| SAN
ANGEL
Pour vous rendre à San Angel, il n’y
a pas de station de métro proche. Prenez un pesero
sur l’avenue Insurgentes direction sud. Demandez l’arrêt
à l’angle de l’avenida de La Paz. La remonter
puis traverser l’avenida Revolución
afin d’arriver près de la Plaza
San Jacinto. Egalement possibilité de prendre le métro
jusqu'à la station Miguel Angel de Quevedo puis un pesero
en direction de San Angel (s'arrête près de la Plaza
San Jacinto).
Ce vieux village colonial appelé Tenanitla avant l’arrivée
des Espagnols,
se situe à une quinzaine de kilomètres du centre mais
il fait désormais partie intégrante de la ville. Il
a cependant conservé tout son charme ; ses rues tortueuses
et pavées recèlent des hôtels particuliers discrets.
C’est un quartier très résidentiel de Mexico,
organisé autour de deux places ; la plaza
de San Jacinto et la plaza del Convento,
une rue plus loin.
Avant de vous rendre sur les places, visitez l'ancien
couvent du Carmel, El Carme,
possèdant un cloître ravissant aux somptueuses coupoles
ornées de faïences de Talavera et une fontaine décorée
d'azulejos. Dans l'enceinte du couvent,
le Museo del Carmen (ouv.10h-17h,
mar-dim, $41, gratuit le dimanche) présente une
belle collection de tableaux et d’objets religieux de l'époque
coloniale ainsi que du mobilier ancien. Son sous-sol abrite les
restes momifiés de prêtres et de religieuses. Admirer
les lavabos en azulejos, avant de
descendre à la crypte.
Sur la Plaza San Jacinto,
on y trouve la Casa del Risco
(ouv. 10h-17h, mar-dim, entrée libre), très
belle demeure du XVIIIème siècle transformée
en musée d’art, témoin du passé militaire
de San Angel : c'est là en effet que fut installé
le quartier général des troupes de Caroline du Nord
lors de la guerre américano-mexicaine. C’est également
un centre culturel et une bibliothèque possédant plus
de 30 000 volumes d’histoire, de droit international et de
criminologie. Très belle cour avec une fontaine d’azulejos.
Non loin de là, l'Iglesia
San Jacinto, édifiée à la fin
du XVIème siècle, a une façade de style Renaissance
ornée de magnifiques portes en bois sculpté.
Un marché d'artisanat qui a lieu le samedi
accompagne l’ouverture du Bazar del
Sábado (grosse
bâtisse du XVIIème siècle), rempli d’objets
d’art traditionnel et contemporain. On y trouvera un artisanat
raffiné (sculptures sur bois, textiles, objets en argent,
vaisselle, etc) réparti sur deux étages. Au fil des
temps, c'est devenu cher mais rien que pour le plaisir des yeux
et des odeurs (restaurants dans le coin), la visite est de mise.
Il est préférable de s'y rendre tôt le matin
à cause de l’affluence (ouv. 10 h-19h le samedi).
Le marché situé sur la place propose également
de l'artisanat (9h-17h).
San Angel honore lui aussi la mémoire de Diego Rivera, avec
son Museo Casa Estudio
Diego Rivera y Frida Kahlo
(ouv. 10h-18h , mar-dim, $10,
5550 1518 ou 1189), dans l’avenue Altavista. L'ancien atelier
du peintre, décoré par Juan O'Gorman, présente,
outre certaines de ses dernières œuvres, une sélection
de sa collection personnelle (en particulier un bel ensemble de
masques préhispaniques).C’est aussi à cet endroit
que vécurent le peintre avec sa femme Frida Kahlo. Elle y
peignait dans la partie située à l’arrière
de la maison. Visites guidées du mardi au vendredi
de 12h à 16h.
Enfin, à quelques pâtés de maisons de là,
sur l'Avenida Revolución, le
Museo Carrillo Gil
(ouv. 10h-18h mar-dim, $15, gratuit le dimanche)
expose une collection privée d'artistes mexicains du siècle
dernier, dont des peintures de Diego Rivera, David Siqueiros et
Clémente Orozco. C’est un édifice de verre et
d’aluminium.
Si vous avez le temps, allez faire un tour à l'auberge San
Angel, ancienne hacienda bien décorée,
pleine de charme avec ses somptueux patios, cloîtres et salons
d’époque. C’est également un excellent
restaurant. Jouxtant ce restaurant, on peut visiter l'atelier-maison
de Rivera. Frida y avait un pied-à-terre, lié à
l'atelier par une passerelle et une échelle que seuls des
amants casse-cou pouvaient trouver attirantes.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur San Angel
COYOACÁN
Jusqu'au milieu du siècle dernier, ce village a été
l'un des endroits de villégiature préférés
des nantis de Mexico. C'était
l'époque glorieuse où la peintre mexicaine Frida Kahlo
partageait sa vie avec le muraliste Diego Rivera et fréquentait
les artistes et intellectuels du coin, comme Léon Trotsky
qui, chassé d'Union soviétique, s'y était réfugié.
Mais dans les années 50, il a été absorbé
par la mégapole. Depuis, avec son architecture coloniale,
ses jardins, ses coquettes petites places et ses activités
culturelles, Coyoacán est devenu un des plus charmants quartiers
de la capitale. Pour
se rendre à Coyoacán, prendre le métro jusqu'à
la station General Anada (ou Coyoacán) puis un pesero
pour la place Hidalgo. Au retour prendre un pesero
place Hidalgo (c'est la station de départ où les peseros
sont stationnés). Tarif du taxi entre San Angel et Coyoacán
: $40 (avec compteur).
Dans les quartiers sud de la ville, à 3 km de San Angel,
il ne faut pas rater ce ravissant village qui signifie en náhuatl
"le lieu des coyotes". Coyoacán
(métro du même nom) fait partie de cette zone résidentielle
des quartiers de Mexico qui courent
jusqu'à San Angel. Il fut, depuis les origines de la conquête,
une petite ville indépendante englobée aujourd'hui
par l'énormité de Mexico.
La place centrale, bordée de restaurants, de librairies et
d'un des meilleurs glaciers de Mexico,
pourrait rappeler le charme provincial de ce que fut, au début
du XXème siècle, la plus grande ville du monde. Bancs
de fonte, massifs de fleurs, douceur de vivre.
Le Zócalo est composé de deux places : d'un côté
le jardin Centenario avec sa fontaine aux Coyotes, et d'autre part,
la plaza Hidalgo bordée par le palais de
Cortès
et l'église San Juan Bautista.
C'est dans son propre palais que Cortès
aurait torturé Cuauhtémoc,
dernier empereur aztèque, pour lui faire avouer où
il cachait ses trésors.
La Plaza Hidalgo est ombragée
par les arbres du Jardin de Centenario, particulièrement
animé les fins de semaine, avec ses musiciens ambulants,
ses marchands, ses stands de petits vendeurs, ses touristes, etc.
On y trouve des peintres vendant leurs œuvres à des
prix raisonnables. Les terrasses des cafés regorgent de monde,
et on oublie alors que Coyoacán est en réalité
un quartier paisible où il fait bon vivre loin de la cohue
de la capitale. Toujours sur la place Hidalgo, le Museo
Nacional de Culturas Populares (ouv. 10h-18h
mar-jeu et 10h-20h, ven-dim, entrée libre) permet
d’expliquer le développement culturel de plusieurs
régions du Mexique. Il a pour finalité
d’exposer et de diffuser les manifestations populaires et
culturelles du peuple mexicain, ses rites encore vivaces (comme
ceux du Jour des Morts),
ses traditions et ses mythes passés et présents. C’est
également un centre culturel qui dispose d’un auditorium.
Dans les deux patios, on y donne des
concerts de musique populaire et des pièces de théâtre.
Les services guidés sont proposés en plusieurs langues
dont le français.
Au fond de la place, on pourra visiter l'église San
Juan Bautista, construite au XVIème siècle
par les dominicains. Le palais municipal (palacio
de Cortés), un ravissant petit édifice de style
colonial, aurait été construit sous l'autorité
de Hernán Cortés.
Il accueille l'office du tourisme et la mairie.
A deux pas de la place centrale de Coyoacán, il faut visiter
le Musée Frida Kahlo (n° 247
rue Londres–ouv. 10h-17h30, mar-dim, $55,
audioguide $35). Ce grand peintre, héroïne des féministes
mexicaines, vécut ici de 1929 à 1954 avec son mari,
le fresquiste Diego Rivera. Elle s’est mise à peindre
dès son jeune âge et pendant sa convalescence à
la suite d’un terrible accident de tramway. Frida Kahlo resta
paralysée et dut subir plusieurs opérations.
Cependant,
son handicap semble avoir exacerbé son goût de la liberté
et son exubérance. Un an après la mort de sa femme,
en 1955, Rivera en fit don sans rien y changer au peuple mexicain.
Elle fut sous-estimée de son vivant mais est devenue une
héroïne populaire après sa disparition. Le musée
expose des objets personnels, du mobilier, une fabuleuse collection
de pièces préhispaniques appartenant aux cultures
de l’occident, du golfe et du sud mexicain, ainsi qu’une
grande collection de tableaux de Clémente Orozco, José
Maria Velasco et Paul Klee entre autres.
Visitez depuis peu, les belles expositions d'une partie des objets
entassés dans les deux salles de bain secrètes, ouvertes
en 2007, 50 ans après la mort de Rivera (1957).
Possibilités de visites guidées au tarif de $350.
Visitez également le jardin. Petite cafétaria, boutique
de souvenirs et toilettes sont disponibles.
(55) 5554 5999
(55) 5658 5778 museo@museofridakahlo.org
www.museofridakahlo.org
(sites en esp,ang,français)
C'est à 5 rues de cette maison (Rio Churubusco
410), que vécut, entre 1937 et 1939, Léon Trotsky,
le leader bolchévique. La demeure où Trotsky fut assassiné
le 20 août 1940 est désormais un musée appelé
Musée León Trotsky que l'on peut
visiter et dans lequel on peut voir ses affaires personnelles.
Le musée est ouvert de 10h à 17h, mar-dim,
tarif de $30. Il avait transformé
sa maison en bunker pour se protéger. Il a été
néanmoins assassiné chez lui.

Avec le même billet que pour le Musée
Frida Kahlo, vous pouvez vous rendre au Musée Diego Rivero
Anahuacalli, situé Museo 150, San Pablo Tepetlapa.
museo@anahuacallimuseo.org
(site esp,ang,français)
www.anahuacallimuseo.org
(55) 5617 4310
(55) 5617 3797
Ouv. mar-dim 10h-18h, horaires de visites guidées
: 10:30/11:30/12:30/13:30/15:15/16:15/17:00*, au tarif de $20 (gratuit
avec le billet du Musée Frida Kahlo).
* sauf le vendredi
Sur la Plaza de la Conchita voisine
se dresse la façade baroque de la Capilla
de la Conception, chapelle du XVIIIème siècle,
l'un des édifices préférés des jeunes
mariés. Belle place à ne pas manquer.
Le Museo de las
Intervenciones (ouv. 9h-18h, mar-dim, $37,
dimanche gratuit), qui occupe une partie de l'ancien couvent
de Churubusco, à l'est de Coyoacán retrace l'histoire
de quelques-unes des interventions des armées étrangères
au Mexique, notamment françaises et américaines
(musée excentré par rapport au centre). Egalement
visitez le Museo Nacional de Culturas Populares, av. Hidalgo
# 289, entrée libre, ouvert mar-mer-jeu de 10h à 18h
et les ven-sam-dim de 10h à 20h - www.culturaspopularesindigenas.gob.mx,
musée concentré sur les traditions mexicaines.
Informations touristiques,
56 58 02 21, www.coyoacan.df.gob.mx
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Coyoacán
Possibilité
de visiter en tranvía le village entre 10h et
20h30 pour le prix de $45. Renseignements : Calle Carrillo Puerto
en face de l'église de San Juan Bautista.
(5659 7198 / 5658 4027), www.tranviadecoyoacan.com.mx.
Visites en français avec réservation en avance :
tranviacoyoacan@yahoo.com.mx.
Consultez la revue mensuelle sur toutes les activités culturelles
de Coyoacán (Guía
cultural de Coyoacán).
Cette place est entourée de restaurants, cafés
et marchands de glaces.
A choisir entre San Angel et Coyoacán, nous avons préféré
Coyoacán, moins touristique. Tous les plans de la capitale
ont également un plan pour San Angel et Coyoacán.
Plaza
Mexico
Au nord de San Angel, la Cité sportive,
dont le projet n'a pas abouti complètement, comprend un énorme
stade (64 000 places) et la plus vaste arène de taureaux
du monde, Plaza Mexico (50 000 places).
Plan du métro : 
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur la capitale,
Mexico

| Your comments about the content of this page |
 |
| No comment has been yet posted on this page. |
|