Dans son sens le plus large, le Patrimoine naturel et culturel appartient
à toutes les villes et les villages. Chacun de nous a le droit
et la responsabilité de comprendre, d'évaluer et de
conserver ses valeurs universelles.
Le concept de Patrimoine est ample. Il concerne autant les environnements
natifs que culturels. Il inclut les paysages, les places historiques,
les constructions, ainsi que le biodiversité, les groupes d'objets
différents, les traditions passées et présentes,
et les connaissances et expériences vitales. C'est un point
de référence dynamique et un instrument positif d'échanges.
La mémoire collective et le propre Patrimoine culturel de chaque
communauté ou localité est irremplaçable.
Le patrimoine naturel et culturel de chaque pays doit être respecté
par TOUS. Il est unique et irremplaçable.
Les grands sites sont ouverts tous les jours, et
les autres sont fermés en général le lundi.
Ils sont tous gérés par l'Institut national d'anthropologie
et d'histoire (INAH). Les objets de la Méso-Amérique
font partie du patrimoine mexicain. Vous êtes passibles de
sanctions pénales si vous tentez de sortir ces objets du
territoire du Mexique.
Au rang des principales causes de dégradation de ce patrimoine
extrêmement vulnérable figurent la pollution, les intempéries
et l'impact du tourisme. De simples gestes, comme caresser de la
main une statue de marbre ou une fresque, provoquent un désastre
quand ils sont répétés des milliers de fois
par des visiteurs plus ou moins avertis. Ces gestes effacent tous
les efforts techniques, financiers et humains mis en œuvre
pour la conservation de l'objet d'art ou du monument.
Suite à des accidents mortels, il n'est plus possible
de monter au sommet des grandes pyramides !
Tout
en jouissant de ce patrimoine, évitez :
de détériorer
les œuvres d'art, les sites ou les monuments, notamment par
des inscriptions, de bouger pierres
et objets, de gravir les sites,
de prendre des photos
sur trépied ou avec flash, de choquer les parois
décorées à fresques avec votre sac à
dos, de laisser des détritus
(ne laissez rien derrière vous),
et respectez les mesures
prises par les autorités gouvernementales en matière
de contrôle des flux touristiques ou d'entrée sur les
sites.
Photo de gauche : Cuauhcalli,
site de Malinalco
Pour plus d'informations, consultez les sites (en français)
des institutions œuvrant à la préservation du
patrimoine culturel :
UNESCO : ICCR0M (Centre international d'études pour la conservation
et la restauration des biens culturels) :
IC0M0S (Conseil international des monuments et des sites) : IC0M (Conseil international des musées) :
Le Patrimoine naturel et culturel, la diversité
et les cultures vivantes constituent le meilleur attrait du Tourisme.
Le Tourisme excessif peut exposer au danger la nature physique du
Patrimoine naturel et culturel, son intégrité et ses
caractéristiques. Avec la coopération des représentants
locaux et/ou des communautés indigènes, des tour-opérateurs,
des propriétaires, des responsables politiques, on peut arriver
à une industrie acceptable du Tourisme et augmenter la protection
du Patrimoine au bénéfice des futures générations.
Un tourisme excessif peut de la même façon qu'un tourisme
inexistant ou mal géré nuire à l'intégrité
physique et à la signification du patrimoine. La fréquentation
touristique peut également conduire à la dégradation
des espaces naturels ainsi que des cultures et des modes de vie
des communautés d'accueil. Alors ATTENTION !
Association
Echoway
On vous suggère également de consulter
le site www.echoway.org. Echoway est une association
loi 1901 de promotion du tourisme solidaire et écologique,
composée d’un réseau de bénévoles
qui expertise des structures de tourisme solidaire et écologique.
Echoway privilégie les projets de tourisme communautaire
qui n’ont pas accès aux moyens de communication modernes
pour promouvoir leurs produits. 20 projets de tourisme solidaire
sont disponibles dans le Sud du Mexique. On trouve
les détails sur leur site. On vous encourage à les
soutenir.
La revue Ecotourisme n°5 - avril 2006 – consacre une série
d'articles sur l’écotourisme au Mexique
:
Cette revue a arrêté ses publications en septembre
2007 ! bien dommage !
Echoway propose également des solutions au voyageur pour
partir en polluant le moins possible et dénonce les mauvaises
pratiques du tourisme classique. Visitez leur page Mexique
:
Voyagez "propre".
Le 31 mai 2008, l'association Echoway a sorti un guide de l'écotourisme
solidaire au Mexique et au Guatemala. C'est le
premier ouvrage de cette association de promotion du voyage responsable
et du tourisme solidaire.
Une version en espagnole va voir le jour à destination du
Mexique. Pour se procurer la version française
du guide de l'écotourisme solidaire au Mexique
et au Guatemala en français, il faut le commander sur le
site internet www.echoway.org,
au prix de 15 €.
Histoires
d'écotourisme est un film réalisé par
l'association EchoWay au Mexique dans plusieurs
communautés rurales qui accueillent des touristes à
leur manière. Ecotourisme, tourisme solidaire, responsable,
durable, équitable, alternatif ?
Derrière ces mots souvent mal employés, la question
se pose ici à travers des exemples concrets qui permettent
d'envisager le tourisme sous un jour différent.
Extrait du commentaire de la vidéo
T.O
au Mexique
Les tour-opérateurs
mexicains, forts d’une grande expérience, ont su
organiser efficacement le tourisme écologique. Les sites
naturels sont des lieux magnifiques pour contempler la nature et
pour y effectuer de belles randonnées. Ils sont nombreux
et variés et chacun d’entre nous pourra y trouver son
bonheur. Voici la liste recommandée par le site :
Terre
Sacrée du Mexique : Le Tourisme Solidaire
Est une opportunité d'établir des relations directes
entre les femmes et les hommes de cultures différentes, pouvant
contribuer à la construction d'un monde plus Solidaire.
Un Pont Entre Deux Mondes, c'est la rencontre, l'échange,
l'ouverture à l'autre.
Voir détail de leurs circuits sur leur site : http://tierrasagrada.olympe-network.com/. C'est une autre manière de voyager au Mexique et de sortir des sentiers traditionnels et classiques. Dépaysement
garanti !
Terra
Maya : Agence de voyage et de tourisme française à
la carte au Mexique -
(999) 944 53 59 - portable (999) 156 81 58, Calle 38 # 104 entre
21 & 23 – Colonia Buenavista - 97127 - Mérida
- contact@terra-maya.com
- - Demandez Axelle ou Olivier. L'agence
de voyage Terra Maya a à cœur de proposer un tourisme
responsable.
Depuis 2006, ils travaillent en étroite collaboration avec
plusieurs communautés et acteurs tournées vers l’écotourisme
d’aventure dans différents états du Mexique.
Ils proposent des activités tel que le snorkeling en cenote
(cavité d’eau douce, environ 2500 dans le Yucatán)
et participent ainsi à la conservation du patrimoine mexicain,
le trekking en Basse Californie et dans le Canyon
du cuivre. D’autre part, le pueblos mancomunados de la
Sierra Norte sont huit villages zapotèques reculés
de l’état d'Oaxaca.
Terra Maya favorise la découverte de ces villages en réalisant
plusieurs journées de trekking ou en réalisant plusieurs
activités sportives (Vtt, tyrolienne, cheval). Les visiteurs
dorment dans des cabanes construites avec des matériaux de
la région et sont totalement écologiques. Vous pouvez
aussi vous intéresser à l'observation de décider
de partir observer la baleine grise avec un acteur touristique dédié
au développement de l’écotourisme dans la région
de San Ignacio, en Basse Californie. Le contact avec la nature et
la population est garanti.
Ceiba
Natourismo : projet d'éducation environnementale.
Leurs nombreuses années d'expérience professionnelle
dans le secteur socioculturel au sein des communautés rurales
du milieu paysan mexicain leur ont permis de créer un réseau
de tourisme rural en collaboration avec des populations
conciliantes, prêtes à recevoir des visiteurs dans
leurs propres habitations et communautés. Ceiba Natourismo
vous propose des circuits hors des sentiers battus,
avec des guides expérimentés. Découverte des
traditions et coutumes ancestrales, contact direct avec les communautés
paysannes et indigènes, authentique gastronomie locale, voici
un petit résumé de leurs circuits inédits.
Tourisme rural et cultural, San
Miguel de Allende, Guanajuato,
(52) 415 120 0939 - natourismo@yahoo.com.mx
- www.freewebs.com/ceiba-natourismo-rural
- Contact: rosario + claude prud´homme.
Eco-tourisme
pour le développement durable
Qu'est-ce que l'éco-tourisme ? C'est le
voyage responsable d'un touriste dans des aires naturelles, qui
contribue ainsi à la conservation de l'environnement et à
l'amélioration du niveau de vie des communautés visitées.
Le tourisme est un secteur important dans différents pays
du monde. Cette industrie développe de l’emploi et
augmente la quantité de devises étrangères
dans le pays. Néanmoins, les habitants des pays favorables
au tourisme protestent souvent contre les prestataires ou l’Etat
à cause de la dégradation de leurs ressources naturelles.
Ainsi, le concept de
« tourisme nature » a été développé.
Le « tourisme nature » englobe la totalité des
activités touristiques pratiquées dans la nature,
y compris certaines activités qui n’apportent rien
aux populations locales, voire qui peuvent dégrader sérieusement
l'environnement, par exemple le quad... Dans ce sens, l'éco-tourisme
est parfois considéré à tort, par certains,
comme un sous-ensemble de «tourisme nature».
Ceux qui se spécialisent dans le domaine
touristique considèrent de plus en plus l’importance
des labels pour se démarquer des charlatans ou de ceux qui
pratiquent le « cannibalisme touristique ». Il existe
trois « labels » connus: « agritourisme »,
« tourisme écologique » et « éco-tourisme
», chacun ayant un sens spécifique. Le label est conféré
par une institution officielle nationale ou internationale telle
que WWF, Green Globe, The International Ecotourism Society…
Définitions
Le label « agritourisme »,
utilisé essentiellement en Europe, signifie que la principale
activité de la structure d'accueil est agricole (culture
ou élevage). Les institutions comme « Naturelodging
» vérifient les critères suivants :
cadre naturel privilégié, mise en valeur du terroir,
valorisation du patrimoine rural et sauvegarde des activités
traditionnelles de la région. Les pratiques agricoles sont
raisonnées. L'agriculture biologique est indiquée
par une mention spécifique: « agritourisme bio ».
Le label « tourisme écologique
» comporte une valeur ajoutée. En plus de
la valorisation d’un cadre naturel, l’opérateur
s’engage de manière continue dans une démarche
écologique : protection des espèces indigènes,
recyclage des déchets, économie d'énergie,
gestion durable, développement de nouvelles lois...
Le label « éco-tourisme »
est utilisé lorsque la structure d'accueil (hôtel,
lodge, agence réceptive...) et les pratiques de l’opérateur
répondent à des critères tels que respect de
la nature, adhésion à des principes et des valeurs
morales, respect d’une certaine éthique par le voyageur,
un fort souci de minimiser l'impact sur l’environnement naturel
pour le préserver, protéger la nature, aider l’économie
locale et contribuer au bien-être de la population locale
en orientant les retombées directement vers les habitants.
Lorsque le label est indiqué entre parenthèses,
cela signifie que l'opérateur n'est pas encore ou pas officiellement
labellisé.
L'éco-tourisme préconise une forme
de tourisme durable : il tend à préserver l'environnement
naturel dans le long terme. Il ne s’agit pas d'une approche
écologique passive (économie d'énergie, utilisation
d'énergies renouvelables, traitement des rejets...). Cela
implique également une participation active des populations
locales et des touristes pour des actions d'éducation et
de sauvegarde de la biodiversité (reforestation, protection
de la faune et de la flore, réintroduction d'espèces
menacées...).
Engagement pour le tourisme durable
: les initiatives individuelles
Biologiste américain et homme engagé,
Amos Bien est l’un des inventeurs du concept d’éco-tourisme.
Il se lance dans ce combat vers 1977 afin de sauver la forêt
tropicale à Costa Rica de la destruction des hommes. Comme
il fallait lever des fonds pour sa préservation, Amos Bien
a développé une idée simple et osée
: accueillir des touristes en pleine forêt et utiliser l’argent
recueilli lors de leur séjour pour la conservation de la
forêt elle-même ! C’est ainsi que le premier Ecolodge,
Rara Avis, a été conçu. Le terme « éco-tourisme
» est utilisé pour la première fois avec des
mesures pour protéger l’environnement, sans pour autant
freiner l’expansion du secteur touristique dans le cadre du
développement durable.
20 ans plus tard, Amos Bien est satisfait des résultats
et il continue sa mission en tant que directeur de campagne du «International
Ecotourism Society». Au Costa Rica, il existe environ 110
réserves privées dont l’entretien est très
souvent financé par les recettes d’un « ecolodge
». De plus, avec 40 parcs nationaux, 25 % de la surface du
territoire est protégé (la moyenne mondiale est d’environ
3%). Costa Rica détient le statut de leader mondial de par
la biodiversité de ses espèces, sa longue tradition
de préservation de la nature, ses nombreux écolodges
et sa volonté de favoriser le tourisme durable.
Expansion du tourisme durable : le
regroupement en associations
Au fil du temps, les associations se multiplient
pour encourager l’éco-tourisme. Les membres sont les
habitants de la région visée, les promoteurs touristiques,
des écologistes et des scientifiques. Dans le cadre de la
démocratie participative, ces associations travaillent en
collaboration avec les institutions du gouvernement. Par exemple,
en Amérique Latine, les associations se battent pour protéger
des sites importants tels que le Machu Pichu, le Chemin Inka et
le Lac Titicaca.
Le regroupement des citoyens en groupe de pression
aide à maintenir la transparence dans la gestion des sites
tels que les parcs naturels, le respect de l’équilibre
écologique dans des projets éco-touristiques, la diffusion
des détails sur la flore et la faune des sites écologiques
fragiles. Par exemple, au Mexique, plusieurs sites
proposent toutes sortes d’informations sur les réserves
naturelles (leur superficie, leur faune et leur flore). Ainsi, les
touristes peuvent facilement se documenter et s’informer par
internet avant leur séjour sur les espèces protégées,
la culture ou encore, l’histoire des régions. L’éco-tourisme,
c’est avant tout l’éducation de chaque citoyen
du monde !
Protection de notre planète
: l'engagement des citoyens du monde
Greenpeace International est une organisation non-gouvernementale
qui a été fondée en 1971 à Vancouver.
Greenpeace est un des principaux acteurs en faveur de la préservation
de la nature [ensemble du milieu naturel de la Terre et des forces
qui l'habitent, les êtres humains, l'air, les mers, le monde
minéral, végétal (forêts...) et animal]
et des espèces menacées dans le monde. Cette association
est active dans 160 pays. Elle compte des « International
supporters » dans le monde entier qui l’aide à
atteindre ses objectifs qui sont :
Lutter de manière efficace contre la pollution chimique.
Protéger les forêts anciennes et lutter contre la destruction
de l’Amazonie.
Une lutte efficace contre le réchauffement climatique.
Préserver les mers et le milieu marin.
La fin de la course aux armements : qui est une condition nécessaire
à la paix.
L’abandon de la culture des OGM (Organismes Génétiquement
Modifiés).
L’interdiction de l’immersion des déchets radioactifs.
La promotion d’un modèle d’un développement
durable.
Bien sûr, les jeunes du monde entier sont
nombreux à se rallier à la cause de cette organisation
pour que chaque pays devienne plus humain, plus responsable, plus
pondéré, plus sage avec un sens de l’éthique
et de l’intégrité, pour préserver des
acquis pour ceux qui ne sont pas encore nés…
Sources
Voir un bel article sur l'écotourisme au Mexique
:
Le Ministère du tourisme et son Conseil de promotion touristique
ont signé en 2006 un accord avec l’Alliance pour les
Patrimoines de l’Humanité avec un seul but : conserver
la beauté des sites mexicains tout en permettant le développement
économique durable des communautés vivant à
proximité. Un autre projet remarquable est celui de la Fondation
des haciendas du monde qui fait du tourisme un axe de développement
des communautés mayas dans la Péninsule du Yucatàn.
Les anciennes haciendas dignes d’un décor
de film sont peu à peu reconverties en petits hôtels
de charme. D’ailleurs l’éco-chic progresse au
Mexique depuis plusieurs années, surtout
dans le sud-est, avec la création d’hôtels écologiques
proposant un service de haute qualité en respectant l’authenticité
des lieux (flore exubérante, faune caractéristique
du paradis maritime, de la forêt et des tropiques).
Il n’existe pas encore de voyagiste opérateur français
spécialiste de la nature au Mexique et l’on
ne trouve que peu de documentation (cartes ou chemins organisés)
dans la langue de Molière. Mais vous pouvez vous adresser
à l’Amtave AC, une organisation fondée
en 1994 à Mexico qui représente
officiellement les sociétés et les projets liés
au tourisme alternatif. Autre référence, la société
El Planeta Platica, spécialisée dans l’éco-aventure
en Amérique latine.