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Une
visite s'impose !
TEOTIHUACÁN (ouvert
07h-18h tous les jours, entrée $51)– classé
par l’Unesco sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité
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Introduction
La ville des dieux - un des plus puissants foyers
culturels méso-américains (de 200 avant J.-C. à
650 après J.-C.) d'une superficie de 24 km2, au nord-est
de la capitale Mexico (une heure de
trajet). C'est vraisemblablement à cause d'une épidémie
que Teotihuacán s'est vidé de ses occupants.
Tout est à visiter.

A 48 km au nord de Mexico,
après être passé devant le monastère
d'Acolman, où se dresse un des premiers couvents construits
au XVIème siècle par les augustins, s'étale
l'ancienne cité de Teotihuacán, la ville la plus grande
de l'Amérique préhispanique, qui couvrait une surface
d'environ 150 km2. Le centre cérémoniel que l'on visite
aujourd'hui occupe un peu plus de 4 km2. Le mot Teotihuacán
veut dire "l'endroit où les Dieux furent créés",
ou plus simplement "la cité des Dieux". Les Aztèques,
impressionnés par la taille de ses monuments, pensaient que
seuls les dieux avaient pu construire une ville de cette dimension.
Mais avant tout cela, la gent guerrière aura massacré
et sacrifié en masse. Le temple du "serpent à
plumes" (Quetzalcóatl) nous révèle que
cet empire organisé en classes distinctes reposait sur l'armée,
l'offrande de prisonniers et le sacrifice de victimes, avec des
pratiques aussi cruelles que l'arrachage de leur coeur. Les dieux
mexicains avaient soif de sang, conçu comme une espèce
d'engrais qui fécondait leur terre.
A Teotihuacán, les sculptures représentent prioritairement
des animaux. Le jaguar, animal belliqueux, est le symbole du pouvoir
politique et de la fertilité. Mais le plus fameux d'entre
eux dans la culture mexicaine est le serpent à plumes, à
la fois incarnation de la terre et du ciel.
D'octobre à mai, un féerique
spectacle son et lumières concourt à la magie des
lieux. Ce qui frappe ici, ce n’est pas la beauté
mais la démesure des lieux.
L'équinoxe de printemps du 21 mars de chaque année
: depuis 2007, on peut dormir en haut de la pyramide du soleil.
La veille de l'équinoxe, c'est à dire le 20 mars,
les portes du site ferment à 17 heures et ré ouvrent
à 19 heures, les personnes voulant passer la nuit en haut
de la Pyramide du soleil, paient leur entrée 48 pesos et
peuvent contempler le lever du soleil au petit matin. Il est interdit
d'apporter des duvets et tentes, mais étant donné
qu'un vent froid souffle la nuit, il est préférable
de prendre des pulls bien chauds.
Les peuples préhispaniques pensaient que notre monde, ou
"soleil", avait été précédé
de 4 autres mondes disparus dans des cataclysmes. Le dernier, appelé
"soleil d'eau" (Atonatiuh) ou "soleil de Feu",
aurait été détruit par une pluie de feu. Le
monde actuel, placé sous le signe 4 Ollin (4.mouvement, est
la date à laquelle le soleil s'est mis en mouvement), prendra
fin dans des tremblements de terre. Le premier soleil fut celui
de l'âge du froid et du nord, dominé par Tezcatlipoca
; le deuxième, sous le signe de Quetzalcóatl,
fut le soleil des sortilèges, des vents et de l'ouest ; le
troisième, dominé par Tlaloc, dieu du feu, est du
sud, et le quatrième, sous le patronage de Chalchiuhtlicue,
le dieu de l'eau, une divinité de l'est. Notre soleil, le
cinquième, est un soleil de feu représenté
parfois comme un papillon, un soleil du centre, appelé Tonatiuh.
Les points cardinaux étaient rattachés au calendrier
qui se divisait en 4 "treizaines" qui formaient le cycle
de 52 ans.
Le cinquième soleil : après la destruction
du 4ème soleil, le monde vécut dans l'obscurité
et le froid. Les dieux se réunirent alors à Teotihuacán
pour savoir lesquels d'entre eux seraient transformés en
luminaires du monde. Tecciztecatl, "celui du coquillage"
(qui représente le sexe féminin), dieu de la lune,
de la naissance et de la mort de la végétation, et
Nanahuatzin, couvert de pustules, "celui qui est mort et ressuscité",
dieu du soleil, s'offrirent pour le sacrifice. Les dieux bâtirent
les deux grandes pyramides de Teotihuacán
au sommet desquelles Tecciztecatl et Nanahuatzin demeurèrent
4 jours en pénitence. Un grand brasier fut allumé
dans lequel les victimes devaient se jeter.
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Mais Tecciztecatl eut peur et recula devant les flammes
et Nanahuatzin s'y jeta le premier. Bientôt à
l'est se levèrent les luminaires, quand un des dieux,
pour punir la lune de sa lâcheté, lui jeta
un lapin dont on voit encore la forme qui diminue sa clarté.
Mais les dieux s'aperçurent, terrorisés, que
les astres ne bougeaient pas et brûlaient le monde.
Ils étaient morts et réclamaient du sang pour
vivre. Le soleil, représenté au centre du
calendrier aztèque, tire la langue pour montrer qu'il
réclame du sang pour vivre.
Les dieux furent alors tous sacrifiés par Quetzalcóatl
et les astres commencèrent leur course dans le ciel.
Quetzalcóatl courut vers la côte du Golfe,
alluma un grand bûcher et s'y jeta pour se transformer
en la planète Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli,
le Quetzalcóatl
ressuscité. Depuis, le soleil réclame de la
nourriture, du Chalchiuatl, l'eau sacrée, le sang
des sacrifiés. Voilà pourquoi les Aztèques
faisaient la guerre : leurs victimes étaient sacrifiées
pour faire vivre le soleil.
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Cliquez http://whc.unesco.org
pour le lien avec le site de l'Unesco. Les
différents édifices
La Citadelle
("Ciudadela")
Elle est constituée d'un grand quadrilatère
que les premiers Espagnols ont appelé "Citadelle",
pensant qu'il s'agissait d'une forteresse, à cause de l'édifice
central ou "châteaux" autour duquel s'élevait
une muraille à accès échelonné, entourant
la place.
Face à l'Unité culturelle, (boutiques, restaurants,
musée), de l'autre côté de l'avenue des Morts,
une vaste place entourée d'une plate-forme surmontée
de constructions pyramidales (4 sur chacun des trois côtés)
s'étire. Ce sont les fouilles archéologiques
réalisées au cours du XXème siècle qui
ont montré l'existence du Temple de Quetzalcóatl.
Cette place, divisée en deux unités, abrite, au centre,
une pyramide derrière laquelle fut dégagé le
temple plus ancien, dédié à Quetzalcóatl,
dont la façade est ornée de magnifiques sculptures
jadis polychromes, qui représentent des serpents emplumés
(Quetzal : oiseau à longues plumes, Coatl : serpent) et des
masques de Tlaloc, le dieu de la pluie.
Devant la pyramide, une petite plate-forme carrée avec un
escalier de 13 marches sur chaque face paraît révéler
la fonction de cet ensemble. La somme des marches (13 x 4 = 52)
indique la durée du cycle céleste à la fin
duquel se réalisait la cérémonie du "Feu
nouveau", de la renaissance du soleil qui ainsi pouvait vivre
52 ans de plus.
Ce monument a été construit à
deux époques différentes. Au cours de la première,
a été réalisée la structure décorée
de hauts et bas reliefs sur les panneaux et les talus des sept corps
de la pyramide, construits entre les années 1 et 200 de notre
ère; parmi ces motifs décoratifs, on retiendra les
sculptures de serpents à plumes, symbolisant certainement
Quetzalcóatl, alternant soit avec la représentation
du dieu Tlaloc, soit avec celle du mythique cipactli ou
crocodile qui symbolise la fusion de la terre et de l'eau ou la
terre fertile.
La seconde construction, durant la période qui va des années
200 à 450, a complètement recouvert la façade
où se trouvait l'escalier, ainsi que les sculptures des corps
latéraux, pour aboutir à l'édification d'une
structure pyramidale à quatre corps en panneaux-talus sans
ornementation, sans doute afin justement de supprimer la fastueuse
décoration de l'étape antérieure.
Au cours des nouvelles fouilles, ont été découvertes
des tombes de guerriers sacrifiés en offrande : ils avaient
les mains dans le dos, comme si elles avaient été
attachées, portaient des tambours d'oreilles en pierre verte,
des colliers en perles de coquillages et des pectoraux fastueux,
et étaient entourés de figurines anthropomorphes et
d'objets en obsidienne, tels des pointes de projectiles et des couteaux.
La chaussée des Morts
(Calzada de los Muertos)
Le
développement de Teotihuacán est lié aux grands
travaux d'infrastructure urbaine réalisés par ses
habitants qui ont édifié la Pyramide de la Lune à
l'une des extrémités de l'axe N-S appelé Chaussée
des Morts ou Miccaotli en náhuatl; cette chaussée
se déroule sur deux kilomètres entre la Citadelle
et la pyramide pour se prolonger vers le sud sur trois autres kilomètres.
Cet axe de 40 mètres de large se divisait en deux parties
perpendiculaires à la chaussée interrompue par le
quadrilatère de la Citadelle et l'édification du grand
Ensemble, où se trouvait le marché; les rues parallèles
à la chaussée servaient à couper la ville en
quartiers et zones suburbaines qui s'étendaient en direction
des quatre points cardinaux.
Sur le parcours qui va de la Citadelle à la Pyramide de la
Lune, se trouve un pont en maçonnerie remplaçant celui
d'origine qui enjambait la rivière San Juan. Cette partie
nord de la chaussée contient cinq ou six places avec des
grands escaliers entre chacune d'elles afin de compenser l'élévation
du terrain, pour arriver à une légère pente
descendant de la Pyramide de la Lune.
Sur la première place se trouvent les "Edifices superposés"
dont la structure la plus ancienne comportait un panneau-talus avec
des ornementations et dont le surhaussement de l'escalier était
décoré de chalchihuites (pierres vertes) peints. Dans
une autre section, se trouve un mur en panneau-talus avec un contrefort
et un muret avec des créneaux sur la partie supérieure.
A ce même niveau, un large escalier superposé conduisait
à un petit temple détruit lors de la dernière
superposition; dans les constructions de la partie supérieure
se trouvent des ensembles avec trois soubassements pyramidaux comportant
des gradins qui recouvrent les anciennes structures.
Les constructions qui s'élevaient autour de la Place Ouest
ont été détruites au moment du tracé
du chemin pour les diligences, leurs pierres ont en effet été
utilisées pour supprimer des dénivellations entre
les édifices et la route qui reliait le village de San Juan
avec San Martin de las Pirámides.
Les superpositions de la Place Ouest ont été mises
en évidence à l'occasion des travaux de restauration,
découvrant deux places avec des petits temples d'époques
différentes. Les balustrades de l'escalier le plus ancien
se terminaient par une tête de serpent, tandis que celles
d'époque plus récente sont coiffées d'une tête
de félin.
Les constructions échelonnées sur presque deux kilomètres
de la chaussée présentent un profil architectural
très semblable, ceci étant dû au système
architectural typique de Teotihuacán du panneau-talus; chacune
d'elles a cependant ses propres caractéristiques. Le Temple
de l'Agriculture présente un aspect spécifique, représentatif
des modalités de construction des étapes antérieures
au classique style des panneaux-talus, mises à jour par la
destruction des dernières édifications lors des fouilles
du siècle passé. On a découvert, dans la structure
inférieure de l'édifice contigu, une chambre contenant
des peintures murales qui, vu le thème traité, sont
connues sous le nom d'Animaux mythologiques; de l'autre côté
de la chaussée, on peut voir un mur avec un panneau sur lequel
est peint un félin au milieu des vagues.
La pyramide du Soleil
Bâtie
sur une terrasse de 350 m de côté, la pyramide du Soleil
est la construction la plus importante et l'une des plus anciennes
de Teotihuacán.
Sa façade principale est orientée vers le point où
se couche le soleil lors de son passage par le Zénith (toutes
les constructions, ainsi que l'avenue des Morts, obéissent
à cette norme).
Son aspect actuel ne correspond pas à ce qu'il fût,
car elle était recouverte d'une couche supplémentaire
de constructions peintes et stuquées d'environ 6 m d'épaisseur
qui a été en partie détruite. Elle était
à l'origine composée de quatre corps reposant sur
une base quadrangulaire de plus de 200 m de côté; actuellement,
à la suite des reconstructions réalisées entre
1905 et 1910, cinq corps apparaissent. Elle mesure 66 m de haut,
sans compter le temple qui se trouvait en sa partie supérieure
et contenait une idole de pierre que l'archevêque Zumárraga,
pendant la colonisation, a faite détruire.
Elle mesure à la base 222 m x 225 m, mais sa hauteur ne devait
pas dépasser 75 m lorsque le temple du sommet existait encore.
En sa partie postérieure, sur les côtés des
escaliers, se trouvent de grands contreforts et des pierres encastrées
qui avaient pour fonction de soutenir la couche de mortier recouverte
de stuc peint en blanc et rouge. Cette grande structure est constituée
d'un noyau de blocs de pierres poreuses agglomérées
avec de la terre battue, recouvert ensuite d'une chape de pierres
volcaniques. Elle a été édifiée en deux
étapes entre le début de notre ère et l'an
200, construction de la grande masse pyramidale, et plus tard, de
la pyramide couvrant l'escalier central de la façade ouest,
constituée également de quatre corps en panneau-talus.
Au cours des années 70, une grotte naturelle a été
découverte au centre de l'escalier, avec un passage d'une
longueur d'environ 100 m vers le centre de la pyramide, se terminant
par quatre chambres dans lesquelles a été trouvé
un certain nombre de pièces archéologiques. Plus d'un
million de briques d'argile ont été nécessaires
pour la construction. Imaginez vous la main d'oeuvre utilisée
!
La pyramide de la Lune
Moins
haute que la précédente (45,8 m), son sommet est cependant
situé à la même hauteur car le sol est plus
élevé à sa base. Devant s'étale une
vaste place de 207,5 m x 135,5 m bordée de constructions
auxquelles on accède par des escaliers (plaza
de la Luna). L'importance de cette place est indiquée
par le fait que l'avenue des morts ou la Voie des morts y prend
naissance, mais aussi par la présence des palais situés
à l'ouest où se trouvent les vestiges de magnifiques
bas-reliefs et de peintures murales (palais de Quetzalpapálotl,
palais des Jaguars, temple des Escargots emplumés,
etc.).
Elle se dresse dans la partie nord de la ville, sa silhouette s'apparente
à celle du Cerro Gordo (grosse montagne) appelé
Tenan en náhuatl, ce qui veut dire "mère
ou protecteur en pierre". C'est, après la Pyramide du
Soleil, le plus grand édifice de Teotihuacán. Elle
recouvre une structure plus ancienne et présente cette forme
dès la période couvrant l'an 0 à l'an 200.
Entre les années 200 et 450 est venue s'ajouter la structure
à quatre corps en panneau-talus, face à l'escalier
qui donne sur la Chaussée des Morts. Cette structure présentait
en sa partie supérieure une plate-forme où se déroulaient
des cérémonies en l'honneur de Chalchiutlicue,
la divinité de l'eau liée à la lune, à
laquelle était dédié le temple supérieur
et dont on a retrouvé une sculpture au pied de la pyramide.
Face à la pyramide se trouve la Place de la Lune, comportant
un autel central ainsi qu'une construction originale délimitant
des divisions internes, formée par quatre corps rectangulaires
et quatre autres en diagonale qui dessinent ainsi une figure qui
a reçu le nom de "croix de Teotihuacán".

Le
Temple des Conques à plumes
Ce temple a été construit avant le Palais du Quetzal-Papalotl,
il était en effet déjà en ruines, recouvert
par un autre édifice lorsque ce dernier était en fonction.
Un passage artificiel réunit ces deux monuments, et à
l'intérieur, là où a été découvert
le Temple des Conques à plumes, se trouve l'accès
aux murs dont cet édifice tire son nom : les pilastres sont
en effet décorés de conques à plumes disposées
en enfilade, encadrées de frises et de jambages de fleurs.
La plate-forme liée au temple présente, sur trois
de ses côtés, la classique structure en panneau-talus
de Teotihuacán, alors que la face ouest est interrompue par
un escalier où ressort la peinture d'un perroquet arrosant
une fleur avec son bec, motif reproduit à l'intérieur
des panneaux. On trouve également un autel central sur la
Grand Place, qui, au cours de la première période
servait pour le temple et pour le Palais des Jaguars.
Le
Palais du Quetzal-Papalotl
Cette
construction se trouve à côté d'autres édifices
qui semblent en faire partie, mais appartiennent en fait à
des périodes antérieures et ont été
réutilisés ultérieurement. Ce sont les sculptures,
sur les pilastres, représentant l'oiseau mythique Quetzal-Papillon,
qui ont donné son nom à ce palais.
Il comporte un patio inférieur entouré
de galeries à portiques sur ses quatre côtés,
donnant sur une série de salles dont les toits, détruits
au cours d'un incendie, ont été reconstruits.
A la jonction du patio surbaissé et du portique du côté-est
se trouve l'accès au vestibule majeur que l'on atteint, depuis
la Place de la Lune, par un vaste escalier; à l'extrémité
nord de ce même portique, se trouve une porte donnant sur
une série de pièces de moindre superficie, disposées
plus en hauteur. Le grand escalier qui assure la communication avec
la Place de la Lune conduit également à un vestibule
de dimensions moins importantes, ouvrant sur les constructions situées
à l'ouest.
Au centre des piliers sont représentés (de face et
de profil) des oiseaux superposés à des papillons,
caractérisés par un motif en spirale.

La représentation de l'oiseau Quetzal-Papillon,
sculptée sur les colonnes du Quetzal-Papalotl, avec des yeux
d'obsidienne, est entourée de symboles de l'eau et du feu.
Les grands piliers de section rectangulaire que
l'on voit sur les deux photos sont décorés de bas-reliefs
qui représentent en haut et en bas des motifs géométriques,
des volutes et le symbole de la "valeur précieuse".

Le
Palais des Jaguars

Il s'agit d'une construction ouverte constituée de structures
superposées utilisées à différentes
époques; elle comporte un édifice pyramidal en panneau-talus
pénétrant dans la surface de la place et constituant
la base d'un temple avec des escaliers et des balustrades représentant
un serpent à sonnettes.
Une partie du palais est formée par les portiques de l'édifice
nord et les restes des constructions situées autour de la
place. Dans les pièces à portique se trouvent des
talus décorés de félins portant des coquillages
sur le dos et soufflant dans des conques à plumes.
Dans les édifices situés sur les côtés
de l'élément placé au nord et dans ceux qui
donnent à l'ouest et ferment la place, on trouve des représentations
de jaguars recouverts d'un filet, placés dans des bras appartenant
à un torse féminin vêtu d'un quechquémitl
(poncho utilisé par les femmes).
(photo difficile à prendre,
les flashs étant interdits)
Pour compléter la visite : visitez le musée
et d'autres ensembles sont à visiter de chaque côté
de l'avenue des Morts, mais aussi aux alentours, tels les
palais de Tetitla, Atetelco, Tepantitla, Zacuala et Yayahuala,
où l'on peut encore voir de magnifiques fresques.
Le
Musée
En
contrebas de la pyramide du Soleil, près de la porte n°5,
ce musée est remarquable grâce à ses belles
pièces archéologiques. Jardin de sculptures à
admirer. Un des joyaux du vestibule est constitué d'une pierre
travaillée en relief représentant une des divinités
les plus importantes de Teotihuacán, reliée à
l'eau, la terre et la fertilité. On trouve, dans les salles,
des échantillons de la matière première utilisée
en ce site, des explications concernant la gestion de l'environnement
écologique, des exemples d'architecture et des différents
arts tels que la céramique, la gravure sur os, la sculpture,
la peinture et la taille des pierres précieuses, des données
relatives à la cosmologie et à la religion, au symbolisme
de la peinture murale, des masques funéraires et des urnes
dans lesquelles étaient recueillies les cendres des personnages
incinérés. On peut y voir également une tombe
collective découverte sur l'un des côtés du
Temple de Quetzlcóatl, représentative du rituel ayant
présidé à sa construction et contenant neuf
hommes et quatre femmes offerts en sacrifice.
La salle principale comporte un plancher en verre à travers
lequel le visiteur a une vue plongeante sur une maquette lui permettant
d'avoir une vision d'ensemble de la zone archéologique; de
plus, une vitre panoramique offre une vue directe sur la pyramide
du Soleil.
Tetitla
Nous avons dans cette salle un exemple de superpositions
architecturales réalisées au cours des différentes
étapes de la splendeur de Teotihuacán. Au cours de
la première phase, existaient trois petits édifices
séparés par des rues étroites; ils ont été
ensuite agrandis et les murs ont été supprimés
afin de permettre l'union des zones habitables.
Parmi les vestiges, on peut voir des chambres avec portiques délimitant
des places et des patios, des égouts à l'intérieur
des habitations, et au milieu des grandes places, des autels et
des peintures murales où se combinent divers styles et motifs.
Sur les murs de ce complexe, sont peints des faucons dont le bec
déverse un torrent de sang; le portique est décoré
de l'image de la "Déesse de jade", représentée
de dos, les bras ouverts, et de ses mains sortent des objets précieux.
Atetelco
Il s'agit là d'un important ensemble résidentiel
composé de plusieurs secteurs, d'où se détachent
le Patio peint avec son autel, ainsi que le Patio blanc, décoré
d'intéressantes peintures murales.
Sur le portique 1 se trouve la peinture d'un félin recouvert
par un filet; sur les murs verticaux, on peut voir un filet auquel
est suspendue une tête de félin et, entre les mailles
du filet, un coyote avec des traits anthropomorphes. Le talus du
portique 2 présente un félin pris dans un filet ainsi
qu'un coyote, les deux portant une coiffure de plumes; sur les murs
verticaux, est peint un personnage avec une coiffure en forme de
rapace; toutes ces peintures présentent une facture originale.
Sur le talus du portique 3, on voit un personnage exécutant
une danse rituelle; sur le mur vertical, un oiseau avec un visage
humain et portant une tenue de guerrier, et sur le côté
du portique, un personnage aux pieds tordus.
Tepantitla
Au cours des différentes époques,
cet ensemble résidentiel a subi des transformations architecturales
et picturales. Dans les années 40 ont été découverts
les murs d'une pièce qui donnait sur deux chambres décorées
de peintures représentant le Tlalocan ou Paradis de Tlacoc
: on y voit en effet des fêtes, des jeux et des divertissements
peints sur le talus du mur est, sur lequel est répétée
symétriquement une divinité portant une coiffure en
forme d'oiseau de proie, les bras ouverts avec de grandes gouttes
d'eau tombant de ses mains.
Sur ce personnage se trouve une plante touffue avec des fleurs,
des oiseaux et des papillons et, à côté de la
représentation de Tlaloc, un prêtre répand des
graines sur la terre, tandis que sur le mur incliné, des
personnages sont en train de nager et de se livrer à différents
jeux de balle. La peinture du mur N.E représente un jeu de
pelote sur un terrain délimité par des stèles
démontables semblables au poteau de but de la zone de La
Ventilla.
En franchissant l'entrée qui sépare le mur du Tlalocan
de celui du jeu de pelote, on entre dans une pièce où
les peintures murales représentent la "Procession des
prêtres semeurs", avec des personnages richement vêtus,
ainsi qu'une tête de crocodile ornée de plumes et divers
motifs sortant de sa patte, symbolisant une prière au dieu
pour obtenir la fertilité de la terre.
Zacuala
et Yayahuala
Zacuala constitue un élégant ensemble
résidentiel avec chambres, portiques, patios, place centrale
et antichambres avec égouts qui étaient connectés
au système collecteur de chemins-canaux qui complétaient
le réseau de communication urbaine, les voies se distribuaient
en effet parallèlement aux banquettes des canaux.
L'ensemble résidentiel de Yayahuala est entouré de
murailles et parcouru de rues dont l'une d'elles est reliée
au système de chemins-canaux. Un escalier conduit au vestibule
qui débouche sur la place surbaissée, laquelle communique
avec les trois unités résidentielles ou administrativo-religieuses.
Elle comporte des portiques, des couloirs et contient les restes
d'une autre entrée de moindre importance.
Le siècle mexicain
Tous
les peuples mexicains avaient adopté le même calendrier
basé sur les observations célestes. Les Mexicains
connaissaient un calendrier solaire de 365 jours qu'ils corrigeaient
pour obtenir la durée exacte de l'année. Ce calendrier
était appelé Xihuitl par les Aztèques
et Haab par les Mayas,
qui utilisaient également un calendrier rituel composé
de 13 périodes de 20 jours, soit 260 jours, appelé
Tonalpohualli par les Aztèques et Tzolkin par les Mayas.
Le siècle équivalait donc à 52 années
solaires et à 73 années rituelles et durait 18 980
jours. La dernière nuit du siècle pouvait toujours
être la dernière nuit du monde si le soleil n'apparaissait
pas à l'horizon le jour suivant. Au cours de cette nuit rituelle,
le peuple se réunissait sur la grande place, on éteignait
tous les feux et au milieu des chants et des prières, on
se livrait à des sacrifices, en attendant le lever du jour.
Lorsque le soleil apparaissait, les feux étaient rallumés,
la joie s'emparait des foules car le monde allait durer encore au
moins 52 ans.
Teotihuacán
représente l'apogée de la culture classique des hauts
plateaux et son souvenir transmis par les Toltèques, puis
par les Aztèques,
lui a toujours conservé un caractère sacré.
Le respect que la ville des Dieux inspirait à ses héritiers
se retrouve chez les visiteurs qui la parcourent aujourd'hui.
Teotihuacán
n'est pas seulement une ville monumentale, mais encore une place
où la peinture de fresques permet d'imaginer dans le monde
des formes mythiques, de dieux, jaguars, êtres de la nuit
et cieux aquatiques. L'art teotihuacano ne s'arrête pas à
l'extérieur. Il crée ses microcosmes de poteries et
objets cérémoniaux qui, essayés pendant des
siècles, atteignirent la perfection.
Cette présence teotihuacana
entre villages éloignés aussi créée
des rivalités qui s'accentuèrent vers le VII ème
siècle Pour alors la cité qui avait augmenté
aux dépens des terres de culture, importait matières
premières et épuisait les ressources naturelles. Elle
commença à entrer en crise. Au IXème siècle,
d'autres villes de tradition teotihuacana
dépassaient la métropole : Tajín,
Cholula et Xochicalco.

Les groupes qui sont arrivés dans la région et qui
établirent de nouvelles villes, reprirent le modèle
teotihuacano. Ils élaborèrent
une mythologie complexe autour de leur tradition religieuse. Ils
mirent en relief spécialement la forme de Ce-Acatl Topiltzin
Quetzalcóatl qui réunit l'idée de civilisation
et de culte agricole ; de manière égale, la force
fécondatrice et destructrice de l'eau se complète
dans l'appelé dieu Tláloc. Dans un des édifices
appelé "Citadelle", il est possible de voir, traduit
en pierre et stuc, les figures façonnées de ces deux
divinités.
Informations complémentaires sur le site : www.edomexico.gob.mx.

Plan du site archéologique : 
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Teotihuacán
TLAKAOCELEOTL A LA CEREMONIE
DE TEOTIHUACAN 21 MARS 2008 - Mexico 
Les danseurs viennent célébrer cet équinoxe
afin de respecter leurs traditions et coutumes, et offrir au père
Soleil leurs danses en souvenir d'un passé non révolu,
toujours brulant dans le cœur des indigènes, mais malheureusement
pas reconnu du gouvernement. Déjà en 2007 ils avaient
interdit l'entrée sur leur lieux sacrés, chamanes,
guérisseurs, homme médecine, ce sont vue refoulés,
les danseurs ont été obligés de payer leur
entrée pour pouvoir aller prier dans leur propre temple !
C'est le monde à l'envers !. De 38 pesos, le prix est passé
à 48 pesos pour ce jour exceptionnel (en 2007), la recette
a été évaluée à plus de 5 millions
de pesos « LES DIEUX SONT DEVENUS BIEN CHERS !!! » ET
L'HUMAIN BIEN PAUVRE ! Teotihuacán en langue Náhuatl
veut dire la Ville des Dieux. C'est un des lieux les plus vibrants
et magiques de la planète. C'est un des centres mystiques
les plus puissants. Les traditions spirituelles préhispaniques
font que tous les 21 mars, pour l'équinoxe de printemps,
se donnent rendez-vous sur le site de Teotihuacán toutes
les forces cosmiques les plus puissantes qui irradient de l'énergie
vers tous les points cardinaux et c'est pourquoi plusieurs milliers
de visiteurs de tous les lieux de la planète se réunissent
à cette date et montent jusqu'à la cime de la pyramide,
habillés de blanc pour recevoir la bénédiction
et l'énergie des Dieux.
Contact : http://terresacree.ifrance.com/

Comment vous y rendre ?
Bus direct du Terminal
Nord de Mexico, toutes les 20 min avec arrêt directement
aux portes 1,2 ou 3. Même trajet pour le retour ;
AUTOBUSES TEOTIHUACANOS,
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Monastère
d'Acolman
Il est situé à une dizaine de kilomètres
de Teotihuacán et a été transformé en
musée (ouv. 10h-17h, mar-sam,
$37). L’ancien Couvent de San Augustin Acolman
illustre le caractère fortifié des premiers monastères
de la Nouvelle-Espagne.
C’est un édifice achevé en 1560 par les augustins,
abandonné deux siècles plus tard suite à des
inondations répétées dans la vallée.
En son centre se dresse une impressionnante croix, dont les sculptures
inspirées par des motifs précolombiens illustrent
l’art Tequitqui, art naïf religieux réalisé
par des artistes indigènes. La façade de l'église,
d'une grande pureté de lignes, ne comporte en revanche aucune
inspiration indienne. Deux doubles colonnes portent une corniche
et encadrent des sculptures et des statues.
Une fenêtre s'ouvre en haut de la façade entre deux
écussons; au-dessus un campanile ajouré abrite les
cloches. Les messes étaient célébrées
en plein air, du balcon du premier étage où est peint
le portrait de Sainte Catherine d’Alexandrie. L’édifice
conserve une remarquable façade Renaissance
avec un bel encadrement de style plateresque.
L'intérieur est composé d’une
seule nef décorée de fresques, mélange de styles
gothique et renaissance. Les murs épais soutiennent une voûte
à nervures élancées. Au fond de cette vaste
nef, des dignitaires de l'ordre sont représentés sur
des fresques du XVIème siècle, exécutées
dans des tons rouge, ocre et noir, tandis que les retables latéraux
sont de style churrigueresque. Le couvent s'ouvre sur le parvis
par un portique; son cloître appelé cloître
des orangers (claustro de los naranjos)
avec ses colonnes et ses arcs massifs, est encore très médiéval.
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d'Acolman
Comment vous y rendre ?
Pour vous rendre à Acolman, des combis passent de la porte
1 du Terminal Nord
de Mexico, toutes les 10/15 mn.
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