Dzibilchaltún
Site
archéologique maya découvert après ceux de
Chichén Itzá
et Uxmal(ouv.
tljr 8h à 17h, $63).
A 20 km de Mérida en direction de la côte, l'ancienne
ville maya de Dzibilchaltún est située
dans un parc national qui protège et diffuse le patrimoine
naturel, culturel et historique de la région. Le Musée
du Peuple Maya expose les aspects d'une culture vivante, fidèle
à ses traditions ancestrales. Habitée de manière
ininterrompue depuis 300 ans avant J.-C. jusqu'à la Conquête,
elle était principalement consacrée au commerce du
sel. Pendant son époque de splendeur (800 ans après
J.-C) elle atteint une population de 25 000 habitants. C'est alors
que 25 monuments furent construits, certains d'entre eux étant
des bâtiments administratifs et des palaces de l'élite
autour de deux places principales.
Sur la Place Centrale, à un côté
du cenote de Xlacah, la chapelle ouverte
est un témoignage de l'évangélisation.
Photo de droite : chambres mortuaires à Dzibilchaltún
Au bout d'un chemin blanc (sacbé,
en maya) de 500 mètres de long, le Temple des Sept
Poupées, ainsi appelé car on y retrouva sept
statuettes, présente une architecture originale et est à
la fois un calendrier : pendant les équinoxes, le soleil
levant apparaît avec une exactitude astronomique à
la porte et aux fenêtres. C'est la grande attraction de cette
zone archéologique. Admirablement restauré, il montre
avec beaucoup d'équilibre des éléments uniques
en pays maya et qui sont pour les spécialistes autant de
problèmes : c'est le seul temple maya à 4 faces, c'est
le seul aussi qui possède des fenêtres. Des masques
de Tchac, très primitifs, surmontent les portes et les coins
du bâtiment.
Le cenote de Dzibilchaltún
vaut également le coup d'oeil. Bien que deux fois plus petit
que celui de Chichén
Itzá (30 mètres de diamètre contre 60)
il eut également une fonction sacrificielle. Les hommes-grenouilles
qui y ont plongé il y a de nombreuses années pour
le compte de la National Geographic Society, lui donnent une profondeur
d'au moins 44 m, (niveau de l'eau) ce qui fait 30 de plus qu'à
Chichén Itzá.
Et, parmi les 30 000 objets qui ont été retirés
de ces profondeurs, il y avait tant d'os humains que l'on peut dire
sans hésiter que le sacrifice humain était pratiqué
sur une large échelle dans ce cenote.
Toutes ces fouilles sont présentées dans le musée
de l'entrée (museo del Pueblo
Maya, ouv.8h-16h, fermé le lundi, $46).
Mayapán
Située à 45 km au sud de Mérida, sur la route
des Couvents, Mayapán fut construite en 1221, après
la déroute de Chichén
Itzá par Hunac Ceel, un de ses propres gouverneurs. Sous
ses descendants, les Cocom, la nouvelle capitale des Itzaes domina
les provinces du nord et de l'ouest du Yucatán pendant 250
ans.
L'architecture de Mayapán rappelle la grandeur et le prestige
de Chichén
Itzá, son prédécesseur : le temple Kukulcán
et la bâtiment rond sont les répliques d'El Castillo
et d'El Caracol, mais en moindres proportions. Les fouilles archéologiques
entreprises par l'Institut Carnégie de Washington révélèrent
que la ville entourée d'une muraille était protégée
contre toute attaque militaire. Dans l'enceinte, on trouve les bâtiments
civils, administratifs et religieux, ainsi que les résidences
des gouverneurs et une source. De beaux muraux représentent
des scènes guerrières et le culte de la mort.
Vers la moitié du XVème siècle, à la
suite d'une révolte contre la famille gouvernante dirigée
par un autre lignage dominant de Mayapán, la ville fut pillée
et abandonnée (ouv.tlj, 8h-17h, $29).
Réserves de Biosphère
Grâce à son énorme richesse biologique, plusieurs
parties du littoral ont été nommées réserves
de biosphère et marais reconnues internationalement. Elles
abritent plus de 580 espèces de vertébrés,
95 espèces de reptiles, 71 espèces de poissons, et
356 espèces d'oiseaux, incluant 35 000 flamants roses. Elles
possèdent de belles plages et de beaux paysages spectaculaires,
et ses villages de pêcheurs offrent les services touristiques
essentiels.
Réserve de Celestún (côte
ouest)
A l'ouest de l'état, à 92 km de Mérida, la
réserve de biosphère
Ria Celestún est formée par un estuaire de 20 km de
long que l'on peut visiter en bateau en compagnie de guides autorisés
qui attendent les visiteurs à l'entrée de la réserve.
A l'extrême nord, de nombreuses colonies de flamants roses
se rassemblent en quête de nourriture.
Le flamant rose caraïbe
est un des oiseaux les plus grands, les plus colorés
et les plus beaux du monde. Les visiteurs viennent de loin
pour admirer ce fabuleux oiseau millénaire dans son
environnement naturel et s'extasier devant le spectacle d'une
bande de flamants qui s'envole en incendiant le ciel. Habitat
de nombreuses espèces d'oiseaux résidents et
migratoires, Celestún est un paradis pour les observateurs
d'oiseaux et les photographes de la nature.
La
promenade en bateau dans les mangroves permet d'admirer sur fond
de palétuviers des hérons cendrés, des aigrettes,
des canards, des pélicans blancs et des spatules rosées.
En navigant dans l'estuaire et dans les canaux qui serpentent entre
la mangrove, on arrive à Valdiosera et à Venecia,
deux sources d'eau douce, fraîche et cristalline, qui invitent
à la baignade et à la plongée en apnée.
Le bois pétrifié de Tampeten, avec ses arbres secs
aux formes capricieuses et son atmosphère fantomatique, est
une des attractions de la zone (ouv. tlj 8h-17h, prix d'entrée
$ 25 plus tour en bateau de 2 heures au tarif de $450 pour 8 personnes).
Près du port, après le pont, se trouve une plage tranquille
où se dégustent, dans plusieurs restaurants pittoresques,
de délicieux fruits de mer et des poissons frais.
Photo de droite : envol de flamants roses
Consultez le site de l'écotourisme sur la réserve
Celestún :
Réserve de Ria Lagartos (nord-est)
: située à l'autre extrémité de l'état,
est également un sanctuaire naturel où se réfugient
les oiseaux. Avant
d'entreprendre leur voyage au-dessus du Golfe
du Mexique, les oiseaux migratoires reposent une dernière
fois et plus de 330 espèces d'oiseaux aquatiques se reproduisent,
entre lesquels se trouvent les flamants roses : le bassin de El
Cuyo abrite l'unique colonie reproductrice en terre continentale
nord-américaine. En sillonnant l'estuaire, on peut admirer
le paysage composé de mangroves, marais et de végétation
basse, et observer la faune abondante : un crocodile qui glisse
discrètement à la surface de l'eau, une majestueuse
cigogne jabiru, un cerf à la queue blanche, un petit tigre
ou un jaguar imposant.
Le long du littoral aux douces vagues, on peut faire du kayak. Pendant
les nuits de pleine lune en été, les tortues marines
- des espèces appelées tortues blanches et tortues
à écailles ou caret- viennent sur les plages pondre
leurs oeufs (ouv. tlj 8h-17h, prix d'entrée $ 25
plus tour en bateau de 2 heures pour $450 avec 8 personnes).
Face à la côte de Puerto Progreso, le récif
des scorpions (alacranes) est un nouveau
site à explorer. Bien qu'il se trouve assez éloigné
du continent, ce très beau récif de 29 km de long
avec ses cinq îlots de sable représente toute une aventure,
surtout pour les fanatiques de plongée sous-marine.
Izamal :
Charmant village colonial à 70 km de Mérida, dont
les maisons sont peintes en ocre-jaune et en blanc sur la route
secondaire Chichén Itzá-Mérida, ce qui lui
vaut le surnom de "ciudad amarilla". Ce village
fait partie des "villages
magiques" et constitue le plus ancien village de la Péninsule
du Yucatán. Son nom en langue maya est Itzamatul ou "rosée
qui descend du ciel". C'est un important centre commercial
de la région où furent élevées sept
pyramides mayas, l'une d'elles ayant servi de base aux espagnols
pour la construction du couvent majestueux San
Antonio de Padua.
En
effet, le monastère de Saint Antoine de Padoue fut bâti
avec les pierres de la pyramide de Popul Chac. Tout un symbole :
du temple maya le plus important, détruit, naquit l’un
des premiers et plus importants sanctuaires catholiques de la Nouvelle
Espagne, fondé par Fray Diego de Landa et les missionnaires
franciscains. Aujourd’hui, les traces des artisans mayas sont
encore visibles sur ses pierres. Il fallait un couvent monumental,
majestueux, pour imposer la culture hispanique et la religion catholique
aux vaincus et marquer la fin d’un monde et l’avènement
d’un autre. A côté, se trouve l’église.
A l’entrée, des fresques datant du XVIe siècle
ornent le sanctuaire.
Photo de droite : monastère de
Saint Antoine
Le couvent possède le plus grand atrium après celui
de Saint Pierre, au Vatican et fut l'objet d'une rencontre de Sa
Sainteté Jean Paul II avec les ethnies, lors d'une de ses
visites au Mexique en 1993. Chaque 15 août
s’y célèbre la fête de la Vierge d’Izamal.
Des calèches tirées par les chevaux promènent
le visiteur dans un dédale de rues colorées, l'emmenant
vers les places, les parcs, les faubourgs historiques et bien sûr
les charmantes ruelles au milieu desquelles Fray Diego de Landa
(deuxième évêque du Yucatán au XVIème
siècle) semble nous parler du quotidien d'un village vivant
et fier de son passé. Le soir, celui-ci nous offre une expérience
unique que l'on peut vivre en contemplant une voûte céleste
étoilée bordée par les ombres des pyramides,
des temples et des grandes bâtisses coloniales, ombres qui
semblent émerger d'un long rêve.
Son et Lumière « Voix et Magie d’Izamal »,
au Couvent tous les mardis, jeudis, vendredis et samedis à
20H30, en langues espagnol et maya, avec en toile de fond le monastère
illuminé. C'est de TOUTE BEAUTE.
A deux pâtés de maisons du Zócalo vers le nord,
la pyramide Kinich Kakmó, bâtie en
l'honneur du Dieu soleil, en bonne partie dégagée,
mérite le détour. Avec ses 195 m de côté,
elle était l'une des plus grandes de la péninsule.
Sur la route vers Mérida, arrêtez-vous à l'entrée
du village de Hoctún connu pour son étonnant
cimetière de tombes peintes de motifs fleuris par des artistes
locaux.
Valladolid : c'est
la deuxième ville de l'Etat du Yucatán, la plus ancienne,
à 464 ans, qui a conservé tout son charme provincial
et sa saveur coloniale. Sur la place principale, les femmes indigènes,
assises en rang en face de l'église offrent aux passants
leurs broderies colorées, faites pour la plupart au traditionnel
point de croix, et dans le magnifique parc planté de grands
arbres fleuris et entouré d'une grille en fer forgé,
on peut déguster des fruits fraîchement préparés,
de délicieux amuse-gueule ou une friandise typique. Majestueuse,
l'église de San Gervais surplombe la place. Elle fut construite
avec les pierres des anciens temples mayas, comme ce fut le cas
dans tout le Yucatán. Ainsi, au-dessus du portique, on peut
apprécier, incorporé à l'architecture franciscaine,
le corps sculpté d'un serpent maya.
Le Couvent de San Roque devenu le Musée du patrimoine
culturel de Valladolid et l'hôtel de ville qui abrite
de beaux muraux signés Manuel Lizama en ont long à
raconter sur l'histoire de la ville qui fut fondée le 28
mai 1543 par Francisco de Montejo, el Sobrino (le neveu), sur l'ancienne
ville maya de Zaci. Ayant été le théâtre
de nombreux événements guerriers tout au long de son
histoire, on la nomme également la Ville Héroïque.
C'est ici que la Guerre des Castes a éclaté en 1847
et que la première étincelle de la Révolution
Mexicaine, le 04 juin 1910, s'est allumée. Valladolid
est une étape fort agréable et un excellent point
stratégique pour visiter les sites archéologiques
aux alentours. L'animation du Zócalo et l'ex-couvent de San
Bernardino ou de Sisal sont les deux seuls lieux à fréquenter,
en dehors du cenote Zaci que possède
Valladolid. A demi couverte par une immense voûte de pierre,
ce cenote, aux eaux d'un vert profond,
a le mérite de pouvoir être contourné pratiquement
au ras de l'eau, mais le petit chemin a été remplacé
par une rampe de ciment ! Des centaines de chauves-souris ont trouvé
refuge dans les grottes (ouv. tlj 8h-17h).
Si vous souhaitez vous baigner, choisissez les cenotes
de X'Kekén (Dzitnup) et de Samula à quelques kilomètres
de Valladolid ouvertes entre 7h et 18h pour quelques pesos $.
C'est une bonne étape avant de visiter Chichén
Itzá et c'est beaucoup moins cher que Cancun.
Route des Couvents
Au Sud du Mérida, la Route des Couvents est un circuit d'une
journée qui mène à des parages peu fréquentés
dans le coeur de l'Etat. Les couvents furent construits juste après
la conquête par les missions. A visiter de préférence
en voiture pour plus de commodités : UMAN, couvent du XVIème siècle (18
km de Mérida, ouv.7h-12h et 17h-20h). MUNA, couvent du XVIIème siècle (64
km de Mérida, ouv.7h-13h et 16h-20h). Belle Fête du
15 Août avec danses folkloriques. Artisanat local accessible
aux mêmes heures. OXKUTZCAB, fondé par le groupe des Xius
après l'abandon de Mani, entre 1581 et 1699 (109 km de Mérida,
ouv.7h-13h et 16h-20h). Capitale fruitière du Yucatán
avec un gros marché aux fruits, quotidien. MANI, avec la chapelle "ouverte" et le
temple du couvent de Saint Michel l'Archange, datant de 1549. C'est
à cet endroit que Fray Diego de Landa ordonna la destruction
des documents et des statues mayas (96 km de Mérida, ouv.6h-12h
et 17h-19h). TEABO, connu pour ses deux bâtiments sacrés,
l'Eglise et l'ex-couvent de Saint Pierre et de Saint Paul construits
durant le XVIIème siècle (84 km de Mérida,
ouv.7h-10h et 17h-19h). CHUMAYEL, couvent du XVIème siècle
(temple de l'Immaculée Conception dans lequel il faut admirer
le Christ en bois noir) -80 km de Mérida, ouv.7h-12h et 16h-20h).
MAMA, temple et ex-couvent franciscain construit
en 1612 entouré d'un beau jardin avec des niches de saints
(71 km de Mérida, ouv.6h-14h et 17h-19h). TEKIT, ville prospère où l'église
de San Antonio de Padua a une image d'un saint à chaque coin.
L'église ressemble à un musée (64 km de Mérida). TECOH, couvent et église dédiés
à la Vierge de l'Assomption, dont l'église a été
construite sur la base d'une pyramide maya. De nombreuses peintures
y sont encore visibles. On y voit également de l'artisanat
local (34 km de Mérida). ACANCEH, principale attraction : le square des
trois cultures. Le temple dédié à la "Dame
de la Nativité" et la chapelle de la" Vierge de
Guadalupe" sont uniques dans leur pure style franciscain (26
km de Mérida).
Route des Haciendas La ville de Mérida est entourée d'une végétation
basse qui forme un paysage uniforme, çà et là
interrompu par de hautes cheminées couleur brique. Elles
indiquent la présence d'anciennes Haciendas
de sisal qui conservent des vestiges de l'industrie et du type de
vie qui s'y déroulaient.
Les Haciendas du sisal surgirent vers la moitié
du XIXème siècle grâce à une plante singulière
apparentée à l'agave, le henequen, plus largement
connu sous le nom de sisal. L'extraordinaire demande de fibres dures
sur le marché international, principalement pour l'industrie
américaine des cordages, suscita, entre 1880 et 1920, l'entrée
en masse de l'henequen dans l'industrie du Yucatán, ce qui
transforma la région en hectares "d'or vert". L'henequen
déclina après la deuxième guerre mondiale quand
il fut remplacé par les fibres synthétiques.
Les feuilles charnues de cette merveilleuse plante produisent des
fibres dures qui entrèrent dans la confection de sacs et
de cordages de différentes tailles, depuis les cordelettes
pour pendre les hamacs, en passant par les cordes pour lier les
bottes de blé ou de foin, jusqu'à de gros câbles,
aussi larges qu'un tronc d'arbre, qui servaient à amarrer
les navires aux ports du monde.
Aujourd'hui,
les nombreuses Haciendas sont le témoignage de cette
époque d'opulence. La plupart d'entre elles sont devenues
des villages; certaines travaillent encore le henequen à
petite échelle tandis que d'autres ont été
transformées en luxueux hôtels, relais touristiques
ou musées, en étant magistralement restaurées
d'après des recherches historiques et architectoniques approfondies.
Photo de droite : indiennes sortant du
marché
A l'origine, beaucoup d'haciendas furent des exploitations
agricoles consacrées à la culture du maïs ou
encore à l'élevage de bovins. Elles furent ensuite
converties en plantations du sisal, ce qui donna lieu à une
variété de styles. L'entrée d'une hacienda
est souvent signalée par des arcs pittoresques d'influence
mauresque. Les épais murs en pierre revêtus de plâtre
des bâtiments principaux tout comme les toits inclinés
de tuiles importées d'Europe protégeaient les habitants
de la chaleur intense, tandis que l'orientation de la maison, favorables
aux vents, laissait l'air circuler librement à l'intérieur.
Toutes les Haciendas étaient composées des
mêmes dépendances. Autour de la grande cour centrale,
la maison principale, la chapelle, le magasin, la salle des machines,
les bâtiments de service et la prison formaient son centre
économique et social. Dans l'enceinte limitée par
d'épais murs, on trouvait également le puits, le verger,
la basse-cour, les esplanades pour les manoeuvres et les aires d'étendage
des fibres.
Les Haciendas étaient administrées
par des "majordomes" qui se chargeaient des finances;
le patron fournissait les biens indispensables et fixait les normes
de conduite.
La coupe des feuilles d'agave était laborieuse et exigeait
une abondante main d'oeuvre. Outre la population locale, on employait
des ouvriers chinois et coréens, ainsi que des indiens yaquis,
originaires du nord du Mexique. Les trucks (petits
wagons plats), qui circulaient sur d'étroites voies ferrées
appelées decauville, transportaient les feuilles de près
de deux mètres et demi de long des vastes champs de sisal
jusqu'au défibreur et, de là, les fibres étaient
acheminées jusqu'à l'étendoir. Les longues
voies menaient aussi aux villages principaux et communiquaient les
haciendas entre elles.
Plusieurs Haciendas préservent l'essence des jours
glorieux de l'henequen. Récemment refaites à neuf,
elles sont l'alternative idéale pour sauvegarder une partie
primordiale du patrimoine historique du Yucatán. Les Haciendas,
avec leurs entrées marquées d'élégants
arcs, leurs fraîches vérandas avec leurs fauteuils
à bascule en rotin, leurs sols en marbre et leurs portraits
en sépia, représentent une romantique porte ouverte
à cette page de l'histoire du Yucatán.
Certaines Haciendas sont aujourd'hui de luxueux hôtels
qui reçoivent leurs visiteurs dans une ambiance intime et
hospitalière. C'est l'endroit idéal pour se reposer
et savourer la délicieuse cuisine yucatèque. On pourrait citer les Haciendas SAN JOSE à Tixkokob,
SANTA ROSA à Maxcanú, TEMEZÓN à Abalá,
UAYAMON à Chiná (état de Campeche), YAXCOPOIL
dans le village du même nom, SOTUTA DE PEON à Tecoh,
TEPICH à Mayapán ou OCHIL à Abalá.
Progreso : petit port
de pêche, à 36 km au nord de Mérida, anciennement
paisible abritant maintenant de plus de 50 000 habitants. Prendre
la route des plages de Progreso, avec ses longues étendues
de sable blanc et sa jetée de 7 kilomètres - la plus
longue du monde - construite essentiellement pour les navires de
croisière. Allez-y pour vous y baigner et déguster
les excellents fruits de mer sur le port. Départ tous les
quarts d'heure du Terminal autoprogreso de Mérida.
Plan du village de Progreso :
Qu'est-ce qu'un"cenote"
? Terme provenant du mot maya "Dzonot"
signifiant "cavité en eau". Ce
sont des formations uniques au monde, qui, en plus de constituer
le seul moyen pour obtenir de l'eau fraîche en forêt,
étaient des endroits sacrés. Ils représentaient
en effet pour les mayas l'entrée à l'inframonde spirituel. Par
son sol calcaire et très poreux, la péninsule manque
de rivières. Ce type de sol s'affaisse fréquemment,
laissant à découvert des réserves naturelles
d'eau douce, ce qui permet par ailleurs de découvrir le caractère
spectaculaire d'un paysage formé par des eaux souterraines,
vertes, cristallines et turquoises, et par des cavités ressemblant,
grâce à la formation de stalactites et de stalagmites,
à de véritables oeuvres d'art. Les éléments,
tels que la lumière du jour filtrant par les interstices
des rochers et miroitant sur l'eau translucide, fusionnent parfaitement
pour offrir aux admirateurs de la nature un spectacle visuel unique.
Les cenotes changent dans leur forme
et dans leur taille selon leur lieu. Quantité d'offrandes,
de bijoux et d'os humains, apparemment jetés par les anciens
habitants du Mayab, y ont été découverts.
Il existe de nombreux "cenotes"
disséminés dans tout l'Etat, parmi lesquels on connaît
plus spécialement X'Kekén (Dzitnup), Ik'kil, Bolonchocol
et Kankirixche.
Il existe également de nombreuses grottes et cavernes sous
la surface de l'état du Yucatán, organisées
en réseau de tunnels et de formation rocheuses naturelles
où les mayas descendaient à l'encontre de leurs dieux.
Les grottes étaient et sont encore les endroits sacrés
des mayas. Parmi les grottes les plus importantes se trouvent celles
de Loltún, Calcehtok et Balamkanché; elles font partie
des "routes archéologiques" comme la Route
Puuc (Uxmal, Kabah, Sayil, X'lapac et Labná) et la Route
de l'Orient (Izamal, Chichén
Itzá, Valladolid, Ticopó, Yaxunah et Ek'Balam).
Plongée dans le "cenote"
Dos Ojos
Les "cenotes" et
les grottes du Yucatán constituent sans aucun doute
une expérience unique, une plongée vers un
monde magique, dont la beauté semble irréelle............
Un cadeau des Dieux.
Le "cenote" Dos Ojos est
situé à 1 km au sud de Xel-Ha
(QR).