| Ce chapitre est
entièrement consacré aux Séris
du SONORA.
LES COMCÁAC, INDIENS SERIS - ISLA TIBURON,
PUNTA CHUECA, EL DESEMBOQUE
Ils
s’appellent Comcáac, ce qui veut dire dans leur langue
« les gens », « celui qui court vite » en
langue "opata" et « les hommes du sable »
en yaqui.
Ils vivent dans le Nord Ouest de l’Etat de
Sonora, en bord de la mer de Cortez et essentiellement en face de
l’Ile Tiburon, qui leur appartient.
Il y a plusieurs siècles, plusieurs groupes originaires d’Asie
ont émigré en traversant le bras de terre qui aujourd’hui
s’appelle le Détroit de Béring. Lentement ils
se sont dirigés vers le sud, vers le continent nord américain,
aujourd’hui la République Mexicaine.
Un de ces groupes s’appelait Comcáac. On ne sait toujours
pas trop aujourd’hui quand ils y sont arrivés.
Avec leurs kayacs, ils ont navigué d’ile en ile, et
les espagnols les ont appelés bien plus tard les Séris.
Petit à petit, ils ont élu domicile sur ces terres,
et entre autre l’Ile Tiburon. Certaines évidences montrent
que d’autres ethnies ou peuples avaient vécu là
avant eux. Et petit à petit, ils se sont appropriés
l'Ile ainsi que l’Ile San Estéban.
Ils étaient divisés en 6 groupes ethniques, mais leurs
guerres ou luttes de territoires ont continué après
les années 1900, en même temps que des épidémies,
ce qui a causé l’extinction de deux autres groupes
de dialectes similaires.

En 1930, les Comcáac étaient seulement
160. Aujourd’hui, ils sont plus de 600 qui résident
principalement dans les villages de El Desemboque et Punta Chueca,
situés au nord-ouest de Bahia de Kino, sur les plages de
la mer de Cortez.
Des
nomades du Désert
Leur
habitat naturel est le désert et la mer.
Pendant leur vie nomade, le groupe construisait leurs habitations
de façon provisoire. Ses "chozas" se regroupaient
en petits noyaux, et constituaient le centre de leurs activités
de pêche et de chasse. Quand ils n’avaient plus de ressources
sur leur lieu, ils changeaient de lieu de résidence.
Les habitations étaient construites de manière informelle
et collective. Ils faisaient une armature d’ocotillos
sans épines et la couvraient de branches et de carapaces
de tortues. Une autre façon de les construire était
à partir du centre d’un cactus Pitahaya ; chaque bras
formait une partie de l’habitation, scellée avec de
la boue.
La photo représente la piste qui mène
à leur village, environ 35 à 40 mns de piste pour
partir du village de Bahia de Kino et arriver à Punta Chueca.
C'est une piste non goudronnée mais avec une ligne électrique
installée depuis peu. Ils n'ont pas d'eau, le village leur
envoie des camions-citerne.
Ces habitations servaient au groupe pour se protéger temporairement
des intempéries. Maintenant ils commencent à vivre
dans des habitations modernes construites en briques ou blocs de
ciment, et tôles, entre autre. Avec le manque d’eau
de pluies, le Comcáac a développé des tendances
naturelles pour la pêche et la chasse, au détriment
de penchants pour les cultures de la terre. Le désert, hostile
aux néophytes, leur a donc naturellement donné la
bienvenue et a envouté ce peuple qui l’a choisi et
est arrivé à le comprendre. Malgré les occasions
où ils ont eu à souffrir du manque de nourriture et
d’eau, la végétation exubérante, la vie
de la mer et l’abondance d’animaux terrestres les a
nourris. Les plantes, les animaux et les poissons ont livré
tous leurs secrets à ce peuple qui, en contrepartie, les
a incorporés à leur religion, leur médecine
et leurs chants, de même qu’à leur mode de vie
alimentaire. Ce n’est que depuis peu que le monde scientifique
connait les noms que les Comcáac ont donné à
plus de 425 espèces de plantes du désert, comme de
la diversité de leur usage.
Cela inclut les médecines dérivées d’approximativement
106 espèces, et la nourriture dérivée de 94
espèces.
Le
Peuple

Les Comcáac sont grands et beaux.
Selon certains spécialistes, les Séris appartiennent
au groupe Yumano de la famille Sioux-Hokana. Fiers de leurs héritages,
ils marchent avec grâce et dignité. Quand on les voit
dans leur habitat désertique et marin, on en arrive à
penser que leur présence y a été décrétée
avec le consentement complet de la nature même.
Depuis longtemps, autant les hommes que les femmes ont les cheveux
longs. Les célibataires les avaient tressés, et les
hommes portaient en plus une sorte de tablier sur leur pantalon.
Aujourd’hui, la plupart des hommes se coupent la tresse et
ont laissé de coté le port du tablier. Les femmes
continuent de porter des jupes longues et chemisiers à manches
longues.
Ils
se distinguent en tous cas pour leur choix de couleurs vives, tant
sur les « pangas » que dans leur façon
de s’habiller, ce qui fait un contraste aves les bleus de
la mer et les couleurs de terre et d’ocre du désert.
Jusqu'à quelques années, ils avaient même des
peintures discrètes sur le visage en bleu, rouge ou blanc.
Les "lanchas" leur permettent de pêcher
et d'aller sur l'Ile Tiburon que l'on voit derrière, qui
est l'ile la plus grande de la mer de Cortez.
Pour bien connaitre les Comcáac, on doit les voir évoluer
dans leur propre environnement. C’est une expérience
unique. Ils sont uniques dans leurs capacités à guider
l’étranger à accepter leur point de vue. Ils
pensent de plus que tous les touristes sont impatients de pouvoir
acheter leur artisanat : petits paniers tressés, colliers
y sculptures de bois de « palofierro » (arbre du désert
dont le bois est noir et très dur), bijoux de coquillages.
On a entendu dire que les Comcáac seraient cannibales. C’est
une fausse accusation. Même si dans le passé ils ont
été de féroces guerriers, ils ont, tout comme
nous, une idée repoussante de la chair humaine.
La
langue

L’atmosphère colorée de ce village s’accentue
avec le surprenant langage qu’ils parlent. Caractérisé
par une intonation semi-chantée suivie de variations de sons,
ceux qui l’écoutent pour la première fois sont
fascinés par ces sons.
On croit que la langue parlée des Comcáac appartient
au groupe de langues Jokanas. Mais comme elle n’est en étroite
relation avec aucune des langues Jokanas connues, elle a été
classée comme un dialecte isolé de ce groupe. Il existe
d’autres langues appartenant à ce groupe et particulièrement
en Californie. Elle a une morphologie verbale qui englobe une structure
interne complexe. Cela, combiné avec des consonnes qui n’existent
pas en espagnol et la présence de séquences compliquées
de consonnes avec la longue durée des voyelles, a démotivé
plus d’un dans le souhait d’apprendre cette langue.
Les Comcáac parlent l’espagnol avec différents
grades de fluidité. Normalement, les hommes ont plus d’opportunités
de l’apprendre et de le parler que les femmes.
Entre eux ils continuent à communiquer dans leur dialecte.
Organisation
Sociale
Comme la plupart des peuples peu nombreux, les Comcáac n’ont
pas de structure politique formelle.
Les uniques leaders connus furent des chefs de guerre dont l’influence
a été restreinte à la durée du conflit.
Dans d’autres cas, les membres directs de la famille étaient
le centre principal du pouvoir, même si le « curandero
», de par sa position, avait un certain contrôle social
et politique.
Comme
résultat de la vie nomade avec son absence de contrôle
gouvernemental, les hommes aussi bien que les femmes ont développé
un très fort esprit indépendant qui se manifeste toujours.
La famille, qui inclut tous les membres, est l’unité
qui constitue le centre de la vie sociale des Comcáac. Dans
ce système de relations familiales, il existe plusieurs coutumes
obligatoires qui mettent un contrôle social sur tous les membres
du groupe familial.
Une de ces coutumes est d’obliger chaque membre du groupe
familial de partager avec d’autres membres de la famille,
une des commodités (biens matériels ou alimentaires)
qu’ils ont et que les autres n’ont pas ou vice versa.
Les femmes ont une responsabilité plus grande dans le fait
d’être obligées avec plus de fréquence
que les hommes, a partager certaines choses, par exemple la viande.
Cette coutume a été une méthode efficace pour
assurer une distribution constante des biens et des aliments.
L’accumulation des richesses serait donc considérée
comme un péché dont personne ne voudrait se sentir
coupable.
Une autre coutume est celle de ne pas parler avec certains membres
de la famille. Chaque personne a certains membres avec qui il lui
est interdit de parler. Et dans ce sens, l’homme a beaucoup
plus de restrictions que la femme.
Par exemple l’homme ne peut pas directement parler à
son père, à ses oncles, ses frères, ses enfants
après la puberté, et non plus à ses beaux parents
et la majeure partie de ses parents politiques. Avant on célébrait
des cérémonies spéciales pour fêter un
certain nombre de faits dans leur vie courante. Le plus commun de
ces rituels était le rite de la puberté et qui se
fêtait pour les deux sexes. Il avait lieu pendant quatre jours,
et incluait la danse de la « pascola », le jeu du hasard
avec des dés, et les repas en commun.
Maintenant et de nos jours, on célèbre
cette fête juste pour les jeunes filles.
Leurs marraines respectives leur peignent le visage avec des dessins
traditionnels et de cette manière, elles restent isolées.
Elles doivent rester éveillées toute la nuit du dernier
jour de fête et s’abstenir de manger de la viande. Avant
le lever du jour, d’autres femmes membres de sa famille l’amènent
à la plage ou, de façon cérémonieuse,
elles la purifient en lui lavant les cheveux avec de l’eau
de mer. Cela signifie qu’elles sont en âge de se marier.
Chez
les Comcáac, il est interdit de se marier entre les membres
d’une même famille, même les cousins. Normalement
les parents prennent l’initiative d’arranger le mariage
de leurs enfants. Dans le passé, ils demandaient souvent
conseil au curandero.
Après que la proposition ait été acceptée
par la famille, il passe une période de six mois à
un an ou plus pendant laquelle le jeune homme et sa famille doivent
faire des cadeaux à la famille et à la jeune fille.
Cela inclut différentes choses, en allant du bois taille,
des paniers, de la nourriture, jusqu'à une voiture.
Le mariage est célébré quand la famille de
la jeune fille en donne l’autorisation, et maintenant dans
l’église locale.
De nos jours comme avant, le jeune couple commence sa vie dans une
pièce construite près de la maison des parents du
jeune homme. Le jeune marié est obligé d’aider
ses beaux parents le temps qu’ils sont en vie.
Il y a rarement des divorces. Comme le mariage, l’église
locale est également un point d'entrée pour des pratiques
associées à la mort.
Jusqu'à il y a peu, l’enterrement était réalisé
par un des parrains homme du défunt. Ils se peignaient les
mains de noir pour éviter qu’elles soient souillées
par la manipulation du cadavre.
Certains biens du défunt étaient enterrés avec
lui. Sa maison, bien souvent faite « d’ocotillos »(sorte
de cactus) et de terre, était brulée. Le reste de
ses biens passaient en la possession du parrain de l’enterrement,
qui lui-même se voyait obligé de les faire passer à
son tour, à la famille du défunt.
Cet échange élimine les possibilités de “contamination”
de l’esprit du défunt depuis le moment de sa disparition
de cette terre. Ce qui a également affecté récemment
la vie des Comcáac est le système
scolaire fédéral mexicain qui dispense une éducation
formelle aux enfants, qu’ils soient indigènes ou non.
Dans les temps anciens, l’éducation se transmettait
par la réalisation d’activités de la famille
et du groupe, et en écoutant, pendant des heures, les histoires
que racontaient les anciens. Pendant la Cérémonie
de la Puberté, certains garçons recevaient des conseils
spéciaux sur la façon de vivre en paix avec les autres.
Religion
Leur Dieu, Antaái, est le créateur
du ciel et de la terre.
Aujourd’hui la plupart d’entre eux sont membres de l’église
chrétienne mexicaine. Un missionnaire leur a enseigné
la parole de Jésus en 1956. Leur religion traditionnelle
était administrée par la nature, en se basant par
rapport à un grand nombre d’esprits dont le pouvoir
était cherché par chaque personne pendant une vision
de recherche.
S’il y avait des résultats, la personne pouvait se
convertir en curandero et utiliser des
pouvoirs spirituels pour soigner les malades, lancer des malédictions,
y prédire le futur. Il n’y avait pas de hiérarchie
religieuse.
Ils adoraient le soleil comme l’œil de leur Dieu, et
le contact avec les esprits s’achevait en privé de
manière individuelle.
Ils célèbrent des fêtes pour certains événements
dans le but de communiquer avec les esprits correspondants à
cet événement. On croyait que le pouvoir des esprits
était associé aux animaux, à certains objets,
des événements heureux de chaque jour, des pratiques
individuelles et avec un grand nombre de phénomènes
naturels.
Beaucoup des chants anciens des Comcáac étaient associés
au pouvoir des esprits.
Leur
Art
Un grand nombre de touristes est attiré par le travail artistique
particulier de ce peuple. Comme les esquimaux sont connus pour leurs
sculptures en glace, les Comcaác sont connus pour leurs magnifiques
sculptures faites en bois de palofierro, un bois très dur
et noir du désert. Elles représentent des otaries,
des dauphins, des aigles, des cactus, des tortues ou autres modèles
vivants. Elles se fabriquent tous les jours dans les deux villages
principaux et à Bahia de Kino.
Beaucoup de ces statuettes ont une grâce ondulante qui classifie
instantanément ses créateurs comme maitres dans leur
art. Certaines sont ardemment recherchées par des collectionneurs.
Même si les Comcaác ont traditionnellement sculpté
certains symboles de palofierro, l’idée de sculpter
des modèles vivants pour les vendre commercialement ne s’est
développée que dans les années 60.
A
cette époque, Jose Astorga a commencé à modeler
des dauphins et des tortues. Petit à petit, ses modèles
se sont de plus en plus vendus, et rapidement, il avait déjà
des acheteurs pour tous les différents modèles.
Il a amélioré la qualité de ses figures et
elles ont commencé à se vendre de plus en plus. En
peu de temps d’autres Comcáac, tant les hommes que
les femmes, ont commencé à sculpter, et il n’a
pas fallu beaucoup de temps pour que l’art de faire des sculptures
en palofierro se convertisse en entreprises familiales et menace
de remplacer la pêche comme leur industrie principale et par
excellence.
Ces sculptures sont copiées et vendues dans des boutiques
de souvenirs ou de cadeaux dans tout le Sonora.
Mais seulement dans les villages du Desemboque ou Punta Chueca ,
et dans certains magasins de confiance, vous pourrez être
surs de réellement acheter une sculpture originale des Comcáac.
La fabrication de paniers est un autre type de
leur artisanat qui a pris une signification commerciale. Les Comcáac
font ces petits paniers au moins depuis la fin du XVIIème
siècle, et on sait qu’ils les ont échangés
contre d’autres produits à Hermosillo, en Sonora, et
dans des ranchs voisins pendant le XIXème siècle et
au début du XXème.
Jusqu'à très récemment, la fabrication de ces
paniers servait aux besoins journaliers, paniers de fibres tressées
sans décoration qu’on utilisait pour divers usages.
Mais avec l’arrivée du métal et du plastique,
en même temps que l’augmentation du marché des
paniers avec des décorations, la fabrication des paniers
ordinaires s’est petit à petit arrêtée.
Aujourd’hui, tous ces paniers fabriqués sont pour la
vente. Ils sont habilement cousus avec des fibres de bois flexible
de certaines sortes de torote (Jatropha cuneata).
Leurs formes sont généralement rondes et leur production
est laborieuse: elle exige un grand investissement de temps qui
peut aller d’un mois pour un petit format, jusqu’à
un ou deux ans si le panier est grand. Quand une pièce est
finie, on fait une cérémonie spéciale. Leur
prix est généralement très élevé
et leur vente réservée aux étrangers collectionneurs.
Avec l’aide de certaines teintures originales, ils font des
dessins compliqués.
Les Comcáac font aussi des colliers ou bijoux avec des coquillages,
des graines, des vertèbres de requin ou de serpents. Même
si ces objets étaient pour un usage personnel, aujourd’hui
ils sont faits pour être vendus.
Selon la philosophie Seri, s’ils touchent un objet, leur essence
se transmet, et cela se traduit par une appartenance, raison pour
laquelle rien ne se jette.
Leur
musique
Avec un grand amour de la musique, comme beaucoup de peuples indigènes
du Mexique, les Comcáac ont appris beaucoup
de chants de leurs ancêtres. Ces chants parlent de la mer
et du désert comme eux seuls le connaissent. L’oiseau,
la tortue du désert, le mezquite, la baleine … ont
inspire les Comcáac dans leurs chants. Tant la musique instrumentale
comme la vocale ont été très populaire dans
le passé. Leurs instruments sont le violon à une corde,
l’arc musical, différents types de flutes et le bâton
à gratter. De nos jours, on ne les entend plus beaucoup.
Leur
économie
Jusqu'à il y a peu, les revenus essentiels étaient
assurés par la pêche. Mais maintenant, bien que la
pêche assure encore à des familles un moyen de s’alimenter,
la vente de leur art distinct assure de plus en plus les revenus
de ce peuple.
Dans certains endroits, la pollution fait diminuer certaines catégories
de vie marine, et plus particulièrement la tortue. Dans les
temps anciens, la tortue verte était l’unique recours
important des Comcaác. Beaucoup des anciens savent comment
vivre du désert et de la mer, sans avoir besoin des commodités
qu’offrent les magasins.
Ils ont fait aussi l’élevage, sur l’Ile Tiburon,
de Cimarrones, ces béliers aux cornes enroulées, et
ont développé un système de chasse contrôlé.
En 1975, ils avaient seulement 17 animaux, maintenant ils en ont
997.
Les Comcáac de notre époque ont choisi d’avoir
leur place dans le monde moderne.
Texte
préparé par Marie Resplandy, fondatrice et directrice
de l'Association
Franco Mexicaine AFG AC, correspondante officielle en Sonora
pour France
Expatriés, et déléguée consulaire
pour le
Consulat Général de France au Mexique,
toujours dans l'état de Sonora, où elle vit depuis
près de 10 ans.
Voir son histoire sur le site :
Marie Resplandy se tient à la disposition
des français désireux de connaitre ces communautés.
Elle peut organiser des tours en Sonora à ces fins, que ce
soit pour des privés ou pour des professionnels tels qu'agences
de voyages. Les accès sont difficiles, voire impossibles,
avec les gouverneurs et les "Sages" de ces groupes, si
les connections ne sont pas organisées par quelqu'un sur
place, qui a leur confiance.
Voir bel article sur les activités de Marie Resplandy sur
le
petitjournal.com
Séris et Yaquis sont les deux groupes éthniques les
plus difficiles et conflictuels de Sonora.
Deuxième état du Mexique
pour sa superficie, le Sonora est attrayant pour ses belles plages
de sable, ses criques et ses fortes marées. Les adeptes du
tuba sont séduits par de splendides poissons de roche. La
fosse de Guyamas (1500 m) attire plus de 700 espèces marines.
L'état offre avec 965 km de côtes, de nombreuses plages
pratiquement désertiques. C'est un bel état tranquille
sans aucune gêne touristique où les possibilités
de pêche et de plongée dominent. C'est un excellent
point de départ pour les excursions dans le parc
d'El Pinacate.
Accès soit par la route de Tucson, soit
par le ferry Santa Rosalia en Basse Californie vers Guaymas, soit
via les aéroports d'Hermosillo ou Guaymas.
Voir également le site de l'office du tourisme
de l'état de Sonora : 
Nouvel
An Seri (fin juin)

Les danses durent 3 jours, et le sage Don Antonio chante et raconte
des histoires anciennes.
Les femmes préparent les repas pris en commun.
Le groupe des Séris est le seul à avoir légalement
le droit de pêcher des tortues (ou Cahuama).
Le soir tout le monde se veut différent en costume de fête
avec ces bijoux faits d'os de requin et de graines d'arbres ou de
plantes.

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