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Le
Musée National d'Anthropologie (ouv. 09h-19h, mar-dim)
: tarif $51, dimanche gratuit pour les résidents au Mexique : 
Tours guidés entre 09h30 et 17h30, du mardi au samedi. Site : www.mna.inah.gob.mx
Créé en 1964 et rénové
depuis peu, il a été conçu par l’architecte
Pedro Ramirez Vásquez à la demande du Président
Lopez Mateos.
"Le
plus beau musée du monde", disait André
Malraux, sans conteste le plus captivant lorsqu'on pose le pied
à Mexico pour
la première fois. Le choc est garanti. Il contient la célèbre
"pierre du soleil", le fameux calendrier aztèque,
les têtes olmèques géantes des forêts
du Tabasco et les trésors de l'ensemble des régions
mayas.
C'est au musée d'anthropologie que doit débuter le
voyage de l'amateur d'histoire mexicaine. C'est de ce paradis,
chef-d'oeuvre de la muséographie mondiale, et au cours d'une
journée entière au minimum que l'on peut le mieux
s'immerger dans la mémoire des cultures méso-américaines.
Il est inspiré d’une construction mixtèque,
quatre édifices entourent une cour centrale que recouvre
à moitié un énorme dais d’aluminium supporté
par une unique colonne recouverte de pierre taillée. Du sommet
du support, l’eau jaillit et retombe en pluie sur le sol,
combinant fraîcheur et beauté.
Sur place, on peut acquérir entre autres, cartes et plans
du pays en français. Consultez le tout à la terrasse
d'un excellent restaurant et même achetez quelques très
belles reproductions de pierres, de jades, et d'objets en argent
de l'art précolombien (métro: Chapultepec,
puis traversez le parc le long de la Reforma).
 
Les douze salles d’exposition du rez-de-chaussée entourant
la cour sont consacrées aux civilisations
précolombiennes. C’est la plus importante et remarquable
collection d’archéologie du Mexique.
Chaque salle est organisée par région.
Vous pourrez donc visiter ce qui vous passionne le plus : tout d'abord
trois salles d'introduction à l'anthropologie inaugurent
la visite avec une carte de la Méso-Amérique qui vous
permettra de mieux vous situer, puis la salle préclassique (vallée de Mexico),
la salle Teotihuacán et la salle Toltèque; la salle Mexica (au
milieu entre Toltèque et Oaxaca), consacrée à
la civilisation aztèque; la salle Oaxaca (Zapotèques et Mixtèques); le Golfe
du Mexique (Huastèques, Totonaques et Olmèques)
; la salle Maya ; les cultures du Nord et de l'Occident.
Au rez de chaussée
A-
Introduction à l'anthropologie
Cette salle a pour but de nous présenter l'objet d'études
de l'anthropologie - l'unité et la diversité de l'être
humain-, ainsi que ses différentes branches : l'anthropologie
physique, l'archéologie, la linguistique et l'ethnographie.
Des reproductions nous permettent de mieux connaître l'évolution
de la vie, depuis les premiers êtres qui ont vécu dans
la mer, jusqu'à l'homme moderne avec ses caractérisques
physiques. L'archéologie va à la recherche des vestiges
matériels des anciennes civilisations; cette salle présente
aussi bien celles qui se sont épanouies dans le Vieux Monde
qu'en Amérique. La section consacrée à l'ethnographie
montre les diverses traditions et coutumes des peuples non occidentaux.
B-
Mésoamérique
Les groupes indigènes qui ont vécu au Mexique ont été répartis en deux zones culturelles
différentes : les chasseurs-cueilleurs, au nord, et les peuples
agricoles de la Mésoamérique, qui ont atteint un haut
niveau de civilisation. Cette région va du nord de l'état
de Sinaloa,
du Bajio et du Rio Soto La Marina,
jusqu'à Ulloa, dans le Honduras et la péninsule de
Nicoya, au Costa Rica. Cette salle présente un résumé
des caractéristiques culturelles, archéologiques et
artistiques de la Mésoamérique : l'agriculture et
les végétaux cultivés, notamment le maïs;
les différents types d'inhumation, qui mettent en évidence
le culte des morts; les techniques de la poterie, de la métallurgie,
de la sculpture sur pierre et de l'architecture, ainsi que leurs
connaissances avancées, telles l'utilisation du calendrier,
une écriture spécifique, des codex et une médecine
autochtone, entre autres.
C-
Origines
Le continent américain a été peuplé
par des hommes provenant pour la plupart du nord et du nord-est
de l'Asie, et, en moindre proportion, de l'Océanie et de
l'Afrique, comme on peut le voir dans cette salle. Outre les instruments
en pierre utilisés par les chasseurs préhistoriques,
sont exposés les restes d'un mammouth et d'autres animaux
du pléistocène; quelques crânes humains nous
donnent une idée des caractéristiques physiques de
cette population autochtone. On doit aux anciens Mexicains la domestication
du maïs et d'autres végétaux, dont le processus
est décrit dans la salle.
D-
Préclassique
Après
une longue période au cours de laquelle les hommes du Mexique ancien ont domestiqué le maïs et d'autres végétaux,
ce qui les a rendus moins dépendants de la chasse, sont apparus,
vers 2500 av.J.-C, les premiers villages. Cette salle nous montre
le développement et l'épanouissement des sociétés
agricoles qui ont vécu sur le Haut Plateau central mexicain,
ainsi que les vestiges des premiers centres cérémoniels,
avec les cultes religieux ancestraux de la Mésoamérique.
Cette étape est appelée préclassique (2500-100
av.J.-C.) par les archéologues. A cette époque, le
paysage des hautes vallées du centre du Mexique était composé de volcans, de montagnes, de forêts
et de lacs; sur leurs rives, ainsi que sur celles des rivières
qui s'y jetaient, se sont installés des agriculteurs, qui
ont fondé des villages, tels Tlatilco et Tlapacoya. C'est
essentiellement de là que proviennent les nombreux récipients
et statuettes qui témoignent des patrons esthétiques
idéalisés de cette époque, et les figurines
en argile représentant des femmes nues, avec des maquillages
faciaux et corporels complexes, manifestations du culte à
la force féminine de la nature. Les statuettes de chamans,
les masques, les vases dits de l'Acrobate et du prêtre d'Atlihuayan,
manifestent la présence de la culture olmèque au centre
du Mexique. A partir de 600 av.J.-C., au cours
de l'époque préclassique récente, apparaissent les premières bases pyramidales,
siéges du culte à Huehueteotl, le dieu du feu, et
à Tlaloc, dieu de la pluie.
E-Teotihuacán
Dans cette salle sont exposés les objets les plus
importants découverts lors des fouilles archéologiques
de Teotihuacán et qui
montrent l'extraordinaire développement de cette ville préhispanique,
la plus ancienne de la Mésoamérique. Sa présence
et sa prédominance sont caractéristiques de l'époque classique du Haut Plateau
central (100 av.J.-C. - 750 ap.J.-C.). Le plan de Teotihuacán manifeste une originale conception urbaine; l'axe central est la
Chaussée des Morts, ponctuée par les Pyramides du
Soleil et de la Lune. Dans sa partie sud, se trouve la Citadelle,
où vivaient les gouverneurs et où se dresse la Pyramide
des Serpents à plumes, dont une superbe réplique est
présentée dans la salle.
Au
cours de sa longue existence, la ville s'est progressivement étendue,
avec l'ajout d'ensembles résidentiels, appelés palais
par les archéologues. Ces unités, constituées
de maisons et patios, étaient décorées de peintures
murales, dont quelques reproductions sont exposées dans cette
salle, notamment celles de Tepantitla, avec la fameuse fresque du
Tlalocan. L'effigie de Chalchiuhtlicue, les représentations
de Huehueteotl, le dieu du feu, les merlons et les colonnes de pierre
sont des exemples de la typique sculpture de Teotihuacán qui, en son temps, ornait les places et les édifices de la
ville. La vie quotidienne et rituelle de cette ville indigène,
connue par les mythes sous le nom de "la ville où sont
nés les dieux", nous est donnée à connaître
à travers les récipients usuels, en particulier les
élégantes céramiques tripodes, les vases, les
jarres Tlaloc, les braseros monumentaux. Les Teotihuacáns
furent d'habiles constructeurs et de merveilleux artisans, qui utilisaient
des burins, des polisseuses pour les sols, et des haches polies.
Ils ont fabriqué de remarquables objets en obsidienne, un
matériau qui a donné richesse et pouvoir à
la cité, et qui était utilisé, notamment, pour
la sculpture de splendides masques funéraires exaltant la
beauté de la jeunesse.
F-
Toltèque
L'époque
toltèque, sur le Haut Plateau central, correspond au Postclassique ancien (750-1200 ap.J.-C.) et se superpose à l'Epiclassique
(fin de Teotihuacán), au moment de l'épanouissement
de Xochicalco, Cacaxtlan et Xochitecatl et de la prédominance
plus tardive de Tula et d'autres
cultures voisines. Cette salle nous montre les témoignages
archéologiques et artistiques de ces peuples; le visiteur
pourra notamment y apprécier les manifestations des cultes
ancestraux, tel celui rendu à Quetzalcóatl, ainsi
que les premières ébauches du travail sur métal,
toutes ces acivités contrôlées par les guerriers,
qui avaient fondé de puissants Etats militaristes. De Cacaxtla,
on peut voir un segment de la peinture murale "La Batalla";
de Xochitecatl, les curieuses figurines de femmes trouvées
lors des fouilles de ce site ancien qui, pense-t'on, était
l'un des lieux cérémoniels féminins les plus
importants du Haut Plateau central; de Xochicalco, les splendides
stèles ornées de glyphes, que l'on n'a pas encore
déchiffrées, et la remarquable tête d'ara, animal
associé au soleil, sculptée sur un but du jeu de pelote
de ce site. La Cariatide ou Atlante, une colonne monumentale représentant
un guerrier divin, traduit l'influence prépondérante
de la caste militaire dans cette ville fondée par Quetzalcóatl.
La salle renferme également des stèles de jaguars
et d'aigles, des trônes avec des serpents bicéphales
et un Chac-mool, qui évoquent le style ornemental de Tula.
Les objets de métal des Matlatzincas de Teotenango, les récipients
provenant des cultures des volcans et les serpents de Tenayuca,
complètent cette vision du monde qui a précédé
celui des Mexicas.
G-
Mexica
Le monde mexica a été dominé par la ville fondée
par Huitzilopochtli, Mexico Tenochtitlán,
au cours du Postclassique récent (1300-1521 ap.J.-C.), qui a produit les monumentales
sculptures de Coatlicue et la Pierre du Soleil, exposées
dans cette salle, la plus importante du Musée. Ici le visiteur
est le témoin de la période historique terminale des
civilisations indigènes, qui coïncide avec celle de
la société militariste qui a imposé son autorité,
par la guerre et le tribut, sur de nombreuses régions du Mexique ancien.
Les sculptures anthropomorphes nous renseignent sur les caractéristiques
physiques, les vêtements, les ornements et les curieux costumes
militaires, en forme d'aigle ou de jaguar, de ce peuple. Un codex
relate la migration mythique des Mexicas, jusqu'au moment de la
fondation de leur capitale; on voit également les effigies
de leurs gouverneurs et des sculptures, telles la Pierre de Tizoc,
qui manifestent leur dévotion à la guerre et au Soleil.
Les maquettes de Mexico-Tenochtitlan
et du Templo Mayor évoquent, avec leurs édifices
sacrés, les anciennes villes de Mexico-Tenochtitlán
et de Mexico-Tlatelolco qui ont été
détruites après la conquête de 1521. La maquette
du marché de Tlatelolco reconstitue les activités
commerciales : achat et vente d'animaux, de végétaux
et de graines, d'objets en or, en argent, en jade et en turquoise,
de textiles, de plantes médicinales et d'esclaves. Les fragments
de sculptures de Mexico-Tenochtitlán,
retrouvés dans le sous-sol de la ville, sont répartis
dans cette salle : le Chac-Mool, la Pierre des sacrifices, l'Autel
des siècles, etc.. ainsi que la grande Pierre du Soleil,
située au centre de la salle, qui constitue le monument archéologique
le plus important pour les Mexicains, une sorte de second emblème
national.
Des représentations d'animaux nous renseignent sur la faune
de l'époque et sur leur inclusion dans les rites, en particulier
les serpents et les jaguars, auxquels leur force et leur pouvoir
donnaient une grande importance. La vie quotidienne
et cérémonielle s'exprime sur les pièces en
céramique, tandis que les bijoux et les ornements - telle
la reproduction du panache de Moctezuma - évoquent l'élégance
des Mexicas. Le vase en obsidienne représentant un singe
est la pièce la plus remarquable du Musée.
On ne manquera en aucun cas la magnifique salle Mexica,
où trônent le Calendrier aztèque, ou Pierre du Soleil - gigantesque monolithe de
basalte de 3,35 m de diamètre et pesant 25 t, la statue de
Coatlicue, admirable déesse de la terre vêtue d'une
jupe de serpents et un vase en obsidienne polie représentant
une guenon enceinte. Toute la salle consacrée à la civilisation aztèque est d'autant plus passionnante que les sculptures y sont très
belles.
Le motif solaire des Aztèques est constitué
de huit triangles, qui représentent les rayons du Soleil
: quatre sont tournés vers les points cardinaux, leurs côtés
se terminant en boucle, et les quatre autres sont disposés
entre les précédents.
Au centre, l'image de Tonatiuh
H-Oaxaca
Dans
la région d'Oaxaca de l'époque
préhispanique, deux importantes cultures se sont épanouies
: la zapotèque et la mixtèque, dont nous sont parvenus
les extraordinaires témoignages archéologiques et
artistiques présentés dans cette salle. Ces deux civilisations
se sont développées sur une période remontant
à plus de mille ans av.J.-C. jusqu'à la conquête
européenne du territoire, au début du XVIème
siècle. Les Zapotèques ont choisi les vallées
centrales d'Oaxaca, où ils
ont édifié leurs villes les plus importantes, notamment
la monumentale Monte
Albán, située aux environs de l'actuelle capitale
de l'Etat. L'art zapotèque se caractérise essentiellement
par la forme de ses céramiques : vases tripodes, coupes élégantes,
et surtout, urnes originales, avec une grande variété
de représentations d'animaux, tel le Jaguar, d'êtres
humains, prêtres entre autres, et de dieux, en particulier
Cocijo, la divinité de la pluie pour les Zapotèques.
La reconstitution de la Tombe 104 de Monte
Albán donne un aperçu de la dévotion des
anciens habitants qui offraient à leurs morts des centaines
de récipients et d'urnes. La seconde partie de la salle est
consacrée aux Mixtèques qui habitaient plutôt
la zone montagneuse et le littoral de l'Etat d'Oaxaca.
Ce sont eux qui décoraient leurs édifices cérémoniels
et leurs palais de complexes combinaisons de grecques échelonnées,
utilisant à cet effet des milliers de petites pierres taillées
en forme de mosaïques. Les Mixtèques ont voulu conserver
le souvenir de leur histoire en fabriquant des codex, sortes de
livres peints, dont on montre dans cette salle, certaines reproductions.
Ce peuple s'est distingué par ses exploits militaires et
par l'habilité de ses artistes et de ses artisans, qui nous
ont laissé d'extraordinaires objets en or et en argent et
qui travaillaient également, avec beaucoup d'habilité,
le jade, le jais, l'obsidienne et le cristal de roche.
I-
Côte du Golfe
L'environnement géographique de la zone côtière
du Golfe du Mexique a favorisé l'épanouissement de diverses cultures qui
ont choisi cette région pour son ambiance tropicale, l'abondance
de ses rivières et la richesse de ses ressources naturelles.
La culture la plus ancienne est celle des Olmèques, qui ont
vécu au sud de la côte du Golfe au cours du Préclassique moyen (1200-600 av.J.-C.). On doit à ceux-ci les premiers
centres urbains, tels : La Venta (Etat de Tabasco), San Lorenzo
et Tenochtitlán (Etat de Véracruz). Ils ont produit
des sculptures monumentales, telles les têtes colossales et
les autels où ils matérialisent leurs conceptions
cosmogoniques, en particulier des représentations d'êtres
surnaturels, où les traits des jaguars se mélangent
avec ceux des hommes. Ils ont modelé des figurines en terre
creuse, à usage rituel, appelées "Baby Face",
représentant des individus aux traits infantiles. Les Olmèques
ont travaillé des matériaux précieux, tels
le jade, le cristal de roche, la magnétite et l'obsidienne,
avec lesquels ils ont produit des ornements, des miroirs, des figurines
et d'autres objets artistiques, au style facilement identifiable.
Dans le centre de l'Etat de Véracruz, au cours du Préclassique supérieur (600 av.J.-C.- 200 ap.J.-C.) et surtout au cours
de la période classique (200-900 ap.J.-C.), sont apparues diverses cultures locales telle
celle de Remojadas, connue par ses figurines et ses récipients
en argile; ou encore la culture du Tajin,
à laquelle la ville a donné son nom, avec des édifices
décorés de grecques et de niches. Dans cette culture,
se sont amplement développés le jeu de pelote, qui
a donné origine aux pièces appelées jougs,
palmes et haches, et la gravure sur pierre de curieuses représentations
d'animaux sacrés, de guerriers et de décors à
base d'entrelacs et de volutes.
Le lutteur d'Uxpanapa, découverte en 1933 à Uxpanapa,
soit généralement appelée "Lutteur",
elle pourrait, selon une interprétation récente et
plus convaincante, représenter un charman dans l'une des
postures ou l'un des mouvements susceptibles de conduire à
la transe.
Dans la partie septentrionale de la Côte
du Golfe, sur une vaste région s'étendant jusqu'à San Luis Potosi, s'est
développée la grande culture huastèque, depuis
le Préclassique jusqu'au Postclassique (800 av.J.-C - 1521 ap. J.-C.). Son apogée s'est situé
à la fin de cette période, au cours de laquelle elle
a produit de remarquables sculptures, tel "L'Adolescent de
Tamuin". Il en est d'autres représentant la déesse
de la fertilité connue sous le nom de Tlazolteotl et des
vieillards - vraisemblablement des divinités agricoles -
en train de semer. Les potiers, dès le début, ont
modelé de délicates figurines féminines avec
d'énormes cuisses. Ce peuple côtier a utilisé
des coquillages et des conques comme matière première
pour produire de splendides bijoux et différents types d'ornements,
faisant preuve d'une haute qualité technique dans la sculpture
et l'évidement de ces objets.
J-
Maya
Cette salle offre au public quelques-uns des trésors artistiques
et archéologiques mayas, parmi les plus importants Les Mayas
habitaient une vaste région recouvrant toute la péninsule
du Yucatán et l'Etat du Chiapas, ainsi que le Belize,
le Guatemala, El Salvador, une partie du Honduras et du Costa Rica,
en Amérique centrale. La culture maya s'est développée
du Préclassique au Postclassique (1000 av.J.-C.-1500 ap J.-C.), créant des cités-Etats
qui sont aujourd'hui des sites archéologiques attractifs.
Sur le territoire mexicain, les plus importantes sont : Yaxchilán,
Palenque, Bonampak, Uxmal et Chichén
Itzá, dont celle salle expose de remarquables sculptures
- stèles, linteaux et dalles - où sont représentés
les Halac-Uinic, gouverneurs de ces villes, en guerriers victorieux
ou participant à des cérémonies d'intronisation.
Les Mayas ont cherché à se distinguer physiquement,
se déformant le crâne, se mutilant les dents, se scarifiant
le visage et le corps et se faisant volontairement loucher. Cet
idéal de beauté se trouve sur divers reliefs, sur
des sculptures en stuc, telles celles trouvées dans la chambre
funéraire de Palenque et sur les nombreuses figurines en argile de Jaina qui, avec leurs
vêtements et leurs ornements, nous offrent un témoignage
de cette ancienne société.
La grande façade en stuc, avec la représentation du
dieu du Soleil, constitue l'un des attraits de cette salle et un
exemple de la magnificence de la décoration architecturale
maya. Ce peuple s'est distingué dans toute la Mésoamérique
par le haut niveau de ses connaissances. Il possédait, en
effet, un calendrier très perfectionné, ainsi qu'une
écriture - actuellement en voie de déchiffrement-grâce
à laquelle il a pu garder trace de son histoire. Les Mayas
ont été de grands artistes et de grands artisans;
la salle nous montre les bijoux en jade de la Tombe de Palenque,
ainsi que des objets en coquillages et en cristal de roche. On y
voit également les disques de mosaïques de turquoise
de Chichén
Itzá et les pièces en or trouvées dans
le Cenote (puits) sacré.
Ne manquez en aucun cas la salle Maya avec la reproduction à l’échelle de la tombe
royale du temple des Inscriptions de Palenque (Chiapas) et le fameux Chac-Mool de Chichén
Itzá ainsi que la reproduction des peintures murales
de Bonampak ou du temple de style dit "chénès de Hochob"
dans le Campeche située dans le jardin.
K-
Nord
Sur le vaste territoire du nord du Mexique, se
sont développées plusieurs cultures. Les régions
arides ont constitué le lieu préféré
des chasseurs-cueilleurs qui se sont adaptés à ce
milieu agressif, vivant dans des grottes, dans lesquelles ils déposaient
leurs morts entourés d'offrandes funéraires. Dans
la salle sont exposés des paniers, des sandales et des tissus
de fibres végétales, ainsi que leurs armes de chasse.
Dans d'autres régions, se sont développées
des cultures agricoles, spécialement à Guanajuato et à San Luis Potosi,
et, plus au nord, dans la région appelée Oasis América,
s'est épanouie la culture de Paquimé,
également connue sous le nom de Casas Grandes, dont
les habitants construisaient des ensembles résidentiels en
adobe et se consacraient à l'agriculture, au commerce de
la turquoise, du cuivre et autres matériaux, créant,
par ailleurs, un type particulier de céramiques décorées
de motifs géométriques.
L-
Occident
La salle de l'Occident mexicain est consacrée aux principales
cultures qui se sont développées dans cette région
de Mésoamérique. Au cours de l'époque préclassique (800 av.J.-C. - 200 ap. J.-C.), se sont épanouies les cultures
de Capacha et de Chupicuaro; de caractère agricole, elles
avaient une forte tradition funéraire dont témoignent
les offrandes de figurines et de récipients en céramique
décorés de motifs géométriques caractéristiques.
L'ensemble remarquable de joueurs de pelote, provenant de El Openo,
Etat de Michoacán, met
en évidence l'ancienneté de ce sport rituel.
Dans cette section de la salle, sont exposées des figurines
modelées en argile qui représentent des personnages
et des animaux sacrés originaires de ces régions de
l'Occident (les Etats actuels de Colima,
Nayarit et Jalisco), où
s'est épanouie, du Préclassique récent à
la fin de l'époque classique, la culture des Tombes de Tiro.
On a retrouvé dans les sites résidentiels, édifiés
en pierres grossièrement taillées, des plates-formes
qui soutenaient les maisons et les temples, ainsi que des jeux de
pelote. Sous les maisons étaient creusés des sortes
de puits, qui étaient des chambres funéraires où
l'on déposait les dépouilles des défunts, accompagnées
d'offrandes diverses, figurines et animaux, notamment les chiens
sans poils de la région, les "xoloitzcuintles",
destinés à escorter le défunt jusqu'à
sa destination finale.
Originaire de l'Etat de Guerrero,
la culture de Mezcala se caractérise par des figurines, des
masques et des maquettes de temples taillés en pierre dure.
La visite de la salle se termine sur le monde des Purépéchas,
qui avaient créé un grand empire, semblable à
celui des Mexicas, et dont la capitale, TzinTzunTzan,
conserve encore les vestiges de leurs constructions rituelles, les Yacatas.
Ils taillaient des sculptures en pierre, tel le Chac-Mool de Ihuatzio
(Etat de Michoacán),
et exécutaient de délicates céramiques, au
fini imitant la cire. Ce peuple, qui s'est distingué dans
l'art de l'orfèvrerie, utilisait des armes et des outils
en cuivre, qui leur conféraient une grande supériorité
sur les champs de bataille.
Au
premier étage, le Museo Etnologico présente les ethnies indiennes qui vivent toujours dans le
pays.
Les peuples indigènes du Mexique actuel possèdent une culture
traditionnelle qui leur donne une profonde identité. ils
se consacrent principalement à l'agriculture et, depuis le
XVIe siècle et la Conquête espagnole, leur religion
présente des traces de syncrétisme, la liturgie catholique
étant mitigée de rites d'origine préhispanique,
ce qui rend très attrayantes leurs fêtes et leurs cérémonies.
Dans les diverses salles du premier étage du Musée,
on pourra observer des reproductions de l'habitat traditionnel indigène,
essentiellement en bois, paille et boue; chaque peuple possède
sa langue spécifique et ses costumes aux motifs multicolores,
en toile tissée sur des métiers de ceinture.
On pourra également admirer des céramiques, des masques
et des meubles, éléments essentiels de l'artisanat
du Mexique.
Ne
manquez pas :
La reproduction de peintures murales du barrio Tepantlitla dans
la salle de Teotihuacán,
Les expositions des atlantes et des statues de guerriers incrustés
de nacre dans la salle Toltèque,
Le masque du dieu chauve-souris (Dios Murciélago),
les bijoux mixtèques et la reproduction de la tombe 104 de Monte Albán dans la salle Oaxaca.
Vous n’aurez aucune explication écrite en français
mais vous pouvez toujours utiliser les services d’un guide
parlant français ou du système de présentation
vidéo anglais/espagnol. Des écrans tactiles ont été
installés à certains endroits lors de la récente
rénovation mais seulement en langue espagnole.
Compte
tenu des nombreux trésors archéologiques, photos,
tableaux, reproductions de peintures à regarder, une seule
journée ne suffira pas.
Derrière les galeries, vous trouverez des patios extérieurs
et des jardins abritant des stèles en pierre, statues, reconstitutions
de maisons ou de peintures murales.
Afficher la sélection de photos sur le Musée
national d'Anthropologie
 
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