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Mexico et son histoire
 Page mise à jour le 23.12.2012
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Un peu d’histoire sur la ville de Mexico

Un aigle majestueux (le soleil), perché sur les figues d’un cactus (le cœur des hommes), en train de dévorer un serpent (la terre). Il n’en fallait pas plus aux Aztlans, cette peuplade chichimèque partie du Nayarit, errant depuis le XIIème siècle, pour voir dans cette scène le signe des dieux : la halte d’un peuple. Ici allait naître la ville des Mexicas : Tenochtitlán.

Les Mexicas (ou Aztèques) s’installent sur une terre oblongue de 3 km2, dans une zone de marécages, sur le lac de Texcoco. Cet îlot est infesté de moustiques et de serpents, mais cela ne décourage pas la population qui nettoie le territoire et mange les reptiles. L’espace, cependant, vient à manquer, d’autant que ce peuple élu a décidé d’élever un temple au dieu Huitzilopochtli. On entreprend donc de relier entre eux les îlots alentour, grâce à un ingénieux réseau de « chinampas » (radeaux de terre et d’osier). Sur l’île voisine de Tlatelolco, est bâti le premier temple, que les Aztèques inaugurent par un grand sacrifice ; le sang coule sur la pyramide de Huitzilopochtli.

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     Photo de droite : les vestiges de Tlatelolco



les vestiges de Tlatelolco En 1427, la cité s’étend sur d’autres îlots ; en 1428, par le biais des alliances, les Aztèques sont maîtres de la région.
Les villages de Tacubaya, Coyoacán, Xochimilco, Iztapalapa sont reliés à la ville par des chaussées plus ou moins importantes. On pouvait se rendre à pied sur tous les points de la ville. Au cours du temps, les Aztèques réalisent des prouesses architecturales, en séparant par des digues, les eaux salées et grises du lac de Texcoco de celles du lac de Chalco, douces et claires. Digues et chaussées étaient pourvues de pont-levis qu’il suffisait de lever pour protéger la ville contre d’éventuels envahisseurs. La cité s’organise autour de grands espaces, de vastes avenues mènent aux temples et aux palais; le jeu de pelote s’articule généralement dans des perspectives monumentales. Les rues et places sont recouvertes de mortier et pourvues d’un système d’égouts souterrains qui évacuent les eaux usées. La sculpture sur pierre témoigne d’une grande maîtrise de l’ornemental. La population vit dans des huttes en roseaux, édifiées sur les chinampas, véritables jardins flottants que l’on cultive.



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Tenochtitlán était approvisionnée en or, esclaves, tabac, fleurs, aguamiel, piments, volailles, grâce aux barques à fond plat qui empruntaient les principaux canaux de la ville : la Viga, Tacubaya, Xochimilco. L’eau potable était acheminée par l’aqueduc de Chapultepec jusqu’aux fontaines du « Salto de Agua » (le saut de l’eau).
La vie à Tenochtitlán était paisible, mais si la politique se faisait sur la place principale de la ville, dans les temples impériaux, le véritable souverain de la société aztèque était Huitzilopochtli, le dieu de la guerre. Sous sa protection, les Aztèques, constamment en guerre contre les peuples riverains, étendirent leur Empire de l’Atlantique au Pacifique. A l’arrivée des Espagnols, quarante trois villes vivaient sous le joug de leur empereur Moctezuma.
 
Belle vidéo en espagnol sur Tenochtitlán, capitale de l'empire aztèque.
Voir le site pour compléments d'information :

 

La conquête

cage d'escalier de la casa de los azulejosLe 22 avril 1519, jour du vendredi saint, les Conquistadors débarquent sur la plage de Chachiunhcuenca (Veracruz). Six mois plus tard, le 8 novembre 1519, les Espagnols arrivent aux portes de Tenochtitlán, au milieu des lacs de la vallée de l’Anahuac. La ville que découvre Hernán Cortés est vraisemblablement la plus grande du monde, elle compte peut être 400 à 600 000 habitants. En 1521, le Conquistador décide de raser Tenochtitlán.
Alonso Garcia Bravo est le premier urbaniste de la colonie. C'est à lui qu'Hernán Cortés confie la construction de la nouvelle ville de Mexico. On doit donc à cet architecte la plupart des palais de la noblesse espagnole, ainsi que les monuments publics de ce début de siècle : palais de Cortés (palais national), archevêché, université, portiques du marché, mairie. La plupart des édifices coloniaux sont regroupés dans le centre historique de la ville. Il ne faut pas manquer certaines constructions publiques, (parfois peu restaurées), de très bonne qualité comme le palais de l'Inquisition, l'Académie de San Carlos, la maison des Monnaies, les palais des comtes de Miravalle, du marquis Del Prado Alegre, de la Borda, de Iturbide (siège de Banamex), ou celui du marquis del Valle de Orizaba, aujourd'hui transformé en café et connu sous le nom de "Casa de los Azulejos" pour sa façade entièrement décorée de carreaux de faïence bleue. Au sud du centre historique de la ville de Mexico se trouve une autre localité coloniale : "Coyoacán", petit village aztèque dont le nom signifie en náhuatl "lieu où se tiennent les coyotes". C'est dans ce village que Cortés fit établir la première mairie (1521) qui, aujourd'hui, remplit toujours la même fonction (mairie d'arrondissement). On visitera les maisons de ses deux compagnons de Conquête : Alvarado et Ordaz. Sur la place, l'église Saint Jean Baptiste, construite par les dominicains en 1583, est un bel exemple d'architecture coloniale, (à noter le campanile massif). A l'écart de la place principale, la "capilla de la Concepción", plus connue sous le nom de la "Conchita", fut l'une des premières églises construites à Mexico. L'actuelle façade date du XVIIème siècle.

   Photo de gauche : cage d'escalier de "la casa de los azulejos"

En continuant à pied, le promeneur rencontrera un autre quartier colonial : San Angel. Deux placettes se disputent chaque samedi le marché des peintres et celui de l'artisanat. Rues pavées de gros galets, bordées de demeures du XVII et XVIIIème siècle, où vivent de nombreuses personnalités du monde des arts et de la politique. L'hacienda Goicoechea, transformée en hôtel de luxe (Auberge de San Angel), date du XVIIème siècle. Mexico recèle d'autres richesses coloniales. Au gré des rues, on rencontre une belle façade, un petit palais mangé par les jacarandas et même, coincé entre les voies du périphérique, une église aux pierres dorées datant du XVIIIème siècle.

La ville coloniale n’acquiert une certaine splendeur qu’au XVIIIème siècle. L’essor de l’industrie minière, qui enrichit de plus en plus les créoles et de moins en moins la couronne espagnole, l’agriculture, florissante et spéculative, ainsi que l’influence de la société française contribuent au rayonnement de Mexico. En 1789, la ville compte 137 000 habitants. C’est encore la plus grande ville d’Amérique. L’élite créole et les riches métis imitent les sociétés européennes, se piquent de connaître les philosophes. On ouvre des cercles maçonniques, on imprime des journaux politiques, la « Déclaration des Droits de l’Homme » circule sous le manteau.

L’indépendance

monte de pieteA partir de 1821, date à laquelle le pays accède à son indépendance, Mexico vit sous le règne des complots, des trahisons, des pronunciamientos et des coups d’Etat. Ce n’est que sous la férule du président Porfirio Díaz que la ville se transforme et prend un air de capitale. L’influence française y est omniprésente, incarnée notamment par la colonie barcelonnette qui prend une part active dans le commerce et les finances du pays.
Grands magasins, Mont-de-piété, assurances, banques, l’architecture française marque de son empreinte la capitale mexicaine, et surtout son Zócalo, grande place centrale.
Sous la présidence du même Díaz, Mexico s’agrandit, de nouveaux quartiers sont dessinés, les haciendas ouvrent leurs espaces et s’urbanisent. Les nouveaux bourgeois font bâtir des « maisons à la française », réclament des avenues, des opéras pour apprécier les artistes internationaux, des cafés pour polémiquer, des jardins et des allées, des fontaines et des parcs. Porfirio Díaz leur offre tout. Il inaugure les clubs sportifs, les restaurants, les salons de danse, aménage, à l’occasion du centenaire de l’indépendance, le Paseo de la Reforma, les Champs-Élysées de Mexico.

     Photo de droite : "Monte de piete"

De nombreux canaux, certes, ont été supprimés, mais l’essentiel demeure. Sur les conseils de scientifiques français et allemands, on a fait planter des milliers d’eucalyptus pour assainir certains quartiers. La bourgeoisie rayonne ; la population atteint, au début du siècle, 541 000 habitants. En 1950, Mexico devient District Fédéral, un million et demi d’habitants se répartissent sur 11 700 hectares. A la fin des années 1950, c’est le chic : la ville dépasse 4 millions d’habitants. Ernesto Uruchurto présidera au déclin de la beauté de la capitale, au nom de l’efficacité et du modernisme américain. Il fait tracer de nouvelles avenues, dessiner des parcs, jaillir cent fontaines. Il crée un espace réservé au tourisme, l’actuelle Zona Rosa, où les marchands et restaurants les plus chers ont seuls le droit de rester ouvert tard le soir. Bref, il modifie l’esprit de la ville. Le Mexico de la rue se transforme, il devient « Mexico metrópoli ». L’administration, les autorisations, les passe-droits, les services vont rapidement attirer l’industrie. En 1970, Mexico frôle les 10 millions d’habitants, 90% de l’industrie se concentre alors dans la ville. Mais il est trop tard pour décentraliser. En 1980, Mexico dépasse les 14 millions. Sa superficie est de 150 000 hectares. La population actuelle (2010) est de 23 millions, faubourgs compris, incluant 3 millions de personnes dans les bidonvilles autour de Mexico.

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Vidéo du ministère du tourisme mexicain (paroles en anglais)

 



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