Loading
Musiques,danses mexicaines
 Page mise à jour le 23.12.2012
Imprimer        Partager sur : facebook   twitter   google 
 

"Chaque Mexicain est musicien dans l’âme"

Voladores de Papantla (Veracruz, Mexique)C'est en chantant la musique que les peuples d'Amérique centrale apprenaient et perpétuaient leur histoire. Jusqu'à ce que cet usage eût été interdit par les Espagnols, ils chantaient leurs tribus, les astres, les dieux, la chasse, l'amour et la vie future. Les Espagnols s'abstinrent de transcrire jusqu'aux paroles de ces chants "remplis de choses diaboliques", comme disaient les moines-missionnaires. Dans le même esprit, ils interdirent les danses traditionnelles.
Celles-ci n'allaient jamais sans musique. Parmi les instruments couramment utilisés, citons la flûte, le sifflet, le tambour et autres percussions, la trompette sous diverses formes et la crécelle, tout cela, évidemment, ne ressemblant que de loin aux instruments que nous désignons des mêmes noms, puisqu'ils étaient fabriqués à partir de conques marines, d'os de cerf ou de terre cuite. Les plus anciens datent au moins de 1500 ans avant J.-C. Le teponaztli, large tambour rond, accompagnait les danses.
Le huehuetl, autre tambour, pouvait avoir jusqu'à 1,20 m de hauteur, et on en jouait verticalement. Fait d'une grande bûche évidée et tendue d'une peau, il était souvent sculpté avec recherche ou peint de vives couleurs.
Les sifflets de bambou, de terre cuite, d'os ou de bois étaient sculptés ou modelés en forme de chien, de singe, d'oiseau, ou à l'image d'une divinité. La carapace de la tortue de mer fournissait un instrument à percussion appelé l'ayotl, très répandu dans tout le pays à l'époque classique. Sur la côte orientale, les tambours du même type étaient sculptés et peints, et parfois même réhaussés d'or. De la calebasse on faisait des crécelles également peintes et décorées. L'on peut, sans doute, excuser les Espagnols de n'avoir pas été sensibles aux beautés de la musique pentatonique des Aztèques. Ils auraient pu, au moins, s'émerveiller de telle flûte à double ou triple embouchure qui existait en d'autres régions, avec une étendue de seize tons.

     Photo ci-dessus : Voladores de Papantla (Veracruz, Mexique)


Les compositeurs mexicains des temps modernes introduisent volontiers des éléments de musique précolombienne dans leurs oeuvres.
Manuel Ponce (né en 1886), étudia en Italie et à Berlin avant de séjourner à Paris (de 1925 à 1933), d'où il regagna le Mexique après avoir été nommé à la chaire de folklore musical de l'Université de Mexico. Il devint par la suite directeur de l'école de musique de l'Université.
Silvestre Revueltas (né en 1889), placé à la tête de l'Orchestre Symphonique de Mexico, se fit connaître en Europe en 1937. C'est à l'extraordinaire succès de ses musiques de film qu'il doit sa plus grande notoriété.
Rodolfo Halffter, né à Madrid en 1900, devint citoyen mexicain en 1939.
Ana Zakalow régla la chorégraphie de son ballet le plus connu "Don Lindo de America".
Carlos Chavez (né en 1899), présida en 1928 à la création au sein de l'Orchestre National, de l'Orchestre de l'Union des Musiciens qu'il dirigea plus de vingt saisons de suite, jusqu'à son départ en 1948. Il a composé plusieurs ballets, dont "Los Cuatro Soles" et "La Hija de Colquide".

Blas Galindo-Dimas (né en 1910) entra au Conservatoire national de musique en 1931. En 1941-1942, il étudia la composition aux Etats-Unis avec Aaron Copland. Son oeuvre, d'une belle étendue, comporte des pièces symphoniques, de la musique de chambre et des arrangements pour choeur de chansons populaires mexicaines.




Musiques

Danses



     Photo de droite : groupe de musiciens à l'Ile Janitzio (Pátzcuaro)

 

 

ballet Amalia Hernandez à Mexico

 

Photo de gauche : ballet Amalia Hernandez à Mexico

 

 

 

 

 

 

      

Aucune contribution ni aucun commentaire n'a été effectué sur cette page.

 

Apprenez l'espagnol au Mexique