mexico.
Sous le nom officiel de Place de la Constitution, ç’en
est aussi la place principale. Là se dressaient jadis les
palais de Moctezuma.
Les conquistadors,
on le sait, firent bon marché des splendeurs aztèques.
Le mot zócalo signifie socle. Appliqué à la
place, il vient de l’idée qu’eut un jour quelqu’un
d’y dresser une statue. Mais le projet n’alla pas plus
loin que le socle, dont le nom resta à la place (par dérision
sans doute) même après qu’on l’eut démoli.
Et le plus drôle, c’est que maintenant, dans la plupart
des villes du Mexique, la grande place
est couramment appelée Zócalo.
En superficie, le Zócalo de
Mexico est la seconde agora du monde après celle de la place
Rouge à Moscou.
La place est bordée par trois monuments importants : au
Nord, la cathédrale Metropolitana (ouvert
tlj 07h00-20H00, visites guidées certains jours)
édifiée sur les ruines de la pyramide de Tenochtitlán
; à l’est le Palais National (Palacio
Nacional) et au Sud le Palacio de
Ayuntamiento, l'hôtel de ville.
Les
vice-rois financèrent durant deux cent cinquante ans l'édification
de la cathédrale, la plus grande
église d'Amérique latine. Elle fût
construite sous les ordres de Hernán
Cortés, puis rasée et remplacée par l’actuel
édifice, achevée en 1813. Deux clochers du XVIIIème
siècle dominent la façade baroque.
Il faut noter la présence de 5 maîtres-autels et de
quatorze chapelles. Une lumière ténébreuse,
filtrée par les petits vitraux, illumine le fabuleux Altar
de los Reyes (autel des Rois), un retable de bois doré
churrigueresque, dont la réalisation demanda quasiment vingt
ans. Gigantesque, surchargé, il représente sur deux
registres l'Assomption de la Vierge et l'Adoration des Mages. Colonnes,
moulures, angelots, personnages et motifs végétaux
entremêlent leurs mouvements, leurs dorures et leurs vibrants
coloris dans une folie baroque. Il fut construit pour l’usage
des souverains espagnols qui ne vinrent jamais. Peut-être
l’Altar de Perdón, à l’extrémité
de la nef, fut-il construit pour leur pardonner. Cet autel (altar)
possède de magnifiques orgues.
L’immense façade baroque de la cathédrale,
flanquée de trois portails, fut décorée de
sculptures de l'Espagnol Manuel Tolsa représentant les trois
vertus théologales : la Foi, l’Espérance et
la Charité. Elle est surmontée de deux clochers et
de tours de la fin du XVIIIème siècle dessinées
par le Mexicain José Damián Ortiz de Castro. Une impression
d'élégance se dégage des trois nefs peu éclairées
par les vitraux contemporains. Elles s'étendent sur une longueur
de plus de 100 m avec une largeur de plus de 45 m. Au centre, le
choeur est isolé par de superbes grilles forgées au
XVIIIème siècle.
On a pu noter de grosses réparations engagées pour
la rénovation de la cathédrale qui se sont terminées
en 2006, du fait qu'elle s'affaissait de 8 cm par an et que sa façade
avait besoin d'une cure de jouvence. Certaines oeuvres sacrées
à l'intérieur ont été également
rénovées. Bel effort tant du gouvernement que d'entreprises
privées et de généreux donateurs !
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le Zócalo
Contiguë à la cathédrale,
l’église du Sagrario, fermée au public,
fut édifiée au milieu du XVIIIème siècle
pour abriter les objets du culte, les archives et les trésors
de l'archevêché. C’est une Eglise distincte mais
construite pour être associée à sa voisine.
Sa façade baroque s'orne d'une profusion de sculptures en
ronde bosse et de reliefs. L’Eglise, fermée au public
penche et présente de graves fissures suite à un séisme.
La Piedra del Sol « calendrier
» de pierre des Aztèques, aujourd’hui conservée
au Musée National
d’Anthropologie fût mise à jour dans
la cour de cette Eglise.
 Le
Templo Mayor (ouv.
9h-17h, mar-dim) se dresse au nord-est du Zócalo
(calle Seminario). C’est à
peu près tout ce qu’il reste de la plus grandiose des
cultures précolombiennes
des Aztèques (1325 à 1521 après J.-C).
C'est en 1978, à l'occasion de travaux pour le métro
de Mexico, que l'on mit au jour ce grand temple de 80 m sur 100
m, dernier vestige de la cité religieuse de Gran Tenochtitlán.
La reconstruction dura jusqu'en 1982. La pyramide qu'on voit aujourd'hui
était surmontée de deux temples (au Sud, peint en
rouge et au Nord, peint en bleu), l'un dédié au dieu
de la pluie et de la fécondité Tlaloc, l'autre au
dieu de la guerre et du soleil Huitzilopochtli. Si les ruines elles-mêmes
sont intéressantes, c’est dans le musée élevé
sur le site que l’on peut se faire une idée de la vie
à Tenochtitlán.
Les fouilles permirent de dégager 7000 objets: bijoux, armes,
statuettes, objets usuels. Ces pièces, restaurées
sont exposées au Museo de
Templo Mayor. Inauguré en 1988, on peut voir
dans ce musée, des représentations grandeur nature
de guerriers exposés avec les crânes de leurs victimes.
Parmi les plus belles pièces de cette collection, la copie
du monolithe de Coyolxauhqui, fille ainée de Coatluicue,
déesse de la terre et plus tard mère du principal
dieu aztèque, Huitzilopochtli, dieu de la guerre. Le musée
est un bâtiment élégant en marbre et granit
au dessin spectaculaire. Les légendes en espagnol sont gravées
sur verre et les objets sont exposés sous une lumière
bleue très théâtrale. Avec plus de 10 salles
d’exposition très intéressantes, le musée
est ouvert de 09h à 17h du mardi au dimanche inclus,
$48. L’entrée au temple inclut la visite du
musée. Pour une visite en anglais, appeler le musée
au (55) 55 42 49 43.
SON et LUMIERE du mardi au vendredi à 11h et 16h.
Une réplique exacte et colorée du monolithe
de la déesse lunaire mexica Coyolxauhqui, ainsi que des pièces
de sculpture sont exposées au Musée du Templo Mayor
du 25 avril 2008 au 31 août 2008. Cette exposition
temporaire commémore les 30 ans de la découverte de
la Coyolxauhqui (21 février 1978). Sources sur le site de
la Présidence
du Mexique.
Juin 2008 : Composée de 4000 pièces, la plus importante
offrande de la culture aztèque a été présentée
par les archéologues mexicains. Ce trésor qui daterait
de la fin du XVème siècle, a été découvert
lors de fouilles dans le Templo Mayor. Mise à jour près
de la tombe de la déesse Tlaltecuhtli, l'offrande contient
des objets dédiés à plusieurs déesses,
dont celle de l'agriculture, de la fertilité et de la terre.
L'archéologue Leonardo Lopez a indiqué que des masques
et des sceptres en bois étaient "en parfait état
de conservation".
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le Templo Mayor
On
peut dire du Palacio Nacional
(ouv.tlj 09h-17h, gratuit avec pièce d'identité)
qu’il est le plus vieil édifice de la place, puisque
ses pierres proviennent de la démolition des palais aztèques.
Dans la partie achevée en 1529 s’établit aussitôt
Hernán Cortés, le conquérant du Mexique.
A partir de 1562, l’édifice recevait sa destination
de résidence officielle des vices rois. Il eut beaucoup à
souffrir des émeutes de 1624 et de 1692. Et les années,
sinon les siècles, lui apportèrent de nombreuses modifications,
en particulier durant le règne portant bref de l’empereur
Maximilien, puis
à l’époque de Porfirio
Díaz, c'est-à-dire des premières années
1870 à 1910. Le troisième étage du Palais est
un ajout qui date de 1927.
Situé à l’est du Zócalo,
cet édifice se déploie sur plus 200 m avec sa façade
en pierre volcanique hornée par de beaux balcons en fer forgé.
Il abrite le siège du gouvernement. Un musée à
la mémoire de Benito
Juárez, la bibliothèque Miguel Lerdo de Tejada
ainsi que les archives nationales y sont également installés.
La Cloche de la Liberté surplombe l’entrée principale.
C’est elle que fit retentir, en 1810, le Père Miguel
Hidalgo sonnant le rappel des premiers combattants de la guerre
d’Indépendance. Elle fut placée au faite du
Palais National en 1896.
Chaque année, dans la nuit du 15 au 16 septembre, le président
de la République « proclame » l'indépendance
du pays. Il apparaît au balcon du Palacio
Nacional, où il fait sonner la cloche et lance «
le Cri » qui déclencha le soulèvement contre
les Espagnols. Ce rite ouvre les cérémonies commémoratives.
Dans la liesse, la foule répond en choeur :
« Vive le Mexique, Vive l'Indépendance
! », et la fête dure toute la nuit.
A
l'intérieur du Palacio Nacional
se cache une série de cours et de patios plus beaux les uns
que les autres. On peut y admirer les fresques peintes entre 1929
et 1945 par le muraliste Diego Rivera. Celle qui orne l'escalier
central est une représentation de l'histoire du Mexique.
Cette fresque historique de près de 450m2 a valu 16 ans de
travail et une vision très personnelle de l'histoire du pays,
histoire qui fut mouvementée dans son combat pour la liberté
et l'indépendance.
Le peintre y a rassemblé indiens, espagnols, métis,
héros du pays, de la Conquête aux temps modernes, dans
un style qui rappelle les grandes allégories si prisées
par les pays socialistes. Dans la galerie du premier étage,
plusieurs tableaux illustrent les civilisations
aztèque, tarasque ou purépecha, zapotèque,
totonaque et huaxtèque. Sur les murs des galeries, des
scènes de la vie précolombienne témoignent
de la connaissance profonde qu'avait le peintre de la culture indienne.
On peut noter aussi sur ces murs les têtes de singes souriants
avec crinières qui étaient sensés être
des lions (les indiens à qui on a demandé de construire
ces sculptures n’avaient jamais vu de lions et ont fait appel
à leur imagination). Pour vraiment les apprécier,
faîtes appel à un guide bilingue ($55) au pied de la
cage d’escalier. Visites gratuites en espagnol ou anglais
toutes les heures .
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Diego Rivera, d’origine
indienne avait peu de sympathie pour les Espagnols. Cortés
est représenté comme une sorte de « Popeye
» cagneux et syphilitique. Sa compagne indienne la
Malinche tient un bébé aux yeux verts. Diego
Rivera essaya aussi de prévoir l’avenir avec
ses pinceaux, dans les années 1930, mais il se révéla
meilleur peintre que prophète, car il prévoyait
un pays uni par le marxisme. Diego Rivera (1886-1957), ami
de Trotsky, était un artiste convaincu; il essaya de
développer un symbolisme national qui revendiquait
des origines indigènes, païennes, en les mêlant
d'idées marxistes. Ses oeuvres aux couleurs éclatantes
sont traitées avec un lyrisme inspiré des retables
de la fin du baroque. |
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le "Palacio
Nacional"
C'est à Mexico que se trouvent les plus belles productions
de Diego Rivera. On peut en admirer quelques-unes, notamment au
palais des Beaux-Arts, ou visiter l'atelier que l'artiste possédait
dans le quartier de San Angel,
au sud de la ville. Rivera décora aussi l'école d'agriculture
Chapingo de Texcoco, à 48 km à l'est de Mexico. Au
Palais des Beaux-Arts, Diego Rivera repeint une de ses fresques
qu’il avait installée à New York au Rockfeller
Center. Cette fresque montrant Lénine en sauveur de l’humanité
a été réduite en « miettes » par
John D.Rockfeller en 1934 après que ce dernier eut payé
la note ! Cette fresque s’appelle « l’homme à
la croisée des chemins ».
Voisin
du Palacio Nacional, le Museo
Nacional de las Culturas (ouv. 9h-17h, mar-dim,
entrée libre) occupe un ancien hôtel de la
Monnaie édifié au XVIIIème siècle. Il
rassemble un ensemble d'oeuvres d'art, de vêtements et d'objets
artisanaux du monde entier.
Une
rue plus au sud, en haut du principal escalier intérieur
de la Suprema Corte de Justicia (ouv. 09h-17h30
lun-ven, angle Pino Suárez et Corregidora), on peut
admirer La Justicia, peinture murale
de José Clemente Orozco. Sur le côté sud de
la place, l’extérieur orné de carrelages du
Palacio del Ayuntamiento
(Palais municipal) brandit les armes de Mexico, de Coyoacán,
de Christophe Colomb et d’Hernán
Cortés.
 Vers
le sud, deux bâtiments méritent une visite : le premier
est le Museo de la Ciudad de Mexico
(ouv.10h-18h mar-dim, $35), au 20, Calle
Pino Suárez. Une partie d’une sculpture aztèque
sert de pierre angulaire à cette splendide demeure qui date
de 1528 et était le siège des Comtes de Santiago
de Calimaya. La structure du bâtiment permet de se
faire une idée de ce qu'était une maison citadine
noble, avec sa fontaine au centre du patio, ses couloirs sans fin
desservant d'innombrables pièces. L’évolution
de la ville de Mexico des Mexicas à nos jours, y est retracée
dans les 27 salles. Une très grande place est accordée
aux 300 ans de domination
espagnole. Le Musée propose des activités telles
que : concerts, conférences, ateliers et expositions.Une
pièce est entièrement peinte par Joaquin Clausell,
avocat opposé à Porfirio
Díaz et peintre autoditacte, il recouvre les murs de
son journal intime (début du XXème siècle).
En face du musée, l'Hospital de
Jésus est le premier hôpital fondé
dans le Nouveau Monde ; il fut bâti par Hernán
Cortés sur le lieu de sa toute première rencontre
avec Moctezuma.
C'est à cet endroit que repose aujourd'hui le conquistador
(il mourut à Séville en 1547, mais ses restes furent
transférés à Mexico en 1556). L’église
fait partie de l’hôpital. La voûte de la chapelle
est recouverte d'une fresque impressionnante où Clémente
Orozco a représenté des scènes de l'Apocalypse.
Les cendres d’Hernán
Cortés ont été ramenées à
cet endroit comme l’indique une plaque.
En
remontant sur le côté Ouest du Zócalo,
calle 16 de Septiembre #82, vous pourrez
jeter un « coup d’œil » sur l’entrée
du Gran Hotel à l’architecture fin
de siècle ; voir le hall avec ses escaliers et balcons en
fer forgé, l’ascenseur, la verrière et les cages
d’oiseaux.
A
l'ouest du Zócalo, un majestueux
édifice colonial, unique en son genre au Mexique,
abrite le Monte de Piedad
(ouv. 08h30-18h, lun-ven, jusqu’à 13h le sam,
entrée gratuite),
fondé en 1775 par Don Pedro Romero de Terreros, riche propriétaire
de mines d'argent. C'est une institution fondée avec des
amis. Le mont-de-piété continue de jouer un rôle
important dans la vie de la capitale. C’est un organisme qui
prête de l’argent sur dépôts d’objets
anciens, objets qui seront mis en vente.
"
La
rue principale du Centre Historique est la calle
Francisco Madero. Connue autrefois comme
la rue des « orfèvres », la Calle
Madero est depuis l’époque coloniale une voie
aux boutiques élégantes. Elle est principalement piétonne,
bordée d'édifices fascinants qui sont une excellente
introduction à l'éclectisme architectural de Mexico.
Visitez le Museo del Estanquillo,
angle Madero/Isabel la Catolica #26 qui fut inauguré fin
2006 grâce à la collection de Carlos Monsivais, écrivain.
L'histoire de la ville de Mexico y est racontée à
partir de différents objets, de gravures et d'illustrations.
Montez jusqu'à la terrasse (ouv. 10h-18h, mer-lun,
$35, gratuit le dimanche).
A
l'angle de la Calle Madero et Isabel
la Católica, l'Iglesia de
la Profesa, construite au XVIème siècle,
accueillit des réunions secrètes des partisans de
l'indépendance.
Sa décoration intérieure a été ravagée
par un incendie.
Un
peu plus loin sur la rue Madero, le Palacio
de Iturbide , fondé au XVIIIème siècle
est une vieille demeure aristocratique de l’époque
du vice-roi. Il fut occupé quelques années par l'«empereur»
Agustín de Iturbide, qui lui a donné son nom avant
son exil en 1823. Siège d’une agence de banque Banamex
, il ouvre au public lors d’expositions temporaires de ses
collections d’art (entrée gratuite). Avons pu obtenir
une précision sur l'ouverture à partir du début
Mai de chaque année de 10h à 18h, lun-mer.
Entre
la rue du 16 septembre et Gante, le Templo de San
Francisco de Asis (ouv. tlj, 07h-14H et
16h-19h), ancien monastère franciscain, fût
édifié en 1524 par Cortés. Retouchée
plusieurs fois, l’église actuelle est une des plus
belles réalisations de l'art churrigueresque, en particulier
la façade et le maître-autel. Juste à côté,
l’Eglise de San Felipe de Jesus construite au XVIIIème
siècle, est dédiée à Felipe de las Casas
Martinez (1572-1597), le premier saint mexicain. L’intérieur
de l’église est tapissé de grands tableaux de
saints.
 En
continuant sur la rue Madero (angle Ción
de la Condesa), la Casa de
los Azulejos, ancien palais du vice-roi, est un
bel exemple d'architecture civile, avec sa façade émaillée
de carreaux de faïence bleu et blanc de style Puebla. Cette
remarquable construction de 1596 abrite aujourd'hui le restaurant
et la boutique Sanborns, sans doute un des plus célèbres
de la ville. L'escalier est orné de fresques du peintre José
Clémente Orozco. La fresque Omnisciencia datant de 1925 enrichit
la cage d’escalier. Admirez la belle fontaine également.
Presqu'en
face se dressent les 47 étages de la Torre
Latinoamericana (Tour de l’Amérique
Latine), construite en 1956. Au 42ème étage, un observatoire
permet, par temps clair, de jouir d'une vue panoramique sur la ville
et sur les sommets enneigés des volcans
Popocatépetl et Iztaccihuatl si le smog n’est pas
trop fort. Un bar et un restaurant ont été aménagés
au niveau inférieur. La tour repose sur un socle flottant,
ce qui devrait lui éviter de s’enfoncer dans le sol
comme le palais des Beaux-Arts, et ce qui lui a déjà
permis de subir sans dommages l’un des fréquents tremblements
de terre qui affectent Mexico. Y aller que par très beau
temps (ouv. tlj, 9h-22h – ascenseur payant,
$50, enfant $40).
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ici pour afficher la sélection de photos sur le "Torre
Latinoamericana"
Au niveau de la Tour, la rue Madero
prend le nom d’avenue Juárez. L’Avenida Juárez
n’est en réalité qu’une section de l’immense
voie qui, sous d’autres noms, relie le Zócalo
au Parc de Chapultepec : la section Madero reflète
la splendeur de l’époque des vice-rois ; le Paseo de
la Reforma représente l’apport du XIXe siècle
; l’Avenida Juárez celui des temps modernes. Ou si
l’on préfère, Juárez c’est l’influence
américaine, Reforma rappelle
Paris et Madero n’est pas sans évoquer Madrid.
A
l'extrémité est du parc Alameda (angle Juárez
1 et Lazaro Cardenas), se dresse le Palais des Beaux-Arts,
le Palacio Nacional de Bellas Artes
(visites possibles en dehors des spectacles ouv.10h-18h,
mar-dim, tours à 12H le week end - peintures murales
de Tamayo au 1er étage gratuit, les autres étages
payants). Commencé en 1904 par l'architecte italien Adamo
Boari sur la demande du président
Porfirio Díaz, le palais a été construit
en marbre blanc et orné à l'extérieur, dans
le style Arts déco, d'une profusion de fleurs et de sculptures
en bronze. Achevé en 1934 par le Mexicain Federico Mariscal,
l'intérieur présente un style d'inspiration aztèque.
Le palais est un étrange mélange d'architecture maya,
mixtèque et classique qui s'enfonce dans les profondeurs
sédimentaires de l'ancienne lagune de Mexico. Dans son ensemble,
ce bâtiment est beau quoique un peu austère.
Tout ce quartier a grandement souffert du tremblement de terre de
septembre 1985.
Le Palais des Beaux-Arts, bâtiment « art déco
» abrite à la fois un opéra et deux musées
(el museo nacional
de arquitectura au 3ème niveau et
el museo del palacio de Bellas Artes au RDC, 1er
et 2ème étage, tarif de $25, ouv. 10h-18h,
mar-dim, dimanche gratuit), où l’on peut admirer
les peintures de Diego Rivera et de ses deux contemporains célèbres,
José Clemente Orozco et David Alfarao Siqueiros, ainsi que
celles de beaucoup d’autres. Les fresques de Rufino Tamayo
sont empreintes de poésie cosmique; celles de Clémente
Orozco dégagent une impression violente. David Siqueiros
a réalisé trois oeuvres en composition polyangulaire
dont la perspective se modifie au fur et à mesure que l'on
se déplace. La fresque de Diego Rivera date de 1934; elle
remplace celle que l'artiste avait peinte pour le siège de
Radio City, à New York, et qui fut détruite, son inspiration
marxiste ayant déplu au commanditaire, John D. Rockefeller.
Le rideau de scène du théâtre est fait de cristaux
de verre teinté, exécuté par l'Américain
Tiffany d'après un carton de Murillo, et représente
le Popocatépetl et l'Iztaccihuatl.
On peut communiquer avec le palais des Beaux Arts : diffusion@museobellasartes.artte.com
ou tél 55 29 93 20 à 22; voir leur site www.museobellasartes.artte.com
(en espagnol uniquement avec liens -ligas-
intéressants sur la peinture et l'art mexicain).
Le musée du palais des beaux arts fait pour cette année
2008 un hommage à Diego Rivera avec une belle exposition.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le Palais des
Beaux Arts
Un ingénieux dispositif d'éclairage donne l’impression
d’un lever de soleil sur les deux volcans. Des orchestres
symphoniques se produisent en saison mais c’est surtout le
Ballet Folklorique (Ballet
Folklórico), remarquable pour ses interprétations
stylisées des danses régionales qui attire le plus
les touristes (représentations, mercredi 20h30 et
dimanche 09h30 et 20h30, prix des billets entre $400 et $670). Achat
des billets sur le site de ticketmaster
ou 30 mn avant le spectacle.
Consultez leur site www.balletamalia.com.mx
ou écrivez leur pour confirmer les jours et heures de représentations
contacto@balletamalia.com.mx.
Les salles de concerts sont considérées comme les
plus belles du Monde.
Du
Palais des Beaux-Arts, allez au Parc Alameda, créé
au début du XVIIème siècle et agrandi en 1900.
Ce parc est flanqué de l'énorme monument à
la gloire du président Benito
Juárez, d’origine zapotèque que bon nombre
d’historiens considèrent comme le plus grand Président
du Mexique.
Ce libéral arrivé au pouvoir à l’époque
de la guerre civile américaine réussit à battre
l’Empereur Maximilien, placé sur le trône
par les conservateurs avec l’aide de Napoléon III.
Le monument fut inauguré en septembre 1910, pour le centenaire
de l’Indépendance.
Le parc Alameda est une des places les plus anciennes de Mexico.
A l'époque aztèque,
les marchands indiens y vendaient poteries et tissages. L'église
espagnole y édifia les bûchers de l'inquisition. Désormais,
sous les grands arbres de l'Alameda, les foules du dimanche se promènent
en grignotant des épis de maïs bouillis, en écoutant
des orchestres de rock ou en rêvassant, allongées sur
les gazons jaunis de la ville la plus polluée du monde.
Au siècle dernier, l'Alameda était ce que le bois
de Boulogne représentait pour la bourgeoisie parisienne :
une promenade de dames en crinolines et de hidalgos coiffés
de hauts de formes. Aujourd'hui, le développement exponentiel
de Mexico a réduit cet espace vert à une promenade
des plus humbles. De l’autre côté de l’avenue
Juárez et un peu à l’est du monument sur Angela
Peralta, se trouve un bureau d’informations touristiques. Promenez
vous sur les avenues Juárez et Balderas. Vous pourrez faire
quelques achats d’artisanat (entre la boutique Fonart et le
marché de la Ciudadela).
Traversez
la calle Dr Mora à l’extrémité
ouest de l'Alameda, le Museo Mural Diego Rivera
(ouv.10h-18h, mar-dim, $10, entrée libre le dimanche)
présente la célèbre fresque colorée
du muraliste Rivera : « Sueno
de una tarde de domingo en la Alameda »- songe d’un
dimanche après-midi à Almeda. Cette vaste
peinture de 15 m de long sur 4 m de haut, exécutée
en 1947, figure le peintre à différents âges,
entouré de ses amis et de ses proches - dont sa femme Frida
Kahlo - ainsi que des portraits parfois satiriques des grands hommes
de l'histoire mexicaine depuis la Conquête. Le décor
alentour représente le parc Alameda au début du XXème
siècle. Initialement installée dans l'Hôtel
del Prado, cette fresque a été placée ici après
la destruction de l’hôtel par le séisme de 1985.
Spectacle de son et lumière : mar-ven 11h et 16h,
samedi et dimanche 11h, 13h, 16h et 17h ($7).
Au-delà
du rond-point que forment l'Avenida Hidalgo avec le Paseo
de la Reforma, l'Iglesia San Hipólito fut élevée
pour commémorer la fuite des Espagnols lors de la Noche Triste.
Revenez
vers l’est du parc Alameda et continuez jusqu’à
la plaza de la Santa Veracruz nommée d’après
l‘église de la Vraie-Sainte-Croix, située à
l’est de la place. Le Museo Nacional de la Estampa,
av. Hidalgo 39, (ouv.10h-18h, mar-dim, $10) qui
occupe l’ancien hôpital adjacent, présente ses
collections de lithographies anciennes et de linogravures, ainsi
que des expositions d’estampes.
Deux
petites églises coloniales, San
Juan de Dios et Santa
Veracruz, face à face, sont situées
sur la plaza de la Santa Veracruz,
place voisine de l'Alameda, rafraîchie par une charmante fontaine.
Entre
ces deux églises, le Museo Franz Mayer,
av.Hidalgo 45, (ouv. 10h-17h, mar-dim et 10h-19h mer, $35)
présente un important ensemble de céramiques, de tapisseries,
d'argenterie et de peintures. Installée dans une jolie demeure,
cette collection a été rassemblée par un financier
allemand devenu mexicain à la fin de sa vie.
Le musée possède des salles décorées
dans le style colonial et un magnifique patio
intérieur, en plus d’une bibliothèque spécialisée
dans les arts décoratifs. Ne manquez pas la salle de la plateria
(orfèvrerie en argent), la salle des tissus et la salle des
talaveras de Puebla. Site du musée
: www.franzmayer.org.mx.
A gauche de l'entrée principale, on débouche dans
un superbe jardin colonial qui mérite une halte. La Cafeteria
del Claustro permet, dans un beau cadre, de se restaurer
et c'est assez bon.

Du
Zócalo, on peut également
s'engager dans la calle 5 de Mayo
pour se rendre au Parc Alameda. Une belle rue commerçante
qui conserve tout son lustre du siècle dernier. Hôtels
particuliers, librairies, grands magasins, confiseries, avant de
déboucher sur le palais des Beaux-Arts.
Face
au palais des Beaux-Arts, de l'autre côté de l'Eje
Central Lázaro Cárdenas (angle Tacuba 1 et
Lázaro Cárdenas), s'élève le Palacio
de Correos (palais de la Poste)–ouv.07h-20H,
lun–sam, (fournir une pièce d'identité),
de style Renaissance, à la façade de pierre rose jaune
construit également par l’Italien Boari au début
du XXème siècle (1908). Il est possible et intéressant
pour les amateurs de livres anciens et les philatélistes
de visiter la bibliothèque de la poste au 3ème étage.
Ne manquez pas l’escalier et les tables en marbre de l’ancienne
poste.
En
suivant la Calle Tacuba, sur la Plaza Manuel Tolsá,
on voit apparaître la statue équestre de Charles IV
d'Espagne réalisée par l’architecte et sculpteur
espagnol Manuel Tolsa, monument de 4,75 m de haut surnommé
ironiquement El Caballito (« le petit cheval ») par
les Mexicains. Ce « Caballito »
a galopé à travers tout Mexico : après avoir
été érigé en 1803 sur le Zócalo,
il gagna le jardin de l'Université, pour être ensuite
transféré au carrefour du Paseo
de la Reforma et de l'avenue Juárez. La circulation
automobile devenant plus intense, il dut quitter les lieux. De beaux
immeubles l'entourent, comme le Palacio
de Minería (ouv. 09H-17h, lun-ven,
fermé pendant les vacances universitaires, situé Calle
Tacuba 5), néoclassique, dont les plans furent dessinés
par Manuel Tolsa. Quatre météorites ornent l'entrée
de l'édifice. Il est le siège de la foire internationale
du livre qui a lieu en février ou mars de chaque année.
Entre la Poste et le Zócalo, on peut s'arrêter au Café
Tacuba (Tacuba # 28, ouv.8h-23h30). On y mange bien, c'est
décoré d'azulejos et
on peut écouter les
Mariachis.
Le
Museo Nacional de Arte
(ouv.10h30-17h30, mar-dim, $30, gratuit le dimanche,
situé calle Tacuba 8, en face
du Palacio de Minería) montre certaines des plus belles œuvres
des artistes mexicains de toutes les époques. Il conserve
une incroyable collection d’œuvres mexicaines du XVIème
siècle au XXème siècle: peintures, sculptures,
gravures, photographies et mobilier. L’escalier de fer forgé
et de laiton, les lampes baroques et les plafonds peints sont d’inspiration
Art nouveau. C’est un des centres culturels les plus importants
d’Amérique Latine, grâce à sa collection
mais aussi à son infrastructure et ses services : .
Il a fusionné récemment avec la Pinacoteca Virreinal
de San Diego qui était située avenida Hidalgo au bord
de l'Alameda sur la partie nord.
La
rue Donceles qui traverse d'ouest en est entre le Nord du Musée
national des Arts et le Temple Mayor est spécialisée
dans les librairies de vieux livres. On y trouve également
une multitude de boutiques religieuses et d'herboristeries. Vous
passerez devant le bâtiment de l'Assemblée législative
du district et le théâtre de la ville.
 En
continuant vers le nord, en prenant l'Eje
Central Lázaro Cárdenas, on atteint la place
Garibaldi. C'est l'endroit obligé d'un certain folklore
mexicain. Vous pouvez également envisager de faire cette
partie de Mexico, le deuxième jour de votre visite.
Chaque fin de semaine, les capitalinos,
les habitants de Mexico, qui veulent fêter un mariage, une
naissance ou des fiançailles, se pressent Plaza
Garibaldi. C'est le haut lieu des groupes de mariachis
en costume de charros. Dans chaque
restaurant, auberge ou boui-boui de la placette et de ses environs,
les mariachis
donnent des aubades et, à la demande, vous interprètent
les morceaux que vous désirez, contre quelques pesos.
Dans toutes les ruelles des alentours, vous pourrez pousser les
portes à battants des pulquerias
(bars où l'on boit du pulque, boisson légèrement
alcoolisée obtenue à partir de
la sève de l'agave). Le jour de la Sainte Cécile,
patronne des musiciens, la place est particulièrement animée
(22 Novembre). Très animé le soir en fin de semaine.
On peut songer au marché
de la Merced, aux corridas
et aux matchs de foot dans le plus grand stade du monde. Mexico
doit s'envisager subjectivement et se découvrir au hasard.
Aller à la découverte du quartier de Tepito, dont
les habitants se sont organisés d'une manière unique
au monde, une ville indépendante, libertaire, au coeur de
la mégapole. Mexico, c'est encore des milliers de marchés,
de places, d'avenues et de ruelles où l'aventure est au coin
du carrefour. On aime Mexico ou on la hait. Jamais de demi-mesure.
Voir le chapitre spécial consacré aux marchés
de Mexico.
 Un
autre jour, on peut continuer la visite du centre historique en
abordant la Plaza Santo Domingo
par la rue de la République du Venezuela. Elle fut le centre
névralgique de la vie de la Nouvelle
Espagne.
Elle est située au cœur du vieux quartier universitaire
où l’ancienne Ecole de médecine est devenue
le Musée National de Médecine (ouv.
09h-18h, lun-ven, entrée libre, fermé pendant
les vacances universitaires). Toutes ces rues sont chargées
de souvenirs historiques puisque les maisons qui entourent la place
abritèrent, dans des genres bien différents, la maîtresse
de Cortés
et les terribles magistrats de l’Inquisition.
Le Palacio de la
Inquisición qui abrite le Musée de
Médecine et la bibliothèque Nicolás León,
édifié au XVIIIème siècle, était
le siège de l’Inquisition à Mexico (ouv.
9h-18h, mar-ven et 9h-14h, sam-dim, entrée libre).
C’est également là que les Dominicains bâtissent
en 1539 leur premier monastère, remplacé par l’église
baroque de Santo Domingo (ouv.
tlj, 07h-14h et 16h-20h) qui date du XVIIIème siècle.
Seule subsiste du premier bâtiment la petite chapelle Señor
de la Expiación au fabuleux retable rococo.
A
gauche de l'église, prendre la ruelle Leandro Valle et au
# 20, visitez le Centro Cultural
de Mexico contemporáneo, ouv. 19h-17h30,
mar-dim, entrée gratuite. Il abrite une bibliothèque
digitale et des expositions temporaires :

On
dirait que la vie n’a pas tellement changé. Il y a
toujours, d’un côté de la place, face à
la fontaine des arcades sous le Portal
de Los Evangelistas, sinon des scribes accroupis,
du moins des écrivains publics prêts à faire
cliqueter leur vieille machine à écrire pour de faibles
honoraires. Certes la tradition est restée vivante, les clients
viennent encore voir les écrivains (les évangélistes)
mais avec les progrès du téléphone, du fax,
de la photocopie et de l’accès à Internet, leurs
activités sont réduites. Toutefois ils sont la providence
de tous les citoyens traqués par la paperasse bureaucratique
qu’ils aident à remplir déclarations, dossiers
de thèses, invitations ou remerciements pour mariage, baptême,
anniversaire, décès, cartes de visite et formulaires.
Ils sont encore une trentaine d'écrivains publics. Ils doivent
leur nom d'évangélistes au fait que ces derniers connaissaient
tout de la vie de Jésus, comme ces écrivains publics
qui, dans le temps, connaissaient tout de la vie de leurs clients
par les nombreuses lettres d'amour écrites à leur
place. A l'heure actuelle, la présence de ces écrivains
publics témoigne également du taux d'analphabétisme
au Mexique.
"
Vous
pourrez visiter les patios couverts de nombreuses fresques de Diego
Rivera datant des années 1923 à 1928 qui ornent le
Secretaria de Education Publica
(ouv. 09h-18h, lun-ven, entrée libre) sur
la place San Ildefonso : au nombre de 245, elles comptent parmi
les plus belles oeuvres de cet artiste. On peut également
admirer une œuvre de Siqueiros qui décore la cage d’escalier
et de Frida Kahlo au 3ème niveau.
Au
Nord du Templo Mayor, le Colegio
de San Ildefonso (ouv. 10h-17h30, mar-dim,
gratuit le mardi, $45 les autres jours, situé Justo
Sierra # 16) est un ancien séminaire des jésuites,
rénové au début du XVIIIème siècle
mais conservant sa façade d’origine, baroque et néoclassique.
Ce collège joua un rôle important dans la culture mexicaine.
Il abrite aujourd'hui l'École normale et est décoré
de peintures des muralistes José Clémente Orozco,
Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros, Fernando Leal et Jean Charlot.
Ceux qui s'intéressent au mouvement muraliste mexicain en
trouveront là un récit très complet. Propriétaire
de l’Université nationale, ce musée et centre
culturel organise de nombreuses manifestations culturelles ainsi
que des expositions temporaires et permanentes. Possibilité
de ne pas tout visiter ce qui réduit le tarif d'entrée
: 
Au
l'ouest du collège, on peut visiter le Templo
de la Enseñanza construit à la fin du XVIIIème
siècle, déclaré monument national en 1931 (en
fait c'est une Eglise appelée Nuestra
Senora del Pilar sur la rue Donceles, 102, ouverte
de 8h30 à 20h, dont le maître-autel est dédié
à la Virgen del Pilar).
Sur
la calle Academia # 13 et près
de la Republica de Guatemala, le Museo
José Luis Cuevas (ouv. 10h-18h, mar-dim,
$20 gratuit le dimanche), fondé par l'un
des meilleurs artistes d'avant-garde du Mexique,
expose une collection d'art moderne, dont plus de 30 oeuvres de
Picasso. Dans la cour, la Giganta, bronze de 8 m, est une œuvre
de Cuevas. Le Musée expose également sa collection
personnelle de peintures contemporaines : .
De nombreuses activités culturelles et éducatives
sont présentes avec entrée libre (en général).
On pourra voir des spectacles (musique, danses, pièces de
théâtre) organisés dans l’enceinte le
dimanche.
 
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