Le Mexique
 
 
 
Pátzcuaro
 Page mise à jour le 14.05.2008
 




À l'époque préhispanique, Pátzcuaro qui signifie "le monde de l'obscurité" a été un important centre cérémonial des Purépechas. Cette civilisation avait su résister aux Aztèques et, en 1522, les premiers Espagnols y furent plutôt bien intégrés. Malheureusement, en 1529, l’arrivée d’un certain Nuño de Guzmán fut un désastre humain. Il s’empressa de persécuter les Indiens, de les réduire en esclavage et de les torturer, à tel point que Mendoza, vice-roi de la Nouvelle Espagne le fit expulser et emprisonner en Espagne. La dure tâche de retrouver la confiance des Indiens fut confiée à Don Vasco de Quiroga. Ce juge espagnol fut ordonné prêtre et nommé évêque le même jour.

place Vasco de QuirogaÀ son arrivée, Don Vasco de Quiroga a déplacé l´Évêché de Tzintzuntzan à Pátzcuaro, ainsi devenant la capitale de Michoacán (1539-1580). Il a, durant ses trente années dans la région, fit construire des écoles, des hôpitaux et des églises. Il s’est employé à faire respecter le mode de vie des Indiens et à faire développer dans de nombreux villages, un artisanat et un savoir-faire utile tout en tenant compte de leurs traditions ancestrales.
Grâce aux magnifiques constructions en brique d’argile et tuiles, ses monuments et sa spectaculaire Place Vasco de Quiroga, elle est devenue l’un des principaux centres touristiques du Mexique.
Perché à 2140 m d’altitude avec une température annuelle oscillant entre maximum 23ºC et minimum 9ºC, Pátzcuaro, entouré de forêts de pins, est l’un des plus beaux villages typiques d´Amérique, avec une population de 77 000 habitants. Il est situé à 53 km de Morelia, à 328 km de Mexico D.F. et 284 km de Guadalajara. Pátzcuaro est un joyau de l'urbanisme espagnol, avec un plan de ville en damier qui met en valeur, ses plazas historiques, ses maisons rouges et blanches caractéristiques, ses bâtiments en pierre non taillés, ses constructions en brique séchée et ses allées de pavés ronds. Toute la ville montre les signes évidents de l'influence des cultures indigènes. C'est ici même qu'André Breton, Léon Trotski et Diego Rivera se sont retrouvés en 1938 pour rédiger le manifeste "Pour un art révolutionnaire indépendant". Aujourd'hui, Pátzcuaro est plus que jamais une étape incontournable, tant il fait bon vivre.

Les alentours du Lac de Pátzcuaro et ses îles sont habités par la communauté indigène qui conserve la plupart de ses coutumes et traditions. Ses pêcheurs sont mondialement connus par les filets de pêche en forme de papillons qu’ils utilisent pour pêcher le délicieux poisson blanc, le pecito aujourd´hui en voie d’extinction.

Visites conseillées :
place Vasco de QuirogaPlaza Vasco de Quiroga (Place Vasco de Quiroga)
Près de la grande place, elle se trouve entourée d´immeubles de l'époque coloniale; elle est considérée comme l’une des plus belles d'Amérique, par sa dimension et ses grandes maisons imposantes construites tout autour et par l’absence d’immeubles religieux ce qui fait la différence avec toutes les autres places des villes du Mexique.

Photo de droite : place Vasco de Quiroga

Museo de Artes e Industrias Populares
Au XVIème siècle, il a été le siège du Collègue de San Nicolás, fondé par Don Vasco de Quiroga pour préparer les jeunes espagnols qui voulaient devenir prêtres, et aussi enseigner aux Indiens un métier, à lire et à écrire.
Ce musée est le premier dans son genre à l´intérieur du Mexique. Il y a entre autres, une des meilleures collections de laques de cèdre, "maque" et de céramique, de vrais joyaux artisanaux. L’incroyable plancher d’os d’animaux, et de pierre de taille. Le musée est situé entre av. Ensenanza et Alcantarilla, ouv. 9h-17h, mar-dim, $39.

El SagrarioEl Sagrario (le Sanctuaire)
Les travaux de construction de "El Sagrario" (le Sanctuaire) ont commencé en 1693 et ont fini exactement deux siècles plus tard. Pendant ces années, des divers ornements décoratifs ont été ajoutés, et peuvent être appréciés de nos jours. Cet immeuble a hébergé le Sanctuaire de Notre Dame de la Santé jusqu'à 1924. Voir un superbe retable churrigueresque du XVIIIème siècle. Situé calle Lerin, ouvert tlj de 7h à 18h.

Photo de gauche : El Sagrario

Temple de la Compagnie de Jésus
Cet immeuble héberge les membres de la Compagnie de Jésus, qui sont arrivés au diocèse de Michoacán grâce aux efforts de Don Vasco de Quiroga, qui était au courant de leur prestige dans le domaine de l’éducation. La construction date du XVIIème siècle; le collège est un immeuble avec une belle cour et de grands espaces qui apportent une sensation de tranquillité. Elle fut cathédrale jusqu’en 1566. Quant à l’horloge de l’église, on raconte qu’elle a été bannie d’Espagne pour avoir indiqué une mauvaise heure á l’un des rois d’Espagne. Actuellement c’est la Maison de la Culture (Casa de la Cultura).

Basilique de Nuestra Señora de la Salud
C'est l’édifice religieux le plus important de Pátzcuaro. Sa particularité est la localisation géographique puisqu’elle ne se trouve pas au centre de la ville très près de la Mairie, comme dans la plupart des villes construites pendant les premiers siècles de la colonisation. Elle a été édifiée sur ordre du premier Evêque de Michoacán, Don Vasco de Quiroga, sur un ancien centre cérémonial préhispanique. Au début, elle a fonctionné comme siège épiscopal jusqu'a 1580, puis le nouveau siège fut transféré à Valladolid (Morelia). Elle est devenue Basilique depuis 1924 et le bâtiment qu’on peut admirer aujourd´hui est le résultat de plusieurs reconstructions, suite à des incendies successifs. Sa façade est simple avec peu d’éléments ornementaux. Á l’intérieur se trouve la figure de la Vierge de la Santé, patronne de la région. Il s’agit d’une image modelée en pâte de canne de maïs (pasta de cana) qui date du XVIème siècle; beaucoup de pèlerins y viennent pour offrir leur dévotion en priant pour la santé de leurs malades. Les restes de Don Vasco de Quiroga reposent à cet endroit.

Plaza Gertrudis Bocanegra (Place Gertrudis Bocanegra)
Ancienne Plaza de San Agustín, c’est la deuxième plus importante place de Pátzcuaro. On la connaît aussi sous le nom de Plaza Chica. Elle est très visitée du fait de sa proximité au marché quotidien d’artisanat et de denrées alimentaires typiques. Là, a été érigée une sculpture en bronze en hommage á Doña Gertrudis Bocanegra, héroïne de Pátzcuaro à l’époque de la guerre de l’Indépendance.

Ex-convento de San Agustín
Sur le côté nord de la place, l'Ex-couvent de Saint-Agustin, édifice construit en 1576,,abrite la Biblioteca Gertrudis Bocanegra (ouv. 9h-18h, lun-ven et 10h-13h, le samedi, entrée gratuite).
On peut y voir le fameux mural de Juan O´Gorman, architecte, peintre et muraliste (1905-1982), qui montre des éléments clefs de l´histoire de Michoacán, comme les indigènes, les conquérants, les moines et l´image de Don Vasco de Quiroga, qui a essayé de mener à bout les idées du livre "Utopia" de Tómas Moro, dans les villages - hôpitaux. Sur un côté, a été construit le "Théâtre Caltzonzin", sur les vestiges du monastère.

El Santuario de Guadalupe (Sanctuaire de Guadalupe)
Temple aux lignes néoclassiques, construit au début du XIXème siècle. L'aspect le plus remarquable concerne les quatre sculptures (il y en avait sept auparavant) représentant les 7 vertus. Elles sont placées sur des piédestaux sur la façade de la tour. Ce sont la Caridad (la Charité), la Templanza (la Tempérance), la Fortaleza (la Force) et la Fé (la Foi).

El Calvario
Chapelle construite par Fray Marcos Ramírez del Prado en 1666. On l’a édifié sur le lieu où il y avait une "yácata" (pyramide) qui contenait les restes de l´Empereur Tariácuri. Se situe sur la route du "Mirador del Estribo".

une des rues montantes de Pátzcuaro
El Humilladero
Aussi connu comme la Chapelle du Christ. En 1553, Don Vasco De Quiroga a fait sculpter la figure d’un Christ crucifié; la croix et le corps forment une seule pièce en pierre de taille. L’origine du nom «humilladero» (lieu d'humiliation) vient de l'exposition de cette croix vénérée par des voyageurs qui entraient et sortaient de la ville. L'accès à cette ancienne chapelle se fait par une belle chaussée bordée d’arbres touffus (se situe vers l'est du bourg).

El Hospitalito (Le Petit Hôpital)
Selon la tradition, celui-ci a été le temple le plus ancien de Pátzcuaro. Les franciscains fondaient des hôpitaux avant d’avoir un couvent. La façade du XVIème siècle, présente des traits de la Renaissance. On y trouve à l’intérieur des autels du XIXème siècle. Sur le grand autel, on peut admirer un excellent font baptismal de bois taillé et doré.

Photo de gauche : une des rues montantes de Pátzcuaro

Templo de San Francisco (Temple de San Francisco)
Un temple de type éclectique; à l'intérieur, est conservé un Christ de pâte de canne de maïs, élaboré au XVIème siècle et une peinture á l´huile qui représente les deux figures les plus importantes pour cette ordre religieux : Le Pape et Saint François d’ Asis. La porte d’accès au cloître est l’une des plus belles œuvres de la Renaissance qui existe dans la ville.

Plazuela San Francisco
Une place tranquille et belle avec une fontaine de margelle ronde; au milieu et à l’ouest, un buste de Doña Margarita Maza de Juárez, épouse du Vénéré des Amériques Don Benito Juárez. Sur l’un de ses côtés, se situe le portail de Salazar.

Marché de la poterie
Pour ceux qui aiment la poterie, il est recommandé de faire un tour au marché de poterie qui a lieu le vendredi matin sur cette place (marché de las Ollas).

Templo y Hospital de San Juan de Dios
Fondé vers la moitié du XVIIème siècle et rénové en 1841 au style néoclassique. Aujourd'hui, ce temple présente des voûtes et une coupole sur des arcs - boutant. La façade de l’hôpital la plus remarquable est du type baroque simple. Les peintures qui existaient dans la sacristie du Temple de San Agustín ont été transportées dans ce temple.

Casa de los Once Patios
casa de los once patios La maison des onze cours, située Madrigal de Altas Torres, est ouverte tlj, 10h-18h. C'est un ex-couvent des religieuses Dominicaines de Sainte Catherine, construction datant de 1742. Vers la moitié du XVIIIème siècle, les Religieuses Dominicaines se sont établies. L’ensemble des bâtiments coloniaux qui l’intègrent, a donné l’origine à son nom. Là, on vend une grande variété d´artisanat régional. L'endroit est particulièrement intéressant, car on peut admirer le travail des artisans en direct fabriquant à l’aide de métier à tisser des couvertures, des châles. On y voit également la fabrication d’objets en bois et en laque.

Photo de droite : casa de los once patios

Palacio de Huitzimengari
Cette résidence se trouve sur la place principale; il a appartenu au prince Antonio de Huitziméngari, fils du dernier gouvernant purépecha ou "Cazonci" et filleul du premier vice-roi de la Nouvelle Espagne, Don Antonio de Mendoza. Il a une façade sobre et à l’intérieur, une belle cour pleine de fleurs et entourée d’arcs, où les artisans indigènes présentent leurs produits.

Le Museo de las Mascaras, situé dans l'Ex - Colegio Jesuita, rue Alcantarilla, angle Árcigariche, est riche de plus d’une centaine de masques traditionnels en bois sculpté venus de tout le Mexique. Il vient d'être transféré de Morelia. Le musée est ouvert de 9h à 14h et de 16h à 19h du lundi au vendredi et les fins de semaine de 9h à 15h, entrée libre.


peinture murale à la casa de los once patios
Pour les bons marcheurs, faîtes la balade à travers la forêt de pins jusqu’à l’ancien volcan « Cerro del Estribo » qui domine le village et le lac. Partez de la rue Ponce de León et passez devant l’église El Calvario. Vous allez monter près de 400 marches. Vous pouvez y accéder en taxi (5 mn contre 30 mn de marche !).

Photo de gauche : peinture murale à la casa de los once patios

 





Plan de PÁTZCUARO :

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Pátzcuaro est réputé pour ses rituels funèbres qui existaient bien avant l'arrivée des Espagnols. Indigènes et religieux ont conservé l'illumination et la décoration des tombes ainsi que les offrandes de nourriture qui constituent une sorte de communion. La fête des Morts ressemble ici à un carnaval où la mort n'est pas l'adversaire de l'homme mais son partenaire de jeu. Le Mexicain s'en amuse avec une délicieuse ironie, beaucoup d'humour et de sarcasmes. Pour cette fête, les Indiens Purépechas colorent le bourg avec les traditionnelles brassées de fleurs : crêtes-de-coq et cempasúchils. Ces fleurs orange qui ressemblent à des zinnias étaient considérées, au temps du Mexique préhispanique, comme la fleur des âmes mortes. Les festivités commencent dès le 31 octobre sur la place Vasco de Quiroga. A ne pas manquer mais réserver votre hébergement et transports longtemps à l'avance !

Belle vue d'ensemble de Pátzcuaro et de sa région
 

 

 Préparation et célébration du jour des morts dans une famille de la région de Pátzcuaro

une des rues de Pátzcuaro


Photo de droite : une des rues de Pátzcuaro

Les purépechas habitent en grande partie sur les plateaux et la rive du lac de Pátzcuaro.

Histoire de l’état : (anglais)

Carte de l'état :

 

 

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