| Organisation
socio-politique au Mexique
De part sa constitution, le Mexique est une République
représentative, démocratique et fédérale.
Il est constitué de 31
Etats et d’un District Fédéral
(Mexico et ses environs immédiats).
POUVOIR
EXECUTIF
Le pouvoir exécutif est représenté par un Président,
élu au suffrage universel, direct en un seul tour et à
la majorité relative. Il est élu pour six ans non
renouvelable. Comme aux USA, il n’y a pas de Premier Ministre.
Le Président nomme et révoque les Ministres, le Procureur
Général (Ministre de la Justice), les Ambassadeurs
et les Consuls généraux.
A condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif,
le Gouvernement Fédéral dispose de plus de pouvoirs
que son équivalent nord-américain. Il peut destituer
les gouverneurs des Etats élus au suffrage universel pour
faute grave, corruption, etc… Par ailleurs, les revenus fiscaux
sont réservés en majeure partie au Gouvernement Fédéral
qui n’en redistribue qu’une faible part aux Etats.
POUVOIR
LEGISLATIF
Le Congrès est divisé en deux chambres : la Chambre
des Députés et le Sénat. La Chambre des Députés
compte 500 représentants élus par scrutin majoritaire
et 200 par représentation proportionnelle, et disposent d’un
mandat de 3 ans. Le Sénat, quand à lui, est composé
de 128 membres, soit 4 sénateurs par entité fédérative
(32 états x 4), élus au suffrage universel pour une
période de six ans. Le District fédéral est
pour sa part doté d’une assemblée de 66 représentants
élus pour six ans. Suite aux dernières élections
de Juillet 2006, le PAN (parti au pouvoir depuis 2000) n'a pas la
majorité absolue au Sénat et à la Chambre des
députés, même si elle devient la première
force politique au Congrès. Il sera obligé de compter
sur l'appui de l'opposition pour faire passer ses lois.
Principaux
partis politiques

Parti révolutionnaire institutionnel ( Partido
Revolucionado Institucional – PRI) : Parti fondé
en 1929. Constitué pour rassembler tous les mexicains de
gauche comme de droite –

Parti d’action nationale ( Partido de
Accion nacional – PAN) : Parti fondé en 1939
et au pouvoir depuis 2000. Parti de droite. Son électorat
se compose de la classe moyenne mexicaine – Réélection
du même parti aux élections de Juillet 2006.

Parti de la révolution démocratique ( Partido
de la Revolucion Democratica – PRD) : Parti fondé
en 1989 suite à une scission interne au PRI. Parti de centre-gauche
nationaliste, dont la basse classe constitue le pilier.
Pouvoir
de Vicente FOX (2000-2006)
L’année 2000 est marquée par les élections
présidentielles, législatives et de la mairie de la
capitale Mexico ; également par la mise en route du traité
de libre-échange signé avec l’Union européenne.
Les résultats des élections présidentielles
du 02 JUILLET 2000 ont été les suivantes :
Vicente FOX (PAN) : 43,43% des suffrages
Francisco Labastida (PRI) : 36 ,88%
Cuauhtémoc Cardenas (PRD) : 17%
Le PAN, parti qui a soutenu la campagne du Président Fox,
n’a pas de majorité au Parlement : il ne dispose que
de 148 sièges sur 500 à la Chambre des Députés
et de 47 sièges sur 128 au Sénat. Le PRI a perdu le
pouvoir après tant d’années de règne
mais ne s’est pas effondré : il dispose de plus de
sièges que le PAN à la Chambre des Députés
(222 contre 148 au PAN) et de 58 sièges de Sénateurs.
Quant au PRD, il a obtenu 97 sièges à la Chambre des
Députés.
Le PRD conserve le gouvernement du district fédéral
de Mexico.
Ce morcèlement du pouvoir législatif a compliqué
l’action du gouvernement qui a du sans cesse rechercher des
compromis avec le PRI, le PRD ou les autres petits partis. Des dissensions
au sein même du PAN ont encore compliqué la situation.
Les réformes structurelles promises par le Président
Fox (notamment dans les domaines de l’énergie, de la
fiscalité, du travail ou de la justice) ont été
bloquées, malgré de maigres avancées, en matière
fiscale notamment.
Le morcellement encore plus prononcé du paysage politique
mexicain depuis les élections législatives de 2003
annonce des élections présidentielles serrées
pour cette année entre les candidats du PRI (Roberto Madrazo
Pintado), du PAN (Felipe Calderón) et du PRD (Manuel Lopez
Obrador).
Au niveau local, le PRI demeure à la tête de 17 Etats
contre 9 seulement pour le PAN. Manuel Lopez Obrador, pour le PRD,
a assumé quant à lui la succession de Cuauhtemoc Cardenas
et de Rosario Robles à la mairie de Mexico jusqu’en
2005.
Depuis le 01/07/2000, un Accord de
Libre Echange entre l’Union européenne et le Mexique
est venu renforcer considérablement les capacités
d’accès des entreprises européennes notamment
françaises et qui se retrouvent progressivement sur un pied
d’égalité avec leurs concurrentes du continent
Nord Américain. Cet accord de libre-échange ne se
résume pas seulement au commerce mais également aux
achats d’Etat et à la protection de la propriété
intellectuelle. La liberté d’importation est prévue
par étape sur dix ans (2000-2010).
Il a également signé de nombreux accords de Libre-échange
avec plus de 28 pays, il est membre de l’association latino-américaine
d’intégration (ALADI), du Forum économique de
l’Asie et du Pacifique (APEC) et du Groupe des Trois (avec
la Colombie et le Venezuela).
Le Président V. Fox (ancien Directeur de Coca-Cola Mexique
et ex-gouverneur du Guanajuato) s’est engagé sur la
voie de la démocratisation mais son bilan est relatif : hausse
de la criminalité, forte émigration vers les U.S.A,
beaucoup d’inégalités sociales et régionales,
40% de la population vivant avec moins de 2 USD$ par jour, insuffisance
dans les domaines de l’éducation ou de la santé.
Par contre, il dispose d'un socle industriel et commercial à
certains égards comparable à celui des grands pays
industrialisés.
Le Mexique, membre de l’OCDE est la première
puissance économique d’Amérique latine. Douzième
puissance commerciale et dixième puissance industrielle,
ses échanges sont supérieurs à ceux de la totalité
des autres pays de la région. De nombreux accords de libre-échange
sont en cours afin de réduire la dépendance du Mexique
vis à vis des Etats Unis.
Depuis Mai 2006, le Mexique préside le Conseil
des droits de l’homme de l’ONU. En assumant cette fonction,
le Mexique a pour principale responsabilité
de gérer les efforts déployés par la communauté
internationale pour consolider et assurer la mission de ce nouveau
Conseil qui a vu le jour le 15 Mars 2006. La présence du
Mexique à cette fonction prouve l’intérêt
porté par le gouvernement du Mexique sur
ce thème.
On peut également noter l’élection de nouveaux
membres au Conseil Economique et Social des Nations Unies en Mai
2006 dont une mexicaine Maria Elena Médina
Mora, qui s’est distinguée dans le domaine du
traitement et de la prévention de consommation de drogues.
Le 05 Juin 2006, le Président V. Fox a souligné, lors
d’un communiqué de presse, que les échanges
commerciaux internationaux du Mexique qui ont avoisiné
les 450 milliards de dollars US en 2005, devraient connaître
une croissance supérieure à 20%. Il a annoncé
que ¾ des exportations de produits manufacturés d’Amérique
Latine est d’origine mexicaine et que le Mexique
exporte vers les USA plus que la France, l’Allemagne et l’Angleterre
réunis, et qu’enfin le Mexique a avancé
de 7 places, au 23e rang des partenaires commerciaux du Japon.
Le 22 Juin 2006 soit quelques jours avant les élections présidentielles
et législatives du 02 Juillet 2006, le Président Vicente
Fox a annoncé l’anticipation du paiement de la dette
auprès d’organismes financiers internationaux. Ce paiement
anticipé permettra au gouvernement fédéral
d’économiser 600 millions de pesos. Grâce à
cette opération, la dette extérieure du Mexique
s’est réduite de 57 à 50 milliards de dollars
US$. En termes de Produit Intérieur
Brut, la dette s’abaisse de 7,3% à 6,4%. En Décembre
2000, date d’entrée au pouvoir du Président
Fox, le montant de la dette publique était de 63 milliards
de dollars US$ et représentait 10,4% du PIB.
D’autre part, le Mexique a connu une forte
baisse dans l’embauche d’enfants travailleurs, tout
comme le Brésil, forte baisse de 5 à 10%, grâce
aux efforts conjoints des gouvernements et des organisations civiles.
Elections
jul.2006
Il s’agissait d’élections fédérales
pour la Présidence de la République, la Chambre des
Députés et le Sénat, également d’élections
locales : Chef du gouvernement, chefs de délégations
et députés locaux pour la Ville de Mexico
et députés locaux et maires pour Campeche,
Colima, Guanajuato, Jalisco,
Morelos, Nuevo Léon,
Querétaro, San
Luis Potosí et Sonora.
Elu Président Felipe CALDERÓN, parti
d’action nationale, avec une majorité relative au Parlement
puisqu’il s’agissait de renouveler également
les Députés (500) et les Sénateurs (128).
Felipe Calderón est élu avec 0,56% de voix d’avance
sur près de 41,6 millions de bulletins de vote enregistrés
avec un taux de participation un peu inférieur à 60%.
P.A.N (droite catholique) - près de 15 millions de suffrages,
35,89% (Felipe Calderón)
P.R.D (gauche) - environ 14,7 millions de suffrages, 35,33% (Lopez
Obrado – ancien Maire de Mexico)
233 831 voix séparent les deux candidats
pour 71 millions d’inscrits. Pour la première fois,
le candidat du PRI (parti révolutionnaire institutionnel),
au pouvoir sans interruption de 1929 à 2000 n’arrive
qu’à la troisième place : Roberto Madrazo a
remporté seulement 9,2 millions de voix soit 22,23 % des
suffrages. A la Chambre des Députés comme au Sénat,
on observe un bouleversement des forces. Le PAN devient la première
force politique.
Chambre des Députés total 500 (Sénat total
128)
PAN 206 (52)
PRD 126 (29)
PRI 104 (33)
Petits partis 64 (14)
Quant aux élections à la tête de la Mairie de
Mexico, elles ont été
remportées par Marcelo EBRARD, 3ème Maire PRD depuis
1997.
Pouvoir
présidentiel actuel (2006-2012) Felipe
CALDERÓN est un jeune Avocat de 44 ans, qui se présente
comme le garant de la stabilité économique consolidée
sous le Président V. FOX mais qui n’ignore pas l’urgence
d’entreprendre des réformes sociales. Il se présente
comme « el presidente del empleo ».Son
« dada », l’emploi donc passe par la bonne santé
des entreprises mexicaines et leur compétitivité au
niveau international, seuls paramètres susceptibles de donner
un coup de fouet autant aux embauches qu’aux salaires dans
le pays, aux dires de Felipe Calderón. Il entend donc créer
un climat rassurant et favorable aux investisseurs, mexicains comme
étrangers. Il est également un chantre du régionalisme
et espère pouvoir densifier le tissu industriel dans l’ensemble
du Mexique. Il estime que l’économie
ne peut prospérer que dans un climat de sécurité
et de confiance, et mise donc sur une restauration de l’état
de droit.
06 SEPT 06 : confirmation par le Tribunal électoral du pouvoir
judiciaire de la fédération (TEPJF), de l'élection
de Felipe CALDERÓN.
Lors de sa déclaration de politique générale
de la mi-octobre 2006, F. Calderón envisage plusieurs axes
de réflexions : renforcement de l’Etat de droit et
de la sécurité publique, économie concurrentielle
et créatrice d’emplois, égalité des chances,
développement durable, plus de démocratie et politique
extérieure plus agressive, sans oublier les efforts
prévus dans le domaine de l'éducation et de la politique
sociale. Il a également beaucoup insisté sur la nécessité
de lutter contre la délinquance organisée qui sévit
dans plusieurs régions, en estimant que cette mesure pourra
garantir la sécurité des mexicains. Il s'est engagé
en faveur de la stabilité et de la croissance économique
de son pays.
Il a prêté serment le 01 Décembre
2006 pour un mandat prenant fin au 30 novembre 2012.
Au cours de sa visite en Europe en 2007, le chef
de l'état mexicain a rappelé que l'une des priorités
de la nouvelle administration est "le renforcement de la présence
du Mexique dans le Monde, ainsi que la promotion
d'une politique étrangère responsable et active, qui
permette de montrer à la communauté internationale
un pays qui relève ses défis et qui travaille intensément
pour résoudre les problèmes en cours".
Déc.2007 : Le président du Mexique,
Felipe Calderón, a dévoilé récemment
un vaste plan de lutte contre la déforestation et de soutien
à la protection des monarques, ces papillons
qui migrent par millions, chaque hiver, vers les montagnes du centre
du Mexique, recouvrant littéralement arbres
et buissons et attirant des visiteurs du monde entier. Le programme
de 4,6 millions $ permettra de financer l'achat d'équipements
additionnels et la diffusion de publicité sur la zone décrétée
"Réserve de biosphère
des papillons monarques". La réserve s'étend
sur une superficie de 50 000 hectares, et sert de lieu d'hivernation
et de reproduction des papillons aux ailes noires et orangées
depuis des millénaires. Bien que le monarque ne figure sur
aucune liste d'espèces en danger de disparition, des experts
disent que l'exploitation forestière illégale au Mexique
menace son existence en Amérique du Nord, en faisant disparaître
le feuillage qui constitue son habitat et protège le délicat
insecte de la pluie et du froid. Enfin une bonne nouvelle !
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le président
sortant (2006)
Sites
intéressants
Site du parti au pouvoir au Mexique :
(esp).
Pour suivre l'actualité politique au Mexique,
site de la Présidence : 
et du gouvernement fédéral au Mexique
:
(les deux sites en esp et en ang).
Egalement site de la résidence officielle "Los Pinos"
du Président à Mexico : (esp),
visites guidées possibles - détails sur leur site.
Site des députés :
et des sénateurs :
(esp).
Consultez
le chapitre "économie
du Mexique".

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