| La
place des trois cultures
Sur le chemin de la Basilique de
la Guadalupe, on peut s’arrêter sur la Plaza
de las Tres Culturas (entre avenue Flores Magon et Manuel
Gonzales). Elle est à la fois très ancienne et toute
récente. En tant que plaza,
elle n’a été aménagée que dans
les années 1970 dans le cadre du plan général
de rénovation urbaine. Mais le site, historiquement parlant,
est l’un des plus vénérables de la ville. A
l’époque aztèque, il portait le nom de centre
de Tlatelolco, où résidait, à l’origine,
une communauté distincte de celle de Tenochtitlán
(le nom aztèque de Mexico).
Cette cité lacustre, ce petit état
isolé fut annexé par Axayacatl, père de Moctezuma
II, en 1473 et au moment où les Espagnols apparurent,
ce n’était plus qu’une espèce de centre
commerçant. On y voit encore, de nos jours, les vestiges
d’une pyramide. C'est à cet endroit que les Aztèques
subirent leur dernière défaite. Ici fut achevée
en 1609, l’Eglise de Santiago Tlatelolco, l’un des premiers
sanctuaires chrétiens de la Nouvelle
Espagne. Ses pierres provenaient des constructions aztèques
démolies. La culture aztèque et la culture coloniale
sont donc bien présentes sur ce lieu. A droite de l’église,
l’ancien monastère franciscain fut le premier collège
pour jeunes nobles indiens, où ils apprenaient l’histoire,
la philosophie et le latin.
En résumé, cette place représente 3 étapes
importantes de l'histoire du Mexique. Les périodes
préhispanique, coloniale et contemporaine avec côte
à côte les pyramides aztèques de Tlatelolco,
le couvent et l'église de Santiago datant du XVIIème
siècle, et le bâtiment moderne du secrétariat
des affaires étrangères. La visite de la zone archéologique
est gratuite (ouv.tlj, 08h-18h).
On se souvient des désordres qui ensanglantèrent
la Place des Trois Cultures en octobre 1968, à la veille
de l’ouverture des Jeux Olympiques. Les étudiants de
Mexico manifestaient. La troupe se tenait à portée
pour maintenir l’ordre quand des coups de feu éclatèrent.
L’officier chargé des opérations tomba le premier.
Dans les heures qui suivirent, il y eut des dizaines de tués
et de blessés. Un incident pareil, les Mexicains, dans leur
ensemble, préféraient l’oublier.
Pour vous y rendre, prenez le métro jusqu'à la station
"Tlatelolco", sortez sur la place du même nom, traversez
une cour avec des jeux d'enfants et empruntez le "Portico Rodrigo
Caso" pour passer sous l'avenue Eje Central Lázaro Cárdenas.
Voir info sur le site : www.conaculta.gob.mx/templomayor.
Le 12 Octobre : Dia de la
Raza qui commémore la découverte de l’Amérique
par Christophe Colomb du point de vue des mexicains. Cette fête
annuelle témoigne de l’obsession des Mexicains pour
leur double origine, indienne et européenne. Elle est particulièrement
fêtée sur cette place.
La
Basilique de La Guadalupe
Le premier choc, pour le nouvel arrivant : la ferveur des pèlerins
de la Basilique de La Guadalupe
(ouv. Tlj 7h à 21h). Chapelle de Tepeyac,
basilique coloniale, basilique contemporaine, tel est le site de
la Guadalupe. C'est un amoncellement de monuments religieux alliant
le gigantisme actuel de l'art culturel au plus délicieux
édifice du baroque hispano-mexicain.

La Basilique de La
Guadalupe est sans doute le sanctuaire le plus important du
Mexique contemporain. Elle est la seconde basilique
la plus visitée au monde après le Vatican.
La dévotion à la « vierge noire de Guadalupe
» est telle, que les Mexicains eux-mêmes se disent «
Guadalupanos » avant d’être
catholiques. Au quotidien, cette dévotion s’exprime
par de longues marches à genoux jusqu’à l’entrée
de la basilique, soit en priant, soit en lisant la bible à
voix haute. Cela peut prendre 2 heures. L’atmosphère
y est unique, pleine de ferveur et de prières. Arrivés
à l'intérieur de la cathédrale, les gens font
la queue afin de s'agenouiller devant l'image de la Vierge
de Guadalupe.
La tradition veut qu’en 1531, un Indien, Juan Diego Cuauhtlatoatzin,
ait vu la Vierge apparaître au sommet de la colline. Pour
convaincre l'évêque, sceptique, la Vierge revint et
imprima son image sur la tunique de Juan. La tunique est pieusement
conservée maintenant dans un sanctuaire. Des reproductions
à son effigie sont omniprésentes dans les foyers,
les magasins, les bureaux, les autobus, les camions, les taxis et
les peseros (taxis collectifs). Notre-Dame
de Guadalupe est vénérée
non seulement comme la Vierge, mais comme la protectrice du Mexique
et des Indiens.
Lors de sa cinquième visite au Mexique,
en juillet 2002, le pape Jean-Paul II y a canonisé Juan Diego,
qui devenait ainsi le premier saint indien du calendrier chrétien.
Le 12 décembre, jour anniversaire de la seconde apparition
de la Vierge, des milliers de pèlerins se retrouvent dans
une atmosphère de fête à la Basilique. Sur le
parvis de la basilique, diverses confréries exécutent
des danses, dont celle, très réputée, des Concheros.
Mais
la Guadalupe, un dimanche matin,
c'est aussi, pour l'étranger, un sommet d'émotions.
De tout le pays, de tout le continent, toutes les classes sociales
se pressent sur le tapis roulant qui défile devant la sainte
patronne de l'Amérique indienne, christianisée en
grande partie grâce à l'apparition de cette Vierge
noire au plus humble des paysans. On pourra observer des femmes
et des hommes qui ont traversé tout le pays et qui cheminent
maintenant à genoux vers la basilique, sur les dalles de
la vaste place; des monceaux de fleurs et de fruits assemblés
en arcs de triomphe que des groupes portent sur l'épaule
en cortège. Oriflammes et banderoles, chants et hymnes, la
dévotion pour la Guadalupe
a un air de croisade permanente, où se mêlent en d'impénétrables
syncrétismes les cultes indiens primitifs et un christianisme
du XIXème siècle.
C'est au nom de la Guadalupe
que les guérilleros de la "Division
del Norte" de Pancho
Villa se lancèrent à l'assaut des troupes de l'oligarchie
porfiriste durant la révolution de 1910; c'est la silhouette
de la Vierge qui figurait sur les wagons blindés de la révolution;
c'est en criant son nom que les péons révolutionnaires
de Zapata mouraient
en réclamant la réforme agraire. Le culte de la Guadalupe
est toujours aussi vif en Amérique centrale. Pas le plus
petit village où ne luisent jours et nuits les chandelles
et les ampoules sur les autels qui célèbrent la mère
de tous les Mexicains. Etrangeté dans cette nation laïque,
où la séparation de l'Eglise et de l'Etat est sans
cesse proclamée (métro : Basilica).
Dans une annexe de l’ancienne basilique se tient le Museo
de la Basilica de Guadalupe (ouv. 10h-18h, mar-dim,
entrée $3) où l’on peut admirer des
tableaux religieux, mais aussi les offrandes et les ex-voto laissés
par les fidèles au fil des siècles.
Tout près de la Basilique, on découvre la chapelle
baroque "del Pocito" (chapelle du petit puits) construite
au XVIIIème siècle (ouv. 6h-20h)
à l’endroit où apparût une source miraculeuse
qui est tarie depuis. L'eau de cette source était censée
avoir des pouvoirs miraculeux. Elle est coiffée d’une
coupole couverte de carreaux (azulejos)
bleu et blanc. Les murs sont en pierre de taille, roches volcaniques.
L’intérieur est couvert de petites scènes d’anges
dans des tons pastel.

Au sommet du mont Tepeyac, la chapelle de las Rosas marque l’endroit
de la première apparition de la Vierge.
Vue panoramique sur le nord de la ville de la Capilla
del Cerrito (chapelle de la colline). Les jardins de Tepeyac
sont très agréables et offrent une belle vue d'ensemble.
On y trouve aussi un groupe d'indiens en bronze faisant offrande
à la Vierge et à San Diego. Les mexicains sont très
nombreux à profiter de ce jardin.
Visitez les sites suivants : www.virgendeguadalupe.org.mx
et www.basilicadeguadalupe.com.
Prenez le métro et descendez à la station "La
Villa". De là, vous apercevrez la basilique et vous
l'atteindrez en traversant un "marché aux bondieuseries"
installé de part et d'autre de la rue.
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L'avenue
Insurgentes
Sans être aussi raffinée que le Paseo
de la Reforma, l'Avenida Insurgentes (29 km) est une magnifique
artère qui traverse la ville du nord au sud. C’est
l’autre grande artère de Mexico qui coupe le cœur
de la ville. Au Nord elle mène à la Basilique Notre-Dame
de Guadalupe, et au sud vers les arènes, la Plaza
Mexico (la plus grande arène de combats de taureaux),
la Cité Universitaire
et le Stade Olympique, les
villages coloniaux de San Angel, Coyoacán.
Sur la deuxième partie, elle prend le nom d’Avenida
Insurgentes Sur et s'enfonce vers la partie la plus agréable
de la ville. Parmi tous les hauts immeubles qui la bordent, il faut
mentionner l'énorme hôtel de Mexico (World Trade Center).
Le
Poliforum Cultural Siqueiros
Le Poliforum Cultural Siqueiros est une sorte
de temple des arts que Siqueiros a décoré avec audace
sur toutes ses parois, y compris le plafond. La fresque, «
La marche de l’humanité », est une sculpture
peinture de 2500 m2 en trois dimensions, faite de métal et
d’acrylique sur béton recouvert d’amiante. Elle
entoure un théâtre, une galerie d’art et une
exposition d’art populaire, ce qui justifie l’appellation
poliforum. Il a été ouvert en 1971. Centre culturel,
selon la définition officielle, il apparaît comme le
musée personnel du plus recensé des artistes contemporains
du Mexique. Grand spectacle de son et de lumière
le week-end.
Théâtre
des Insurgés
En descendant vers le sud, on découvre
le Teatro de los Insurgentes, orné
d'une imposante mosaïque due à Diego Rivera, qui raconte
l'histoire du Mexique à travers les portraits
de ses grands hommes. On admirera en particulier la figure de Cantinflas,
héros national de la comédie populaire, représenté
en Christ au centre de la composition et prenant aux riches pour
donner aux pauvres.

Plan du métro :
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Mexico
 
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