| Introduction
La mise en place d’un écotourisme
a permis de réaliser de nombreuses zones protégées,
de parcs naturels, de parcs marins et de réserves de la biosphère
mais reste nettement insuffisant.
Les parcs nationaux sont des espaces caractérisés
par la présence d'un ou de plusieurs écosystèmes
importants en raison de leur beauté paysagère, de
leur valeur scientifique, éducative et récréative,
de la présence de flore et de faune, de leur disposition
au développement touristique, ou pour d'autres raisons d'intérêt
général.
Les
réserves de biosphère sont des espaces caractérisés
par la présence d'un ou plusieurs écosystèmes
qui n'ont jamais été altérés par l'action
de l'homme ou qui nécessitent de protection et de restauration.
Ils sont peuplés par des espèces représentatives
de la biodiversité nationale, parmi lesquelles plusieurs
espèces endémiques, menacées ou en voie de
disparition.
Les parcs nationaux sont au nombre de 66, les réserves
de biosphère au nombre de 36. Elles abritent
des activités économiques et s’attachent à
protéger des écosystèmes globaux offrant une
biodiversité digne de ce nom.
Le Mexique est l’un des rares pays qui a
inclus le concept de la biosphère dans sa législation
environnementale. Les initiatives pour créer de nouvelles
réserves proviennent de groupes académiques, des ONG
ou du gouvernement lui-même par le biais de la Commission
Nationale des Aires Naturelles Protégées ou CONANP.
La CONANP gère 164 aires naturelles qui représentent
23 millions d'ha.
Le 8 juillet 2008, l’UNESCO a inscrit 27
nouveaux sites sur sa liste de patrimoines de l’Humanité
dont la Réserve de la Biosphère du Papillon Monarque,
situé dans les états de Mexico et du Michoacán.
Le Mexique représente 1,4% de la superficie
de la planète mais 10% de la biodiversité, ce qui
la place au 4e rang mondial. Le gouvernement a
décidé de développer le tourisme, mais pas
n’importe comment : en préservant les innombrables
ressources naturelles du pays.
Programme
"MAB"
Le Mexique a, aujourd’hui, 36
réserves de la biosphère inclus dans le Réseau
Mondial de Réserves de biosphère du Programme "L'Homme
et la biosphère (MAB) de l’UNESCO, programme
pionnier du développement durable sur une base scientifique
depuis plus de 30 ans.
Ce programme de l’Unesco sur L'Homme et la biosphère
(appelé MAB) a initié un certain
nombre d’aires de projets couvrant différents types
d’écosystèmes, de la montagne à la mer,
du système rural au système urbain. Ces réserves
de biosphère sont des sites reconnus par le MAB dans lesquels
les communautés locales sont activement impliquées
dans la gouvernance et la gestion, la recherche, l'éducation,
la formation et la surveillance ; elles travaillent en même
temps au développement économique et à la conservation
de la biodiversité : 
Réserves
de biosphère
Les trois principales sont : la réserve de Sian
Ka’an sur la Côte Caraibe (rendement agricole augmenté
dû à l’irrigation et à la polyculture
et déforestation évitée), la réserve
de El Vizcaino en Basse Californie, sanctuaire
de reproduction des baleines grises et la réserve de biosphère
des papillons monarques
dans les états du Michoacán et de Mexico. Les réserves
suivantes ont été rajoutées depuis peu sur
la liste établie par le Mexique et non sur
la liste Unesco.
En octobre 2006 : Huatulco (Oax)/La Primavera (Jal)/La Encrucijada
(Chi)/La Sepultura (Chi)/Los Tuxtlas (Ver)/Selva El Ocote (Chi)/
Sierra de Huautla (Mor)/Volcan Tacana (Chi)/Barranca de Metztilan
(Hid)/Calakmul (Cam).
En 2007, la Sierra de Alamos - Río Cuchujaqui,
et
En 2008, Isla Marietas.
Sanctuaire
de baleines d’El Vizcaino
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Situé dans la partie centrale
de la péninsule de la Basse-Californie, ce site
contient des écosystèmes de valeur exceptionnelle.
Les lagunes côtières de Ojo de Liebre et
San Ignacio constituent d’excellents sites de reproduction
et d’hivernage pour la baleine grise, le veau marin,
le lion de mer de Californie, l’éléphant
de mer du Nord et la baleine bleue. Les lagunes abritent
en outre quatre espèces de tortues marines menacées
d’extinction. Le sanctuaire est considéré
comme une belle réussite. En 1999, la communauté
du patrimoine mondial a fait campagne contre un projet
d’agrandissement d’une usine de production
de sel à Laguna San Ignacio, dans la baie d’El
Vizcaino, dernier lagon intact où la baleine grise
du Pacifique vient de se reproduire. Le Comité
du patrimoine mondial a mis en garde le gouvernement mexicain
contre les menaces que ferait peser sur l’écologie
marine et terrestre, sur les baleines grises et sur l’intégrité
du site, l’établissement d’une usine
de sel à l’intérieur du sanctuaire.
En mars 2000, le gouvernement mexicain a décidé
de refuser l’autorisation de construire l’usine.
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 Sian
Ka’an
Dans la langue des Indiens Mayas qui peuplaient autrefois la région,
Sian Ka’an signifie
« là où le soleil est né». Située
sur la côte est de la Péninsule
du Yucatán, cette réserve de la biosphère
comprend des forêts tropicales, des mangroves et des marais,
ainsi qu’une vaste étendue marine traversée
par une barrière de récifs. Elle abrite une flore
remarquablement riche et une faune qui comprend plus de 345 espèces
d’oiseaux, ainsi qu’une grande partie des vertébrés
terrestres caractéristiques de la région, qui cohabitent
dans la diversité des milieux formés par son système
hydrologique complexe.
Réserve de Biosphère
Mariposa Monarca : située dans l’Etat
du Michoacán, elle s’étend
sur 56 259 ha près de la province de Mil Cumbres formé
d’un ensemble de sierras et de collines. Les points les plus
élevés culminent aux environs de 3600 m d’altitude.
Les sols de cette réserve sont formés de très
légères cendres volcaniques dont la capacité
de rétention d’eau est très élevée.
L’espèce conifère « Abies religiosa »
détient un niveau d’humidité très élevé
et est capable de résister aux basses températures
ce qui constitue l’habitat préféré des
papillons monarques. Ce phénomène de migration des
papillons monarques a intrigué les entomologistes et les
biologistes : la migration saisonnière du Canada vers le
Mexique puis le retour de millions et de millions
de papillons orange foncé et noir de l'espèce «
monarque ».
Lorsque les nuits deviennent plus longues et les températures
plus fraîches, ce fameux papillon migrateur parcourt des milliers
de kilomètres qui le mènent du Canada au Mexique,
où il passe l'hiver avant de repartir au printemps vers les
contrées septentrionales pour y pondre des oeufs. Les municipalités
de Angangueo, Ocampo and Zitacuaro abritent les sanctuaires les
plus importants. La migration est estimée à 20 millions
de papillons par saison !
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur les papillons
monarques
Ce n’est qu’en 1975 que l’on a pu confirmer cette
migration du Nord vers le Mexique. L’odyssée
aussi spectaculaire que fascinant dure un mois à raison d'une
centaine de km par jour, parfois jusqu'à 130 km lorsque les
vents sont favorables, avant d'atteindre l'une des quelque trente
zones d'hivernage situées dans cette région du Mexique
central. Les papillons utilisent les courants atmosphériques
qui leur permettent de planer et parcourant entre 3900 et 4500 kms.
Quand chauffe le soleil dans les jours limpides d'hiver, des milliers
de papillons couvrent les troncs et les branches, créant
un ciel et un sol mobiles d'ailes tigrées, que l'on entend
dans le silence profond des bois comme une brise de feuilles sèches.
Une légende indigène a essayé de mettre en
relation l'arrivée annuelle des papillons et le retour des
âmes des morts, en associant la présence de cet insecte
aux cérémonies qui vouent un culte au passage fantomatique
de l'homme sur la Terre.
D’après les études faites, il vit près
de 9 mois alors qu’un papillon normal a une longévité
de quelques semaines, voire quelques jours. Les scientifiques n’ont
toujours pas percé le mystère de l’orientation
pour se rendre d’un point à un autre !
Beaucoup de pertes de papillons causées par des éléments
naturels tels que les vagues de froid et chutes de neige ainsi que
la déforestation et l’épandage de pesticides
ont fait prendre conscience au gouvernement du Président
V. Fox (2000-2006), de l’importance de la sauvegarde de ces
papillons, d’où la multiplication des réserves.
La préservation des sanctuaires est également l'une
des priorités du gouvernement actuel de
Calderón (2006-2012).
Lisez un bel article TRES COMPLET de "Faune et Flore
du pays " sur la vie du papillon monarque en cliquant
ICI.
Etude faite par le service canadien de la faune (article en français).
Egalement un bel article de "Parc
national du Canada de la Pointe-Pelée" en cliquant
ICI
(article en français).
De façon spectaculaire,
par nuages et énormes grappes, on les voit se poser
dans un bruissement léger d'ailes en certaines zones
isolées du Michoacán, toujours les mêmes.
Ils commencent leur envol au mois de septembre/octobre pour
venir se reproduire en saison sèche. Quand ils atteignent
l’axe néo-volcanique, ils s’établissent
en colonies d’hibernation, utilisent les branches
de l’oyamel (arbre mexicain de la famille des conifères)
qu’ils trouvent dans les forêts situées
sur les versants sud-ouest, où ils demeurent pendant
5 mois, depuis leur arrivée à la fin d’octobre
jusqu’à leur départ fin Mars. Après
une période d’accouplement d’environ
un mois, les papillons qui ont survécu à l’hivernage
repartent d'où ils étaient venus, c'est à
dire du Canada principalement. |
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AUTRES
SITES
Le Mexique a 30 sites classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco
(inclus zones archéologiques, centres historiques, etc….)
dont 4 naturels et 36 sur la liste indicative dont
récemment (2005) les Iles et aires protégées
du Golfe de Californie – Ce site comprend 244 îles,
îlots et zones côtières situées dans le
Golfe de Californie au nord-est du Mexique. La
mer de Cortez et ses Iles sont considérées comme un
laboratoire naturel pour la recherche en matière de spéciation.
De plus, presque tous les grands processus océanographiques
à l’œuvre dans les océans de la planète
sont représentés sur le site, lui donnant une importance
sans commune mesure pour l’étude. Le site est d’une
beauté naturelle remarquable et offre un paysage spectaculaire
d’îles au relief accidenté composé de
hautes falaises et de plages de sable, qui contrastent avec le cadre
désertique qui s’y reflètent et des eaux environnantes
turquoises. Le site abrite 695 espèces de plantes vasculaires,
plus que dans tout autre site marin et insulaire de la Liste du
patrimoine mondial. Il est également exceptionnel du point
de vue du nombre d’espèces de poissons : 891, dont
90 endémiques. De plus, le site héberge 39% du nombre
total d’espèces de mammifères marins et un tiers
du nombre total des espèces de cétacés de la
Terre.
Un nouveau bien a été classé le 13
Juillet 2006, faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco
: paysage d’agaves et
anciennes installations industrielles de Tequila (premier bien
classé dans la rubrique "paysage culturel").
Ce nouveau bien classe le Mexique au 7ème
rang mondial pour le plus grand nombre de biens classés
sur les listes de l'Unesco. La zone inscrite inclut des paysages
d'agaves bleus, d'haciendas, de distilleries
et de fabriques, de villes et vestiges archéologiques de
la culture Teuchitlán.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur les baleines
grises
Quatre
réserves de biosphère font partie de la liste indicative
des biens de l’Unesco
Réserve de Biosphère
Banco Chinchorro : située à 30,8 km
dans la mer des Caraïbes à l’est de la ville côtière
Mahahual qui constitue
le point continental le plus proche ; la réserve est séparée
de la côte moyennant un canal de 1 000 m de profondeur. Elle
s’étend sur 144 360 ha dont uniquement 0,4% de terre
ferme. Par sa localisation dans la mer des Caraïbes, elle fait
partie du système récifal méso-américain.
Située en pleine mer, elle émerge comme une lagune
récifale qui, étant donné sa faible profondeur
et sa barrière récifale provoque des mouvements de
houle et des processus de sédimentation. La barrière
protège le littoral des assauts des tempêtes tropicales
et des cyclones. Les écosystèmes qui ont trait aux
processus de reproduction, d’élevage et de propagation
d’espèces à grande valeur économique
et écologique et qui sont bénéfiques à
la zone se composent de récifs de corail, d’herbage
marin, de bancs de sable, d’îlots rocheux, d’étendues
basses de terrains recouverts d’arbustes et de plages sablonneuses.
Les recherches effectuées dans la réserve
ont permis de dresser une liste de 778 espèces : 58% à
la faune marine, 14% à la faune terrestre, 18% à la
flore marine et 10% à la flore terrestre. La faune marine
comprend des coraux dont 95 espèces ont été
répertoriées. Ces coraux contribuent largement à
la génération d’un milieu hétérogène.
La pêche qui est la plus importante activité économique
est soumise à une réglementation stricte. On y trouve
l’escargot de mer rose (strombus gigas) et la langouste (panulirus
argus). Cette réserve est également un grand cimetière
de bateaux. Sur 44 épaves, 33 « coulées »
entre le XVI et le XXème siècle sont indiquées
sur un plan basé sur des sources bibliographiques. Les éléments
naturels et culturels sont indissociables dans cette réserve
par la richesse historique et culturelle tout autant que naturelle
du patrimoine.
Réserve de Biosphère
El Pinacate et le Grand Désert d’Altar
: située à l’extrême nord-ouest de la
plaine côtière du golfe de Californie, dans la vaste
province du désert de Sonora,
c’est un ensemble volcanique avec des cratères, des
cônes de cendres et des écoulements de lave ; des dunes
de sable consolidées et mobiles ; des lits de rivières
et un éventail d’alluvions ; des pentes et des plages
très étendues et des massifs montagneux de basalte
et de granite. C’est une région avec un climat très
aride, de faibles précipitations et des températures
très élevées en Eté allant jusqu’à
plus de 56°C. La présence de plus de 560 espèces
de plantes vasculaires est une des principales valeurs biologiques
de la réserve qui est rendue possible grâce aux conditions
climatiques et physiques de la région. Malgré les
conditions inhospitalières de la région, on a enregistré
41 espèces de mammifères, 237 variétés
d’oiseaux, 42 de reptiles, 4 espèces d’amphibie
et 4 de poissons d’eau douce.
Réserve de Biosphère
Selva El Ocote : située dans le Nord du Chiapas,
cette zone fait partie du bassin hydrologique appartenant au réseau
fluvial du Grijalva, un des plus importants fleuves du Mexique.
La convergence de plusieurs rivières, qui donne naissance
au fleuve La Venta, constitue
pour la Selva El Ocote le collecteur hydrogéologique de tout
le territoire. Etant donné sa situation géographique,
ses caractéristiques physiographiques et l’énorme
présence de terrains escarpés, dix types de végétation
sont représentés dans la selva El Ocote : forêt
tropicale haute à feuilles persistantes, forêt d’essences
sub-feuilles haute ou moyenne, forêt d’essences feuillues
persistantes moyenne ou basse (forêt mésophile de montagne),
forêt basse à feuilles caduques, forêt basse
à feuilles caduques épineuses, savane, bois de pins
et de chêne, chênaies, forêt de feuilles caduques
et végétation de type secondaire. Bien que toute la
flore de la région n’ait pas encore été
enregistrée, on a repéré jusqu’à
présent 705 espèces, 452 genres et 121 familles qui
coexistent tout au long du canyon du fleuve La
Venta. Le chiffre de 705 espèces est loin d’être
définitif, étant donné que l’exploration
de toute la zone montagneuse qui court vers le nord sur toute la
largeur de la réserve à une altitude de 800 à
1400 m, n’est pas exhaustive ; il est possible que la variété
des espèces augmente à près de 2000. En ce
qui concerne la faune, la selva El Ocote est considérée
comme un des plus importants centres de diversité biologique,
car elle est située dans une zone de transition entre deux
provinces néo-tropicales, celle du Pacifique et celle de
Tehuantepec, qui renferme un total de 646 espèces de vertébrés
terrestres. Quant aux invertébrés, ils sont estimés
à 3000 espèces de coléoptères et 500
espèces de lépidoptères ; cependant, si on
y ajoutait tous les autres invertébrés, on atteindrait
le chiffre de 20 000 espèces. Il existe également
de nombreux vestiges archéologiques qui correspondent à
la culture zoque, ainsi que des grottes qui furent habitées
par des cultures préhispaniques. Les communautés autochtones
tzotzils et zoques proposent
des services d'hébergement, de camping, de randonnées,
de promenades en bateau ou à cheval ainsi que des guides
locaux.
Aire
de protection de la flore et de la faune Cuatrociénegas
La réserve écologique Cuatro Ciénegas située
dans le désert de Coahuila est également un coin très
protégé. Les quelques 200 puits d’eau renferment
une faune et une flore exceptionnelles, composées de centaines
de cactus, poissons, reptiles. La vallée des Cierges appartient
à la ceinture désertique correspondant à l’hémisphère
nord, qui se trouve dans la partie centrale de la péninsule
de Basse-Californie. On y trouve des collines escarpées qui
appartiennent à la sierra San Borja et des vallées
très étendues telles que celle de Montevideo. Le territoire
de cette réserve s’étend essentiellement sur
la partie basse et plate de la vallée de Cuatrociénegas,
à une altitude d’environ 740 mètres au-dessus
du niveau de la mer ; il peut, cependant, atteindre
2 100 mètres dans la sierra de Madera située dans
la partie nord-ouest de la réserve. Cette vallée comprend
des canyons et de vastes sillons, des plaines alluviales saturées
de sels, quelques basses collines, et une aire importante de dunes
de gypse, unique dans son genre au Mexique. Le
complexe hydrologique qui existe dans cette zone est interconnecté
essentiellement de manière souterraine, mais aussi par des
fleuves et des canaux artificiels à la superficie. Il existe
quelque cinq cents sources qui forment des nappes d’eau, des
marécages, des rivières et des ruisseaux, des marais
et des lagunes de diverses dimensions et profondeurs. Le site ressemble
à un aquarium dans le désert mexicain ; c’est
également un endroit qui permet la réalisation de
recherches de base et de recherches appliquées, l’exécution
d’activités éducatives à tous les niveaux,
et la récréation à l’air libre. La vallée
n’a pratiquement souffert aucun changement depuis plus de
12 000 ans.
L’isolement géographique provoqué par les montagnes
qui l’encerclent a favorisé l’évolution
indépendante de divers groupes d’organismes. Ce site
est considéré comme une des plus importantes régions
marécageuses dans le pays, car elle dispose d’un endémisme
très élevé pour la région néarctique
; il se présente également un nombre considérable
d’interactions entre les espèces endémiques.
Cette zone renferme des groupes de faunes endémiques qui
sont associés entre eux : reptiles, amphibies, poissons,
crustacés, scorpions, mollusques et autres invertébrés,
ainsi qu’une quantité considérable d’espèces
placées sous quelque statut de conservation. Les espèces
endémiques de la région se distribuent entre neuf
reptiles, un amphibie, dix poissons, huit crustacés, sept
scorpions, treize mollusques, quatre insectes et vingt cinq plantes
vasculaires.
La végétation qui prédomine sur le sol du bassin
est l’herbage halophile et la végétation aquatique;
les dunes de gypse abritent des espèces endémiques
de plantes gypsophiles; le sol est également recouvert de
matorral xérophile et de matorral de type montagneux dans
les parties les plus élevées. Le marécage offre
en outre les valeurs suivantes: il garantit le fonctionnement de
l’écosystème, il conserve les réserves
d’eau souterraine et de superficie qui sont mises à
profit à des fins agricoles, récréatives, d’élevage
et d’éducation de l’environnement. Les zones
où s’accumule l’eau présentent des sols
de nature aride et gypseuse et des sols lacustres ou alluviaux très
alcalins, de type solontchak.
Que veut dire liste indicative des biens de l'Unesco ? 
 D’autres
réserves intéressantes existent et si vous en avez
l’occasion, n’hésitez pas à les visiter
: El Cielo (Etat de Tamaulipas), Manantlán
(Etat de Jalisco), Mapimí (Etat de Durango), Montes
Azules (Etat du Chiapas),
El Triunfo (Etat
du Chiapas), Calakmul
(état de Campeche), Ria
Celestún (Yucatán)
et Ria Lagartos (Yucatán).
Les tour-opérateurs mexicains, forts d’une grande expérience,
ont su organiser efficacement le tourisme écologique. Les
sites naturels sont des lieux magnifiques pour contempler la nature
et pour y effectuer de belles randonnées. Ils sont nombreux
et variés et chacun d’entre nous pourra y trouver son
bonheur.
Le Site en anglais www.planeta.com
complétera les informations sur la flore, la faune et l’environnement
du Mexique.
Vous pouvez également consulter un site
en anglais sur les parcs nationaux et les réserves, notamment
au Mexique .
Voir le site
: www.conanp.gob.mx - Comisión
nacional de Áreas Naturales Protegidas du Mexique
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur les réserves
de biosphère


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