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Teotihuacán
 Page mise à jour le 12.12.2014
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Une visite s'impose !

TEOTIHUACÁN (ouvert 07h-18h tous les jours, entrée $57)classé par l’Unesco sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité -

Introduction
vue sur la chaussée des morts et sur la pyramide du soleil depuis la pyramide de la Lune à Teotihuacán

 

La ville des dieux - un des plus puissants foyers culturels méso-américains (de 200 avant J.-C. à 650 après J.-C.) d'une superficie de 24 km2, au nord-est de la capitale Mexico (une heure de trajet). C'est vraisemblablement à cause d'une épidémie que Teotihuacán s'est vidé de ses occupants.

Tout est à visiter.


Photo de gauche : vue sur la chaussée des morts et sur la pyramide du soleil depuis la pyramide de la Lune à Teotihuacán


 

plan à l'entrée de Teotihuacán

A 48 km au nord de Mexico, après être passé devant le monastère d'Acolman, où se dresse un des premiers couvents construits au XVIème siècle par les augustins, s'étale l'ancienne cité de Teotihuacán, la ville la plus grande de l'Amérique préhispanique, qui couvrait une surface d'environ 150 km2. Le centre cérémoniel que l'on visite aujourd'hui occupe un peu plus de 4 km2. Le mot Teotihuacán veut dire "l'endroit où les Dieux furent créés", ou plus simplement "la cité des Dieux". Les Aztèques, impressionnés par la taille de ses monuments, pensaient que seuls les dieux avaient pu construire une ville de cette dimension. Mais avant tout cela, la gent guerrière aura massacré et sacrifié en masse. Le temple du "serpent à plumes" (Quetzalcóatl) nous révèle que cet empire organisé en classes distinctes reposait sur l'armée, l'offrande de prisonniers et le sacrifice de victimes, avec des pratiques aussi cruelles que l'arrachage de leur coeur. Les dieux mexicains avaient soif de sang, conçu comme une espèce d'engrais qui fécondait leur terre.
A Teotihuacán, les sculptures représentent prioritairement des animaux. Le jaguar, animal belliqueux, est le symbole du pouvoir politique et de la fertilité. Mais le plus fameux d'entre eux dans la culture mexicaine est le serpent à plumes, à la fois incarnation de la terre et du ciel.

      Photo de droite : plan à l'entrée de Teotihuacán

D'octobre à mai, un féerique spectacle son et lumières concourt à la magie des lieux. Ce qui frappe ici, ce n’est pas la beauté mais la démesure des lieux.


L'équinoxe de printemps du 21 mars de chaque année : depuis 2007, on peut dormir en haut de la pyramide du soleil. La veille de l'équinoxe, c'est à dire le 20 mars, les portes du site ferment à 17 heures et ré ouvrent à 19 heures, les personnes voulant passer la nuit en haut de la Pyramide du soleil, paient leur entrée 57$ pesos et peuvent contempler le lever du soleil au petit matin. Il est interdit d'apporter des duvets et tentes, mais étant donné qu'un vent froid souffle la nuit, il est préférable de prendre des pulls bien chauds.

serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl (Teotihuacán) Les peuples préhispaniques pensaient que notre monde, ou "soleil", avait été précédé de 4 autres mondes disparus dans des cataclysmes. Le dernier, appelé "soleil d'eau" (Atonatiuh) ou "soleil de Feu", aurait été détruit par une pluie de feu. Le monde actuel, placé sous le signe 4 Ollin (4.mouvement, est la date à laquelle le soleil s'est mis en mouvement), prendra fin dans des tremblements de terre. Le premier soleil fut celui de l'âge du froid et du nord, dominé par Tezcatlipoca ; le deuxième, sous le signe de Quetzalcóatl, fut le soleil des sortilèges, des vents et de l'ouest ; le troisième, dominé par Tlaloc, dieu du feu, est du sud, et le quatrième, sous le patronage de Chalchiuhtlicue, le dieu de l'eau, une divinité de l'est. Notre soleil, le cinquième, est un soleil de feu représenté parfois comme un papillon, un soleil du centre, appelé Tonatiuh.

     Photo de droite : serpent à plumes sur le Temple de Quetzalcóatl      (Teotihuacán)

Les points cardinaux étaient rattachés au calendrier qui se divisait en 4 "treizaines" qui formaient le cycle de 52 ans.
Le cinquième soleil : après la destruction du 4ème soleil, le monde vécut dans l'obscurité et le froid. Les dieux se réunirent alors à Teotihuacán pour savoir lesquels d'entre eux seraient transformés en luminaires du monde. Tecciztecatl, "celui du coquillage" (qui représente le sexe féminin), dieu de la lune, de la naissance et de la mort de la végétation, et Nanahuatzin, couvert de pustules, "celui qui est mort et ressuscité", dieu du soleil, s'offrirent pour le sacrifice. Les dieux bâtirent les deux grandes pyramides de Teotihuacán au sommet desquelles Tecciztecatl et Nanahuatzin demeurèrent 4 jours en pénitence. Un grand brasier fut allumé dans lequel les victimes devaient se jeter.


 
 Belles prises de vues sur Mexico DF, Teotihuacan, Xochimilco (carnaval et trajineras)

Mais Tecciztecatl eut peur et recula devant les flammes et Nanahuatzin s'y jeta le premier. Bientôt à l'est se levèrent les luminaires, quand un des dieux, pour punir la lune de sa lâcheté, lui jeta un lapin dont on voit encore la forme qui diminue sa clarté. Mais les dieux s'aperçurent, terrorisés, que les astres ne bougeaient pas et brûlaient le monde. Ils étaient morts et réclamaient du sang pour vivre. Le soleil, représenté au centre du calendrier aztèque, tire la langue pour montrer qu'il réclame du sang pour vivre.
Les dieux furent alors tous sacrifiés par Quetzalcóatl et les astres commencèrent leur course dans le ciel.
Quetzalcóatl courut vers la côte du Golfe, alluma un grand bûcher et s'y jeta pour se transformer en la planète Vénus, Tlahuizcalpantecuhtli, le Quetzalcóatl ressuscité. Depuis, le soleil réclame de la nourriture, du Chalchiuatl, l'eau sacrée, le sang des sacrifiés. Voilà pourquoi les Aztèques faisaient la guerre : leurs victimes étaient sacrifiées pour faire vivre le soleil.

 




Cliquez http://whc.unesco.org pour le lien avec le site de l'Unesco.


Les différents édifices

La Citadelle (Ciudadela)

Elle est constituée d'un grand quadrilatère que les premiers Espagnols ont appelé "Citadelle", pensant qu'il s'agissait d'une forteresse, à cause de l'édifice central ou "châteaux" autour duquel s'élevait une muraille à accès échelonné, entourant la place.

temple de Quetzalcóatl décoré de têtes du serpent d'eau et du monstre de la terre à Teotihuacán Face à l'Unité culturelle, (boutiques, restaurants, musée), de l'autre côté de l'avenue des Morts, une vaste place entourée d'une plate-forme surmontée de constructions pyramidales (4 sur chacun des trois côtés) s'étire. Ce sont les fouilles archéologiques réalisées au cours du XXème siècle qui ont montré l'existence du Temple de Quetzalcóatl. Cette place, divisée en deux unités, abrite, au centre, une pyramide derrière laquelle fut dégagé le temple plus ancien, dédié à Quetzalcóatl, dont la façade est ornée de magnifiques sculptures jadis polychromes, qui représentent des serpents emplumés (Quetzal : oiseau à longues plumes, Coatl : serpent) et des masques de Tlaloc, le dieu de la pluie.
Devant la pyramide, une petite plate-forme carrée avec un escalier de 13 marches sur chaque face paraît révéler la fonction de cet ensemble. La somme des marches (13 x 4 = 52) indique la durée du cycle céleste à la fin duquel se réalisait la cérémonie du "Feu nouveau", de la renaissance du soleil qui ainsi pouvait vivre 52 ans de plus.

     Photo de droite : temple de Quetzalcóatl décoré de têtes du serpent d'eau et du monstre de la terre à Teotihuacán

Ce monument a été construit à deux époques différentes. Au cours de la première, a été réalisée la structure décorée de hauts et bas reliefs sur les panneaux et les talus des sept corps de la pyramide, construits entre les années 1 et 200 de notre ère; parmi ces motifs décoratifs, on retiendra les sculptures de serpents à plumes, symbolisant certainement Quetzalcóatl, alternant soit avec la représentation du dieu Tlaloc, soit avec celle du mythique cipactli ou crocodile qui symbolise la fusion de la terre et de l'eau ou la terre fertile.

vue du quadrilatère de la Citadelle à Teotihuacán La seconde construction, durant la période qui va des années 200 à 450, a complètement recouvert la façade où se trouvait l'escalier, ainsi que les sculptures des corps latéraux, pour aboutir à l'édification d'une structure pyramidale à quatre corps en panneaux-talus sans ornementation, sans doute afin justement de supprimer la fastueuse décoration de l'étape antérieure.

Photo de gauche : vue du quadrilatère de la Citadelle à Teotihuacán

Au cours des nouvelles fouilles, ont été découvertes des tombes de guerriers sacrifiés en offrande : ils avaient les mains dans le dos, comme si elles avaient été attachées, portaient des tambours d'oreilles en pierre verte, des colliers en perles de coquillages et des pectoraux fastueux, et étaient entourés de figurines anthropomorphes et d'objets en obsidienne, tels des pointes de projectiles et des couteaux.

La chaussée des Morts (Calzada de los Muertos)

début de la chaussée des morts, sur la droite pyramide du Soleil, au fonds pyramide de la Lune à TeotihuacánLe développement de Teotihuacán est lié aux grands travaux d'infrastructure urbaine réalisés par ses habitants qui ont édifié la Pyramide de la Lune à l'une des extrémités de l'axe N-S appelé Chaussée des Morts ou Miccaotli en náhuatl; cette chaussée se déroule sur deux kilomètres entre la Citadelle et la pyramide pour se prolonger vers le sud sur trois autres kilomètres.

     Photo de droite : début de la chaussée des morts,
     sur la droite pyramide du Soleil, au fonds pyramide de la
     Lune
à Teotihuacán


Cet axe de 40 mètres de large se divisait en deux parties perpendiculaires à la chaussée interrompue par le quadrilatère de la Citadelle et l'édification du grand Ensemble, où se trouvait le marché; les rues parallèles à la chaussée servaient à couper la ville en quartiers et zones suburbaines qui s'étendaient en direction des quatre points cardinaux.

Sur le parcours qui va de la Citadelle à la Pyramide de la Lune, se trouve un pont en maçonnerie remplaçant celui d'origine qui enjambait la rivière San Juan. Cette partie nord de la chaussée contient cinq ou six places avec des grands escaliers entre chacune d'elles afin de compenser l'élévation du terrain, pour arriver à une légère pente descendant de la Pyramide de la Lune.
Sur la première place se trouvent les "Edifices superposés" dont la structure la plus ancienne comportait un panneau-talus avec des ornementations et dont le surhaussement de l'escalier était décoré de chalchihuites (pierres vertes) peints. Dans une autre section, se trouve un mur en panneau-talus avec un contrefort et un muret avec des créneaux sur la partie supérieure. A ce même niveau, un large escalier superposé conduisait à un petit temple détruit lors de la dernière superposition; dans les constructions de la partie supérieure se trouvent des ensembles avec trois soubassements pyramidaux comportant des gradins qui recouvrent les anciennes structures.

chaussée des morts avec vue sur la pyramide de la Lune à Teotihuacán
Les constructions qui s'élevaient autour de la Place Ouest ont été détruites au moment du tracé du chemin pour les diligences, leurs pierres ont en effet été utilisées pour supprimer des dénivellations entre les édifices et la route qui reliait le village de San Juan avec San Martin de las Pirámides.
Les superpositions de la Place Ouest ont été mises en évidence à l'occasion des travaux de restauration, découvrant deux places avec des petits temples d'époques différentes. Les balustrades de l'escalier le plus ancien se terminaient par une tête de serpent, tandis que celles d'époque plus récente sont coiffées d'une tête de félin.

Photo de gauche : chaussée des morts avec vue sur la pyramide de la Lune à Teotihuacán



Les constructions échelonnées sur presque deux kilomètres de la chaussée présentent un profil architectural très semblable, ceci étant dû au système architectural typique de Teotihuacán du panneau-talus; chacune d'elles a cependant ses propres caractéristiques. Le Temple de l'Agriculture présente un aspect spécifique, représentatif des modalités de construction des étapes antérieures au classique style des panneaux-talus, mises à jour par la destruction des dernières édifications lors des fouilles du siècle passé. On a découvert, dans la structure inférieure de l'édifice contigu, une chambre contenant des peintures murales qui, vu le thème traité, sont connues sous le nom d'Animaux mythologiques; de l'autre côté de la chaussée, on peut voir un mur avec un panneau sur lequel est peint un félin au milieu des vagues.


La pyramide du Soleil

pyramide du soleil à TeotihuacánBâtie sur une terrasse de 350 m de côté, la pyramide du Soleil est la construction la plus importante et l'une des plus anciennes de Teotihuacán. Sa façade principale est orientée vers le point où se couche le soleil lors de son passage par le Zénith (toutes les constructions, ainsi que l'avenue des Morts, obéissent à cette norme).
Son aspect actuel ne correspond pas à ce qu'il fût, car elle était recouverte d'une couche supplémentaire de constructions peintes et stuquées d'environ 6 m d'épaisseur qui a été en partie détruite. Elle était à l'origine composée de quatre corps reposant sur une base quadrangulaire de plus de 200 m de côté; actuellement, à la suite des reconstructions réalisées entre 1905 et 1910, cinq corps apparaissent. Elle mesure 66 m de haut, sans compter le temple qui se trouvait en sa partie supérieure et contenait une idole de pierre que l'archevêque Zumárraga, pendant la colonisation, a faite détruire.
Elle mesure à la base 222 m x 225 m, mais sa hauteur ne devait pas dépasser 75 m lorsque le temple du sommet existait encore.


pyramide du Soleil à Teotihuacán En sa partie postérieure, sur les côtés des escaliers, se trouvent de grands contreforts et des pierres encastrées qui avaient pour fonction de soutenir la couche de mortier recouverte de stuc peint en blanc et rouge. Cette grande structure est constituée d'un noyau de blocs de pierres poreuses agglomérées avec de la terre battue, recouvert ensuite d'une chape de pierres volcaniques. Elle a été édifiée en deux étapes entre le début de notre ère et l'an 200, construction de la grande masse pyramidale, et plus tard, de la pyramide couvrant l'escalier central de la façade ouest, constituée également de quatre corps en panneau-talus.
Au cours des années 70, une grotte naturelle a été découverte au centre de l'escalier, avec un passage d'une longueur d'environ 100 m vers le centre de la pyramide, se terminant par quatre chambres dans lesquelles a été trouvé un certain nombre de pièces archéologiques. Plus d'un million de briques d'argile ont été nécessaires pour la construction. Imaginez vous la main d'oeuvre utilisée !

     Photos ci-dessus et à droite : pyramide du Soleil à Teotihuacán

La pyramide de la Lune

pyramide de la Lune sous l'orage à TeotihuacánMoins haute que la précédente (45,8 m), son sommet est cependant situé à la même hauteur car le sol est plus élevé à sa base. Devant s'étale une vaste place de 207,5 m x 135,5 m bordée de constructions auxquelles on accède par des escaliers (plaza de la Luna). L'importance de cette place est indiquée par le fait que l'avenue des morts ou la Voie des morts y prend naissance, mais aussi par la présence des palais situés à l'ouest où se trouvent les vestiges de magnifiques bas-reliefs et de peintures murales (palais de Quetzalpapálotl, palais des Jaguars, temple des Escargots emplumés, etc.).

    Photo de droite : pyramide de la Lune sous l'orage à Teotihuacán


Elle se dresse dans la partie nord de la ville, sa silhouette s'apparente à celle du Cerro Gordo (grosse montagne) appelé Tenan en náhuatl, ce qui veut dire "mère ou protecteur en pierre". C'est, après la Pyramide du Soleil, le plus grand édifice de Teotihuacán. Elle recouvre une structure plus ancienne et présente cette forme dès la période couvrant l'an 0 à l'an 200.
Entre les années 200 et 450 est venue s'ajouter la structure à quatre corps en panneau-talus, face à l'escalier qui donne sur la Chaussée des Morts. Cette structure présentait en sa partie supérieure une plate-forme où se déroulaient des cérémonies en l'honneur de Chalchiutlicue, la divinité de l'eau liée à la lune, à laquelle était dédié le temple supérieur et dont on a retrouvé une sculpture au pied de la pyramide.

ensemble d'édifices à quatre corps délimitant la Place de la Lune à Teotihuacán
Face à la pyramide se trouve la Place de la Lune, comportant un autel central ainsi qu'une construction originale délimitant des divisions internes, formée par quatre corps rectangulaires et quatre autres en diagonale qui dessinent ainsi une figure qui a reçu le nom de "croix de Teotihuacán".



Photo de gauche : ensemble d'édifices à quatre corps délimitant la Place de la Lune à Teotihuacán

 

 

pyramide de la Lune avec sa grande place et l'autel central à Teotihuacán

 

 

     Photo de droite : pyramide de la Lune avec sa grande place
     et l'autel central à Teotihuacán

 



 

 


 

Le Temple des Conques à plumes

peinture murale du Temple des Coques à plumes à Teotihuacán  
Ce temple a été construit avant le Palais du   Quetzal-Papalotl, il était en effet déjà en ruines, recouvert par un autre édifice lorsque ce dernier était en fonction. Un passage artificiel réunit ces deux monuments, et à l'intérieur, là où a été découvert le Temple des Conques à plumes, se trouve l'accès aux murs dont cet édifice tire son nom : les pilastres sont en effet décorés de conques à plumes disposées en enfilade, encadrées de frises et de jambages de fleurs.
La plate-forme liée au temple présente, sur trois de ses côtés, la classique structure en panneau-talus de Teotihuacán, alors que la face ouest est interrompue par un escalier où ressort la peinture d'un perroquet arrosant une fleur avec son bec, motif reproduit à l'intérieur des panneaux. On trouve également un autel central sur la Grand Place, qui, au cours de la première période servait pour le temple et pour le Palais des Jaguars.


      Photo ci-dessus : peinture murale du Temple des Coques à plumes à Teotihuacán


Le Palais du Quetzal-Papalotl

Palais du Quetzal-PapalotlCette construction se trouve à côté d'autres édifices qui semblent en faire partie, mais appartiennent en fait à des périodes antérieures et ont été réutilisés ultérieurement. Ce sont les sculptures, sur les pilastres, représentant l'oiseau mythique Quetzal-Papillon, qui ont donné son nom à ce palais.

Il comporte un patio inférieur entouré de galeries à portiques sur ses quatre côtés, donnant sur une série de salles dont les toits, détruits au cours d'un incendie, ont été reconstruits.
A la jonction du patio surbaissé et du portique du côté-est se trouve l'accès au vestibule majeur que l'on atteint, depuis la Place de la Lune, par un vaste escalier; à l'extrémité nord de ce même portique, se trouve une porte donnant sur une série de pièces de moindre superficie, disposées plus en hauteur. Le grand escalier qui assure la communication avec la Place de la Lune conduit également à un vestibule de dimensions moins importantes, ouvrant sur les constructions situées à l'ouest.
Au centre des piliers sont représentés (de face et de profil) des oiseaux superposés à des papillons, caractérisés par un motif en spirale.

Palais du Quetzal-Papalotl à Teotihuacán

La représentation de l'oiseau Quetzal-Papillon, sculptée sur les colonnes du Quetzal-Papalotl, avec des yeux d'obsidienne, est entourée de symboles de l'eau et du feu.

Les grands piliers de section rectangulaire que l'on voit sur les deux photos sont décorés de bas-reliefs qui représentent en haut et en bas des motifs géométriques, des volutes et le symbole de la "valeur précieuse".

Photos ci-dessus et ci-contre : Palais du Quetzal-Papalotl à Teotihuacán

 



Entrée du palais du Quetzal-Papalotl à Teotihuacán

 

    

      Photo à droite : Entrée du palais du Quetzal-Papalotl à Teotihuacán

 




Le Palais des Jaguars

puma orné d'une coiffure de plumes et le dos recouvert de coquillages, en train de souffler dans une conque à plumes
Il s'agit d'une construction ouverte constituée de structures superposées utilisées à différentes époques; elle comporte un édifice pyramidal en panneau-talus pénétrant dans la surface de la place et constituant la base d'un temple avec des escaliers et des balustrades représentant un serpent à sonnettes.
Une partie du palais est formée par les portiques de l'édifice nord et les restes des constructions situées autour de la place. Dans les pièces à portique se trouvent des talus décorés de félins portant des coquillages sur le dos et soufflant dans des conques à plumes.
Dans les édifices situés sur les côtés de l'élément placé au nord et dans ceux qui donnent à l'ouest et ferment la place, on trouve des représentations de jaguars recouverts d'un filet, placés dans des bras appartenant à un torse féminin vêtu d'un quechquémitl (poncho utilisé par les femmes).

 

      Photo ci-dessus : puma orné d'une coiffure de plumes et le dos recouvert de coquillages,
       en train de souffler dans une conque à plumes
      (photo difficile à prendre, les flashs étant interdits)

Pour compléter la visite : visitez le musée et d'autres ensembles sont à visiter de chaque côté de l'avenue des Morts, mais aussi aux alentours, tels les palais de Tetitla, Atetelco, Tepantitla, Zacuala et Yayahuala, où l'on peut encore voir de magnifiques fresques.

Le Musée

masque funéraire en serpentine, présentant les traits caractéristiques des habitants de TeotihuacánEn contrebas de la pyramide du Soleil, près de la porte n°5, ce musée est remarquable grâce à ses belles pièces archéologiques. Jardin de sculptures à admirer. Un des joyaux du vestibule est constitué d'une pierre travaillée en relief représentant une des divinités les plus importantes de Teotihuacán, reliée à l'eau, la terre et la fertilité. On trouve, dans les salles, des échantillons de la matière première utilisée en ce site, des explications concernant la gestion de l'environnement écologique, des exemples d'architecture et des différents arts tels que la céramique, la gravure sur os, la sculpture, la peinture et la taille des pierres précieuses, des données relatives à la cosmologie et à la religion, au symbolisme de la peinture murale, des masques funéraires et des urnes dans lesquelles étaient recueillies les cendres des personnages incinérés. On peut y voir également une tombe collective découverte sur l'un des côtés du Temple de Quetzlcóatl, représentative du rituel ayant présidé à sa construction et contenant neuf hommes et quatre femmes offerts en sacrifice.

     Photo de droite : masque funéraire en serpentine, présentant les
     traits caractéristiques des habitants de Teotihuacán




La salle principale comporte un plancher en verre à travers lequel le visiteur a une vue plongeante sur une maquette lui permettant d'avoir une vision d'ensemble de la zone archéologique; de plus, une vitre panoramique offre une vue directe sur la pyramide du Soleil.
vase en céramique, recouvert d'une couche de stuc sur laquelle est peint le dieu Tlaloc

Photo de gauche : vase en céramique, recouvert d'une couche de stuc sur laquelle est peint le dieu Tlaloc


Tetitla

Nous avons dans cette salle un exemple de superpositions architecturales réalisées au cours des différentes étapes de la splendeur de Teotihuacán. Au cours de la première phase, existaient trois petits édifices séparés par des rues étroites; ils ont été ensuite agrandis et les murs ont été supprimés afin de permettre l'union des zones habitables.
Parmi les vestiges, on peut voir des chambres avec portiques délimitant des places et des patios, des égouts à l'intérieur des habitations, et au milieu des grandes places, des autels et des peintures murales où se combinent divers styles et motifs.
Sur les murs de ce complexe, sont peints des faucons dont le bec déverse un torrent de sang; le portique est décoré de l'image de la "Déesse de jade", représentée de dos, les bras ouverts, et de ses mains sortent des objets précieux.

Atetelco

Il s'agit là d'un important ensemble résidentiel composé de plusieurs secteurs, d'où se détachent le Patio peint avec son autel, ainsi que le Patio blanc, décoré d'intéressantes peintures murales.
Sur le portique 1 se trouve la peinture d'un félin recouvert par un filet; sur les murs verticaux, on peut voir un filet auquel est suspendue une tête de félin et, entre les mailles du filet, un coyote avec des traits anthropomorphes. Le talus du portique 2 présente un félin pris dans un filet ainsi qu'un coyote, les deux portant une coiffure de plumes; sur les murs verticaux, est peint un personnage avec une coiffure en forme de rapace; toutes ces peintures présentent une facture originale.
Sur le talus du portique 3, on voit un personnage exécutant une danse rituelle; sur le mur vertical, un oiseau avec un visage humain et portant une tenue de guerrier, et sur le côté du portique, un personnage aux pieds tordus.

Tepantitla

Au cours des différentes époques, cet ensemble résidentiel a subi des transformations architecturales et picturales. Dans les années 40 ont été découverts les murs d'une pièce qui donnait sur deux chambres décorées de peintures représentant le Tlalocan ou Paradis de Tlacoc : on y voit en effet des fêtes, des jeux et des divertissements peints sur le talus du mur est, sur lequel est répétée symétriquement une divinité portant une coiffure en forme d'oiseau de proie, les bras ouverts avec de grandes gouttes d'eau tombant de ses mains.
Sur ce personnage se trouve une plante touffue avec des fleurs, des oiseaux et des papillons et, à côté de la représentation de Tlaloc, un prêtre répand des graines sur la terre, tandis que sur le mur incliné, des personnages sont en train de nager et de se livrer à différents jeux de balle. La peinture du mur N.E représente un jeu de pelote sur un terrain délimité par des stèles démontables semblables au poteau de but de la zone de La Ventilla.
En franchissant l'entrée qui sépare le mur du Tlalocan de celui du jeu de pelote, on entre dans une pièce où les peintures murales représentent la "Procession des prêtres semeurs", avec des personnages richement vêtus, ainsi qu'une tête de crocodile ornée de plumes et divers motifs sortant de sa patte, symbolisant une prière au dieu pour obtenir la fertilité de la terre.

Zacuala et Yayahuala

Zacuala constitue un élégant ensemble résidentiel avec chambres, portiques, patios, place centrale et antichambres avec égouts qui étaient connectés au système collecteur de chemins-canaux qui complétaient le réseau de communication urbaine, les voies se distribuaient en effet parallèlement aux banquettes des canaux.
L'ensemble résidentiel de Yayahuala est entouré de murailles et parcouru de rues dont l'une d'elles est reliée au système de chemins-canaux. Un escalier conduit au vestibule qui débouche sur la place surbaissée, laquelle communique avec les trois unités résidentielles ou administrativo-religieuses. Elle comporte des portiques, des couloirs et contient les restes d'une autre entrée de moindre importance.

Le siècle mexicain

prisonnier sacrifié de Teotihuacán exposé au quai Branly en janvier 2010Tous les peuples mexicains avaient adopté le même calendrier basé sur les observations célestes. Les Mexicains connaissaient un calendrier solaire de 365 jours qu'ils corrigeaient pour obtenir la durée exacte de l'année. Ce calendrier était appelé Xihuitl par les Aztèques et Haab par les Mayas, qui utilisaient également un calendrier rituel composé de 13 périodes de 20 jours, soit 260 jours, appelé Tonalpohualli par les Aztèques et Tzolkin par les Mayas. Le siècle équivalait donc à 52 années solaires et à 73 années rituelles et durait 18 980 jours. La dernière nuit du siècle pouvait toujours être la dernière nuit du monde si le soleil n'apparaissait pas à l'horizon le jour suivant. Au cours de cette nuit rituelle, le peuple se réunissait sur la grande place, on éteignait tous les feux et au milieu des chants et des prières, on se livrait à des sacrifices, en attendant le lever du jour. Lorsque le soleil apparaissait, les feux étaient rallumés, la joie s'emparait des foules car le monde allait durer encore au moins 52 ans.

Teotihuacán représente l'apogée de la culture classique des hauts plateaux et son souvenir transmis par les Toltèques, puis par les Aztèques, lui a toujours conservé un caractère sacré. Le respect que la ville des Dieux inspirait à ses héritiers se retrouve chez les visiteurs qui la parcourent aujourd'hui.

Teotihuacán n'est pas seulement une ville monumentale, mais encore une place où la peinture de fresques permet d'imaginer dans le monde des formes mythiques, de dieux, jaguars, êtres de la nuit et cieux aquatiques. L'art teotihuacano ne s'arrête pas à l'extérieur. Il crée ses microcosmes de poteries et objets cérémoniaux qui, essayés pendant des siècles, atteignirent la perfection.

Cette présence teotihuacana entre villages éloignés aussi créée des rivalités qui s'accentuèrent vers le VII ème siècle Pour alors la cité qui avait augmenté aux dépens des terres de culture, importait matières premières et épuisait les ressources naturelles. Elle commença à entrer en crise. Au IXème siècle, d'autres villes de tradition teotihuacana dépassaient la métropole : Tajín, Cholula et Xochicalco.

     Photo de droite : prisonnier sacrifié de Teotihuacán exposé au quai Branly en
     Janvier 2010

 


pyramide de la lune à Teotihuacán
Les groupes qui sont arrivés dans la région et qui établirent de nouvelles villes, reprirent le modèle teotihuacano. Ils élaborèrent une mythologie complexe autour de leur tradition religieuse. Ils mirent en relief spécialement la forme de Ce-Acatl Topiltzin Quetzalcóatl qui réunit l'idée de civilisation et de culte agricole ; de manière égale, la force fécondatrice et destructrice de l'eau se complète dans l'appelé dieu Tláloc. Dans un des édifices appelé "Citadelle", il est possible de voir, traduit en pierre et stuc, les figures façonnées de ces deux divinités.


Photo de gauche : pyramide de la lune
à Teotihuacán

 



Informations complémentaires sur le site : www.edomexico.gob.mx.

vue sur la Pyramide du Soleil au moment d'un orage à Teotihuacán

Plan du site archéologique :


    Photo de droite : vue sur la Pyramide du Soleil sous l'orage
    à Teotihuacán



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Extrait du commentaire de la vidéo :

TLAKAOCELEOTL A LA CEREMONIE DE TEOTIHUACAN 21 Mars 2008 - Mexico
Les danseurs viennent célébrer cet équinoxe afin de respecter leurs traditions et coutumes, et offrir au père Soleil leurs danses en souvenir d'un passé non révolu, toujours brulant dans le cœur des indigènes, mais malheureusement pas reconnu du gouvernement. Déjà en 2007 ils avaient interdit l'entrée sur leur lieux sacrés, chamanes, guérisseurs, homme médecine, ce sont vue refoulés, les danseurs ont été obligés de payer leur entrée pour pouvoir aller prier dans leur propre temple ! C'est le monde à l'envers ! De 38 pesos, le prix est passé à 48 pesos pour ce jour exceptionnel (en 2007), la recette a été évaluée à plus de 5 millions de pesos « LES DIEUX SONT DEVENUS BIEN CHERS !!! » ET L'HUMAIN BIEN PAUVRE ! Teotihuacán en langue Náhuatl veut dire la Ville des Dieux. C'est un des lieux les plus vibrants et magiques de la planète. C'est un des centres mystiques les plus puissants. Les traditions spirituelles préhispaniques font que tous les 21 mars, pour l'équinoxe de printemps, se donnent rendez-vous sur le site de Teotihuacán toutes les forces cosmiques les plus puissantes qui irradient de l'énergie vers tous les points cardinaux et c'est pourquoi plusieurs milliers de visiteurs de tous les lieux de la planète se réunissent à cette date et montent jusqu'à la cime de la pyramide, habillés de blanc pour recevoir la bénédiction et l'énergie des Dieux.

Contact : http://anawak.olympe-network.com/

vue générale de Teotihuacán Comment vous y rendre ?

Bus direct du Terminal Nord de Mexico, toutes les 20 min avec arrêt directement aux portes 1, 2 ou 3.
Même trajet pour le retour ; AUTOBUSES TEOTIHUACANOS, 57 81 18 12 ou 55 87 05 01, www.centraldelnorte.com.mx.

Expérience en montgolfière : réservations au 53 31 24 60, mariel@flyvolare.com.mx, www.flyvolare.com.mx.

     Photo de droite : vue générale de Teotihuacán




Monastère d'Acolman

Il est situé à une dizaine de kilomètres de Teotihuacán et a été transformé en musée (ouv. 10h-17h, mar-sam, $42). L’ancien Couvent de San Augustin Acolman illustre le caractère fortifié des premiers monastères de la Nouvelle-Espagne. C’est un édifice achevé en 1560 par les augustins, abandonné deux siècles plus tard suite à des inondations répétées dans la vallée. En son centre se dresse une impressionnante croix, dont les sculptures inspirées par des motifs précolombiens illustrent l’art Tequitqui, art naïf religieux réalisé par des artistes indigènes. La façade de l'église, d'une grande pureté de lignes, ne comporte en revanche aucune inspiration indienne. Deux doubles colonnes portent une corniche et encadrent des sculptures et des statues.
Une fenêtre s'ouvre en haut de la façade entre deux écussons; au-dessus un campanile ajouré abrite les cloches. Les messes étaient célébrées en plein air, du balcon du premier étage où est peint le portrait de Sainte Catherine d’Alexandrie. L’édifice conserve une remarquable façade Renaissance avec un bel encadrement de style plateresque.

L'intérieur est composé d’une seule nef décorée de fresques, mélange de styles gothique et renaissance. Les murs épais soutiennent une voûte à nervures élancées. Au fond de cette vaste nef, des dignitaires de l'ordre sont représentés sur des fresques du XVIème siècle, exécutées dans des tons rouge, ocre et noir, tandis que les retables latéraux sont de style churrigueresque. Le couvent s'ouvre sur le parvis par un portique; son cloître appelé cloître des orangers (claustro de los naranjos) avec ses colonnes et ses arcs massifs, est encore très médiéval.

2003 - Acolman Monastery (3) 2003 - Acolman Monastery (1) 2003 - Acolman Monastery (7) 2003 - Acolman Monastery (5) 2003 - Acolman Monastery (6)
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Comment vous y rendre ?

Pour vous rendre à Acolman, des combis passent de la porte 1 du Terminal Nord de Mexico, toutes les 10/15 mn.

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Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page
  • Message déposé le 08/09/2011 - 20:09 par Anyna  0 votes   
    Bonjour, Les crises mondiale et les guerres dans l'Ère des Poissons allons nous dire dans 4000 ans qu'elles ont été une affaire de l'Ère du Taureau? Les pyramides sur la planète ont été construites dans la même période. Chacune des Ères possèdent ses propre lois. Merci
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