Oaxaca
(prononcé wa-ha-ka) est l’état le plus diversifié
du Mexique. Ses montagnes atteignent plus de 3000
m d’altitude, ses grottes, ses belles forêts et vallées
ensoleillées, et ses plages font de cet état, un attrait
touristique très important. Chaque année, des milliers
de tortues marines arrivent sur la côte, pas loin des centres
touristes de Puerto Escondido et des Baies de Huatulco où
les touristes viennent du monde entier pour passer des vacances
dans les eaux chaudes de l’état.
Oaxaca est également riche dans ses traditions et ses coutumes
avec une grande diversité de sa population ethnique. Oaxaca
est divisé en sept régions : La
Cañada, La Costa, La Sierra (comprenant la Sierra
Norte et la Sierra Sur), La Mixteca, El Papaloapan,
El Istmo, et Los Valles Centrales. Dans cette dernière
région, la capitale de l'état, Ciudad Oaxaca de Juárez
tient le flambeau.
La réelle présence de sa population indigène
avec seize groupes ethniques s’exprimant dans plus de 22 langues
et 150 dialectes est un atout indiscutable au maintien des traditions
et des coutumes de cet état.
L'état de Oaxaca, situé au sud-est du Mexique
a une superficie de 95 364 km2 représentant 4,8% de celle
du Mexique. Il est entouré des états
de Puebla et de Veracruz
dans le nord, l'état du Chiapas
à l'est et l'état de Guerrero à l'ouest.
Il compte près de 3 230 000 habitants dont plus de 408 000
pour sa capitale et 701 000 avec sa banlieue (chiffres 2007).
Photo ci-dessus : Mixtèques
de la région d'Oaxaca se distinguant par de vêtements
blancs aux bords colorés
Le nom de l'état "Huaxyaca"
veut dire "près du lieu des acacias".
Dû à sa topographie, Oaxaca présente une variété
de climats. Il est chaud et sec dans la région côtière
du pacifique, chaud et humide sur le littoral de la côte.
A l'intérieur des terres, il est doux mais froid au-dessus
de 2 000 m.
Sur la Côte oaxacane où les destinations touristiques
de Puerto Escondido
et les Baies de Huatulco
sont localisées, la température moyenne est autour
de 27°C. Dans la capitale située dans les Vallées
Centrales, la température moyenne annuelle est autour de
22°C.
Photo de
droite : marché de Oaxaca
Des 570 municipalités existantes, 418 ont
une prédominance indigène et à peu près
un tiers de l'état parle une langue originaire. La majorité
des unités de production rurale dans l'état sont collectives
; 44.1% se trouve sous le régime commun, 27.0% sous l'ejidal
et 28.5% seulement en propriété privée.
Un
peu d'histoire
L'état de Oaxaca a deux sites déclarés par l'Unesco
comme patrimoine de
l'humanité : le site archéologique de Monte
Albán et le centre historique de Oaxaca.
Cette richesse préhispanique et coloniale est sans commune
mesure dans la Méso-Amérique.
Monte Albán était déjà un centre culturel
de tout premier ordre, une ville habitée par des sages, des
guerriers, des astronomes et des fermiers quand l’époque
chrétienne commençait à peine, de l’autre
côté de l’atlantique. Les Zapotèques croyaient
que l'homme et la nature formaient ensemble la divinité maximale,
un lien inséparable dont la relation devrait être le
respect mutuel et l’appréciation. Un calendrier solaire
de 365 jours marquait le passage des années et des saisons,
pendant qu'un autre, un calendrier rituel de 260 jours, chiffrait
les secrets de la vie et les périodes dans lesquelles le monde
était détruit et renouvelé, comme secoué
par un feu cosmique purifiant.
Le
déclin de la culture Zapotèque a été
suivi par l’arrivée de la culture mixtèque qui,
à son tour, a été remplacée par les
aztèques, sans toutefois la disparition de la culture. Ces
personnages ont élevé des centres de cérémonies,
des citadelles et des sites d’enterrements. Les sites archéologiques
les plus facilement visités dans les Vallées
Centrales sont Monte
Albán, Mitlá, Yagul, Lambityeco,
Dainzú et Zaachila.
Dès le règne de Moctezuma
I (1440-1469), une garnison y était installée
et le gouvernement y fut exercé par un Tlacochtecuhtli (commandant
militaire) et un Tlacatecuhtli (gouverneur civil).
Photo de gauche : petites filles au marché
de Oaxaca
Quand les Espagnols arrivèrent à Oaxaca, ils rencontrèrent
une mosaïque de cultures sur un territoire accidenté
habité par des groupes différents dévoués
à leurs rituels et traditions. En 1524, Hernan Cortés
s'est plaint par lettre au Roi d'Espagne, des obstacles rencontrés
pour l’accomplissement de son travail de conquête.
"Cette terre" qu'il dit, en faisant référence
aux vallées et montagnes occupait par les mixtèques
et les zapotèques "est si montagneuse qu'elle ne peut
pas être traversée même à pied".
Cortés raconte "qu'il
a envoyé deux fois des troupes contre les indigènes
et qu’il a été incapable d'obtenir la victoire
tellement les guerriers étaient violents et bien armés".
Quelques années plus tard, Cortés, enchanté
par Oaxaca, confessera sa passion « pour les mêmes terres
qui lui avaient apparues si rugueuses et si sauvages ».
Peu après la conquête de Mexico, Diego de Ordaz y installa
en 1521 un poste fortifié appelé "Antequera".
En 1529, la petite cité espagnole fut promue par Charles
Quint au rang de "Villa" et Cortés reçut
le titre de marquis de la Vallée de Oaxaca ainsi qu'une vaste
concession de terres que ses descendants conservèrent jusqu'à
la Révolution.
Pendant cette période coloniale, Oaxaca joua un rôle
prédominant dans le développement de la Nouvelle
Espagne. Les grands troupeaux de mouton fournissaient de la
laine pour les métiers à tisser de Puebla;
les haciendas cultivaient la canne
à sucre permettant la fabrication des bonbons les plus célèbres
de la vice-royauté; les meilleurs chevaux sur le continent
étaient élevés ici ; de l'or a été
trouvé; de grands profits ont été faits grâce
à la teinture fabriquée à partir du cochinilla
du grana (cochenille); et aux ports de Huatulco et de Salina
Cruz, sont arrivés les trésors du Pérou, de
Guayaquil et du Guatemala ainsi que les soies, textiles et épices
chargés depuis les Philippines.
Le développement des villes, des ports, des moulins de sucre
et des industries, introduit au moment des gloires et des misères
de l’évangélisation, n'a pas bouleversé
le vieux système de croyances et la manière de vivre
des communautés indigènes qui ont intégré
leurs vieilles valeurs en les modifiant à peine, avec les
symboles et les pratiques de la nouvelle religion.
Photo de
droite : marché aux bestiaux dans la région de Oaxaca
De père en fils, le passé préhispanique se
transmet siècle après siècle, survit et se
manifeste toujours dans les fêtes, les marchés, la
musique, les danses, les vêtements, la gastronomie, et à
l'importance encore donnée au travail communautaire, aux
rites d’échange, à l’aide réciproque
et à la relation proche trouvée entre la vie quotidienne
et les rituels qui touchent le royaume sacré.
Pendant les guerres d'Indépendance, Oaxaca fut occupée
temporairement par les troupes de Morelos
qui y fonda sa première fabrique à canons.
C'est dans l'Etat de Oaxaca que naquirent Bénito
Juárez (né à Guelatao) et Porfirio
Díaz. La vie édifiante de Benito Juárez
commence un peu comme un conte de fée : il était une
fois un petit berger zapotèque qui gardait ses moutons dans
les collines de Guelatao, petit bourg à 80 km de Oaxaca.
Normalement, il aurait dû passer toute sa vie parmi les cailloux
et les agaves de sa colline si un curé ne l'avait remarqué,
emmené chez lui comme domestique et commencé à
l'instruire dans l'idée de faire du petit benito un séminariste.
C'est une de ces innombrables ironies de l'histoire : Juárez,
né le 21 mars 1806, instruit et sauvé de l'ignorance,
sera le principal meneur du mouvement qui lutta contre la puissance
de l'Eglise Catholique. Il abandonna bien vite le séminaire
pour la faculté de Droit. Il devint juge, puis se lança
dans la politique et fut nommé gouverneur de l'état.
Mais il sollicita des fonctions plus hautes et parvint d'abord à
se faire élire Président de la Cour Suprême
du Mexique et enfin Président de la République.
Au départ du dernier Vice-Roi, la seule puissance structurée
au Mexique était l'Eglise Catholique ; elle
resta l'institution la plus efficace pendant toute la première
moitié du XIXème siècle. Au milieu des querelles
incessantes des politiciens, l'Eglise seule disposait d'une puissance
réelle dont elle faisait, hélas, un usage souvent
abusif. Aux environs de 1850, elle était le plus important
propriétaire terrien du pays et elle disposait du seul réseau
d'enseignement.
Les libéraux de l'époque, Juárez
en tête, comprirent que si le Mexique voulait
progresser et se développer, l'Eglise devait, avant tout,
rendre à César ce qui appartenait à César.
C'est Juárez
qui fut l'inspirateur et le principal rédacteur de la Constitution
de 1857 et des lois qui retiraient à l'Eglise la plupart
de ses biens fonciers, qui limitaient l'immunité dont jouissait
le clergé et réglementaient l'autorité des
tribunaux ecclésiastiques. Poussée par les Evêques,
la droite se rebella et les troubles qui suivirent passèrent
à l'Histoire sous le nom de "Guerre de la Réforme",
Juárez, alors Président
de la Cour Suprême, est appelé au poste de Président
de la République, par suite de la démission de Miramon,
opposé aux réformes. Les conservateurs sont défaits
mais ne s'avouent pourtant pas vaincus. Juárez
doit faire face à une situation financière délicate
après quatre ans de troubles : il décide de suspendre
le remboursement de la dette extérieure du Mexique.
Photo de gauche : jeu de cartes et sièste
après le marché
La France de Napoléon III se sert de ce prétexte pour
intervenir et envoie un corps expéditionnaire qui débarque
à Veracruz pour envahir bientôt une bonne partie du
Mexique Central. Soutenu par les conservateurs
mexicains, Napoléon III offre à l'archiduc Maximilien
la couronne du Mexique. Grâce à la
présence de l'armée française, Maximilien
put avoir un moment l'illusion de gouverner. Juárez se retira
avec ses partisans de l'autre côté du Rio Grande, dans
la ville frontière qui porte son nom.
C'était un homme rigide, sans humour, qui avait un respect
quasi religieux de la légalité ; il refusa donc de
se soumettre et de reconnaître la souveraineté de Maximilien
qu'il considérait comme un usurpateur. Finalement il triompha.
La Guerre de Sécession terminée (côté
Etats-Unis), Philip Sheridan fut envoyé par les Américains
vers la frontière mexicaine avec une troupe de 50 000 hommes.
Napoléon décida alors de ramener son corps expéditionnaire
et Maximilien, noble et tragique
héros, se retrouva devant un peloton d'exécution,
un soir à Querétaro. Juárez réintégra
la capitale et la République fut restaurée. La
maison où Juárez fut domestique, de 1818 à
1828, est devenu un musée (Museo Casa de Juárez, Garcia
Vigil #609) consacré à ce grand patriote.
Juárez mourut à son poste en 1872 ; quatre ans plus
tard, Díaz devint Président
de la République. Il resta plus de 30 ans à la tête
du pays, et sa conception pour le moins autoritaire du pouvoir fut
le ferment de la grande révolution mexicaine dont Zapata
et Villa furent les figures de proue.
Héros de la "Guerre de la Réforme" et des
combats contre le Corps Expéditionnaire français,
Porfirio Díaz ne montra
jamais le moindre respect de la légalité, véritable
obsession de Juárez. Ne
pouvant obtenir assez de voix pour être élu, il prit
la Présidence de la République de force. Il était,
indubitablement, un tyran et s'il ne brisa pas l'opposition, c'est
qu'elle eut bien garde de se manifester. Au Mexique,
il apporta la stabilité, et, avec elle, vint le progrès.
Sous Díaz, les grandes
haciendas connurent leur âge
d'or, et le pays qui auparavant ne produisait que du maïs,
diversifia ses cultures et donna du café, de la canne à
sucre et des bananes, denrées que l'Europe et l'Amérique
du Nord commençaient à réclamer en quantité.
Les hommes d'affaires étrangers reçurent un accueil
chaleureux pendant le "Porfirisme"
: chemins de fer et puits de pétrole aux mains des Anglais
qui laissèrent le commerce aux Américains et aux Français.
Mais le prix de ce développement était très
élevé. Les Mexicains étaient des citoyens de
seconde zone dans leur propre pays. Les haciendas
prospéraient grâce à l'exploitation éhontée
des péons, véritables serfs indiens maintenus sous
le joug par une terrible police rurale au service des grands propriétaires.
Dans les villes, l'étranger était roi, les Mexicains
riches méprisant leur propre pays. Les travailleurs étaient
au bord de la révolte, mais Díaz
avait la haute main sur les syndicats... Finalement, l'explosion
populaire vint, en 1910. Porfirio
Díaz dut abandonner le pouvoir, fuir. Déconsidéré
pendant plusieurs décades, il est maintenant reconnu comme
ayant posé les fondements économiques d'une nation
moderne.
Voilà donc Oaxaca, ville, vallée, Etat, patrie
des Dieux, berceau d'hommes d'état, refuge d'intellectuels.
Oaxaca reste une villégiature préférée
où l'on aime flâner dans les rues tranquilles et où
l'on fait l'effort de visiter les ruines qui rappellent le majestueux
passé.
Un
peu de traditions et de danses
Les danses
qui varient dans chaque région et dans chaque communauté,
évoquent des rythmes étranges et profonds, même
si souvent ils sont accompagnés par une musique
reconnaissable, née, peut-être, à Mérida
ou à Durango, à Naples ou Saragosse. Les masques aident
le danseur à prendre la personnalité d’un taureau,
d’un tigre, d’un Européen ou le diable lui-même
! Les costumes sont la fierté et la joie de leurs propriétaires
et font le bonheur non seulement des danseurs mais de toutes les
communautés indigènes de Oaxaca.
L'habit traditionnel surprend et captive. Dans leurs dessins, couleurs
et textures, ils mélangent techniques coloniales, symboles
indigènes, la magie et les couleurs de textiles importées
de l'Orient. Le plus souvent, les couleurs sont naturelles : le
rouge de la grana cochinilla (un insecte
qui vit sur les feuilles du cactus nopal qui une fois écrasé
et bouilli, fournit jusqu’à seize tonalités
de couleur rouge); le bleu obtenu par la fermentation de la plante
du nom d’indigotier; le noir obtenu du fruit de l'huizache
(un arbre épineux); jaune de la mousse de roche; et dans
le passé, le pourpre du caracol púrpura,
un type d'escargot marin qui était capturé, traité,
et, une fois son essence utilisée pour obtenir la couleur
magique violette était remis à la mer (maintenant
une espèce protégée).
Maxima fiesta de los oaxaqueños: es la guelaguetza,
la cual se celebra en el mes Julio . Este es el baile del las
chinas oaxaqueñas (www.oaxacan.com.mx)
La célèbre fête oaxacane,
La Guelaguetza del Lunes del Cerro
(lundi de la Colline), est une forme institutionnalisée de
célébration dans les communautés indigènes.
Les deux lundis qui suivent le 16 juillet (19 et 26 juillet
en 2010), les représentants des sept régions
de l'état célèbrent (dans la capitale de l’état)
cette fête dont le nom signifie en langue zapotèque,
cadeau, offre, échange ou participation. À travers
de signes et de codes, cette fête exprime la tradition préhispanique,
avec sa musique et ses danses, la récolte et les produits
alimentaires de chaque région. Les ananas, les mangues, les
serapes, les paniers, le pain et les
grains de café sont présents comme un symbole de bonne
humeur générale, de partage et d’échange.
Le patrimoine culturel de ces sept régions est exprimé
à travers des danses exécutées au son d'une
musique joyeuse et de chants propres agrémentés par
de somptueux costumes de gala symbolisant chacun des villages respectifs.
On peut voir exécuter la célèbre "danse
des plumes" zapotèque.
La Guelaguetza rassemble 16 groupes ethniques de
sept régions de Oaxaca (danses et chants traditionnels en
l’honneur de Centeotl, déesse du maïs). La Guelaguetza
est célébrée à Oaxaca, appelée
"el Lunes Cerro", ou "lundi sur la Colline"
les deux lundis suivant le 16 juillet. C'est une célébration
dans laquelle les représentants des nombreuses communautés
de Oaxaca viennent ensemble et célèbrent la diversité
de leurs traditions et cultures. L'état de Oaxaca posséde
16 groupes ethno-linguistiques différents. C'est une fête
incroyablement diversifiée. Les danseurs portent l'habillement
traditionnel et exécutent des danses folkloriques qui sont
particulières à leur région. À la fin
de la danse, ils jetent des articles à la foule, produits
qui viennent de la région qu'ils représentent. Origines
du Guelaguetza : Le mot Guelaguetza veut dire "offre, cadeau"
dans la langue Zapotèque, et sa signification va au delà
du festival.
Dans les villages Oaxacan traditionnels quand il y a une occasion
pour célébrer tel qu'un baptême, un mariage,
ou une fête jour du saint du protecteur des villages, les
gens qui assistent aux différentes fêtes, apporteront
des cadeaux nécessaires pour la célébration
: nourriture, boissons alcoolisées, etc. Chaque personne
offre, ou la "guelaguetza" permet un échange réciproque
ce qui renforce les liens sociaux à travers le temps. Le
festival Guelaguetza comme célébré aujourd'hui
est une combinaison d'une part de célébrations pré-hispaniques
de la déesse du maïs, Centeotl et d'autre part, de la
fête catholique de Notre Dame du Mont Carmel célébrée
le 16 juillet.
L'auditorium Guelaguetza : Le festival Guelaguetza
est célébré sur la Colline Fortin à
Oaxaca (del Cerro Fortin) dans un auditorium de 11 000 places. Les
spectateurs ont une vue magnifique de la ville.
Centeótl
: Chaque année une jeune femme d'une des communautés
de l'état de Oaxaca est choisie afin de représenter
Centeótl,
la déesse du maïs. Ce n'est pas un concours de beauté,
mais plutôt un concours pour voir si la jeune femme connait
bien les traditions de sa communauté.
Assister au festival Guelaguetza : Les billets
peuvent être achetés pour le Festival Guelaguetza à
travers Ticketmaster.
Les billets permettent de s'asseoir tout près de la scène
dansante dans l'auditorium. Les sièges ne sont pas réservés.
Vous devez arriver tôt pour obtenir une bonne place. Depuis
2005, il y a eu deux spectacles par jour du Guelaguetza, l'un à
9 heures du matin et l'autre à 17 h. Si vous allez le matin,
portez un chapeau et de l'écran solaire. Le soleil est très
fort et il n'y a aucune ombre. Pour le spectacle de l'après-midi,
prenez un poncho de pluie ou quelque chose pour vous protéger
de la pluie parce qu'au mois de juillet, il pleut souvent l'après-midi.
D'autres
festivités : Il y a beaucoup d'autres événements
qui ont lieu à Oaxaca pendant les deux semaines du festival
Guelaguetza, y compris concerts, expositions, conférences
et une foire du mezcal où vous pouvez goûter des marques
différentes de cette boisson alcoolisée. Il y a aussi
des célébrations indépendantes du Guelaguetza
dans plusieurs villages de la vallée de Oaxaca proche où
vous pouvez assister à des festivités plus traditionnelles,
tel qu'à Cuilapán.
Photo de
droite : danses de l'ananas de Tuxtepec
Guelaguetza pendant l'année : Si vous ne
pouvez pas aller en juillet mais vous aimeriez voir une présentation
des danses de la Guelaguetza, vous pouvez assister aux spectacles
pendant l'année et à l'heure du dîner : La Guelaguetza
à la Casa Restaurant Cantera
ou au Camino
Real, chaque vendredi soir.
La meilleure place pour les échanges reste
les « tianguis
», ou marché. La vente de bois à brûler,
d’une couverture, de quelques œufs ou tomates sont l’excellent
moyen de contact humain. Leur plaisir de négocier prime par
rapport à la différence d’un peso. Les tianguis
dans les Vallées Centrales se suivent jour après
jour :
Dimanche
à Tlacolula, lundi à Miahuatlán, mardi à
Ayoquezco et à Santa Maria Atzompa, mercredi à Etlá
et Zimatlán, jeudi à Ejutla et Zaachila, vendredi
à Ocotlán, Santo Tomás Jalieza, Santa Ana del
Valle, San Bartolo Coyotepec, et samedi à Oaxaca.
Les étalages sont organisés par produit, coutume,
familles, ou simplement par hasard. Les femmes sont habillées
dans leur beau costume de huipiles
(tuniques). Chacune vend en général, une seule gamme
de produits. Il est donc nécessaire de visiter le marché
en son entier pour obtenir une bonne idée de l’ensemble
du marché.
Photo de gauche : marché oaxacan
Cortés aimait les marchés
oaxacans dont les origines ont commencé peut-être avec
la célébration de la première récolte.
Le carré principal dans Monte
Albán est une place, un carré de marché.
Avec la même inspiration, les Espagnols ont bâti la
ville capitale de Oaxaca le long et autour d’un axe central
qu'ils ont organisé en gouvernement civil, groupes religieux
et en marchés ; moyen de vendre, d’acheter, d’échanger
et de se rassembler.
Un
peu de gastronomie
Oaxaca est la terre des sept
moles (une sauce
épicée qui inclut le chocolat), du quesillo
(type de fromage filandreux enveloppé dans une balle), de
la viande cuite à même la terre, des tamales
les plus délicieux du Mexique, des bonbons
les plus incroyables, el chocolate atole
(une boisson obtenue à partir de maïs moulu et de fèves
de cacao), el café de olla
(café bouilli avec de la cannelle dans un pot en argile),
pain cuit avec du jaune d’oeuf - el pan amarillo
), et toutes les variétés imaginables produites à
partir du maïs.
L’anthropologiste
Kent Flannery estime que les Vallées
de Oaxaca ont pu être la première place en Amérique
où le maïs a
été domestiqué et cultivé. L'histoire
montre que la nourriture oaxacan peut être expliquée
à travers un mélange d'Espagne, de traditions indigènes,
de table aztèque et de baroque colonial.
Chaque plat oaxacan représente beaucoup d'heures de travail
devant le poêlon. Par exemple, les
tamales doivent être lavés avant la préparation
puis rôtis et trempés; les chilis
doivent être grillés et moulus; le maïs doit être
écossé, cuit à terre et est farci. Les tamales
sont pliés, attachés, cuits et, puis enfin servis.
Photo de
droite : chilis sur le marché
Le mole oaxacan exige trente et un
ingrédients au moins. Dans le temps, il était préparé
avec du coriandre grillé, de l’ail rôti, du poivre,
de la cannelle et du pasilla (chile
séché), grillé avec du beurre et jusqu'à
16 variétés de piments; le tout était broyé,
frit délicatement et alors servi avec du porc, chorizos
(saucisses) et du poulet. Une fois préparé, il était
garni avec l'ajonjolí tostado
(graines de sésame grillées). Beaucoup de travail
pour une sauce qui aujourd'hui, en a deux cents variétés.
Un
peu d'art et d'artisanat
L'art n'est pas en reste puisque de talentueux
peintres tels que Rufino Tamayo, Francisco Toledo ou Rodolfo Morales
ont participé à l'expansion culturelle de la ville.
Rufino Tamayo, Francisco Toledo et Rodolfo Morales sont considérés
comme les grands peintres Oaxacan de la peinture moderne (XXème
siècle). Tamayo, né à Oaxaca
en 1899, mort en 1991, habitait à Mexico et à New
York. Il est un des plus grands artistes mexicains du XXème
siècle. Morales, "entrepreneur de villages", est
né à Ocotlán
(1925-2001) et a voyagé avec ses expositions à travers
l’Europe et partout en Amérique puis s’est finalement
réinstallé à Ocotlán où il a
laissé une production grandiose de tableaux uniques et universels.
Toledo, né à Juchitán s'est formé à
Paris et, comme Morales, il a véhiculé la magie de
Oaxaca, puis est revenu dans la
capitale, après avoir exposé son imagination prodigieuse
et poétique à travers le Monde.
Beaucoup de jeunes artistes oaxacan ont suivi la trace de ces trois
peintres hors du commun. Ils ont exposé, avec leur travail,
le paysage oaxacan, les traditions et les mythes. En général,
ils partagent tous une fierté claire de leur héritage
culturel. Une grande partie du travail de ces nouveaux artistes
oaxacan et des grands peintres locaux mentionnés précédemment
sont exposés dans la ville de l'état et dans la capitale
du pays. Dans les musées, ce n'est pas exceptionnel de trouver
des dessinateurs et des artistes venus du monde entier, qui s'inspirent
des trésors de Monte
Albán et de la richesse culturelle de cet état.
Photo de gauche : mérier à
tisser à Oaxaca
Les orfèvres, les potiers et les tisserands de Oaxaca sont
les lointains descendants des zapotèques qui bâtirent
Monte Albán,
sur une colline surplombant l'actuelle cité, et des Mixtèques
qui leur succédèrent à Mitlá
une quarantaine de kilomètres plus loin, ainsi qu'à
Yagul, Dainzú,
Lambityeco et Zaachila.
La visite de ces ruines justifie à elle seule un voyage dans
la région. Personne n'a pu expliquer jusqu'à présent
d'où viennent les Zapotèques et leurs successeurs
les Mixtèques.
Néanmoins il ne faut pas sortir du cadre de certaines données
tenues pour certaines par les archéologues : les Zapotèques
furent profondément influencés par les Olmèques
qui peuplèrent la côte
du Golfe il y a sans doute trois à quatre mille ans.
Les stèles qui figurent des personnages dansants et les hiéroglyphes
qui les accompagnent attestent cette influence. Le Musée
régional de Oaxaca renferme une collection incomparable
d'objets d'art zapotèques et mixtèques en or, jade
et turquoise provenant de la tombe VII de Monte
Albán.
L'état compte plus de 500 000 artisans, qui donnent libre
cours à leur talent et imagination tout en respectant les
moyens et techniques traditionnels. Visitez les différents
ateliers dans les villages aux alentours
de Oaxaca (30 km au maximum). Vous verrez la fabrication
ou la production que ce soit en céramiques, poteries, textiles,
travail du bois...etc.