| Une
visite s'impose !
TEOTIHUACÁN (ouvert
07h-18h tous les jours, entrée $48)– classé
par l’Unesco sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité
-
Introduction
La ville des dieux - un des plus puissants foyers culturels méso-américains
(de 200 avant J.-C. à 650 après J.-C.) d'une superficie
de 24 km2. Tout est à visiter.
A 48 km au nord de Mexico, après
être passé devant le monastère d'Acolman, où
se dresse un des premiers couvents construits au XVIème siècle
par les augustins, s'étale l'ancienne cité de Teotihuacán,
la ville la plus grande de l'Amérique préhispanique,
qui couvrait une surface d'environ 150 km2. Le centre cérémoniel
que l'on visite aujourd'hui occupe un peu plus de 4 km2. Le mot
Teotihuacán
veut dire " l'endroit où les Dieux furent créés",
ou plus simplement "la cité des Dieux". Les Aztèques,
impressionnés par la taille de ses monuments, pensaient que
seuls les dieux avaient pu construire une ville de cette dimension.
D'octobre à mai, un féerique spectacle son
et lumières concourt à la magie des lieux.
Ce qui frappe ici, ce n’est pas la beauté mais la démesure
des lieux.
L'équinoxe de printemps du 21 mars de chaque année
: depuis 2007, on peut dormir en haut de la pyramide du soleil.
La veille de l'équinoxe, c'est à dire le 20 mars,
les portes du site ferment à 17 heures et ré ouvrent
à 19 heures, les personnes voulant passer la nuit en haut
de la Pyramide du soleil, paient leur entrée 48 pesos et
peuvent contempler le lever du soleil au petit matin. Il est interdit
d'apporter des duvets et tentes, mais étant donné
qu'un vent froid souffle la nuit, il est préférable
de prendre des pulls bien chauds.
Les peuples préhispaniques pensaient que notre monde, ou
"soleil", avait été précédé
de 4 autres mondes disparus dans des cataclysmes. Le dernier, appelé
"soleil d'eau" (Atonatiuh) ou "soleil de Feu",
aurait été détruit par une pluie de feu. Le
monde actuel, placé sous le signe 4 Ollin (4.mouvement, est
la date à laquelle le soleil s'est mis en mouvement), prendra
fin dans des tremblements de terre. Le premier soleil fut celui
de l'âge du froid et du nord, dominé par Tezcatlipoca
; le deuxième, sous le signe de Quetzalcóatl,
fut le soleil des sortilèges, des vents et de l'ouest ; le
troisième, dominé par Tlaloc, dieu du feu, est du
sud, et le quatrième, sous le patronage de Chalchiuhtlicue,
le dieu de l'eau, une divinité de l'est. Notre soleil, le
cinquième, est un soleil de feu représenté
parfois comme un papillon, un soleil du centre, appelé Tonatiuh.
Les points cardinaux étaient rattachés au calendrier
qui se divisait en 4 "treizaines" qui formaient le cycle
de 52 ans.
Le cinquième soleil : après la destruction
du 4ème soleil, le monde vécut dans l'obscurité
et le froid. Les dieux se réunirent alors à Teotihuacán
pour savoir lesquels d'entre eux seraient transformés en
luminaires du monde. Tecciztecatl, "celui du coquillage"
(qui représente le sexe féminin), dieu de la lune,
de la naissance et de la mort de la végétation, et
Nanahuatzin, couvert de pustules, "celui qui est mort et ressuscité",
dieu du soleil, s'offrirent pour le sacrifice. Les dieux bâtirent
les deux grandes pyramides de Teotihuacán
au sommet desquelles Tecciztecatl et Nanahuatzin demeurèrent
4 jours en pénitence. Un grand brasier fut allumé
dans lequel les victimes devaient se jeter.
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Mais Tecciztecatl eut peur et recula devant les flammes
et Nanahuatzin s'y jeta le premier. Bientôt à
l'est se levèrent les luminaires, quand un des dieux,
pour punir la lune de sa lâcheté, lui jeta
un lapin dont on voit encore la forme qui diminue sa clarté.
Mais les dieux s'aperçurent, terrorisés, que
les astres ne bougeaient pas et brûlaient le monde.
Ils étaient morts et réclamaient du sang pour
vivre. Le soleil, représenté au centre du
calendrier aztèque, tire la langue pour montrer qu'il
réclame du sang pour vivre. Les dieux furent alors
tous sacrifiés par Quetzalcóatl et les astres
commencèrent leur course dans le ciel. Quetzalcóatl
courut vers la côte du Golfe, alluma un grand bûcher
et s'y jeta pour se transformer en la planète Vénus,
Tlahuizcalpantecuhtli, le Quetzalcóatl
ressuscité. Depuis, le soleil réclame de la
nourriture, du Chalchiuatl, l'eau sacrée, le sang
des sacrifiés. Voilà pourquoi les Aztèques
faisaient la guerre : leurs victimes étaient sacrifiées
pour faire vivre le soleil.
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Cliquez ICI
pour le lien avec le site de l'Unesco.
Les
différents édifices
La Citadelle
(Ciudadela)
Face à l'Unité culturelle, (boutiques,
restaurants, musée), de l'autre côté de l'avenue
des Morts, s'étire une vaste place entourée
d'une plate-forme surmontée de constructions pyramidales
(4 sur chacun des trois côtés). Cette place,
divisée en deux unités, abrite, au centre, une pyramide
derrière laquelle fut dégagé un temple plus
ancien, dédié à Quetzalcóatl,
dont la façade est ornée de magnifiques sculptures
jadis polychromes, qui représentent des serpents emplumés
(Quetzal : oiseau à longues plumes, Coatl : serpent) et des
masques de Tlaloc, le dieu de la pluie.
Devant la pyramide, une petite plate-forme carrée avec un
escalier de 13 marches sur chaque face paraît révéler
la fonction de cet ensemble. La somme des marches (13 x 4 = 52)
indique la durée du cycle céleste à la fin
duquel se réalisait la cérémonie du "Feu
nouveau", de la renaissance du soleil qui ainsi pouvait vivre
52 ans de plus.
La chaussée des Morts
(Calzada de los Muertos)
Cette artère, baptisée ainsi en raison des constructions
situées de chaque côté et qu'on prit, jadis,
pour des tombes, mesure 2,5 km de long et 45 m de large. Sa dénivellation
est de 27 m, ce qui obligea ses constructeurs à la diviser
en plusieurs "patios" séparés par
des escaliers. Des rues transversales communiquent parfois
avec d'autres "patios" entourés de constructions.
Voir les Edificios Superpuestos
(édifices superposés) fouillés dès le
XIXème siècle et le Conjunto
Plaza Oeste qui possède un patio où
apparaissent deux têtes de serpent. Très belle vue
du sommet sur la Pyramide du soleil.
La pyramide du Soleil
Bâtie
sur une terrasse de 350 m de côté, la pyramide du Soleil
est la construction la plus importante et l'une des plus anciennes
de Teotihuacán.
Sa façade principale est orientée vers le point où
se couche le soleil lors de son passage par le Zénith (toutes
les constructions, ainsi que l'avenue des Morts, obéissent
à cette norme). Son aspect actuel ne correspond pas à
ce qu'il fût, car elle était recouverte d'une couche
supplémentaire de constructions peintes et stuquées
d'environ 6 m d'épaisseur qui a été en partie
détruite.
Elle mesure à la base 222 m x 225 m, mais sa hauteur ne devait
pas dépasser 75 m lorsque le temple du sommet existait encore.
Actuellement, elle atteint 63 m de haut. Plus d'un million de briques
d'argile ont été nécessaires pour la construction.
Imaginez vous la main d'oeuvre utilisée !
La pyramide de la Lune
Moins haute que la précédente (45,8
m), son sommet est cependant situé à la même
hauteur car le sol est plus élevé à sa base.
Devant s'étale une vaste place de 207,5 m x 135,5 m bordée
de constructions auxquelles on accède par des escaliers (plaza
de la Luna). L'importance de cette place est indiquée
par le fait que l'avenue des morts ou la Voie des morts y prend
naissance, mais aussi par la présence des palais situés
à l'ouest où se trouvent les vestiges de magnifiques
bas-reliefs et de peintures murales (palais de Quetzalpapálotl,
palais des Jaguars, temple des Escargots emplumés,
etc.).
Pour compléter la visite : D'autres ensembles sont à
visiter de chaque côté de l'avenue des Morts, mais
aussi aux alentours, tels les palais de Tetitla, Atetelco,
Tepantitla, Zacuala et Yayahuala, où l'on peut encore
voir de magnifiques fresques.
Le siècle mexicain
Tous les peuples mexicains avaient adopté
le même calendrier basé sur les observations célestes.
Les Mexicains connaissaient un calendrier solaire de 365 jours qu'ils
corrigeaient pour obtenir la durée exacte de l'année.
Ce calendrier était appelé Xihuitl par les Aztèques
et Haab par les Mayas,
qui utilisaient également un calendrier rituel composé
de 13 périodes de 20 jours, soit 260 jours, appelé
Tonalpohualli par les Aztèques et Tzolkin par les Mayas.
Le siècle équivalait donc à 52 années
solaires et à 73 années rituelles et durait 18 980
jours. La dernière nuit du siècle pouvait toujours
être la dernière nuit du monde si le soleil n'apparaissait
pas à l'horizon le jour suivant. Au cours de cette nuit rituelle,
le peuple se réunissait sur la grande place, on éteignait
tous les feux et au milieu des chants et des prières, on
se livrait à des sacrifices, en attendant le lever du jour.
Lorsque le soleil apparaissait, les feux étaient rallumés,
la joie s'emparait des foules car le monde allait durer encore au
moins 52 ans.
Teotihuacán
représente l'apogée de la culture classique des hauts
plateaux et son souvenir transmis par les Toltèques, puis
par les Aztèques,
lui a toujours conservé un caractère sacré.
Le respect que la ville des Dieux inspirait à ses héritiers
se retrouve chez les visiteurs qui la parcourent aujourd'hui.
Teotihuacán
n'est pas seulement une ville monumentale, mais encore une place
où la peinture de fresques permet d'imaginer dans le monde
des formes mythiques, de dieux, jaguars, êtres de la nuit
et cieux aquatiques. L'art teotihuacano ne s'arrête pas à
l'extérieur. Il crée ses microcosmes de poteries et
objets cérémoniaux qui, essayés pendant des
siècles, atteignirent la perfection.
Cette présence teotihuacana
entre villages éloignés aussi créée
des rivalités qui s'accentuèrent vers le VII ème
siècle Pour alors la cité qui avait augmenté
aux dépens des terres de culture, importait matières
premières et épuisait les ressources naturelles. Elle
commença à entrer en crise. Au IXème siècle,
d'autres villes de tradition teotihuacana
dépassaient la métropole : Tajín,
Cholula et Xochicalco.

Les groupes qui sont arrivés dans la région et qui
établirent de nouvelles villes, reprirent le modèle
teotihuacano. Ils élaborèrent
une mythologie complexe autour de leur tradition religieuse. Ils
mirent en relief spécialement la forme de Ce-Acatl Topiltzin
Quetzalcóatl qui réunit l'idée de civilisation
et de culte agricole ; de manière égale, la force
fécondatrice et destructrice de l'eau se complète
dans l'appelé dieu Tláloc. Dans un des édifices
appelé "Citadelle", il est possible de voir, traduit
en pierre et stuc, les figures façonnées de ces deux
divinités.
Informations complémentaires sur le site : www.edomexico.gob.mx.
Plan du site archéologique : 
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur Teotihuacán
TLAKAOCELEOTL A LA CEREMONIE
DE TEOTIHUACAN 21 MARS 2008 Mexico 
Les danseurs viennent célébrer cet équinoxe
afin de respecter leurs traditions et coutumes, et offrir au père
Soleil leurs danses en souvenir d'un passé non révolu,
toujours brulant dans le cœur des indigènes, mais malheureusement
pas reconnu du gouvernement. Déjà en 2007 ils avaient
interdit l'entrée sur leur lieux sacrés, chamanes,
guérisseurs, homme médecine, ce sont vue refoulés,
les danseurs ont été obligés de payer leur
entrée pour pouvoir aller prier dans leur propre temple !
C'est le monde à l'envers !. De 38 pesos, le prix est passé
à 48 pesos pour ce jour exceptionnel (en 2007), la recette
a été évaluée à plus de 5 millions
de pesos « LES DIEUX SONT DEVENUS BIEN CHERS !!! » ET
L'HUMAIN BIEN PAUVRE ! Teotihuacán en langue Náhuatl
veut dire la Ville des Dieux. C'est un des lieux les plus vibrants
et magiques de la planète. C'est un des centres mystiques
les plus puissants. Les traditions spirituelles préhispaniques
font que tous les 21 mars, pour l'équinoxe de printemps,
se donnent rendez-vous sur le site de Teotihuacán toutes
les forces cosmiques les plus puissantes qui irradient de l'énergie
vers tous les points cardinaux et c'est pourquoi plusieurs milliers
de visiteurs de tous les lieux de la planète se réunissent
à cette date et montent jusqu'à la cime de la pyramide,
habillés de blanc pour recevoir la bénédiction
et l'énergie des Dieux.
Comment vous y rendre ?
Bus direct du Terminal
Nord de Mexico, toutes les 20 min avec arrêt directement
aux portes 1,2 ou 3. Même trajet pour le retour ;
AUTOBUSES TEOTIHUACANOS
57 81 18 12 ou 55 87 05 01, www.centraldelnorte.com.mx.
Monastère
d'Acolman
Il est situé à une dizaine de kilomètres
de Teotihuacán et a été transformé en
musée (ouv. 10h-17h, mar-sam,
$35). L’ancien Couvent de San Augustin Acolman
illustre le caractère fortifié des premiers monastères
de la Nouvelle-Espagne.
C’est un édifice achevé en 1560 par les augustins,
abandonné deux siècles plus tard suite à des
inondations répétées dans la vallée.
En son centre se dresse une impressionnante croix, dont les sculptures
inspirées par des motifs précolombiens illustrent
l’art Tequitqui, art naïf religieux réalisé
par des artistes indigènes. La façade de l'église,
d'une grande pureté de lignes, ne comporte en revanche aucune
inspiration indienne. Deux doubles colonnes portent une corniche
et encadrent des sculptures et des statues.
Une fenêtre s'ouvre en haut de la façade entre deux
écussons; au-dessus un campanile ajouré abrite les
cloches. Les messes étaient célébrées
en plein air, du balcon du premier étage où est peint
le portrait de Sainte Catherine d’Alexandrie. L’édifice
conserve une remarquable façade Renaissance
avec un bel encadrement de style plateresque.
L'intérieur est composé d’une
seule nef décorée de fresques, mélange de styles
gothique et renaissance. Les murs épais soutiennent une voûte
à nervures élancées. Au fond de cette vaste
nef, des dignitaires de l'ordre sont représentés sur
des fresques du XVIème siècle, exécutées
dans des tons rouge, ocre et noir, tandis que les retables latéraux
sont de style churrigueresque. Le couvent s'ouvre sur le parvis
par un portique; son cloître appelé cloître
des orangers (claustro de los naranjos)
avec ses colonnes et ses arcs massifs, est encore très médiéval.
Cliquer
ici pour afficher la sélection de photos sur le monastère
d'Acolman
Comment vous y rendre ?
Pour vous rendre à Acolman, des combis passent de la porte
1 du Terminal Nord
de Mexico, toutes les 10/15 mn.
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