Au
nombre de 50 000 environ, les Tarahumaras sont installés
au sud-ouest de Chihuahua,
dans les basses terres de la Sierra Madre occidentale. Bien que
christianisés depuis le XVIème siècle, ils
n'en n'ont pas moins conservé certaines croyances traditionnelles,
célébrant les fêtes du calendrier catholique
en même temps qu'ils honorent leurs dieux ancestraux. Ainsi,
à l'occasion de la semaine sainte, ils dansent trois jours
et trois nuits de suite, entre autres pour hâter l'avènement
de la saison des pluies. Enfin, ils pratiquent des courses à
pied pour hommes et femmes, opposant les villages et qui constituent
le prétexte à des paris.
Photos prises lors de l'inauguration
d'un bâtiment municipal à Cusáraré (juillet
2009)
On les retrouve dans les villages pour vendre leur
artisanat. Ils se nourrissent essentiellement de pommes de terre,
haricots et tortillas de maïs. Ils vivent de la culture et
élèvent du bétail. Ils sont peu expressifs.
Ils n'aiment pas trop les prises de vues mais ne manifestent pas
d'agressivité à ce sujet.
Ils
vivent par groupes familiaux sur les hauts plateaux environnants,
le long de rios qui sont à
sec la moitié de l’année.
A l’arrivée
des grands froids, ils descendent en bas des canyons. Ils sont différents
des autres groupes indiens du Mexique par leur
volonté d’isolement. Peuple d'agriculteurs, les hommes
se consacrent à la culture du maïs et haricots rouges,
bases de leur alimentation. Les femmes s'occupent de leur foyer
et enfants, et de la fabrication d'objets artisanaux.
En dehors de leur temps de travail, l'essentiel de leur vie est
consacrée à la contemplation. Un système de
pensée qui repose sur une quête spirituelle du bonheur
et l'élévation de la conscience personnelle. Répartis
en plusieurs communautés autonomes, chaque village dispose
de son gouverneur, élu par toute la population du village
en fonction de son savoir et de son implication dans la vie quotidienne.
Religion et croyances sont la base de survie de ce peuple. Leurs
pratiques sont le fruit d'un mélange entre le catholicisme,
amené par les Jésuites pendant la colonisation du Mexique, et de nombreux rites ancestraux. Aux rencontres
dominicales à l'église s'ajoutent des cérémonies
en l'honneur des astres et en particulier du soleil et de la lune.
Chasuble multicolore, pagne triangulaire, front
ceint d'un large bandeau ("koyera"), sandales traditionnelles ("akaka"), leur silhouette caractéristique
apparaît souvent - le mot doit ici être entendu au sens
littéral du terme - au détour d'un virage, perchée
sur un rocher, en contemplation. Ils représentent plus de
la moitié des habitants de la Sierra. Ils parcourent en un
jour des distances incroyables. Tarahumara est en fait la déformation
hispanisante de "Raramuri", leur véritable nom,
qui signifie : "Les hommes aux pieds légers". Un
euphémisme si l'on pense au jeu de balle auquel ils se livrent
régulièrement. Une joute rituelle dont l'enjeu est
un ballon poussé du pied, qui évoque la marche du
monde, et qu'ils sont capables de propulser en courant sur plus
de 200 kilomètres. La Semaine
Sainte est l'occasion de s'affronter au cours de joutes et de
cérémonies jusqu'à ce que le Bien triomphe.
Grâce à la victoire remportée par les Raramuris sur le Mal, la marche du monde peut reprendre son cours, d'après
les Raramuris. C'est aussi une période de semailles du maïs,
dont dépend l'autosuffisance de ce peuple qui transhume en
altitude pour semer, avant de redescendre vers les vallées
en hiver.
Danza de Matachines en la Sierra Tarahumara, en un festival de la radio XETAR, en Guachochi, Chih.
Les "Rarámuris" pratiquent différentes danses et fêtes comme le "Yuman". ils demandent au père Soleil et à la mère Lune de produire de la pluie. la danse du peyotl, "cigun", "jigun", protecteur contre les dangers et certaines maladies, leur permet d'atteindre un état supérieur. Il y a aussi la danse du "Tutugún" (paroles secrètes d'où seules émergent les voyelles). Les "Rarámuris" accommpagnent certaines de ces fêtes de musique avec flûte, guitare, harpe et violon. Ils se marient avant 16 ans car ils sont considérés comme adultes à 14 ans. Lors des tesgúinadas, réunions sociales au cours desquelles ils boivent le tesgúino, ils font connaissance : en général, la femme prend l'initiative. Lors des fêtes, ils préparent aussi un plat traditionnel : le tónari (bouillon de viande de boeuf, courgettes, pommes de terre et épices).
&
Mexique : Au pays Tarahumara
par: Françoise Giard &
Les Tarahumaras. Editions de L'Arbal?te. 1963. (Po'sie, Drogue, Mexique, Li
par: ARTAUD Antonin &
En 2 CV chez les primitifs. (Indiens Tarahumaras de la Sierra mexicaine). P
par: LOCHON Henri &
En 2 CV chez les primitifs. (Indiens Tarahumaras de la Sierra mexicaine). P &
Groupe Ethnique Du Mexique: Tarasques, Zapoteques, Tarahumara, Huichol, Pim Cliquer ici pour voir l'ensemble des produits en détail: 5